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lundi 22 décembre 2014

De la disparition programmée de nos odeurs…

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"Je serai là dans trois jours, ne vous lavez pas." Ces mots sont ceux de Napoléon Bonaparte à Joséphine de Beauharnais. Il écrit après la bataille de Marengo, pressé de retrouver celle qu'il désire. Echange intime entre deux amants, cette phrase ne saurait faire uniquement l'objet d'une analyse sociologique sur l'évolution du rapport aux odeurs corporelles. Nul doute que le registre olfactif a, encore aujourd'hui, une place dans les ressorts de l'érotisme.
Mais tout de même. L'odeur du corps féminin non fraîchement lavé ne fait plus partie – et ce depuis longtemps – des représentations communes du désirable. Cette évolution a déjà plus d'un demi-siècle. En témoigne une série de publicités qui fleurirent aux Etats-Unis dans les années 1950, vantant les mérites de produits d'hygiène intime.
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Le mari se détourne de sa femme, ne la fréquente plus… voire en fréquente une autre. Et la femme ne comprend pas pourquoi. Il lui faut le secours du marketing, alors en pleine expansion, pour lui expliquer que même si elle ne les sent pas, ses odeurs corporelles risquent d'indisposer son conjoint et de troubler le bonheur de son mariage.

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