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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 22 septembre 2017

Flexisécurité : « Une évaluation d’impact sur la santé devra être mise en place »

Dans une tribune au « Monde », l’épidémiologiste Thierry Lang explique qu’une « fluidité » accrue sur le marché du travail peut aggraver la sélection, déjà existante, aux dépens des travailleurs dont la santé est altérée.

LE MONDE ECONOMIE  | Par 

Tribune. Flexisécurité : l’idée fait rêver, chacun est satisfait. Les employeurs n’hésitent pas à recruter, puisque la flexibilité leur permettra de licencier sans grande difficulté les salariés qui se trouveraient en surplus, du fait des aléas micro ou macroéconomiques. Les salariés se savent exposés plus volontiers à une perte d’emploi, mais le volet sécurité rassure, car les indemnités chômage seront plus élevées et l’aide au retour à l’emploi facilitée transforme le chômage en un simple changement d’emploi.

L’expérience des pays scandinaves, qui ont mis en musique ce concept, est souvent citée en exemple. Elle aurait pourtant de quoi nous faire réfléchir.

40 millions de personnes victimes d'esclavage moderne dans le monde

Par Mélissa Kalaydjian — 

Des travailleurs indiens dans une manufacture de briques, où de nombreux cas de travail forcé ont été rapportés d'après Anti-Slavery International, près de Jalandhar, le 18 septembre.
Des travailleurs indiens dans une manufacture de briques, où de nombreux cas de travail forcé ont été rapportés d'après Anti-Slavery International, près de Jalandhar, le 18 septembre. Photo Shammi Mehra. AFP


L'Organisation internationale du travail, la Walk Free Foundation et l’Organisation internationale pour les migrations dénoncent la persistance du travail et de mariages forcés dans le monde?


Bien que dépressive, la grand-mère obtient un droit de visite

Le Monde SOS Conso 
Jérémy A. et Élodie S, concubins, ont deux enfants, Sarah, en 2005, et Tiago, en 2009. En mars 2012,  Jérémy A. est mis en examen pour détention d’images pédo-pornographiques et agression sexuelle sur Tiago. Elodie se voit confier l’exercice exclusif de l’autorité parentale et Jérémy est privé de tout droit d’accueil sur ses deux enfants.

Le 13 janvier 2015, Jérémy sera définitivement condamné par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne (Loire) pour diffusion de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans, l’ensemble des faits concernant Tiago.
Entre-temps, par acte d’huissier délivré le 17 avril 2014, Henri A. et Marie-Claire A., grand-parents paternels des enfants, font assigner Elodie devant le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu (Isère), afin d’obtenir un droit de visite et d’hébergement de Sarah et Tiago.
Par jugement avant dire droit du 21 mai 2015, le juge aux affaires familiales du tribunal ordonne une expertise médico-psychologique des grand-parents et des enfants. L’expert dépose son rapport le 23 septembre 2015. Au vu de ce document, le juge déboute les grand-parents de leur demande, le 19 mai 2016.

"J'ai été violée 70 fois en 17 ans de rue" : le grand tabou des agressions sexuelles sur les femmes SDF

Résultat de recherche d'images pour "france info télé"
Licia Meysenq    17/09/2017 

D'après l'Insee, 38% des sans-abri sont des femmes. Particulièrement vulnérables, elles sont très fortement exposées aux agressions sexuelles et aux viols.

Une femme SDF enveloppée dans les rues de Paris, le 3 décembre 2014.
Une femme SDF enveloppée dans les rues de Paris, le 3 décembre 2014. (JOEL SAGET / AFP)



"Parce qu’on est invisible et en marge de la société, nos agresseurs pensent que notre corps est à leur disposition." Bras repliés sur le buste et ongles rongés, Martine*, une ancienne SDF, raconte l'enfer des femmes sans-abri. "J’ai été agressée sexuellement une dizaine de fois dans la rue", continue cette quinquagénaire. Le pire, selon elle, "c’est que ça devient normal, ça fait partie du quotidien". Il lui a fallu dix ans pour mettre des mots sur ce qui lui est arrivé. "Pour éviter de craquer, mon cerveau a décidé de faire comme si c'était normal."


Les androïdes rêvent-ils d’un procès équitable ?

De plus en plus « intelligentes », les machines revendiqueront-elles un jour les mêmes droits que leurs créateurs ? ­La question est au centre du (faux) procès, véritable plongée dans l’univers du film « Blade Runner », le 24 septembre, de 17 h 15 à 19 heures, à l’Opéra Bastille.

LE MONDE | 


« Blade Runner » (1982), de Ridley Scott. Trente-cinq ans après le tournage, les questionnements qui hantent le personnage principal sont étonnamment d’actualité.
« Blade Runner » (1982), de Ridley Scott. Trente-cinq ans après le tournage, les questionnements qui hantent le personnage principal sont étonnamment d’actualité. The Ladd Company


En 1968, lorsqu’il publie son roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (J’ai lu, 2012), l’écrivain Philip K. Dick pose à ses lecteurs une question philosophique centrale, déjà explorée dans plusieurs de ses textes : qu’est-ce qu’être humain ? Si une intelligence artificielle (IA) devient indissociable d’un humain de chair et de sang, est-elle humaine ? Lorsque le roman est porté à l’écran en 1982 par Ridley Scott, sous le titre Blade Runner, cette problématique a encore tout du questionnement abstrait.

Mais trente-cinq ans plus tard, alors qu’une suite à ce film, intitulée Blade Runner 2049, réalisée par Denis Villeneuve, avec Ryan ­Gosling et toujours Harrison Ford, sortira en salle le 4 octobre, les questionnements qui hantent le personnage principal, Rick Deckard, sont étonnamment d’actualité. 

D’abord parce que l’intelligence artificielle, qui n’était qu’un concept abstrait du vivant de Philip K. Dick, a fait des progrès technologiques phénoménaux. Pendant des années, pour concevoir une IA, il fallait programmer, pas à pas et patiemment, toutes ses actions, réactions et interactions.


mercredi 20 septembre 2017

Pour la cause des enfants !



19 septembre 2017

C'est le moment ! Notre Association pour la Psychanalyse a été nouvellement créée sur la base de la pétition au Président de la République. Elle a recueilli plus de 5200 signatures et est soutenue par 14 associations de professionnels.


Elle se propose de saisir des événements des l'actualité qui montrent le danger de négliger la vie affective et psychique de l'inconscient.


Nous vous proposons de vous engager personnellement dans cette action à l'occasion du lancement du diagnostic TDA/H, qui se fera le 29 septembre 2017 à l'Université de Nanterre. Il n'est pas scientifique présente des dangers.


Vous pouvez vous servir des documents ci-dessous et vous adressez au Président de la République, à la Ministre de la Santé et à Madame Gétin, présidente de TDA/H hyper superactifs.


Essayez de venir le 29 septembre à Nanterre de 13h30 à 15h !Amphithéâtre B2 Université Paris-Nanterre200 Avenue de la République 92001 Nanterre


L’Atelier du non-faire

 

Montrelais. Une exposition de tableaux pas comme les autres

Mathilde Claude, Antoine Dalègre et Jean-Pierre Claude ont participé avec d'autres membres du Centre d'art au choix des œuvres et à leur accrochage à Montrelais.

Huit mille œuvres sont nées au sein de l’Atelier du non-faire, créé par Christian Sabas, un infirmier psychiatrique. Le Centre d’art en expose une sélection.
Cet atelier d’expression libre pas comme les autres est né en 1983 à l’hôpital Maison-Blanche de Neuilly-sur-Marne (93), à l’initiative de Christian Sabas, infirmier psychiatrique, peintre et musicien. Celui-ci vit l’hôpital comme un lieu d’enfermement et choisit de soigner ses patients avec des pinceaux. « Au lieu qu’ils soient attachés sur leur lit sur un drap blanc, je leur donne des toiles blanches, exprime l’infirmier. Comme soin, je leur propose des couleurs. »

Ce que les riches pensent des pauvres ?






Ce que les riches pensent des pauvres


Nantis/Social : qui perd son sang froid ?

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Les «invisibles» balayés par Irma

Par Michel Eynaud, Psychiatre des hôpitaux, Guadeloupe — 
A l'aéroport de Saint-Martin, le 10 septembre.
A l'aéroport de Saint-Martin, le 10 septembre. 
Photo Martin Bureau. AFP

Le cyclone a fait voler en éclat les apparences paradisiaques des îles touchées. Irma a rendu visibles ceux qu’on ne voit pas d’habitude : les plus pauvres, les plus fragiles psychologiquement. Le psychiatre Michel Eynaud s'inquiète de la très discrète prise en compte de la souffrance psychique.


Internés de force

Les Pieds sur terre par Sonia Kronlund


Documentaires   19/09/2017


Internés de force, ils racontent comment ils se sont retrouvés, contre leur gré, à passer plusieurs jours dans un hôpital psychiatrique. Médications forcées, interrogatoires ubuesques, voisins gênants, rares visites.

Vol au-dessus d'un nid de coucou (1976)Vol au-dessus d'un nid de coucou (1976) Crédits : © Splendor Film
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Pratique avancée et protocoles de coopération : les infirmiers vont-ils devenir des médecins de substitution?

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A l'heure où les médias généralistes évoquent de plus en plus les actions et projets visant à pallier  les déserts médicaux et à améliorer l'offre de soins, une confusion demeure dans les termes employés  pour les infirmiers concernés par ces mesures . Certains - y compris les établissements de santé -  mélangent des concepts aux enjeux radicalement opposés. Quelle est la différence entre "Pratique avancée" et "transferts de compétences"? Eclairage sur ces filières qui toutes deux donnent davantage de compétences aux infirmiers. 


Le bilan de santé inquiétant des étudiants infirmiers

Une enquête menée auprès de 14 000 étudiants infirmiers montre que leur état de santé psychologique et physique s’est dégradé.

LE MONDE  |

L’enquête de la Fnési montre, à nouveau, la grande difficulté psychique des étudiants infirmiers.
L’enquête de la Fnési montre, à nouveau, la grande difficulté psychique des étudiants infirmiers. JEFF PACHOUD / AFP

Epuisés, stressés, angoissés : c’est un bilan de santé catastrophique que révèle la Fédération nationale des étudiants en soin infirmiers (Fnési) avec la publication de son enquête sur le bien-être des étudiants infirmier, lundi 18 septembre. Au total plus de 14 000 étudiants infirmiers issus de dix-huit régions métropolitaines et d’outre-mer ont répondu à un questionnaire en ligne, en février et mars, « soit 15 % de la population des étudiants infirmiers, un échantillon représentatif », estime le syndicat étudiant.

Plus de la moitié d’entre eux déclarent que leur santé psychologique s’est dégradée depuis leur entrée en formation ; 78,2 % des étudiants se déclarent tout le temps ou souvent stressés, alors qu’ils n’étaient que 40,8 % en 2011 ; 61,8 % des étudiants se déclarent souvent ou tout le temps épuisés psychologiquement, un état qui s’accroît au fur et à mesure de l’avancée dans le cursus (85,9 % pour les étudiants de troisième année contre 66,2 % en première année).

Par ailleurs, 27,3 % indiquent avoir déjà consommé un ou plusieurs médicaments psychotropes durant leurs études (le taux atteint 36 % pour les étudiants de troisième année). « Nous recevons tous les jours des demandes d’aide des étudiants. Mal-être, stress, harcèlement, violence… Les témoignages se multiplient et rien n’a été fait depuis nos dernières enquêtes, en 2015 et 2011 », explique Ludivine Gauthier, secrétaire générale de la Fnési.


mardi 19 septembre 2017

Une femme jugée pour avoir dénoncé des maltraitances d’enfants handicapés

Céline Boussié comparaît pour diffamation, après avoir dénoncé les mauvais traitements dans un centre où elle a travaillé.

LE MONDE  | Par 
L’institut médico-éducatif de Moussaron, à Condom (Gers), en 2014.
L’institut médico-éducatif de Moussaron, à Condom (Gers), en 2014. PASCAL PAVANI / AFP

Sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Toulouse, où elle devait comparaître, mardi 19 septembre, pour diffamation, Céline Boussié « ne se [sentira] pas à sa place ». Comme trois lanceurs d’alerte avant elle, cette ancienne employée de l’institut médico-éducatif (IME) de Moussaron, à Condom (Gers), est poursuivie par le centre « pour avoir rompu la loi du silence et tenté de faire connaître la vérité ». Celle de vingt ans de maltraitance présumée, visant des jeunes polyhandicapés, pensionnaires de cette structure de droit privé qui reçoit des financements de l’Etat.



Pourquoi les femmes délaissent la pilule

La pilule reste le premier moyen de contraception en France, mais son usage décline. Les aînées qui se sont battues pour l’accès à la contraception observent et s’inquiètent.

LE MONDE  | Par 

AUREL
Attraper sa plaquette de pilules sur l’étagère de la salle de bains chaque soir au coucher, ou sur la table de chevet au réveil, puis avaler le comprimé garantie anti-grossesse sera peut-être bientôt le réflexe d’un autre temps. Le mouvement amorcé au début des années 2000 et confirmé au tournant de la décennie semble devenir une tendance de fond, encore inenvisageable il y a peu : les femmes, en France, délaissent de plus en plus la pilule.

Le vécu d’Apolline, 28 ans, première plaquette à 16 ans et dernière en 2012 par peur des hormones, souci de la planète et ras-le-bol des effets secondaires, résume celui de milliers d’autres femmes qui, pour certaines, ont répondu à notre appel à témoignages. Elles sont élève infirmière, graphiste, éducatrice spécialisée ; vivent à Paris, Lille, Caen, Marseille ; sont en couple ou pas ; ont déjà des enfants ou non, et ont toutes décidé d’arrêter la pilule.

Les enquêtes Fecond de 2010 et 2013, la référence sur les comportements sexuels des Français, avaient enregistré les débuts de cette désaffection. En trois ans, le recours à la pilule était passé de 50 % à 41 % chez les femmes entre 15 et 49 ans. On attend d’ici peu le volet contraception du baromètre santé de Santé publique France. Mais les signes ne trompent pas. Les gynécologues de ville confirment le phénomène. Les Apolline, Chloé, Lou témoignent en nombre sur la toile. Et si le livre J’arrête la pilule de Sabrina Debusquat, sorti début septembre (Les liens qui libèrent, 304 p., 19,50 euros), pèche par un manque de nuances et des raccourcis scientifiques, il a le mérite de faire exister publiquement cette génération post-pilule.

Les champions des rêves sous la loupe des chercheurs

Reportage dans le service des pathologies du sommeil de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière, où des scientifiques étudient le rôle des rêves.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

Un homme participe à une étude du sommeil.
Un homme participe à une étude du sommeil. TED SPAGNA / BSIP

« Tu te fous pas de ma gueule comme ça… Tu es restée m’attendre où ? Faut ­m’expliquer ça, hein ?… », s’énerve un homme, sur une vidéo. Dans un autre enregistrement, un monsieur pointe l’index puis dit : « Regarde. » Ces scènes banales pourraient être filmées dans la rue. Sauf que… les deux protagonistes dorment, sur un lit d’hôpital. Dans le service des pathologies du sommeil, à La Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris), la somniloquie – fait de parler en dormant – est un thème de recherche à part entière.

« C’est un comportement très répandu, qui existe ponctuellement chez sept personnes sur dix, même si les propos sont inintelligibles dans la moitié des cas, souligne la professeure Isabelle Arnulf, qui dirige ce service. Malgré cette fréquence élevée, la somniloquie avait été peu étudiée, beaucoup moins que son équivalent chez les oiseaux, le chant nocturne. » La neurologue a lancé un programme de recherche à partir d’enregistrements vidéo, ce qui n’avait jamais été fait. Elle en a désormais presque 900, une collection unique.

Schizophrénie : «Je veux juste que mon frère soit interné et soigné !»

Le Quotidien

LUXEMBOURG
18/09/17

Les symptômes de Georges «s'apparentent à des hallucinations. Mon frère entend des voix et sa réalité n'est, a fortiori, pas la même que la nôtre. Sans parler des épisodes de paranoïa où il se sent poursuivi par les
services secrets voire par les nazis», témoigne madame T., sa sœur.
(Photo : dr)
Les symptômes de Georges «s'apparentent à des hallucinations. Mon frère entend des voix et sa réalité n'est, a fortiori, pas la même que la nôtre. Sans parler des épisodes de paranoïa où il se sent poursuivi par les services secrets voire par les nazis», témoigne madame T., sa sœur. (Photo : dr)

La sœur de Georges T., atteint de schizophrénie, lance un dernier cri d’alarme, afin que son frère soit enfin soigné dans une structure de psychiatrie aiguë.

Après des années de fatalisme puis de combat, la sœur de Georges est arrivée au stade de la saturation et du ras-le-bol. Elle se décide à écrire au ministère de la Santé, au mois de mars dernier, mais le gouvernement n’a pas estimé devoir lui répondre. Aujourd’hui, elle n’en peut plus et ne sait plus vers qui se retourner. Le Quotidien l’a rencontrée pour évoquer son combat contre cette maladie toujours inadéquatement prise en charge au Luxembourg, selon elle, à savoir la schizophrénie. Car madame T. entend rendre public ce problème qui concerne des centaines, voire milliers de personnes atteintes de psychoses au Grand-Duché, selon les chiffres de l’Association des familles ayant un proche atteint de psychose au Luxembourg (AFPL).
Votre frère Georges a été diagnostiqué schizophrène il y a plusieurs années, mais le CHEM (Centre hospitalier Emile-Mayrisch) d’Esch-sur-Alzette ne semble pas en mesure de l’interner plus de deux semaines. Avant d’aborder la problématique de la prise en charge de cette maladie au Grand-Duché, pouvez-vous nous expliquer comment « tout » a commencé. En clair, y a-t-il eu un élément déclencheur?
Madame T. : Eh bien, tout a débuté il y a environ une trentaine d’années. Mon frère Georges avait à l’époque 26 ans (NDLR : 62 ans aujourd’hui). Il travaillait dans le pavillon du parc de Merl, à Luxembourg. C’est alors, que les premiers signes de la maladie se sont manifestés : Georges a commencé à parler aux poissons du bassin du parc.


Nouvelles substances psychoactives « NSP » ou quand la ‘nouveauté’ interpelle !

Publié le 06/09/2017

L'Europe est confrontée à l'arrivée massive de nouvelles drogues de synthèse, drogues dont les effets peuvent être très graves, voire mortels, selon l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies. Afin de promouvoir l’usage d’une terminologie claire sur ce problème, l’ONUDC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime) a réuni ces drogues qui circulent sur le marché sous les noms de ‘drogues de synthèse’, ‘euphorisants légaux’, ‘euphorisants végétaux’, ‘sels de bain’, ou ‘réactifs de laboratoire’ sous le vocable ‘Nouvelles substances psychoactives’ (NSP). Il s’agit donc « de substances dont il est fait abus, consommées pures ou sous la forme de préparations, qui ne sont contrôlées ni par la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 ni par la Convention sur les substances psychotropes de 1971 mais qui peuvent toutefois représenter une menace de santé publique ». Le terme ‘nouvelles’ ne se réfère pas nécessairement à des inventions inédites – certaines NSP ont été synthétisées pour la première fois il y a 40 ans – mais à des substances qui sont apparues récemment sur le marché et qui n’ont pas été répertoriées dans les conventions ci-dessus.

lundi 18 septembre 2017

Soigner et prendre soin d’autrui : quels enjeux pour l’éducation et la formation ?


Volume 6 numéro 3
Bientôt disponible aux Éditions Champ Social, sur Cairnet sur Érudit
Numéro coordonné par :
Joris Thievenaz (Université Paris VI, Pierre et Marie Curie, Centre de recherche sur la formation du CNAM) et Paul Olry (Université de Bourgogne Franche-Comté, AgroSup Dijon),
Ce numéro thématique propose ainsi d’aborder l’activité de différents acteurs du soin et de l’accompagnement thérapeutique (médecins, aides-soignants, infirmiers, paramédicaux) dans une logique d’intelligibilité de leur action. Une attention particulière est accordée aux réflexions portant sur les dispositifs méthodologiques d’analyse du travail et d’observation (opérationnalisation, innovations, enjeux spécifiques, limite des dispositifs et co-production des connaissances…) ainsi que dans les modalités concrètes de traitements des matériaux de la recherche.

Au « Chasseur français », les petites annonces matrimoniales résistent au 2.0

Depuis plus d’un siècle, des célibataires espèrent trouver l’amour grâce aux annonces matrimoniales du mensuel. Une institution qui perdure à l’heure des sites de rencontres.

M le magazine du Monde  | Par 

Un jour sur deux, Gérard Granier, 71 ans, extrait une feuille de papier de lin de l’armoire de son salon, s’assoit à la table en bois qui sature l’espace de son petit F3 de Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) et écrit. Avec un stylo à bille, il remplit une page, recto verso, de son écriture « moyenne », comme il dit. Gérard écrit à Jeanine, depuis quelque temps déjà : « Je lui raconte mes journées, je me décris, lui dis que je suis un ancien ouvrier à la retraite, seul, et que je n’ai pas envie de mourir seul. »

Le dernier combat d’Anne Bert

Rencontre avec l’écrivaine, atteinte de la maladie de Charcot, qui a médiatisé son choix d’aller mourir prochainement en Belgique

LE MONDE  | Par 

Anne Bert, à Fontcouverte (Charente-Maritime), le 11 septembre.
Anne Bert, à Fontcouverte (Charente-Maritime), le 11 septembre. Theophile TROSSAT pour "Le Monde"

Matinales radio, pleines pages dans les magazines et les journaux nationaux… En ce début d’automne, Anne Bert est partout. Difficile d’ignorer la décision de cette écrivaine de 59 ans d’aller prochainement mourir en Belgique pour mettre un terme à sa descente aux enfers. Atteinte de sclérose latérale amyotrophique (SLA), plus connue sous le nom de « maladie de Charcot », une pathologie neurodégénérative évolutive et incurable qui, petit à petit, la « momifie » et l’« emmure » vivante, elle a choisi de médiatiser sa décision dans l’espoir de faire évoluer la loi française interdisant l’euthanasie et le suicide assisté.

Condamnées pour infanticide, des Sénégalaises racontent

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Des dizaines de femmes sont détenues pour avoir tué leur bébé à la naissance. Leur parole révèle les tourments d’une société écrasée par la peur de la honte.

A la prison de Monrovia, au Liberia, en 2011. Photo d’illustration.
A la prison de Monrovia, au Liberia, en 2011. Photo d’illustration. CRÉDITS : GLENNA GORDON/AFP

Une porte qui se referme aussitôt qu’elle est ouverte. Dans l’enceinte surmontée de fils barbelés de la maison d’arrêt et de correction de Thiès, au Sénégal, la sécurité est de mise. Les gardes surveillent les moindres faits et gestes des visiteurs. Dans cette prison séjournent 40 femmes condamnées ou en détention préventive. Parmi elles, plus de 20 % sont détenues pour infanticide.

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