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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 17 juillet 2020

La très grande souffrance de la psychiatrie française

Par   Publié le 17 juillet 2020






La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu. Alors que les plus pessimistes, aux premiers jours du confinement instauré pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, prévoyaient une prise en charge ingérable des malades psychiatriques, la mobilisation des professionnels a permis de limiter les dégâts. De fait, les établissements psychiatriques ont réorganisé leurs services et le circuit des admissions de telle sorte que l’épidémie de Covid est restée contrôlable, et aucun « tri de patients » n’a été nécessaire pour cause d’indisponibilité de lits. Mais le pire reste sans doute à venir.
Ruptures de soins durant le confinement (10 % des malades auraient été perdus de vue), isolement social accru, discours alarmiste sur la crise sociale à venir : l’effet boomerang que redoutent les professionnels de santé commence déjà à se faire sentir.

Bruno Falissard : « Les jeunes psychiatres doivent avoir une pensée neurobiologie ET une pensée du sens et de la société »

Propos recueillis par Catherine Vincent Publié le 17 juillet 2020

Entretien. Bruno Falissard est pédopsychiatre, directeur de recherche Inserm à la Maison des adolescents de Cochin (AP-HP). Il vient de publier Soigner la souffrance psychique des enfants (O.Jacob, 224 p., 19,90 euros).

Comment les enfants que vous suivez en consultation ont-ils vécu les contraintes du confinement ?

Des hyperactifs coincés dans 40 m² avec leurs parents, des autistes dont le rituel consiste à se rendre en hôpital de jour et qui, du jour au lendemain, doivent rester chez eux : pour ces enfants-là, les pédopsychiatres ont immédiatement pensé que le confinement allait être une catastrophe. Or, globalement, c’est le contraire que l’on a observé : ils allaient bien, voire parfois mieux que d’habitude. Pourquoi ? Parce que pour un enfant hyperactif, ou pour un enfant autiste lorsqu’il est scolarisé, ce qui est dur, c’est l’école ! C’est de passer sa journée dans un lieu où il est considéré comme différent, et décalé en permanence. Le confinement a été l’occasion de le vérifier : le problème de nos patients provient en partie des normes imposées par la société.

Impact de la crise du Covid sur l’éthique médicale : résultats d’enquête

Medscape Logo
Véronique Duqueroy | 23 juin 2020

Traitements prescrits hors AMM, pénuries de masques, saturation des lits de réa, directives contradictoires… : les médecins français ont été confrontés à des enjeux éthiques inédits durant la crise sanitaire du Covid-19. Dans le cadre de notre série d’enquêtes sur l’éthique médicale en France, nous avons également invité les médecins inscrits sur Medscape édition française à répondre à un sondage en ligne entre le 16 avril et le 19 mai 2020. Nous avons reçu les témoignages de 470 praticiens et analysé les données de 336 médecins exerçant en France métropolitaine (80% de médecins spécialistes, 20% de généralistes).

Un peu plus de la moitié des médecins français interrogés dans notre sondage ont dispensé des soins de première ligne à des patients atteints de Covid-19. C’était le cas pour 65% des médecins généralistes.

IVG : Des députés demandent l'allongement des délais et la suppression de la clause de conscience

PAR 
CAMILLE ROUX
PUBLIÉ LE 17/07/2020



Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Crédit photo : VOISIN/PHANIE

Des députés de divers bords, dont certains issus de la majorité LREM et MoDem, ont présenté jeudi une proposition de loi transpartisane visant à améliorer l'effectivité du droit à l'avortement, la crise du Covid-19 ayant mis en exergue sa « fragilité » selon eux.
Emmenés par l'ex-"marcheuse" Albane Gaillot, désormais membre du groupe "Écologie Démocratie Solidarité" (EDS), une quarantaine d'élus, issus de 8 des 10 groupes politiques représentés à l'Assemblée, sont signataires de la proposition de loi.

Trou de la Sécu et 5e branche : nouveau vote de l'Assemblée

PUBLIÉ LE 17/07/2020




Crédit photo : Phanie

L'Assemblée a adopté jeudi 17 juillet en deuxième lecture un texte qui creuse fortement le trou de la Sécu après le coronavirus et amorce une cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée à la perte d'autonomie, même si l'opposition critique un « simple effet d'annonce ».
Ces deux projets de loi, organique et ordinaire, sur la dette sociale et l'autonomie sont attendus au Sénat mercredi prochain, après un désaccord entre les deux chambres à l'issue de la première lecture.
Les deux textes portent des enjeux majeurs comme l'ajout de 136 milliards d'euros de dettes au trou de la Sécu, que les Français rembourseront ainsi jusqu'en 2033, soit neuf années de plus que prévu.

Eliane Viennot : «On aimerait tant croire que les révolutionnaires n’étaient pas sexistes»

Par Guillaume Lecaplain — 
'Allégorie de la déclaration des droits de l’Homme' de Jean-Baptiste Regnault
(1754-1829).
"Allégorie de la déclaration des droits de l’Homme" de Jean-Baptiste Regnault (1754-1829). Photo De Agostini. Leemage

L’historienne conteste l’apparente neutralité du terme «homme» pour désigner l’humanité. Pour elle, les droits de l’homme doivent devenir les droits humains.

Les femmes sont-elles comprises dans «les droits de l’Homme» ? Non, répond Eliane Viennot dans Droits humains pour tou·te·s, un ouvrage collectif dirigé par Géraldine Franck. L’historienne de la littérature y prend appui sur l’étymologie pour démontrer pourquoi, selon elle, l’inclusion des femmes dans le mot «homme», même avec une majuscule, serait trompeuse.
D’abord, les hommes ont des droits ; et puis, quelques décennies et des luttes plus tard, on ouvre ces droits aux femmes et on ajoute aux textes : au fait, les femmes bénéficient des mêmes.
Voilà comment déclarations et Constitutions se seraient écrites en France depuis la fin du XVIIIe siècle, résume Viennot. Elle plaide pour transformer, comme cela se fait dans les autres langues, les «droits de l’Homme» par les «droits humains».

Confinement-déconfinement : le témoignage de Julie, addict à l'alcool

Fichier:France3 provence-alpes.png — Wikipédia

Publié le 18/07/2020

Le nombre de patients en psychiatrie est en augmentation. Résultat du confinement, et pour certains de la rupture des soins. Julie, addict à l'alcool, témoigne du double isolement auquel elle a dû faire face, pour ne pas couler.

Julie témoigne de son état avant et après le confinement
Julie témoigne de son état avant et après le confinement • © Photo FTV


Avec une voix mal affirmée, guidée par son médecin psychiatre, Julie se confie, posément.
Cette patiente atteinte d'addiction, est suivie depuis un an. Elle a pu reprendre ses consultations après trois mois extrêmement difficiles.

Elle témoigne de son expérience vécue durant le confinement "comme un enfer".


[...] "Je me suis retrouvée enfermée à la maison, sans pouvoir sortir. Je suis restée enfermée deux mois", exprime-t-elle.

"Le plus dur pendant le confinement, ça a été de ne voir personne. J'avais besoin d'aller à l'hôpital, j'avais besoin de soins. Le problème, c’est qu’avec le confinement je me suis isolée encore plus sans m'en rendre compte. C'est déjà le problème avec les addictions, on se referme beaucoup.
C’est devenu l’isolement de soi-même quelque part".

Confinée dans son appartement, Julie garde un oeil sur la télévision, et absorbe les nouvelles comme elle le peut.

"Avec les soucis que j'avais, tout s'est amplifié. J'avais peur pour mes proches, mon fils est cardiaque. Je me suis effondrée. En fait, j'ai totalement craqué. Je n'étais pas bien du tout, j'étais désespérée, j'ai cru que j'allais passer à l'acte".

Le service hospitalier qui suit Julie, ferme durant le confinement. Mais le contact avec les patients se maintient par des appels téléphoniques.



Le rattachement de la Miviludes au ministère de l’Intérieur inquiète des acteurs de santé

PAR 
AMANDINE LE BLANC -  
PUBLIÉ LE 18/07/2020

Depuis octobre dernier, on savait que la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) devait disparaître dans sa configuration actuelle pour être rattachée au ministère de l’Intérieur. C’est désormais officiel, d’après un décret présenté mercredi en Conseil des ministres, la Miviludes, auparavant directement sous la tutelle du Premier ministre, sera à présent placée sous l’autorité du Secrétaire général du comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR).

jeudi 16 juillet 2020

Grandmas Project

Grandmas Project - Home | Facebook

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Grandmas Project est une web-série collaborative partageant les recettes et récits de grands-mères du monde entier, filmées par leurs petits-enfants. Sur ce site vous pourrez regarder des films, découvrir des recettes, partager l’histoire de votre grand-mère et bien plus encore.


93 : immersion aux urgences psychiatriques

24 mai 2020

93 : immersion aux urgences psychiatriques - YouTube

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Urgences Psychiatriques (1/2) - Reportage

25 mai 2018

Urgences Psychiatriques (1/2) - Reportage - YouTube


A trente-trois ans, Patrick est schizophrène. Il en est déjà à sa sixième hospitalisation. En période de crise, il est capable de comportements très violents. Magali, 22 ans, souffre d'hallucinations visuelles et auditives. La jeune femme vit dans l'angoisse et craint le contact avec les autres. Elle a dû arrêter l'école en classe de troisième. Son quotidien se compose d'une multitude de rituels destinés à la rassurer.





« Les avantages du Dossier médical personnel seraient immenses à la fois pour la santé des Français et pour leur économie »

Eviter les gaspillages et adapter les prises en charge à chacun : pendant la pandémie de Covid 19 l’utilité du dossier médical personnel (DMP) aurait été évidente relèvent dans une tribune au « Monde » les professeurs en cardiologie Isaac Azancot et Patrick Henry appelant à tirer les leçons de ses dysfonctionnements

Mort de Zizi Jeanmaire, artiste aux confins de la danse classique et du music-hall

"Croqueuse de diamants" au rire mémorable, la danseuse Zizi Jeanmaire est morte à l'âge de 96 ans. Après sa formation classique, elle aura marqué les esprits au carrefour des genres chorégraphiques et des esthétiques, dans un pas de deux créatif avec Roland Petit.
Zizi Jeanmaire en 2000
Zizi Jeanmaire en 2000 Crédits : Eric Robert/Sygma/Sygma via Getty Images - Getty
On a appris ce vendredi la disparition d'une grande danseuse formée à l'Opéra de Paris, vedette ensuite d'innombrables spectacles après guerre dans presque tous les genres, music-hall, ballets, théâtre, chanson... Zizi Jeanmaire, qui aura marqué la culture populaire avec son célèbre "truc en plume", un numéro de cabaret de 1961, est morte ce 17 juillet à l'âge de 96 ans.
Ballerine... Chanteuse de music-hall... La vie artistique de Zizi Jeanmaire (qui avait pour véritable prénom Renée) est étroitement liée à celle du grand chorégraphe, Roland Petit.
Dès l'enfance, en 1933, alors qu'elle n'a que 9 ans, Zizi Jeanmaire entre à l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris, comme Roland Petit.. Le même jour, à la même heure, affirme-t-elle. Et ils quittent la Maison, la même année, également, en 1944...
Zizi Jeanmaire disait avoir une admiration profonde pour Roland Petit et n'avoir qu'une envie. Le séduire.
Elle y parvient en 1948, aux Ballets de Paris qu'il vient de fonder au théâtre Marigny et dont elle devient la danseuse étoile. Puis en incarnant Carmen, l'année suivante...
Un jour, a-t-elle raconté à France Culture, Roland est arrivé à la répétition et m'a dit : "J'en ai assez de te voir avec tes boucles, les cheveux longs. Je veux une Carmen androgyne, je vais te faire couper les cheveux". Zizi Jeanmaire ne les laissera plus pousser, après que le ballet lui a révélé sa "puissance de charme" et de "dramaturgie" qu'elle pouvait enfin donner sur scène. Ce ballet de Carmen va se jouer dans le monde entier et notamment à New York, 7 mois durant...