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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 21 avril 2023

Royaume-Uni : les infirmiers en colère envisagent un mouvement de grèves jusqu'à Noël

Avec notre correspondante à Londres, Sidoni Gaucher

Publié le : 

Au Royaume-Uni, la colère du personnel infirmier ne tarit pas. Ce week-end, la cheffe du principal syndicat de la profession, le Royal College of Nursing (RCN), a annoncé un nouveau mouvement de grèves qui pourrait durer jusqu'à Noël, à l'approche d'un nouveau durcissement des grèves à la fin du mois, inédit dans le pays. La prochaine grève le 30 avril devrait durer 48 heures et pour la première fois n'épargnera pas les services d'urgence ni les unités de soins intensifs ou de cancérologie.

Le personnel hospitalier va poursuivre la grève, et ne mâche pas ses mots concernant ses conditions de travail.

« Mon travail consiste à régulièrement prendre en charge des corps sans vie, nettoyer de l'urine et des excréments, du sang, du vomi, nettoyer les fesses des patients, énumère un homme. Tout ce que personne ne veut faire. Je le fais 12 heures par jour pour 12-13 livres par jour. »

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LE DESIR D’ENFANT CHEZ LA FEMME ET L’HOMME Par : Paul-Laurent ASSOUN

EPCI 

Le désir d’enfant est un moment de vérité capital de la féminité, dans son rapport à l’objet .

Il s’agira d’en déployer le ressorts pour saisir son rôle dans le devenir-féminin à travers le devenir-mère. Mais il s’agira aussi de cerner le rapport de l’homme au devenir père, qui obéit à une autre logique, ce qui permet de traiter l’implication du masculin et du féminin dans ce contexte. 

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Le naufrage de la psychiatrie | Ces idées qui gouvernent le monde

16 avril 2023 







La psychiatrie sous toutes ses formes, et elles sont nombreuses car on ne réduit pas la santé mentale à un algorithme neuropsychologique, cette psychiatrie donc se porte mal. Les difficultés rencontrées par la psychiatrie sont d'une part les mêmes que celles affectant la médecine : manque de moyens, engorgement des services, fuite vers le privé, rémunérations insuffisantes, perte d'attractivité, asymétries territoriales avec des déserts psychothérapeutiques. 

[...] Émile Malet reçoit :

- Daniel Zagury, psychiatre, expert près de la cour d'appel de Paris

- Franck Bellivier, psychiatre, délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie

- Marie Giacardy, psychiatre, psychanalyste 

- Jean de Kervasdoué, ancien directeur général des hôpitaux, Académie des technologies 


Santé mentale : il existe des formations aux gestes de premiers secours


 


Laure Dasinieres — Édité par Émile Vaizand — 

Que feriez-vous si un collègue vous faisait part d'idées ou d'intentions suicidaires ? Comment réagiriez-vous face à un ami en prise avec une crise d'angoisse ?

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Le droit, la justice et la santé mentale

 LEDEVOIR

17 avril 2023

QUEBEC

Emmanuelle Bernheim

L’autrice est professeure titulaire à la section de droit civil de l’Université d’Ottawa et de la Chaire de recherche du Canada en santé mentale et accès à la justice.

Les dernières semaines ont été chargées en événements et en discussions au sujet de la santé mentale et de la justice, et des voix s’élèvent pour réclamer plus de surveillance des personnes ayant reçu un verdict de non-responsabilité criminelle et des modifications au Code criminel. Mais qu’en est-il vraiment ? Des changements législatifs permettraient-ils d’éviter des drames ?


Si des meurtres ont été commis dans les derniers mois par des personnes libérées sous conditions par la Commission d’examen, il ne faut pas oublier que l’association entre violence et maladie mentale n’est pas démontrée, au contraire, les personnes souffrant de troubles mentaux étant plus souvent victimes qu’autrices de violence.

L’objectif de cette série de textes est de démystifier le droit et les pratiques judiciaires relatifs à la santé mentale pour mettre en perspective le recours aux pratiques coercitives en psychiatrie.


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Dans l’Actu : cauchemars et maladies neurodégénératives

Ryan Syrek 17 mars 2023

 

De nouvelles études ont mis en évidence des liens potentiellement inquiétants entre les cauchemars fréquents et récurrents et la cognition future. Ces résultats, ainsi que des informations récentes sur des stratégies d’intervention, sont à l'origine du sujet clinique de cette semaine.

Cauchemars dans l’enfance et maladie de Parkinson

Des études antérieures avaient établi un lien entre les troubles du sommeil (dont les cauchemars) à l'âge adulte et l'apparition de maladies neurodégénératives. Une analyse récente suggère un lien possible entre ce type de rêves dans l'enfance et les problèmes de santé cognitive. [1]

L’analyse prospective et longitudinale s'est appuyée sur des données de toutes les personnes nées en Grande-Bretagne au cours d'une semaine donnée de 1958. À l'âge de 7 ans (en 1965) et de 11 ans (en 1969), les mères ont été invitées à déclarer si leur enfant avait fait des "mauvais rêves ou des terreurs nocturnes" au cours des trois derniers mois. Parmi 6991 enfants (51% de filles), 78,2% n'avaient fait aucun mauvais rêve, 17,9% ont fait des cauchemars transitoires et 3,8% ont fait des mauvais rêves récurrents. À l'âge de 50 ans (2008), 262 participants avaient développé des troubles cognitifs et 5 d'entre eux avaient reçu un diagnostic de maladie de Parkinson.

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jeudi 20 avril 2023

« En psychiatrie, se priver de molécules ayant des effets bénéfiques est un choix regrettable »

Publié le 17 avril 2023 

TRIBUNE

Tous les traitements ont leur place en psychiatrie dès lors qu’ils font l’objet d’une évaluation scientifique, affirment quarante-deux jeunes psychiatres qui répondent, dans une tribune au « Monde », au rapport du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge, mettant en cause la prescription médicamenteuse chez l’enfant.

Dans son rapport du 7 mars (« Quand les enfants vont mal : comment les aider »), le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) décrit une augmentation de la prescription de psychotropes chez les enfants et les adolescents. Il conviendrait de mettre en miroir ces prescriptions (2,5 % des enfants et adolescents, selon le HCFEA) avec la prévalence très élevée des troubles psychiatriques dans cette population (13 % selon le rapport de la Cour des comptes du 21 mars).

Ce Haut Conseil suggère que cette augmentation de la consommation de psychotropes serait forcément néfaste et affirme qu’il n’y a « pas de preuve d’une étiologie biologique des troubles mentaux » chez les enfants.

Deux personnalités qualifiées au sein du HCFEA, Sébastien Ponnou et Xavier Briffault accusent les tenants de la psychiatrie biologique, qui serait impliquée, selon eux, dans les pires dérives et la « surmédication », avec des résultats thérapeutiques limités. Sans doute les partisans de la différence entre le corps et l’esprit espèrent-ils réactiver le vieux conflit dualiste et opposer psychanalyse et biologie.

En tant que jeunes psychiatres, au fait des avancées majeures de notre discipline, nous nous étonnons de ces prises de position qui sont à rebours des connaissances scientifiques récentes et ne permettent pas d’améliorer les soins proposés aux personnes concernées par les troubles psychiques.

SFD 2023 - Éthique : où se situent les frontières entre médecine, la télésanté et intelligence artificielle ?

Actualités    23 mars 2023

Le numérique a fait de la médecine conventionnelle une médecine augmentée bien réelle. Il implique cependant un certain nombre de questionnements et responsabilités nouvelles pour le prescripteur, qui ont été évoquées dans le cadre du Congrès de la Société Francophone du diabète(SFD, 21-24 mars 2023, Montpellier).

La littérature met parfaitement en lumière l’essor de l’Intelligence Artificielle (IA) dans le champ de la médecine, et plus particulièrement dans le diabète et l’obésité. La puissance de l’IA permet d’ores et déjà d’aider les médecins dans des démarches diagnostiques – de la rétinopathie diabétique par exemple-, pronostiques -AdDiarem dans la prédiction de l’évolution du diabète après chirurgie bariatrique- ou d’ajustement thérapeutique – dans les pompes à insuline. Mais elle peut aider à aller au-delà : car l’obésité est liée à une multitude de paramètres biologiques, cliniques, environnementaux, psychologiques et sociaux qui induisent des phénotypes, des stades de progression et des trajectoires disparates, et une variabilité de réponses thérapeutiques et de parcours de soins. La médecine conventionnelle prend en charge les patients en accord avec la médecine des preuves, qui repose sur des moyennes, et qui est orientée selon le phénotype. L’IA pourrait aider à proposer une médecine véritablement personnalisée grâce à des algorithmes intégrant la multitude des paramètres d’intérêt, notamment ceux des -omics (génome, transcriptome, microbiome…). « On a besoin de cette collaboration avec l’IA,supervisée par une garantie humaineloyale et transparente, a reconnu le Pr Karine Clément (Pitié-Salpêtrière, Paris). Mais il faut que l’on puisse lui faire confiance. Il va être nécessaire que développeurs et médecins aient le même langage, les mêmes enjeux. Il faut un partenariat précoce pour construire ces outils ». Et notamment sélectionner l’objectif de l’algorithme : il sera très différent s’il vise à réduire ou identifier une situation de gravité, ou s’il vise la qualité de vie du patient. « Jusqu’à quel point l’IA décidera de notre santé ? Elle peut nous aider dans certaines situations pour stratifier les patients, aider au pronostic, répondre à des problèmes de désertifications. Elle peut surtout être un outil qui nous aide à retrouver du temps avec nos patients » a -t-elle insisté.

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Les antidépresseurs ont-ils un intérêt réel dans la douleur chronique ?

Agnès Lara   14 mars 2023

À retenir

  • Une revue de la littérature a interrogé l’efficacité de 42 antidépresseurs dans 26 pathologies.
  • Une efficacité des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine/noradrénaline (IRSNa) a été observée pour les douleurs lombaires chroniques, les douleurs post-opératoires, la fibromyalgie et les douleurs neuropathiques, avec un niveau de certitude modéré.
  • Toutes les autres comparaisons à un placebo (n=31) n’ont pas montré d’efficacité ou n’ont pas permis de conclure sur ce critère.
  • Selon les auteurs, « ces résultats incitent à une approche plus nuancée lors de la prescription de ces molécules dans la douleur ».


Nouvelles recommandations américaines sur les troubles du comportement alimentaire

Kelli Whitlock Burton   19 mars 2023

L'American Psychiatric Association (APA) publié une actualisation de ses recommandations pour la prise en charge des troubles du comportement alimentaire (TCA), la première mise à jour en 16 ans.

Ces recommandations actualisées portent principalement sur l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique et comprennent des recommandations pour le dépistage et le traitement.

« Les troubles alimentaires sont souvent méconnus et non traités », a déclaré la Dre Catherine Crone, présidente du groupe de travail, dans un communiqué de l'APA.

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Des mesures en faveur de la santé des professionnels de santé

Serge Cannasse    12 avr. 2023

À l’issue de la conférence « Tous acteurs de la santé des professionnels de santé » (31 mars 2023), Agnès Firmin le Bodo, ministre déléguée en charge de l’Organisation territoriale et des Professions de santé, a posé le constat d’un effort national à accomplir pour améliorer l’état de santé de ces derniers. En effet, un quart d’entre eux signalent qu’ils sont en mauvaise santé. Sont mis en cause le surmenage, la confrontation à la violence, le déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée, l’organisation et les conditions de travail. Sont particulièrement concernés les professionnelles et les étudiants des métiers de la santé.


Les métamorphoses s’exposent à la Cité des sciences

Publié le 15 avril 2023

CHRONIQUE

Florence Rosier

Destinée aux enfants entre 6 et 11 ans, cette sensibilisation aux joies de l’observation scientifique joue sur le don des petits à faire dialoguer la science et l’imaginaire.

Vue de l’exposition « Métamorphoses ».

Une exposition conçue pour sensibiliser les 6 -11 ans aux joies de l’observation scientifique, voilà qui n’est pas si fréquent. Celle qui s’est ouverte, mardi 4 avril, à la Cité des sciences et de l’industrie, entend rallier ce jeune public autour de la question des métamorphoses. Mutations à l’œuvre dans le monde du vivant ou dans la matière ; changements d’humeur ; transformations de l’énergie ; métamorphoses des personnages de contes : autant d’évolutions présentées à cet âge, lui-même soumis à de grandes transformations.

mercredi 19 avril 2023

CLINIQUE DE L’ADOLESCENT


« Adolescence » est un signifiant dont ni Freud ni Lacan ne font usage en tant que concept psychanalytique. Il s’associe volontiers à celui de « crise », dont la forme dessine les contours de notre lien social, héritier du siècle des lumières et du discours de la science. En fonction des époques, l’adolescence a pris des visages différents dans le champ social. Sous les masques sociaux qui la dessinent s’expriment une mutation psychique profonde, celle de la puberté, mutation qui convoque la structure inconsciente de chacun.

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Au CHU de Lille, l'imagerie cérébrale au service des maladies psychiatriques

Mercredi 19 avril 2023

Provenant du podcast

Le Reportage de la Rédaction

Marjorie réalise l'examen d'un malade, grâce à une IRM 3T à Lille. ©Radio France - T.S.

20% de la population souffre de maladies pychiatriques en France, soit plus de 13 millions d'individus, souvent très stigmatisés. Afin d'aider ces patients, les neuroradiologues cherchent, grâce aux IRM, à voir toujours plus finement ce qu'il se passe dans leur cerveau.

Longtemps la société a pensé que les « fous » étaient des individus irrationnels, dont les délires ne pouvaient pas être compris des autres. Le regard, heureusement, sur la maladie mentale a évolué au cours des siècles passés.

Mais ce n’est que depuis les années 1980, qu’on utilise l’imagerie pour décrypter les troubles psychiatriques. Et c’est encore plus récemment, depuis le début du XXIè siècle que l’on peut regarder, grâce à des techniques toujours plus puissantes, comment fonctionne le cerveau et même comment se produisent - par exemple - les hallucinations.

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Pourquoi les Américains meurent de plus en plus jeunes

Par (New York, correspondant)  Publié le 18 avril 2023

L’espérance de vie aux Etats-Unis s’établit à 76,1 ans, au plus bas depuis 1996. Les armes, les accidents de voiture et les overdoses décimant les plus jeunes sont les principales causes de cette situation.

Le cimetière d’Arlington, dans l’Etat de Virginie, le 11 novembre 2021.
Au cimetière de Los Angeles, lors de la célébration de Memorial Day.

Le chiffre est connu, l’espérance de vie américaine est en chute libre depuis plusieurs années et s’établissait à 76,1 ans en 2021, soit le plus bas niveau depuis 1996, selon les données du NCHS (Centre national de statistiques sur la santé) de 2022. Le recul depuis 2019 est de 2,7 ans, du jamais vu depuis le début des années 1920, et le Covid-19 n’explique pas tout.

La psychiatrie au péril du libéralisme autoritaire

 Accueil

Publié le Mercredi 19 avril 2023

La psychiatrie publique était jusqu’à présent une exception dans le système de santé français. Sous le nom de psychiatrie de secteur, elle mettait à la disposition des patientEs un système de soins public et gratuit, permettant d’assurer sur tout le territoire la prévention, l’accueil, les soins et le suivi des patientEs.

Cette prise en charge était permise par la présence d’une même équipe « pluridisciplinaire »1 sur un territoire d’environ 60000 habitantEs, travaillant dans et hors hôpital. Les centres médico-psychologiques (CMP), les équipes de soins à domicile, les hôpitaux de jour implantés dans les villes et les quartiers donnaient la possibilité de pratiquer, dans la proximité, une psychiatrie « ouverte » en lien avec la cité (familles, médecins, travailleurEs sociaux, éluEs, associations). L’hospitalisation dans le service d’un centre hospitalier n’était, dans ces conditions, qu’une modalité de soin possible pour un temps limité.

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mardi 18 avril 2023

Présomption de culpabilité des professionnels de santé en cas de fraude détectée ?

21/04/2023

Selon les syndicats de kinésithérapeutes, d’infirmiers libéraux et de médecins, le plan de lutte contre la fraude sociale, qui sera bientôt présenté par le ministre des Comptes publics, pourrait contenir une mesure autorisant la suspension automatique de la prise en charge des cotisations sociales d’un professionnel libéral par la CPAM dès qu’une fraude est identifiée, et ce sans attendre les résultats de la procédure judiciaire.


Vidéo : tout savoir sur le Master en Sciences Infirmières !

LIEGE université

Medecine

20 avril 2023

BELGIQUE

Une formation conjointe au coeur des enjeux du secteur


Le Master en Sciences Infirmières en images

Vous êtes passionné·e par les soins infirmiers et vous sentez que vous pouvez aller plus loin dans votre profession ? Apprenez-en plus sur le métier d' "infirmier de pratique avancée", sur l'organisation de la formation et ses nombreux avantages (stage, enseignement à distance, expérience à l'étranger...) !

Au sein du Pôle Liège-Luxembourg, cette formation est organisée conjointement par quatre partenaires - ULiège, HELMo, HEPL et HERS - et aboutit à une co-diplomation. L’excellence clinique conjuguée à l’expertise de ces partenaires variés et complémentaires confère aux futur.e.s diplômé.e.s le profil attendu par le secteur des professionnel.le.s de la santé.

Le Master en Sciences Infirmières (MSI) offre une réponse concrète à une demande appuyée du secteur, à un besoin socioéconomique avéré et à un enjeu sociétal.



Nicolas Philibert, filmer une psychiatrie à visage humain

Lundi 17 avril 2023

Nicolas Philibert lors de sa remise du prix de l'Ours d'or à la 73ème édition du festival de Berlin, le 25 février 2023. ©AFP - JOHN MACDOUGALL

Le documentaire "Sur l'Adamant" du Français Nicolas Philibert a remporté l'Ours d'or de la 73e édition du festival de Berlin. Le réalisateur nous montre les patients et le personnel soignant d'un centre de jour où l'on pratique une psychiatrie à visage humain. 


Avec

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A bord de « L’Adamant », à Paris, un certain regard sur la psychiatrie

Par    Publié le 17 avril 2023

C’est jour de grève des transports, ce 23 mars, mais il en faut plus pour empêcher les habitués de L’Adamant de rejoindre cette péniche en bois sombre, amarrée depuis l’été 2010 au port de la Râpée, à Paris, au pied du pont Charles-de-Gaulle, sur la rive droite de la Seine. De l’extérieur, L’Adamant est un grand ­rectangle percé de multiples fenêtres surplombées de volets de bois. La grille est ouverte et on y entre sans avoir à montrer patte blanche. Il arrive même que des touristes, déambulant sur les quais, franchissent la passerelle, prenant l’embarcation pour une buvette.

Mais qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il y ait grève, chaque jour une quarantaine de patients passe quelques heures ou la journée entière dans ce centre de jour du Pôle Paris Centre, à la fois hôpital de jour et centre d’accueil thérapeutique à temps partiel. En janvier 2022, deux cents patients adultes étaient inscrits à L’Adamant.

Cette équipe accompagne les prisonniers souffrant de troubles psychiatriques sévères lors de leur sortie

Publié le 

L'hôpital psychiatrique Gérard Marchant, à Toulouse, vient d'inaugurer son unité EMOT. Depuis un an, une équipe mobile accompagne des détenus souffrant de troubles psychiatriques sévères au moment de leur libération. Les semaines qui suivent leur sortie de prison constituent une période critique où les risques de mortalité sont majeurs. 

Après la prison, ses barreaux et ses murs, le vertige. Pour les anciens détenus, la période qui suit la libération est synonyme de grande vulnérabilité, avec un risque plus important de mortalité. Et c'est encore plus vrai lorsqu'ils souffrent d'une maladie psychiatrique. 


Comment ça va, la santé mentale ?

Lundi 10 avril 2023

Et vous, comment va votre santé mentale ? ©Getty - CSA-Printstock

Provenant du podcast

Sans oser le demander

Discutée, médiatisée, questionnée, la santé mentale reste un concept récent. Comment est-on passé de la maladie à la santé mentale ? Comment ce modèle est-il né et avec quelles implications ? Responsabilité individuelle et collective, on retrace l’histoire et les effets de ce concept.


Avec



Violence: une professeure crainte une stigmatisation des maladies mentales


MONTRÉAL — Emmanuelle Bernheim, titulaire d’une chaire de recherche du Canada, craint que les récentes tragédies ayant frappé le Québec stigmatisent les gens souffrant de maladie mentale.

Par exemple, la sergente Maureen Breau de la Sûreté du Québec a été poignardée le 27 mars lors d’une intervention par un homme qui aurait éprouvé des problèmes de santé mentale. Cet individu, qui a été abattu par la police, avait été déclaré non criminellement responsable au moins cinq fois pour des infractions passées.

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