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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

dimanche 10 novembre 2013

M… la maudite !

Le Monde Blogs , par Philippe Brenot
Si l'on a parfois parodié le titre emblématique du film de Fritz Lang, M. le maudit(1931), ce fut toujours, à ma connaissance, pour masquer, et à la fois suggérer, une dimension sulfureuse sexuelle. M… la maudite, c'est la pratique solitaire et honteuse, cent fois condamnée au cours des siècles passés où l'on poursuivait l'onanisme, où l'on enfermait les sexes dans des corsets, des chemises ou des culottes contraignantes, où l'on brûlait le clitoris des petites filles. J'ai longuement développé l'histoire de cette terrible persécution dans mon Nouvel Éloge de la masturbation*. La médecine et l'église, qui conjuguaient leurs efforts pour éradiquer ce "mal contre nature", ne cessaient de faire des recommandations pour en limiter la pratique. Jusqu'au milieu du XXe siècle, la répression était encore très forte à l'image de ces gants anti-onanisme pour jeunes garçons (ci-dessus) que présente une mère américaine dans les années 1950. Il est vrai que la "perversité" des jeunes masturbateurs et masturbatrices était telle que leurs éducateurs, parents, enseignants, professeurs, avaient de grandes difficultés à empêcher ces manoeuvres "contre nature". Malgré les corsets, les sangles et les contentions de toutes sortes, ils parvenaient tout de même à leurs fins, et renouvelaient leurs pratiques coupables par une débauche manuelle incoercible. Tous les prêtres et les médecins tentaient pourtant l'impossible en interdisant et pourchassant leurs odieuses pulsions. Rien n'y faisait, et cet acte immoral était souvent impuni car on n'en obtenait que rarement l'aveu !**

A quelle heure est-on le plus honnête ?

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
Cela commence dès potron-minet. Tartines ou céréales ? N'oublie pas ton régime. Beurre, confiture ou beurre plus confiture ? Cela se poursuit avec la liste des rendez-vous et des choses à faire. Et puis que dire à untel ou à bidule ? Dois-je vraiment faire le sale boulot ? Ah, encore des pièces à glisser dans le parcmètre ou le tronc de l'église... Et si je me garais en double file, juste dix minutes ? Pas mal cette veste... Non mais, faites la queue comme tout le monde ! Pour qui se prend-il celui-là ? Un verre pour se relaxer après ce mardi pourri... J'arrêterai demain.
Tout au long de la journée, nous contrôlons nos désirs et nos pulsions en tâchant de les accorder avec notre modèle éthique personnel. Mais pour certains psychologues, ce sens moral qu'on pourrait voir comme une vigie inaltérable, puisque purement conceptuelle, s'apparenterait plutôt à un muscle : il se fatiguerait. Au fur et à mesure que l'on s'approche du soir, cette capacité à s'autoréguler s'épuiserait, et Jiminy Cricket aurait, comme nous, besoin de repos.
Pour tester l'hypothèse selon laquelle les ressources morales se tarissent au fil des heures, deux chercheurs américains ont réalisé une série d'expériences dont ils ont rendu compte dans un article publié le 28 octobre par Psychological Science. Chaque fois, le groupe de cobayes était divisé en deux sections, l'une passant le matin, l'autre l'après-midi. Différents tests étaient proposés.

Transferts cinéphiles Le cinéma latino-américain et la psychanalyse

CRIMIC 

Transferts cinéphiles Le cinéma latino-américain et la psychanalyse

5ème colloque du CRIMIC et de Savoirs et clinique-Paris
15, 16 et 17 novembre 2013
Colegio de España (7 E bd Jourdan, 75014 Paris) et l’Institut hispanique (31 rue Gay-Lussac, 75005 Paris)
organisé par Sadi Lakhdari et Nancy Berthier

Le cinéma latino-américain est, comme on sait, depuis dix ans (et plus), en pleine effervescence. La critique aime à vanter, dans tous les festivals, la résurrection des cinémas nationaux. Mais on ne peut vraiment parler de nouvelle vague que dans les deux pays où il atteint des sommets, le Mexique et l’Argentine : cinéma de crise, né dans l’urgence et la pauvreté, qui continue de stupéfier le monde par sa vitalité créatrice et son invention visuelle. Sa grande originalité, qui le rend si aigu, est de ne jamais dissocier la crise et le symptôme : la rue et le divan, la psychanalyse et la politique, la patience du concept et la violence du monde. On n’en voudra pour preuve que deux exemples prestigieux : Arturo Ripstein et sa mise en scène fascinante des fantasmes qui captent, enferment et poussent finalement les sujets à des actes tragiques ; Lucrecia Martel et sa description subtile des fissures singulières par où l’inconscient dément une amnésie trop collective.

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LE MOIS EXTRA-ORDINAIRE

Du 1er au 30 novembre, le Mois Extra-Ordinaire met en lumière les talents des personnes en situation de handicap. Au programme de nombreux évènement gratuits et accessibles à tous!

   




  • L’esprit du Mois Extra-Ordinaire

  • Se rencontrer, échanger, se connaître, autant de leviers qui permettent de combattre les préjugés et d’accepter l’autre dans son altérité et sa différence. 

Depuis 2009, la Ville de Paris, a initié le « Mois Extra-Ordinaire du handicap » pour promouvoir autour d’évènements festifs, de conférences, de débats, l’apport des parisiens en situation de handicap à la vie de la Cité. Au-delà du travail quotidien accompli dans les vingt arrondissements parisiens, par les mairies, les associations, les établissements médico-sociaux, les établissements scolaires et bien d’autres acteurs locaux, des temps forts permettent dans l’année d’affirmer cet objectif. 
Cette année, marque la 5ème édition de cette belle aventure qu'est la lutte pour l'inclusion sociale, professionnelle et culturelle des personnes handicapées. 



«Le genre d'après» : suivez le débat en vidéo et en direct



REPORTAGES
Comprendre le féminin, le masculin, être un homme ou bien une femme serait un distinguo fragile, soumis aux aléas de la biologie et de la construction sociale. A quoi se raccroche une identité ? Pour y répondre, nous avons rassemblé quatre personnalités aux parcours bien distincts. Claude Habib, spécialiste de la littérature et écrivain, dont les relations hommes-femmes constellent l’ensemble de son travail, Jean-François Bouvet, biologiste et essayiste, Thierry Delessert, historien, membre du Centre en études genre de l’université de Lausanne et Olivia Chaumont, architecte, qui viendra témoigner de son passage d’un corps à l’autre.


Il n'y a pas d'âge pour le SM !

MARION SAIVE (ÉTUDIANTE EN JOURNALISME À MONTPELLIER 1) ET STÉPHAN BALAY
Pour Catherine Robbe-Grillet, maîtresse sadomasochiste octogénaire, le temps ne fait à l'affaire...

samedi 9 novembre 2013

Les médecins parodiés dans une Web-série à l'humour décapant

09/11/2013

Ils s'appellent CharlieDupont et Damien Gillard. Les deux acteurs croquent avec humour les médecins dans une Web-série intitulée « Les professionnels » et diffusée gratuitement sur Youtube depuis la fin du mois d'octobre. Pendant 2 minutes 37 secondes, les gags s'enchaînent autour des relations avec les patients, les infirmiers, l'estime de soi des médecins et leur humour carabin…

«Passés du circuit psy au circuit prison»

PAR STÉPHANIE MAURICE ENVOYÉE SPÉCIALE À SECLIN (NORD) PHOTOS AIMÉE THIRION


Incongru, comme hôpital psychiatrique : un bastion, avec enceinte épaisse en béton, miradors et entrée ultra-sécurisée, posé dans les champs de Seclin (Nord). Mais l’endroit est aussi une prison : l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA en jargon administratif) est réservée aux détenus souffrant de troubles psy. Elle vient d’ouvrir sa deuxième section, réservée aux admissions d’urgence, souvent des prisonniers victimes d’un choc carcéral. Les premiers jours en prison peuvent en effet provoquer dépression et envies de suicide.
L’UHSA de Seclin, qui dépend de la maison d’arrêt de Sequedin et du CHRU de Lille, n’est ouverte que depuis juin. C’est la sixième du genre en France. Créées par la loi de programmation et d’orientation de la justice de 2002, elles devraient être neuf à la fin 2014. Il était temps : Pierre-Jean Delhomme, le directeur de la prison la plus proche, celle de Sequedin, estime que 30% des 870 détenus incarcérés chez lui souffrent d’une maladie psychiatrique repérée. Le nombre de malades mentaux en prison ne cesse de croître, une hausse directement liée à la réforme de la psychiatrie et à la fermeture des grands asiles. «Ils ont quitté le circuit psy pour le circuit prison», constate le professeur Pierre Thomas, chef du pôle psychiatrique du CHRU de Lille. Le plus souvent, ils ont des tendances suicidaires.

vendredi 8 novembre 2013

L’Allemagne, nouvel eldorado des infirmières ?

07|11|2013


Alors qu’en France la profession infirmière est touchée par le chômage, 30 à 50 000 postes d’infirmières et d’aides-soignantes sont vacants outre Rhin. Cette pénurie ne fera que s'aggraver dans les années à venir. Zoom sur un pays où les soignantes étrangères sont plus que bienvenues.


Les syndicats d’employeurs allemands estiment que 30 000 à 50 000 emplois d’infirmière et d’aide-soignante ne sont actuellement pas pourvus, sur un total de 1,1 million de postes – dont 805 000 infirmières. La situation n’est pas près de s’arranger : selon les récentes projections du cabinet de conseil Roland Berger, il y aura 126 000 postes vacants en 2015 et 414 000 en 2030.
Pour faire face à ces besoins grandissants, gouvernement et établissements se tournent vers l’étranger.
En 2011, 27 000 infirmières formées à l’étranger exerçaient en Allemagne. Seulement 442 étaient Françaises. Les nationalités les plus représentées sont les Turques, les Croates et les Polonaises.

Le suicide, ils en parlent vendredi soir sans gêne ni tabou… faites-en autant!

 
Les professionnels de la santé évoquent une « grande souffrance », peut-être « pire qu’une souffrance physique ». Mais allez parler du suicide comme on parle de la pluie et du beau temps… Il règne encore sur ce problème de santé publique un vilain tabou qui ne sert personne. Ce soir, l’Association Ternois santé lève le voile.

Maurice Ponchant est membre du bureau de l’association.

Faire une tentative de suicide, quelle qu’en soit la raison, c’est être lâche et en plus de ça, c’est être faible. Vraiment ? C’est surtout faux et archi faux : de toutes les idées reçues concernant le suicide, celle-ci est sans doute la plus coriace et la moins vraisemblable. « Il est dur de dire J’arrête de vivre », estime à l’inverse Edwige Devillers. Elle est, dans le Ternois, la seule psychiatre libérale et reçoit en moyenne, sur dix patients, une personne frappée par la problématique du suicide. Un public qui risque de passer à l’acte ou qui, ayant fait une tentative, nécessite des soins. « Ça n’est pas énorme mais c’est trop », regrette-t-elle.

Simon-Daniel Kipman : « L’oubli offre une marge de créativité, de liberté »





À l’heure où l’on parle tant de mémoire et de commémoration, le psychiatre et psychanalyste Simon-Daniel Kipman s’intéresse aux vertus de l’oubli : parce qu’il empêche d’encombrer la mémoire, l’oubli libère la pensée et favorise l’innovation. Entretien.


La Croix : Longtemps l’accent a été mis sur la glorification de la mémoire, or il est temps, écrivez-vous (1), de valoriser l’oubli. Pourquoi ? 
Simon-Daniel Kipman : Dans notre mode de pensée binaire, on ne peut s’empêcher de définir le souvenir comme un signe positif et l’oubli comme son contraire, c’est-à-dire comme un échec, une non-pensée… Oublier, c’est effacer, c’est perdre la mémoire et c’est chercher en vain. Et pourtant, le fait d’oublier est tout autant une action que celui de mémoriser.








Sida : les autotests disponibles en France en 2014

AFP

Les autotests permettant à une personne de savoir en quelques minutes si elle est porteuse du virus du sida (VIH) à partir d’une goutte de sang ou de salive devraient être disponibles en France à partir de 2014, a annoncé jeudi la ministre de la Santé.

La démence retardée par le bilinguisme : la piste se confirme

 7 novembre 2013

Une femme parle au téléphone Photo :  iStockphoto
Le fait de parler une deuxième langue retarde l'apparition de certaines formes de démence chez les personnes âgées, montre une autre étude, la plus étendue sur ce sujet menée jusqu'à aujourd'hui.
Cette recherche montre que le bilinguisme retarde de quatre ans et demi trois formes de démence, comparativement à des individus ne parlant qu'une langue.
Selon Suvarna Alladi, de l'Institut Nizam des sciences médicales à Hyderabad en Inde, ces travaux sont les premiers à montrer que les personnes parlant deux langues et incapables de lire (illettrées) sont aussi bénéficiaires, ce qui laisse à penser que le niveau de formation n'est pas suffisant pour expliquer cette différence.
« Parler plus d'une langue paraît induire un meilleur développement de la zone du cerveau responsable du raisonnement et de l'attention, qui pourraient contribuer à protéger (l'individu, NDLR) de la démence. »

jeudi 7 novembre 2013

La dépression est la deuxième cause d’invalidité dans le monde

07/11/2013

Au terme d’une étude systématique de la littérature, Harvey Whiteford et coll. observent que les troubles dépressifs représentent un problème mondial et « une priorité de santé publique ». Comparés à d’autres états morbides et traumatismes physiques, les troubles dépressifs majeurs (TDM) constituent la deuxième cause d’invalidité (avec impossibilité de travail), et tiennent la 11e place en terme de poids morbide total à l’échelle mondiale.

L’INPES publie un atlas des usages de substances psychoactives par région

07/11/2013

L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) publie ce jeudi son premier « atlas des usages de substances psychoactives » qui rend compte des spécificités régionales en matière de consommation de drogues licites illicites en France métropolitaine (sauf la Corse pour cause de données insuffisantes). Il fait suite à un précédent atlas régional de 2005 qui était uniquement consacré à l’alcool.

IVG : les 34 recommandations du Haut Conseil à l’égalité

07/11/2013

Le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh) a remis ce jeudi à la ministre des Droits de femmes Najat Vallaud-Belkacem son rapport relatif à l’accès à l’Interruption volontaire de grossesse (IVG). Près de 40 ans après le vote de la loi Veil « l’accès à l’IVG reste parfois problématique », indique leHCEfh.
Le Haut Conseil tient à réaffirmer que « l’IVG n’est pas un problème : c’est une solution pour toute femme qui souhaite interrompre sa grossesse dans les délais prévus par la loi ». Près d’une femme sur trois y aura recours dans sa vie.

Marisol Touraine s’explique sur l’AME devant les députés

07/11/2013

Interrogée par des députés UMP sur le coût de l’Aide médicale d’État lors d’une audition sur la mission santé dans le Budget de l’État, la ministre de la Santé Marisol Touraine a affirmé que les contrôles de la Sécurité sociale concernant les bénéficiaires de l’AME seront renforcés. « Une réorganisation des caisses primaires (d’assurance maladie) a été engagée pour permettre la mise en place de contrôles renforcés », a-t-elle indiqué. Créée en 2000, l’AME bénéficiait à 252 437 personnes en France au 31 décembre 2012, selon le gouvernement. « Les contrôles de l’AME par les CPAM (caisses primaires d’assurance maladie) (...) font l’objet de la même attention que les autres prestations sociales », a poursuivi la ministre. Le « contrôle des dépenses et des droits de l’AME est effectué », et repose sur 160 emplois à temps plein à la Sécurité sociale. « Ce contrôle se réalise à l’ouverture des droits et porte ensuite sur la réalité des soins », a expliqué la ministre.

La France bien notée dans le classement du «bien-être » de l’OCDE

06/11/2013


L’OCDE a relevé mardi dans un grand rapport consacré au « bien-être » que « le ménage français moyen avait été un peu moins affecté par la crise que celui des autres pays ». L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a noté que comparée aux autres pays membres de ce « club des pays développés »« la France obtenait de bons résultats dans plusieurs des 11 dimensions » retenues pour mesurer le bien-être (lire les notes de la France).
Ces dimensions sont : le revenu et le patrimoine, l’emploi et les salaires, le logement, l’état de santé, l’équilibre vie professionnelle-vie privée, l’éducation et les compétences, les liens sociaux, l’engagement civique et la gouvernance, la qualité de l’environnement, la sécurité personnelle et le bien-être subjectif.

La rencontre psychanalytique réglementée ?

LE SOIR BELGIQUE


Daniel Pasqualin, psychanalyste laïque, ni psychologue, ni médecin, membre de l’Ecole de la Cause freudienne et directeur de la Coursive, centre thérapeutique pour enfants à Liège.
06/11/2013
Q
u’un sujet confie le plus secret de ses pensées à un psychanalyste parce qu’il en souffre et que l'analyste puisse y faire quelque chose, c’est l’enjeu d’une psychanalyse. C'est une rencontre. Madame Onkelinx, ministre de la santé et le Parlement veulent réglementer l’exercice des professions de la santé mentale. La sécurité du patient est évoquée. Pour garantir qu'une rencontre analytique soit opérante et efficace, ce n'est pas une question de diplôme. Il faut qu’une confiance s’installe, cela s’appelle le transfert. Car l'analyste formé ne rencontre pas seulement une personne qui lui parle. Il s'agit d'attraper, dans la rencontre, une chose un peu obscure qui est en nous et qui insiste au-dela du langage et de la culture. Cela ne se force pas, mais cela peut s'attraper. Le psychisme humain est complexe, mais il peut se lire et s’interpréter, depuis Freud, à condition que l'analyste ait fait lui-même l'expérience d'une analyse poussée jusqu'à son terme. C'est notre exigence de formation depuis Freud.

Le très beau film d’Arnaud Desplechin, Jimmy P, toujours visible dans les salles, en témoigne. Une histoire vraie. Celle d’un analyste et ethnologue, Georges Devereux.
L’os du film, c’est la lecture que fait celui-ci des symptômes de Jimmy P., un indien blackfoot qui se retrouve dans une clinique militaire après la seconde guerre mondiale. Angoisse, alcoolisme, violence, inhibition avec les femmes, refus de la paternité. Devereux, lui aussi, atypique, porte un nom français, mais c'est un juif hongrois qui a fui l’Europe pour les raisons que l’on sait. Sa formation, laïque, va bien au-delà de la psychologie ou la médecine. Même s’il a vécu chez les indiens, il est là pour cerner ce qui se passe chez son analysant et qui va au-delà de sa culture indienne. Qui va au-delà même de son traumatisme de guerre. Un savoir se dépose chez Jimmy P. qui peut commencer à changer sa vie. Car il a rencontré en Devereux une fonction qui s’appelle le désir de l’analyste. Et qui lui permet de savoir ce qui se passe dans son inconscient. Loin de tout programme de rééducation. Un désir qui ne se transmet pas à l’université, mais qui est issu de la cure personnelle de l’analyste. C'est parce qu'il a pu cerner cette chose en lui-même qu'il est formé de la meilleure façon, avec tout le sérieux nécessaire. Comme il se pratique dans nos écoles et sociétés de psychanalyse depuis qu'elles existent.

AP-HP : Mireille Faugère débarquée pour sa gestion de l’Hôtel-Dieu

06/11/2013

Martin Hirsch devrait succéder à Mireille Faugère à la tête de l'AP-HP. - Crédit photo : S. TOUBON
La nouvelle a fuité dans la presse lundi soir. MarisolTouraine a décidé de congédier Mireille Faugère, la directrice générale del’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), pour la remplacer par MartinHirsch. La nouvelle devrait être officialisée lors du prochain Conseil des ministres, le 13 novembre.
Les réactions ne se font pas attendre. « C’est une victoire pour la gauche à Paris », tempête cette source proche du siège. La CGT del’AP-HP réclamait la tête de la directrice générale depuis plusieurs mois. Voici l’organisation syndicale comblée, qui interprète cette décision comme « la conséquence de la pression constante » que le personnel et les syndicats ont imposée pour dénoncer « la politique d’austérité et de casse de l’AP-HP ». Le départ de Mireille Faugère est « largement lié à la lutte de l’Hôtel-Dieu », estime sans détour la CGT.

DÉTRESSE MORALE de l’Infirmier: Y faire face en service de Grands Brûlés

Cette étude de la Loyola University met en lumière la prévalence de la détresse morale chez les infirmières des services de soins intensifs prenant en charge les grands brûlés, un trouble composé de sentiments douloureux et d’une angoisse émotionnelle et mentale. Un sentiment qui naît parfois de la conviction de devoir mettre en œuvre un protocole mais de ne le pouvoir en raison d’obstacles internes ou institutionnels. Un « cas d’école » qui peut également illustrer et expliquer le développement d’un sentiment similaire dans d’autres types de services infirmiers et qui va donner lieu au développement d’interventions permettant de mieux y faire face.

Infirmier le jour, sniper la nuit

MARDI 05 NOVEMBRE 2013
Comment se sent un infirmier qui tue? «Je suis triste évidemment, mais ici, c’est ça la vie», explique Rami, qui une fois son travail achevé troque sa blouse blanche contre un fusil.
EHD
LIBAN • A Tripoli, la double vie de Rami est à l’image du quotidien des quartiers voisins Bab el-Tebbaneh et Jabal Mohsen: banalement meurtrier. Reportage.
Planté à l’entrée d’un centre médical du quartier tripolitain d’Abou Samra, où 90% des patients sont Syriens, Rami porte une veste blanche et s’occupe de leur accueil. Ce jeune trentenaire aux joues de marmotte mal rasées, père de quatre enfants, y est infirmier trois jours par semaine. Perché en haut d’une colline de la ville du nord du Liban, le centre de soins se tient à l’écart des quartiers Bab el Tebbaneh et Jabal Mohsen, où se trouver au mauvais endroit au mauvais moment peut coûter la vie. L’énumération meurtrière des médias libanais ces dernier jours le rappelle: au moins seize personnes y ont été tuées et plus de quatre-vingts blessées depuis le lundi 21 octobre. Pendant dix jours, une énième série d’affrontements s’est déclenchée entre les habitants de Bab el-Tebbaneh, quartier sunnite pro-opposition syrienne, et ceux de la colline de Jabal Mohsen perchée au-dessus, où la minorité alaouite proche du gouvernement syrien se sent prise au piège, dans une ville sunnite à plus de 80%.
Bab el-Tebbaneh, Rami y a toute sa vie. Quand il n’est pas de service pour sauver malades et blessés de la mort, il va boire le café chez sa belle-mère, qui ignore depuis longtemps les rafales de sniper qui frôlent le plafond de son appartement. Il s’arrête ensuite à Souk al-Qameh, où des combattants s’échauffent en tirant quelques rafales, tandis que des gamins de 15 ans au plus se rassemblent autour d’un 12.7 mm DShK dont les détonations écrasent le bruit des tanks de l’armée qui patrouillent non loin de là.