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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 2 juillet 2016

Gynécologues vs maïeuticienne : une polémique pas très sage !

02/07/2016

!

De mémoire d’observateur du monde médical, on a déjà vu ça. Les gynécologues et les sages-femmes se querellent depuis que les dernières ne sont plus seules au chevet des femmes. « Depuis quatre siècles nos deux professions se chamaillent. Si vous voulez monter nos professions l’une contre l’autre, répétez les erreurs de l’histoire » constate l’auteur sage-femme du blog Carnets d’un passeur. Ce dernier, relisant le communiqué qu’ont fait paraître cette semaine plusieurs instances représentant les gynécologues poursuit sur cette même ligne à propos de l’argument avancé selon lequel de trop grandes compétences attribuées aux sages-femmes pourraient représenter une perte de chance pour les femmes. Il remarque : « J’ai déjà lu ça. C’était dans une gazette de sage-femme de 1908, quand les sages-femmes n’avaient plus le droit de prescrire d’antiseptique. Je l’ai relu en 1974, parce que les sages-femmes n’avaient pas accès aux technologies nouvelles. Je l’ai lu en 1930 au Québec parce que les femmes n’avaient pas accès aux études supérieures. J’ai lu ça des dizaines de fois, des centaines de fois. Je l’ai entendu dans beaucoup de bouches. Des bouches d’hommes, de politiciens, de médecins ».

Vive les vacances !

Ce n’est donc pas la première fois, mais la millième, que sages-femmes et gynécologues se livrent une guerre picrocholine. A l’heure des blogs et de Twitter, la bataille prend cependant une nouvelle saveur et dans ce cadre, les sages-femmes apparaissent mieux défendues (on trouve à cet égard peu de blogs défendant la même que le SYNGOF sur le web). 

vendredi 1 juillet 2016

Le renforcement du rôle des sages-femmes réveille la bataille avec les gynécologues

LE MONDE  | Par Manon Rescan



Une sage-femme discute avec une maman à la maternité du CHU de Bordeaux, en 2009.
Une sage-femme discute avec une maman à la maternité du CHU de Bordeaux, en 2009. JEAN-PIERRE MULLER / AFP

C’est une vieille bataille, dans laquelle certaines organisations de sages-femmes hésitent à s’engager. Mardi 28 juin, six organisations de gynécologues se sont inquiétées, dans un communiqué, de récentes mesures gouvernementales en faveur de la prise en charge des patientes directement par des sages-femmes qui, selon ces médecins, « nuisent à la surveillance médicale des femmes ».

La psychothérapie n'est plus une profession: manifestation devant le cabinet De Block

30 juin 2016 
La Chambre a adopté jeudi soir le projet de loi sur les professions de soins de santé qui limitera à l'avenir la psychothérapie à un type de traitement spécialisé réservé, dans un premier temps, aux psychologues cliniciens, aux orthopédagogues cliniciens et aux médecins ayant suivi une formation complémentaire.
La psychothérapie ne sera plus à l'avenir une profession, mais un acte spécialisé.
La majorité a soutenu le projet de la ministre de la Santé Maggie De Block (Open Vld) alors que le cdH, le PP et les écologistes se sont abstenus, à l'exception d'une élue Ecolo, Muriel Gerkens, et un élu de Groen, Kristof Calvo.
Le PS, le sp.a, le PTB et DéFI ont voté contre.

Entre gynécologues et sages femmes, la guerre n’a pas cessé, c'est sûr !


réalité d’une fin en trompe l’œil.

29/06/2016

Chaque semaine, son nouvel épisode. La semaine dernière, le Syndicat national des gynécologues obstétriciens français (SYNGOF) paraissait déterminer à siffler les arrêts de jeu. Il s’agissait en 
Dans cette nouvelle saison des affrontements un peu plus qu’à fleurets mouchetés entre gynécologues et sages-femmes, tout a commencé avec la publication début juin des décrets élargissant les compétences des sages-femmes leur offrant notamment la possibilité de vacciner l’entourage des femmes enceintes et d’autre part de réaliser des IVG médicamenteuses. Dans ce cadre, les maïeuticiennes sont également autorisées à prescrire des arrêts de travail, détail qui a fait bondir le SYNGOF. Ce dernier s’est en effet fendu d’un communiqué rappelant que les arrêts de travail relèvent de situations pathologiques et égratignant au passage les différences de compétences entre sages-femmes et praticiens. Après une polémique houleuse, alimentée par les déclarations de la secrétaire générale du SYNGOF s’interrogeant sur la possibilité de préférer un jour de congés plutôt qu’un arrêt maladie en cas d’IVG médicamenteuse (au nom de l’accès à l’égalité salariale !), l’organisation était apparue déterminer à mettre fin à la controverse. Se déclarant très satisfait de l’élargissement de l’accès à l’IVG médicamenteuse, il nuançait ses propos initiaux et ceux de sa secrétaire générale.

Coup de gueule de Marina Carrère d'Encausse sur l'IVG médicamenteuse et les IJ

01.07.2016

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La polémique n’en finit pas de rebondir. Il y a 10 jours la secrétaire générale du syndicat des gynécologues (SyngofElisabeth Paganelli remettait en question la possibilité de prescrire un arrêt de travail pour une IVG médicamenteuse sur la page Facebook du syndicat. Sur les réseaux sociaux cette sortie de Mme Paganelli avait suscité de nombreuses réactions négatives d’associations ou d’autres professionnels de santé. Devant la levée de bouclier, le Syngof avait même publié un rectificatif sur sa page, arguant que sa position avait été mal comprise.

Togo 2/2 Vaudou, au bon plaisir des esprits

Sur les docks 

30.06.2016

Lomé, février 2016. Laurent Védrine entre dans le monde du prêtre vaudou Azé Kokovivina, également comédien. Un voyage entre vaudou, sectes évangélistes et diaspora brésilienne.

Au Togo
Au Togo Crédits : Laurent Védrine
Lire la suite et écouter l'émission ...

Chirurgie programmée à l'hôpital : les patients très angoissés plus durs à satisfaire

Marie Foult
| 30.06.2016  

Essonne : la psychiatrie joue sa dernière carte pour rester autonome

|30 juin 2016

Paris, ce jeudi. Le personnel de l’établissement psychiatrique Barthélémy-Durand à Etampes et Sainte-Geneviève-des-Bois a défilé devant le siège de l’agence régionale de santé à Paris pour ne pas intégrer de groupement hospitalier. (DR.)

lls sauront ce vendredi si leurs revendications ont été entendues. Ce jeudi, plusieurs dizaines de membres du personnel de l’établissement public Barthélémy-Durand (réparti sur des sites à Etampes et Sainte-Geneviève-des-Blois entre autres) ont manifesté à Paris devant le siège de l’agence régionale de santé (ARS). Ils espèrent obtenir une dérogation pour ne pas intégrer au 1er juillet le groupement hospitalier de territoire (GHT) Juvisy-Longjumeau-Saclay.

jeudi 30 juin 2016

Santé mentale. Le coup de gueule d'une psychiatre lorientaise

Le Télégramme     22 juin 2016

Le docteur Armelle Guivarch est psychiatre hospitalière depuis 35 ans. Comme certains de ses confrères, elle sera en grève, le 27 juin, pour dénoncer « les risques de démantèlement programmé de la psychiatrie ». Selon elle, le dernier coup en date porté à la psychiatrie concerne la mise en place de groupements hospitaliers de territoire. « À compter du 1e r juillet prochain, les EPSM seront rattachés à des hôpitaux généraux. La ministre Marisol Touraine refuse, malgré nos demandes réitérées, de créer des groupements dédiés à la psychiatrie. C'est le début de la désintégration des secteurs, avec le risque qu'une fois absorbé par l'hôpital général, ce dernier ne vienne puiser à l'hôpital psychiatrique nombre de soignants qui lui font, à lui aussi, cruellement défaut. Mais sait-on que, parfois, pour maîtriser un patient maniaque ou très délirant, il faut jusqu'à huit soignants ».


Psychiatrie : pourquoi l'hôpital de Thuir ne veut pas intégrer de GHT

Guillaume Mollaret
| 29.06.2016
Le Centre hospitalier spécialisé de Thuir (Pyrénées-Orientales) ne veut pas intégrer de groupement hospitalier de territoire (GHT).
Dans une démarche commune avec la direction et les représentants du personnel, les médecins psychiatres de l'établissement public ont écrit à l'ARS Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées leur refus d'intégrer un GHT dont l'établissement support serait le Centre hospitalier de Perpignan, situé à 30 minutes de leurs murs. À ce titre, l'établissement demande un statut dérogatoire. 
Dans un courrier adressé fin mai à l'administration, le Dr Philippe Raynaud, président de CME de l'hôpital de Thuir, émet les plus grands doutes quant aux bénéfices que pourraient tirer les 15 000 malades reçus annuellement dans le seul établissement de santé mentale du département. « Compte tenu des coopérations existantes avec le Centre hospitalier de Perpignan, qui sont fonctionnelles depuis plusieurs années, notamment aux urgences et en psychiatrie de liaison (…) l'adhésion à un GHT constituerait une moins-value avec un risque de marginalisation de la psychiatrie (avec pour conséquence) le risque d'une baisse de l'attractivité et à terme une désertification médicale au détriment du service public hospitalier », écrit-il.

Conférence donnée par Patrick Sadoun à Reims le 10/06/2016 dans le cadre des 15èmes rencontres de la Criée et le 23 juin 2016 aux 4èmes Assises du Médico-social à Paris

On / off – Eros et Thanatos

 Tout dans l'autisme semble pousser au repli sur soi et à l'enfermement. C'est valable aussi bien pour les personnes autistes que pour toutes celles qui les accompagnent, tant parents que professionnels. Pourtant, contrairement aux clichés les plus répandus, le désir de changement et l'intérêt pour l'autre existent aussi chez ces personnes même si des angoisses massives entravent leurs manifestations.  Il s'agit dès lors, pour tous ceux qui refusent le renoncement à la vie et l'enfermement dans une routine mortifère, de soutenir ces ébauches de désir tout en apaisant les terreurs qui les accompagnent.
  Tout cela est bien beau et très facile à dire mais, dans la réalité de tous les jours, chaque pas est si difficile… Tous les parents d’enfants autistes ont dû renoncer à leur ancien mode de vie. Une simple promenade est une source de stress quand votre enfant risque à chaque instant de se faire écraser par une voiture à laquelle il ne prête aucune attention. Les courses au supermarché deviennent une épreuve quand il veut mettre tout ce qui l’attire dans le caddy et s’obstine à sortir par là où il est entré sans passer par les caisses. Le nombre d’amis et de parents qui vous invitent se réduit comme peau de chagrin (c’est bien le cas de le dire) et, finalement, on n’a même plus envie de les rencontrer car leurs préoccupations et leurs centres d’intérêt nous semblent tellement futiles.
 Alors on rétrécit son univers, on ne sort plus le soir, on ne part plus en vacances et on privilégie les parcours connus et sécurisés.
  Pourtant nous avons vite remarqué que notre fils Boris adorait les sorties : quand on lui propose d’aller au restaurant, il s’habille en quelques secondes alors que cela peut prendre des heures quand il n’est pas motivé. Quand il était petit son frère et sa sœur partaient chaque été en colonie de vacances. Il ne parlait presque pas à cette époque, il a commencé vers l’âge de 10 ans et il ne nous était pas même venu à l’idée de le laisser partir, lui aussi, loin de nous. Un jour, alors que son frère et sa sœur venaient de rentrer de colo avec leur sac à dos, nous le vîmes soudain entrer dans le séjour avec un sac. Je lui demandai s’il voulait lui aussi partir en vacances sans Papa et Maman, et à ma grande surprise, il répondit que oui. Très sceptiques, peut-être même un peu effrayés, nous avons reformulé la question de différentes façons et à différents moments mais la réponse était invariablement « oui ». Il fallait nous y résoudre et, l’été suivant, nous l’avons amené dans un centre de vacances adapté. Nous étions très inquiets, persuadés que les moniteurs ne résisteraient pas plus d’une nuit. En visitant le centre nous avons vite constaté que certains semblaient avoir plus de difficultés que notre fils mais, loin de nous rassurer, nous nous disions que ce n’était pas bien pour lui, que les autres ne lui apporteraient rien, qu’au contraire ils allaient le tirer vers le bas, que d’ailleurs ils étaient tous moches, voire effrayants pour certains. Bref nous revivions le traumatisme que nous avions vécu la première fois que nous étions entrés dans un établissement spécialisé et nous n’avions qu’une envie : rebrousser chemin et rentrer bien vite à la maison avec Boris. Mais lui ne paraissait pas du tout perturbé par cet environnement et nous avons donc accepté de prendre le risque de le laisser. En partant j’ai dû m’arrêter sur le bas-côté car j’avais la nausée. Les jours suivants, installés dans un hôtel à proximité, nous avons attendu chaque jour qu’on nous appelle pour venir le chercher. Deux semaines plus tard aucune catastrophe n’était arrivée et la colo s’est bien terminée. Boris avait l’air très content. Depuis cette première expérience de séparation il nous redemande chaque année de partir en colo, il veut regarder les catalogues car il veut chaque été découvrir un nouvel endroit.

GHT ET PSYCHIATRIE : UNE DIZAINE D'ÉTABLISSEMENTS AURAIENT OBTENU UNE DÉROGATION

 27 Juin 2016

Des dérogations à l'appartenance à un groupement hospitalier de territoire (GHT) auraient été obtenues, pour l'heure, par une dizaine d'établissements psychiatriques. Et la création de quatre GHT dédiés à la discipline se profile. Les syndicats de PH et présidents de CME de psychiatrie saluent ces premières ouvertures. 

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Essonne : le département soutient l’indépendance de la psychiatrie

28 juin 2016

Evry, le 15 juin. Guy Crosnier, président du conseil de surveillance de l’établissement public de santé Barthélémy Durand, a fait voter une motion au département. (LP.)
Toute mobilisation est bonne à prendre. Lundi après-midi, le conseiller départemental (LR) Guy Crosnier a fait voter à l’unanimité une motion pour soutenir la demande de dérogation de l’établissement public de santé (EPS) Barthélémy-Durand.


mercredi 29 juin 2016

GHT et Psychiatrie

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Communiqué de presse du 26 juin
La loi Santé promulguée en janvier 2016 institue la création des GHT à compter du 1er juillet 2016.
La CNI s'est opposée à cette nouvelle réorganisation des établissements de santé, sans réelle concertation avec l'ensemble des professionnels.

Appartements de coordination thérapeutique : des infirmiers entre social et médical

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Dans toute la France, les appartements de coordination thérapeutiques permettent de loger des résidents malades et en grande précarité. Entourés d'une équipe qui allie médical et social, ils redeviennent, petit-à-petit, autonomes. Reportage à Paris.  
Instituteur mauritanien de 50 ans, Ahmed est arrivé en France il y a quelques mois, après avoir tenté de recevoir des soins au Sénégal et en Tunisie. Atteint d'une cirrhose du foie, il attendait une greffe urgente et surtout, vitale. Son chemin a croisé celui de l'ACT Paris Est. Il est alors orienté, par un médecin et une assistante sociale, sur les ACT et son dossier est admissible."Vous allez bien, aujourd'hui, Ahmed?"Mathias Sawadogo, 33 ans, est infirmier au sein d'une entreprise sociale qui gère des appartements de coordination thérapeutique (ACT). Ce matin, le trentenaire dynamique et volontiers blagueur, rend visite à l'un des résidents du groupe SOS Santé. Ahmed ouvre la porte et invite Mathias à s'installer dans sa petite cuisine.  

L'hôpital psychiatrique sauve son budget

|28 juin 2016


Neuilly-sur-Marne, mi-avril. La mobilisation des personnels de l’hôpital Ville-Evrard a fini par payer. Leur budget n’est plus fusionné avec ceux d’autres établissements. (LP/S.T.)

La mobilisatioa fini par payer. L'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, situé à Neuilly-sur-Marne, vient de sauvegarder son budget grâce à une dérogation de l'agence régionale de santé (ARS). Le projet de groupement hospitalier de territoire (GHT) prévoyait de le fusionner avec ceux des hôpitaux de Montfermeil, Aulnay et Montreuil. La psychiatrie étant souvent le parent pauvre de la médecine, les salariés avaient peur de subir une baisse importante de moyens, même si l'ARS maintenait que cela ne changerait rien.
Depuis le début de l'année, la mobilisation contre le projet n'avait jamais cessé. Il y a eu des rassemblements en février devant l'ARS, puis le 31 mai devant le ministère de la Santé, à Paris. « Nous avons reçu également beaucoup de soutiens d'élus — de droite comme de gauche — et une pétition en ligne a recueilli plus de 2 000 signatures, ce qui est pas mal pour un domaine mobilisant peu généralement », apprécie Serge Edet, délégué Sud.