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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

mardi 23 décembre 2014

Psychiatrie, sciences et société : nouveautés, enjeux et débats

RS
au 2 AVRIL
PARIS 2015

LA SALPETRIERE
105, boulevard de l'hôpital
PARIS

La psychiatrie est une spécialité médicale bien singulière. Pour qui la pratique, nul doute, la discipline a du corps, de l'unité, ne souffre d'aucune ambiguïté quant à sa définition. Le sérieux, voire parfois la gravité des situations rencontrées et traitées, la précision de l'observation clinique, la responsabilité – et souvent une grande partie de la vie personnelle - investie par les psychiatres, suscitent chez ces derniers une évidence quant à la réalité de la nature de leur discipline. Pourtant, dès lors qu'il s'agit de la définir pour quelqu'un qui ne la pratique pas, l'entrelacement des champs conceptuels, des modèles référentiels ou des points de vue, l'évolution des attentes sociétales, les contours diagnostiques mouvants, rendent quasi impossible l'énonciation d'une définition simple.

Résumée pour certains aux entités hippocratiques complétées par celles décrites par les aliénistes, la psychiatrie est, pour d'autres, un territoire plus mouvant intégrant de nouvelles cliniques (addiction à Internet, boulimarexie, trouble de thésaurisation, états mentaux à risque....) en réponse à l'évolution sociale et aux changements environnementaux [1].


Au plan topographique, après avoir été longtemps concentrée dans les hôpitaux psychiatriques, la psychiatrie est aujourd'hui conçue de façon plus interstitielle, englobée dans le socius, raccrochée pour partie au concept de santé mentale.



XXIVè JOUNEES ANNUELLES DES SECTEURS DE PSYCHIATRIE EN MILIEU PENITENCAIRE

XXIVe Journées annuelles des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire

L’équipe du SMPR de Nantes est heureuse de vous présenter le préprogramme des XX IV (24èmes) Journées Annuelles des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire.
sous l’égide de
- l’Association Recherche et Aide Psychologique en Faveur des Détenus (ARAPFD)
- l’Association des Secteurs de Psychiatrie en Milieu Pénitentiaire (ASPMP)
La réforme pénale pose la question fondamentale de l’alternative et des sorties de l’incarcération. La pratique clinique des professionnels de la psychiatrie exerçant en milieu pénitentiaire se développe dans l’articulation entre ces deux espaces, le dedans et le dehors, incluant les interfaces entre la prison et l’hôpital, le soin et la justice, le droit commun et la spécialisation, l’adolescence et l’âge adulte, le CMP et la rue…Confrontés à des trajectoires de patients souvent floues voire absurdes, penser cette articulation dans sa complexité est une problématique récurrente pour l’ensemble des professionnels.

Freud en ligne

Freud en ligne

Par  publié le 

L'association des psychanalystes de Vienne va mettre en ligne l'intégralité de la correspondance connue de Sigmund Freud. Le pionnier de la psychanalyse a rédigé plus de 20000 lettres... 

Freud en ligne
Sigmund Freud en 1938.
AFP
L'homme est décrié, admiré, adulé... Mais qui connaît vraiment le Sigmund Freud intime, tel qu'il se livre à ses six enfants, à ses amis ? Le père de la psychanalyse écrivait tous les soirs, jusque tard dans la nuit, accompagné de bons cigares. Ses missives seront désormais accessibles en quelques clics. 
Plusieurs décennies durant, Freud a entretenu une correspondance passionnante : bien que muni du téléphone, il abhorrait la conversation et ne jurait que par l'écrit. Sur les 20000 lettres qu'il a rédigées, environ 9000 ont disparu: elles ont été perdues ou détruites, parfois par Freud en presonne. Avant son exil à Londres, le 4 juin 1938, il a ainsi brûlé une partie de son courrier afin que les nazis ne puissent s'en saisir.  
Néanmoins, il subsiste plus de 11000 lettres, souvent envoyées à des confrères ou des étudiants. Peu de spécialistes ont eu accès à l'ensemble de cette oeuvre à part entière. La moitié des missives sont conservées à la bibliothèque du Congrès, à Washington. Le reste est éparpillé dans d'autres bibliothèques et dans des collections privées. 

Pour Noël, l’Agence de biomédecine lance la chasse aux œufs

CATHERINE MALLAVAL
«Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément les plus gros», assure l’Agence de biomédecine. Pour encourager les dons de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), insuffisants pour couvrir les besoins des couples infertiles, l’organisme public surfe sur l’esprit de Noël. Sa campagne «Donneurs de bonheur» (1), qui vient de commencer et qui va s’étendre sur quatre ans, soulève pourtant plus de questions qu’un simple présent de fin d’année.
Comment convaincre de donner, comment parvenir à toucher la part intime de soi qui peut se sentir concernée par l’infertilité ? Les donneurs sont à la fois monsieur et madame Tout-le-Monde et, en même temps, pas n’importe qui. Pour les atteindre, l’Agence de biomédecine a fait le choix d’un encart publicitaire dans deux journaux (le Monde et Direct Matin), puis de bannières sur des sites internet. Cette version numérique de la campagne n’est pas visible à chaque connexion mais seulement en fonction du profil des internautes. Sont repérés des gens jeunes et déjà parents, soit les prérequis pour pouvoir donner ses gamètes.

Didier Tabuteau : «Il faut faire revenir les patients à la médecine de ville»

ERIC FAVEREAU

Pour Didier Tabuteau, qui dirige la chaire de santé à Sciences-Po, la généralisation du tiers-payant doit permettre un rééquilibrage entre les soins assurés par les cabinets et l’hôpital.
Depuis des années, vous dites que l’extension du tiers-payant est une mesure de justice sociale. Alors pourquoi les médecins, y compris ceux de gauche, s’y opposent-ils ?
C’est une mesure qui est favorable à l’accès aux soins des personnes modestes, il n’y a aucun doute là-dessus. Cela lève des obstacles financiers : avancer 40 ou 50 euros peut engendrer des difficultés pour 30 à 40% de la population française. Certains évoquent un effet inflationniste. Dans un premier temps, le nombre de consultation augmente, l’accès aux soins est plus simple - c’est même le but de la mesure. Pour ces patients qui seront pris en charge plus précocement, la prévention deviendra alors possible, ils n’attendront plus que la maladie se soit aggravée pour voir le médecin. Dans un second temps, cela fera donc des économies.
Et puis, il faut noter que le tiers-payant a déjà été étendu aux bénéficiaires de la CMU ou aux victimes d’accidents de travail, ou dans les cliniques. Pour la CMU, on a constaté que cela avait seulement permis aux bénéficiaires de rattraper le niveau de dépenses des autres assurés sociaux. Et dans tous les autres pays avec des systèmes comparables au nôtre, cela marche.

Oncle Sam, comment soigner ta psychiatrie ?

22/12/2014




« Notre environnement thérapeutique est loin de ce qu’il devrait être pour les malades mentaux » résume The American Journal of Psychiatry, dans son commentaire d’un ouvrage récent[1] évoquant la « destruction » préoccupante du système de santé mentale aux États-Unis. Ce constat serait « douloureusement évident » pour les patients, leurs proches, et les cliniciens « ayant des difficultés pour fournir des soins et trouver des appuis » dans la société. Cet ouvrage polémique décrit la « dégradation » de la psychiatrie made in USA, devenue « un conglomérat de politiques vouées à l’échec », et les solutions envisageables pour remédier à cette situation. 

lundi 22 décembre 2014

Audition du CRPA par Mme Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté

 |  PAR ANDRÉ BITTON

Nous publions la lettre d'introduction à un épais dossier de quatre centimètres d'épaisseur que nous avons déposé, lundi 15 décembre dernier au matin, lors de notre audition par Mme Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté.

Lors de cette audition nous avons demandé pas moins de cinq inspections distinctes d'établissements psychiatriques, mais aussi que la Contrôleure générale s'empare de deux questions récurrentes : celle de l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris, et celle du nombre en inflation des Unités pour malades difficiles.
Le CRPA était représenté lors de ce rendez-vous qui fut dense et qui dura 55 minutes, par M. Eric Labrune, trésorier de l'association et moi-même, accompagnés d'une journaliste du Point qui a réalisé une enquête sur l'infirmerie psychiatique de la préfecture de police de Paris, publiée le 16 octobre dernier dans le Point en ligne.
Mme Adeline Hazan était accompagnée de son côté du Dr Cyrille Canetti, psychiatre hospitalier, spécialisé en psychiatrie carcérale, détaché d'un SMPR. Ce psychiatre des prisons a été pris en otage en 2010 par un détenu de la maison d'arrêt de la Santé qui exigeait un changement de détention. Cette prise d'otage avait d'ailleurs défrayé la chronique, et s'était dénouée correctement.
Vous observerez que Mme Adeline Hazan a été sensible au fait que notre association abat un travail considérable et fournit des résultats très conséquents sans pouvoir être agréée officiellement dans la représentation des usagers dans les instances de santé. Mme Hazan nous a posé des questions sur le conflit qui nous oppose à la FNAPSY et à sa présidente, ainsi que sur le contentieux que nous ouvrons le mois prochain devant le Tribunal administratif de Paris contre l'Agence régionale de santé d'Île-de-France et contre le ministère de la santé sur le rejet de notre demande d'agrément pour la représentation des usagers dans le système de santé par cette ARS sur avis de la Commission nationale d'agrément de la DGS. Il faut dire que la décision de rejet de l'ARS Île-de-France nous concernant du 25 novembre passé est proprement scandaleuse.
Cet article est publié sur le site du CRPA à l'adresse suivante :http://psychiatrie.crpa.asso.fr/474 /


Effet bénéfique du vin sur la santé : le lien se décante

22/12/2014

Les allégations de santé attribuées à une consommation faible mais régulière de vin font l’objet d’une controverse passionnée. Dans le coin bleu : des donnéesépidémiologiques qui plaident, parfois, en faveur d’un effet bénéfique duresvératrol, un polyphénol de la classe des stilbènesprésent dans le raisin. Dans le coin rouge : une absence de mécanisme capable d’expliquer la supposée protection fournie par le vin vis-à-vis des risques cardiovasculaires ou de cancer.
Ce chaînon manquant pourrait bien avoir été découvert par des chercheurs de l’institut de recherche Scripps, en Californie, dans un article publié aujourd’hui dans la revue « Nature ». Selon Mathiew Sajishet ses confrères, le resvératrol activerait en effet un ancien mécanisme de réponse cellulaire au stress.

Sanofi : « C’est de l’argent de poche », témoigne un médecin

LE MONDE ECONOMIE |  • Mis à jour le  | Propos recueillis par 


Le docteur James Randy Long est le seul à avoir volontiers accepté de s’exprimer. Au cours des cinq derniers mois de l’année 2013, il a touché un peu plus de 15 000 dollars (12 250 euros) de la part de Sanofi pour « éduquer » ses pairs à la prise en charge du diabète. Il a commencé à travailler pour le laboratoire français il y a environ six ans, un peu par hasard. « Mon nom leur est parvenu par le bouche-à-oreille », raconte-t-il.

Depuis, il donne un ou deux « speechs » par mois, devant une audience de 20 à 30 participants. « Les invitations sont lancées par les commerciaux. Ils ciblent en général un établissement où le Lantus est devancé par le Levemir, l’insuline concurrente fabriquée par Novo Nordisk », explique le docteur, pas dupe des objectifs de Sanofi, mais convaincu par la supériorité du Lantus. « Je n’utilise le Levemir que si j’y suis contraint par l’assurance », précise-t-il.

Notre système de soins est-il vraiment en péril ?

LE MONDE | 
Caisse primaire d'assurances maladie (CAM), 8 octobe 2014 à Lille (Nord). AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN
L’ampleur inhabituelle de la mobilisation des médecins appelant à fermer leur cabinet entre Noël et le Jour de l’an ne peut laisser indifférent. Le projet de loi santé, qui focalise les mécontentements de nombreux professionnels, mérite-t-il cette réprobation ? L’outrance des positions de la plupart des syndicats médicaux, de l’Ordre des médecins, les excès de certaines campagnes de communication pourraient laisser penser que les orientations de la future loi menacent la médecine libérale, et au-delà tout notre système de santé.

La méthadone prescrite par des médecins généralistes, ça marche !

15.11.2014


Un traitement de substitution aux opioïdes par la méthadone, initié par des médecins généralistes volontaires et formés, est possible et à efficacité comparable à celui initié au sein de centres spécialisés. C’est ce que met en évidence l’étude ANRS Méthaville dont les résultats sont publiés dans la revue Plos One. Actuellement en France, la buprénorphine et la méthadone sont les deux traitements de substitution proposés. Si le traitement par buprénorphine peut être initié par les médecins généralistes, ce n’est pas le cas pour le traitement par méthadone. Le cadre légal en France impose que l’initiation d’un tel traitement se fasse au sein de centres spécialisés, la prise en charge par les médecins généralistes pouvant se faire une fois le dosage de méthadone stabilisé.

A quel moment une erreur médicale devient-elle une faute pénale ?

SONYA FAURE

Depuis mercredi, la cour d’appel de Paris rejuge deux médecins et un radiophysicien poursuivis pour le plus grave accident de radiothérapiejamais recensé en France. Entre 2001 et 2006, près de 450 personnes traitées pour des cancers de la prostate ont subi une surdose de radiation. Douze sont décédés, beaucoup d’autres ont de graves séquelles. 

Des cambrioleurs au secours de la science…

Le Monde Blogs , par Pierre Barthélémy

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Imaginez la petite annonce : "Scientifiques cherchent cambrioleurs expérimentés pour travail sans risque. Discrétion assurée. Pas sérieux s'abstenir." Dans une œuvre de fiction, on verrait déjà des blouses blanches demander à des monte-en-l'air d'entrer par effraction dans le laboratoire de concurrents pour leur dérober on ne sait quelle formule secrète... Mais nous ne sommes pas dans un film ou un roman : dans la réalité qui est la nôtre, si des chercheurs britanniques ont eu recours à des cambrioleurs, c'était pour... étudier leurs techniques.
Comme ces psychologues le soulignent dans la présentation de leur étude, publiée le 17 décembre par la revue Psychology, Crime & Law, il est essentiel, pour prévenir les délits, de mieux comprendre les processus cognitifs mis en œuvre par les cambrioleurs : comment ils gèrent le temps très court dont ils disposent, comment ils prennent leurs décisions en situation de stress, comment ils exploitent les indices présents dans les domiciles visités pour aller directement aux endroits les plus lucratifs, etc. Autant de stratégies qu'il est difficile de percer à jour lors des interviews qui sont menées en prison auprès des voleurs arrêtés. Comme le souligne Claire Nee (université de Portsmouth), premier auteur de l'étude, quel que soit leur domaine "les experts ont du mal à expliquer avec des mots ce qu'ils font étant donné que leurs actions sont automatiques. C'est bien mieux de les regarder faire mais ceci est compliqué dans la science criminelle." En effet, ainsi que le précise l'article non sans une pointe d'humour, "il est difficile, sur le plan de la logistique et de l'éthique, d'observer des délinquants en action"... D'où l'idée d'embaucher des professionnels pour un "cambriolage" sous contrôle.

« Sunday assemblies » : poésie et disco à la première messe laïque de France


Le Monde.fr | 
Par 


Les comédiens britanniques Sanderson Jones et Pippa Evans, initiateurs des "Sunday assemblies", à Londres, en 2013.
Les comédiens britanniques Sanderson Jones et Pippa Evans, initiateurs des "Sunday assemblies", à Londres, en 2013. | LEON NEAL/AFP

Ils se recueillent, ils chantent, ils font des discours. Sur le papier, cela ressemble à n'importe quelle messe. Pourtant, il s'agit de cérémonies athées. Une centaine de personnes s'est donné rendez-vous dans une salle du 17e arrondissement de Paris à 11 heures dimanche 28 septembre pour la première « Sunday assembly » de France . Cette « congrégation non religieuse » a été fondée en 2013 à Londres par Sanderson Jones et Pippa Evans, deux comédiens britanniques.
Le succès de ces « réunions du dimanche » n'est plus à faire : il en existe d'ores et déjà plus d'une soixantaine dans le monde. Le concept de cette drôle de réunion ? « Célébrer la vie, tout simplement », explique Sanderson Jones, affublé d'une barbe de hipster. « Notre devise, c'est vivre mieux, aider souvent, s'émerveiller plus », continue le trentenaire.
Dans les « Sunday assemblies », il n'y a ni dieu, ni rituels religieux. Pourtant, quelques emprunts ont bien été faits à la religion chrétienne, à commencer par le jour et l'heure des cérémonies.« On a piqué les bonnes choses de la religion », raconte Sanderson Jones.

Division à la maison de la psychiatrie

21.12.14







 
 Les patients pris en otages à cause des querelles pour la chefferie de service. 
  
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| © D. R.
Les patients pris en otages à cause des querelles pour la...

Des voix s’élèvent pour appeler au sauvetage de la pédopsychiatrie en Algérie.

Une spécialité qui vient pourtant d’être reconnue officiellement comme une discipline universitaire à part entière par un arrêté ministériel en 2013, après de longues années de travail et de combat par des psychiatres reconvertis en pédopsychiatres après des formations spécifiques. Ils ont donc exigé  un statut au même titre que toutes les spécialités médicales issues d’un cursus spécialisé. Une première promotion est donc en pleine formation dans les différents services, à savoir Alger, Constantine et Blida. Pour le Pr Idris Terranti, chef de service en pédopsychiatrie à l’hôpital de Constantine, la pédopsychiatrie est une discipline extrêmement vaste et se développe en plusieurs sous-spécialités (psychiatrie du nouveau-né et du nourrisson, première et deuxième enfance, santé mentale de l’adolescent, les troubles du développement, la psychiatrie médico-légale chez l’enfant, etc.


CHANGER DE RYTHME

Décembre 2014

BÉJA Alice
Article
  Les territoires du temps. Introduction (en accès libre)
PAQUOT Thierry
Article
  Un temps à soi. Pour une écologie existentielle
MALLET Sandra
Article
  Vie urbaine et temps communs
Les politiques temporelles ont une histoire déjà assez ancienne, qui remonte aux années 1950. Mais alors qu’au départ elles se fondaient principalement sur l’aménagement des horaires dans un but économique (réduire les embouteillages, supprimer les « temps morts »), elles ont pris une dimension plus large d’articulation...
GWIAZDZINSKI Luc
Article
  Habiter la nuit urbaine
Nocturnes dans les magasins et les musées, travail de nuit, amplitude horaire des transports : la nuit serait-elle en train de devenir un simple prolongement du jour ? Le fantasme de la « ville 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 » risque de détruire la fragilité et l’originalité de la nuit. Comment contrôler ces évolutions, en voyant...
BÉJA Alice
Article
  Apprendre à son rythme
La réforme des rythmes scolaires a suscité de nombreuses critiques, alors même que tout le monde s’accorde sur le constat d’une crise de l’institution scolaire aujourd’hui. Elle pose cependant des questions fondamentales dans un contexte où la pression scolaire s’accroît en même temps que les inégalités, et se...
LUSSAULT Michel
Article
  L'espace à toutes vitesses
Les théoriciens de l’accélération du monde parlent d’un appauvrissement de nos vies contemporaines, dans lesquelles l’espace disparaît au profit de l’urgence. Or à l’heure de l’hyper-connectivité mondialisée, l’espace est encore bien là, articulé au temps. Et la diversité des pratiques et...

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De la disparition programmée de nos odeurs…

Le Monde Blogs 

"Je serai là dans trois jours, ne vous lavez pas." Ces mots sont ceux de Napoléon Bonaparte à Joséphine de Beauharnais. Il écrit après la bataille de Marengo, pressé de retrouver celle qu'il désire. Echange intime entre deux amants, cette phrase ne saurait faire uniquement l'objet d'une analyse sociologique sur l'évolution du rapport aux odeurs corporelles. Nul doute que le registre olfactif a, encore aujourd'hui, une place dans les ressorts de l'érotisme.
Mais tout de même. L'odeur du corps féminin non fraîchement lavé ne fait plus partie – et ce depuis longtemps – des représentations communes du désirable. Cette évolution a déjà plus d'un demi-siècle. En témoigne une série de publicités qui fleurirent aux Etats-Unis dans les années 1950, vantant les mérites de produits d'hygiène intime.
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Le mari se détourne de sa femme, ne la fréquente plus… voire en fréquente une autre. Et la femme ne comprend pas pourquoi. Il lui faut le secours du marketing, alors en pleine expansion, pour lui expliquer que même si elle ne les sent pas, ses odeurs corporelles risquent d'indisposer son conjoint et de troubler le bonheur de son mariage.