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mardi 17 avril 2018

Reconnaître et traiter la dépression chez les personnes âgées

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19/04/2018 

Un peu comme à l’adolescence, une personne vieillissante peut connaître de véritables crises sur le plan psychique. L’avancée en âge entraîne de profonds changements auxquels il faut s’adapter en puisant dans ses ressources. Perte des proches, chute des revenus, conflits familiaux, solitude, pathologies somatiques, douleurs physiques, résurgence d’un traumatisme enfoui depuis des années sont autant de blessures qui peuvent faire naître une souffrance morale. Certaines personnes traversent les étapes du vieillissement sereinement tandis que d’autres les vivent plus difficilement. Des troubles psychiques, surtout la dépression mais aussi l’anxiété, sont fréquents chez les seniors. Il est important de les reconnaître pour les soigner. Conserver une qualité de vie satisfaisante, c’est aussi vieillir en jouissant d’une bonne santé mentale.

Loin de l’image de la personne souriante et sereine véhiculée par les campagnes publicitaires et certains médias, les aînés ne sont pas à l’abri de troubles psychiques. « L’avancée en âge ne protège pas de la souffrance psychologique, c’est même l’inverse. Plus on avance en âge, plus la vulnérabilité psychique augmente », prévient le Dr Jean-Claude Montfort, neurologue et psychiatre, en introduction de l’un de ses ouvrages consacrés à la psychogériatrie. Cette discipline, encore appelée psychogérontologie, a pour but de comprendre et d’accompagner les plus âgés souffrant de difficultés psychologiques. Son essor est relativement récent. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que santé mentale et santé physique sont étroitement liées et soutient des actions de promotion de la santé mentale chez les seniors. C’est même devenu pour elle un enjeu de santé publique dans nos sociétés occidentales confrontées au vieillissement de leur population.
Bon à savoir. Une maladie physique ou neurologique entraîne parfois des troubles psychiques, en particulier une dépression. Une dépression non traitée peut aggraver une maladie somatique chez une personne âgée, par exemple une pathologie cardiaque.

LA VULNÉRABILITÉ PSYCHIQUE

Dans les représentations populaires, la vieillesse est associée à la sagesse, à une certaine quiétude acquise au fil des années. Mais les aînés peuvent traverser plusieurs crises existentielles, aujourd’hui bien repérées par les professionnels de santé mentale. Vers 50 ans, c’est la période d’une prise de conscience de la limite de l’existence. À 60-65 ans, c’est habituellement l’âge du départ en retraite, une fin de l’activité professionnelle vécue par certains comme un soulagement et par d’autres comme un véritable deuil. Après 70 ans, la personne peut être confrontée à une « crise de la vieillesse » devant ses transformations physiques (vieillissement du corps, limitations physiques, éventuelles pathologies somatiques, douleurs, etc.). Vers 85 ans, parvenue à un grand âge, elle entre dans un « travail de trépas », selon le terme du psychiatre Pierre Charazac, devant une existence qu’elle s’apprête à quitter.
Vieillir, c’est ainsi faire le deuil d’une certaine image de soi pour en réinvestir une autre, un travail psychique interne parfois long et difficile. La vulnérabilité psychique est d’autant plus importante que situations et évènements douloureux se conjuguent souvent avec l’avancée en âge : deuil du ou de la conjoint(e), solitude et isolement, difficultés financières liées à la retraite, à un handicap ou à une maladie, pathologies somatiques, défaillances d’une fonction ou des sens comme l’audition ou la vue, diminution de la mobilité et perte d’autonomie. De nombreuses personnes franchissent les dernières étapes de la vie sans ressentir de douleur morale. Mais d’autres se sentent déstabilisées et éprouvent, à un moment ou à un autre, une grande souffrance psychique. Celle-ci est aujourd’hui mieux prise en charge. Les centres médico-psychologiques (CMP) se sont ouverts aux seniors, des établissements de santé mentale se sont dotés de consultations dédiées, des unités mobiles en psychiatrie destinées à la population âgée ont vu le jour (voir encadré). Mais ces structures, quand elles existent sur un territoire donné, sont souvent engorgées. Pour les spécialistes, les moyens alloués aux soins psychiques des personnes âgées sont encore loin de répondre aux besoins.

DES TROUBLES DÉPRESSIFS SOUVENT NÉGLIGÉS

Les troubles dépressifs sont fréquents chez les aînés. Mais leurs symptômes sont encore trop souvent banalisés dès lors qu’ils concernent des personnes d’un certain âge. Une idée fausse mais répandue voudrait qu’avec l’âge, il serait normal d’être triste, fatigué, abattu, de ne plus avoir envie de sortir de chez soi, de s’isoler ou encore d’abandonner ses activités. « La dépression existe à tous les âges. Les troubles du sommeil, le manque d’appétit, de désir, d’envie, sont souvent associés à l’avancée en âge alors qu’ils peuvent être des symptômes dépressifs », précise le Dr Thierry Gallarda, psychiatre et responsable du Centre d’évaluation des troubles psychiques et du vieillissement de l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Selon les études, les troubles dépressifs touchent entre 15 et 30 % des personnes de plus de 65 ans. Le risque de dépression est encore plus important pour celles qui sont hospitalisées ou en institution. D’après la Société française de gériatrie et gérontologie, plus de la moitié des symptômes dépressifs des personnes âgées seraient négligés, méconnus ou mal traités.

Des signes spécifiques

De l’avis des spécialistes, les troubles dépressifs chez les seniors sont, encore aujourd’hui, mal diagnostiqués, même s’il existe une échelle d’évaluation de la dépression spécifique à cette population âgée. Les vieilles personnes déprimées peuvent se montrer souriantes, elles n’extériorisent pas leur tristesse et leur découragement. Comme celle de l’enfant, la dépression s’exprime rarement par une plainte morale mais plutôt par le corps et le comportement. Des symptômes tels que l’insomnie (ou réveil très précoce), la perte d’appétit et l’amaigrissement ou le repli sur soi peuvent être attribués à l’âge, y compris par la personne elle-même, alors qu’ils caractérisent le plus souvent une dépression. Celle-ci peut aussi se manifester par des plaintes récurrentes concernant le corps (fatigue permanente, maux de tête, troubles gastro-intestinaux, douleurs ostéo-articulaires, etc.) et ce, sans réelle pathologie somatique associée. Une agressivité et une hostilité, « syndrome de Tatie Danielle » pour certains spécialistes, sont mises sur le compte d’un caractère qui ne s’arrangerait pas avec l’âge. Mais ces modifications du comportement peuvent être le signe d’un trouble dépressif.
Enfin, les plaintes concernant la mémoire, la diminution des capacités intellectuelles, les difficultés de concentration et d’attention sont fréquentes chez les personnes âgées déprimées. Ces troubles peuvent avoir une origine psychique, comme une dépression ou une anxiété. « Les personnes concernées sont très handicapées par ces troubles, parfois même plus que les personnes avec une maladie d’Alzheimer débutante », souligne le Dr Gallarda. Les troubles cognitifs et les maladies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson s’accompagnent très souvent de symptômes dépressifs. Face à des troubles cognitifs, le diagnostic est complexe et doit être fait par des spécialistes. Quoi qu’il en soit, une dépression, qu’elle soit ou non consécutive à une maladie neurologique ou vasculaire, est une souffrance. Il est important de recevoir des soins pour soulager cette douleur morale.

Comment se soigner d'une dépression ?

Si vous pensez que vous-même, ou l’un de vos proches âgés, souffrez d’une dépression, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide pour bénéficier d’un traitement. Le manque de prise en charge est une cause importante de diminution de la qualité de vie, de perte d’autonomie et de risque de suicide, statistiquement très élevé chez les aînés. Le traitement d’une dépression chez une personne d’un âge avancé est le même que chez une personne plus jeune : psychothérapie et, si besoin, traitement antidépresseur. S’il s’agit d’une dépression légère ou modérée, une psychothérapie peut s’avérer suffisante. Contrairement à certaines idées reçues, ce n’est pas parce que vous avez atteint un certain âge que vous ne pouvez pas bénéficier d’une psychothérapie.
Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) sont un traitement à court et moyen terme, orientées sur la gestion de la crise. Les psychothérapies d’inspiration analytique sont généralement plus longues. Elles peuvent vous aider à mieux comprendre votre fonctionnement psychique et à trouver les moyens de vous sentir mieux. Pour les psychanalystes, l’inconscient n’a pas d’âge. Le fonctionnement psychique d’une personne âgée n’est donc guère différent de celui d’un adulte plus jeune. D’autres psychothérapies comme les thérapies familiales et conjugales, l’hypnose médicale, la méditation ou encore la sophrologie peuvent être efficaces (pour des explications plus détaillées sur les différentes psychothérapies, se reporter au Q.C. Santé n111, décembre 2016). L’important est que vous vous sentiez bien et en confiance avec votre psychothérapeute. La qualité de la relation avec ce dernier joue pour beaucoup dans l’efficacité de la psychothérapie.

Que penser des antidépresseurs ?

Un traitement antidépresseur est souvent proposé d’emblée aux personnes âgées déprimées. En effet, le recours à un psychothérapeute n’est pas une démarche habituelle pour nombre d’entre elles. De plus, elles peuvent avoir du mal à en trouver un. Les antidépresseurs sont certes des médicaments efficaces en cas de dépression avérée, y compris chez les plus âgés. Mais leur utilisation doit être prudente avec l’avancée en âge en raison de leurs effets secondaires. Les spécialistes recommandent de commencer le traitement par une faible dose avec une augmentation progressive si c’est nécessaire.
Les effets indésirables des antidépresseurs et leurs interactions avec les autres médicaments demandent de la vigilance, de la part du médecin prescripteur, mais aussi de la personne concernée. N’hésitez pas à prévenir votre médecin en cas d’apparition d’effets secondaires afin qu’il puisse adapter votre traitement. Il existe de nombreux antidépresseurs, ils n’ont pas tous le même profil d’effets indésirables.
Les antidépresseurs mettent plusieurs semaines à agir. N’abandonnez pas votre traitement si vous ne ressentez pas une amélioration immédiate. Il ne faut pas non plus arrêter le traitement dès que vous vous sentez mieux, car vous risqueriez de rechuter. Il est recommandé de poursuivre le traitement pendant environ six mois après la disparition des symptômes dépressifs. En cas d’échec du traitement et de dépression particulièrement grave, d’autres traitements sont parfois proposés en hospitalisation (électrochocs, stimulation magnétique transcrânienne, etc.). De même, un risque suicidaire élevé nécessite une hospitalisation pour protéger la personne.
Bon à savoir. En cas de dépression majeure, gardez à l’esprit qu’une psychothérapie associée à un traitement antidépresseur est toujours plus efficace que le seul traitement médicamenteux.

DES TROUBLES ANXIEUX ENGENDRANT UNE SOUFFRANCE

Vieillir peut constituer une source d’anxiété chez de nombreuses personnes : maladies somatiques, peur de la perte d’autonomie et de la dépendance, deuils, changements de vie comme un déménagement ou une entrée en maison de retraite, soucis financiers, etc. Parfois, l’anxiété surgit à la suite d’un traumatisme, d’un problème grave de santé, d’un accident, d’une agression, d’une maltraitance. On parle alors d’un état de stress post-traumatique. Lorsque l’anxiété devient disproportionnée, intense et durable, elle crée une souffrance psychique (tension, inquiétude démesurée, troubles du sommeil, de la concentration et de la mémoire) et entraîne des manifestations physiques (maux de tête ou de la poitrine, tremblements, troubles digestifs, accélération du rythme cardiaque, douleurs musculaires, etc). À partir d’un certain âge, ce sont souvent ces manifestations physiques qui sont exprimées avant tout, car la personne ne verbalise pas ses angoisses. L’anxiété est fréquemment associée à des troubles dépressifs, il s’agit dans ce cas de troubles anxio-dépressifs.

Que faire contre l'anxiété pathologique ?

Si vos troubles ne sont pas trop intenses, quelques modifications de vos habitudes de vie peuvent être suffisantes : diminution de la consommation de caféine, d’alcool et arrêt du tabac si vous fumez, activité physique comme la marche (toute activité physique est bénéfique pour l’humeur), techniques de relaxation (yoga, sophrologie, méditation, etc.), massages bien-être. En cas d’anxiété plus forte, une psychothérapie est à privilégier afin d’éviter, autant que possible, le recours aux benzodiazépines, des médicaments prescrits contre l’anxiété. Le traitement par ces médicaments doit être aussi bref que possible car ils entraînent une forte dépendance.
Prenez-les ponctuellement si vous en avez besoin, mais évitez un traitement prolongé. La consommation de benzodiazépines chez les personnes âgées, que ce soit dans le traitement de l’anxiété ou des troubles du sommeil, reste un problème majeur de santé publique. Les risques d’un traitement prolongé sont supérieurs aux bénéfices : troubles de la mémoire, somnolence en journée, confusion, accidents, chutes, augmentation possible du risque de maladie d’Alzheimer.

L’ABUS D’ALCOOL CHEZ LES SENIORS

De nombreux seniors boivent très régulièrement de l’alcool. C’est une habitude générationnelle, un verre de vin accompagne un repas. Toutefois, des situations de souffrance psychique, des troubles dépressifs ou une anxiété peuvent conduire des personnes à une consommation excessive d’alcool, voire à une véritable dépendance. Le réseau Agep, un réseau gériatrique de l’Est parisien, parle même d’une « épidémie silencieuse » d’alcoolisme dans la population âgée.
Plusieurs facteurs de risque ont été identifiés : isolement, retraite, conjoint malade, deuil, maladie somatique invalidante, douleurs. Les seniors sont particulièrement sensibles aux effets de l’alcool en raison de la vulnérabilité cérébrale et de la fragilité physique liées à l’âge. Il est conseillé, à partir d’un certain âge, de ne pas dépasser 1 à 2 verres par jour et pas plus de 3 verres par occasion.
Les effets délétères de l’abus d’alcool vont de la simple confusion à des troubles graves de la vigilance (risque de chutes et d’accidents). Une consommation excessive peut compliquer certaines maladies et augmenter le risque d'effets indésirables de nombreux médicaments.
L’alcool n’est pas une bonne thérapie pour se défendre du mal-être, c’est même l’inverse. Une consommation abusive peut provoquer des troubles anxio-dépressifs et faciliter un passage à l’acte suicidaire.
Il n’y a pas d’âge pour commencer à avoir des problèmes avec l’alcool, il n’y a pas d’âge pour envisager de diminuer sa consommation.

À QUI ET OÙ S’ADRESSER ?

Le médecin traitant

Pivot des soins, le médecin généraliste est un interlocuteur incontournable pour les personnes âgées et leurs proches. Il peut écouter votre souffrance psychique, proposer un traitement médicamenteux, et devrait vous orienter vers un psychologue ou un psychiatre ou une structure spécialisée. Encore faut-il qu’il soit informé de l’existence de ces structures.

Les psychologues et les psychiatres libéraux

Vous pouvez consulter un psychologue ou un psychiatre. Les consultations avec un psychiatre de ville sont prises en charge par l’assurance maladie (hormis les éventuels dépassements), celles avec un psychologue ne le sont pas. Certaines mutuelles proposent un forfait annuel pour des psychothérapies, renseignez-vous.

Les réseaux gérontologiques

Ces réseaux regroupent des professionnels de santé (médecins, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes, etc.) afin d’apporter une réponse adaptée aux besoins des personnes âgées à domicile en perte d’autonomie physique et psychique. Ce sont les médecins traitants qui font appel aux réseaux gérontologiques, mais aussi l’hôpital lors d’une sortie d’hospitalisation, les Clic, la mairie, etc. Il existe en France près de 150 réseaux de santé destinés aux personnes âgées. Sur le site de la Société française de gériatrie et gérontologie, taper « réseaux santé » dans le moteur de recherche : www.sfgg.org

Les services de psychiatrie publics

Les établissements de santé mentale

Un certain nombre de ces établissements ont désormais des services dédiés aux seniors en état de souffrance psychique (consultations, hospitalisations si besoin). Les soins sont pris en charge par l’assurance maladie.

Les centres médico-psychologiques (CMP)

Les CMP assurent des consultations faites par des infirmiers, des psychiatres et des psychologues. Ils accueillent théoriquement toutes les personnes en situation de souffrance psychique, y compris les plus âgées.

Les équipes mobiles de gérontopsychiatrie

Ces équipes de soins se déplacent sur le lieu de vie des personnes (domicile, établissements d’hébergement). Elles sont spécialisées dans la prise en charge de la souffrance psychique des personnes âgées. Elles peuvent intervenir à la demande du médecin traitant, du gériatre ou des travailleurs sociaux.

Les centres locaux d’information et de coordination (Clic)

Ce sont des guichets d’accueil et d’information qui ont pour objectif de favoriser la coordination des actions médico-sociales autour des personnes âgées pour faciliter leur accès aux droits et aux services médico-sociaux compétents. Les Clic sont financés par les départements et leurs prestations sont gratuites. Ils sont destinés aux personnes de plus de 60 ans, à leur famille et leur entourage. C’est un bon moyen de s’informer des dispositifs existants situés à proximité de votre domicile. Pour trouver un Clic proche de chez vous, consultez le portail national d’informations pour les personnes âgées : www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr, rubrique « Annuaire, un point d’information près de chez vous ».

LE RISQUE SUICIDAIRE

Dans les sociétés occidentales, ce sont les personnes de plus de 65 ans qui sont le plus à risque de décès par suicide, surtout lorsqu’elles sont déprimées. En France, où la mortalité par suicide est l’une des plus fortes d’Europe, elles représentent un tiers des cas de suicide.
Quel que soit l’âge, vouloir se supprimer, c’est le plus souvent vouloir arrêter de souffrir. La personne ne voit pas d’autre alternative que celle de mettre fin à ses jours devant une situation de souffrance qu’elle juge insupportable. Or, même chez les plus âgés, la plupart des souffrances peuvent être apaisées grâce à une prise en charge adaptée.
Si les demandes de suicide « assisté » ou d’aide active à mourir en cas de maladie grave et létale peuvent être compréhensibles, le suicide d’une personne aux prises avec la douleur morale est un autre problème. La dépression et l’isolement sont des facteurs reconnus de risque.
Pour les personnes en grande détresse psychique, oser parler de ses intentions, c’est se donner la possibilité de se faire aider et de trouver des solutions. Outre les professionnels de santé, il existe de nombreuses lignes d’écoute téléphonique anonymes et gratuites spécialisées dans la prévention de l’isolement, de la souffrance psychique et du suicide. Le simple fait de parler à une personne qui vous écoute évite souvent le passage à l’acte. Ces associations peuvent être contactées par mail via leur site Internet. Dans les grandes villes de France, des associations proposent des lieux d’écoute et de parole anonymes et gratuits.

À qui parler ?

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