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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 15 novembre 2014

Dans l'ambulance (1)

Avec des ambulanciers psychiatriques (19’12’’)
« Tu entends toutes ces sirènes »
Pour prolonger sa série « Psychoses » sur l'ordinaire de la folie, Claire Hauter fait entendre le quotidien de deux ambulanciers spécialisés en psychiatrie. Interventions d'urgence, placements d'office, trois épisodes sans commentaires où la tension du réel touche à la poésie pure.  

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vendredi 14 novembre 2014

Un collège métamorphosé par l’abandon des notes

LE MONDE | Par 
Au collège de Vic Fezensac, Lara Massartic professeur de français en 3e rencontrera la ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem pour lui présenter l'expérience de notation non chiffrée.
Le vendredi est jour du marché à Vic-Fezensac. Une aubaine pour la ministre de l’éducation nationale, qui a choisi le gros bourg gersois pour commencer à faire ses provisions de bonnes pratiques pédagogiques. Najat Vallaud-Belkacem, qui va multiplier les visites d’écoles et de collèges adeptes de l’évaluation bienveillante, commence, le 14 novembre, par ce collège fer de lance de l’évaluation sans notes. Ce choix surprend le monde de l’éducation : si la réflexion sur des systèmes d’évaluation qui ne « cassent » pas les élèves est assez partagée, l’abolition pure et simple des notes est loin de faire consensus.
Il a beau s’appeler Gabriel-Séailles, à Vic-Fezensac on l’appelle « le collège ». L’ambiance y est familiale entre les 270 élèves et leurs 24 enseignants. Ici, l’anonymat n’existe pas, ce qui rend difficiles les carrières de cancre. « Tu vas pas y croire », lance Christel Thiriet, enseignante d’histoire-géographie, à l’attention de Lara Massartic, sa collègue de français : « Kevin a réussi deux évaluations successives… » Du haut de ses 11 ans, le gamin (son prénom a été modifié) a décroché des études dès son arrivée en 6e, en septembre. Mme Massartic lui a proposé d’oublier ce premier mois catastrophique et de repartir de zéro. « Avec la cadence des évaluations, les efforts paient très vite. De quoi remotiver. »
C’est pour des enfants comme Kevin que des enseignants, arrivés là au hasard des mutations, ont décidé, un jour de 2008, de changer de mode d’évaluation. « On en avait assez des élèves perdus pour les études dès le premier trimestre de 6e, désespérés de leurs notes. On a décidé, il y a six ans, de noter par compétences une classe de 6e tirée au sort », raconte le conseille principal d’éducation, Francis Fantoni. « L’année suivante, l’expérimentation a été reconduite avec la même classe, mais en 5ecette fois. Aujourd’hui, tout le collège est sans notes », ajoute-t-il.

DIEU SANS BAGUETTE MAGIQUE

Le blog de Jean-Paul Jouary 13 Novembre 2014





Il est des nouvelles qui risquent de passer inaperçues sous le flot tapageur des événements médiatisés et qui pourtant ne laisseront de traces dans aucun livre d'histoire, et d'autres qui, sauf si bien sûr tout est fait pour que nul ne puisse les réfléchir, sont de nature a engendrer des effets profonds et durables.

Ainsi, le Pape François vient-il il y a quelques jours de prononcer devant l'Académie pontificale des sciences une intervention dans laquelle il reconnaît la compatibilité entre la foi et deux pans importants des sciences contemporaines : le « big bang » (terme absurde collé depuis des décennies à une série de découvertes physiques sur la formation et l'expansion de l'Univers actuel), et la théorie de l'évolution des espèces (irréversiblement fondée par Darwin en 1859, et profondément renouvelée et approfondie depuis). Bien sûr, la chose n'est pas radicalement nouvelle du côté de l’Église catholique, moins obstinément et irrationnellement attachée au créationnisme que les évangélistes américains ou les protestants anglo-saxons en général. Paul VI avait vu dans le « big bang » l'acte créateur de Dieu, et plusieurs papes successifs avaient admis le phénomène évolutif en tant que réalisation d'un projet divin, ce qui est connu aujourd'hui sous le terme de « dessein intelligent ». Du coup, le journal Le Figaro n'a rien vu de neuf dans le récent discours du Pape, tandis que des sites islamistes y voient au contraire une véritable braderie décadente des religions du Livre.

En réalité, lorsqu'on observe les termes précis de l'intervention du Pape François, il est évident que celle-ci représente une véritable révolution des rapports entre la doctrine officielle de l’Église catholique et le mouvement des sciences. Pour le comprendre, il faut revenir en arrière.


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Tourcoing: les unités tourquennoises de psychiatrie ont prouvé leur utilité

Christian Vincent 14/11/2014

Sept ans qu’elles sont ouvertes sur le terrain de l’hôpital Dron. Les UTP, unités tourquennoises de psychiatrie, répondent à un réel besoin de la population du secteur de Tourcoing, pour laquelle il n’est plus indispensable d’aller à Armentières. Rencontre avec le Dr Thévenon.

Visite des lieux avec le D
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Thévenon, qui co-anime la structure avec le D
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Lalaux.
La psychiatrie a bien évolué au fil des ans. L’hospitalisation de longue durée n’est plus la norme. Ainsi, à Tourcoing, seuls 10 % des patients suivis nécessitent une hospitalisation. Les UTP ne sont pas destinées à traiter tous les troubles psychiatriques. « Ici, on ne s’occupe que de ce qu’on peut guérir ou améliorer la vie » pas des troubles irréversibles, genre Alzheimer, explique le Dr Thévenon qui co-anime la structure avec le Dr Lalaux.
Ce qui a permis de faire avancer les choses a été la création de l’unité CIAC. Ce sont des hospitalisations de très courte durée, allant de 0 à 72 heures. Les patients arrivent souvent aux urgences dans une situation de crise. « Mon mari m’a quittée, je vais me tuer. » Là, il y a vraiment urgence et c’est assez fréquent. Huit lits sont consacrés au CIAC. Dans toutes les chambres, tout est fait pour minimiser au maximum les risques de suicides. Pas de prise possible où accrocher une corde. Le chauffage est même intégré au plafond, le tout à plat. Pas de tuyaux de douche. « C’est au point qu’un patient suicidaire, un jour, m’a demandé à sortir car il m’a dit : Je veux me suicider, mais là j’y arrive pas. » Il faut quand même savoir que 5 % des suicides en France se font en milieu hospitalier !


Suicide chez les agriculteurs de la Nièvre : un nouveau service d'écoute pour les soutenir

14/11/14
Face au mal-être et au suicide des agriculteurs, la Mutualité sociale agricole met en place un service d’écoute. Mais dans la Nièvre, on ne connaît pas l’ampleur de la détresse.
Le sujet est tabou. Tellement tabou qu’aucun organisme n’est en mesure de donner un chiffre permettant de mesurer l’ampleur du phénomène localement. Pourtant, à entendre les syndicats agricoles, mal-être et suicide existent chez les agriculteurs.
À tel point que la Mutualité sociale agricole (MSA), organisme de sécurité sociale agricole, vient de lancer un numéro de téléphone accessible vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour les agriculteurs en situation de mal-être, de solitude et/ou ayant des idées suicidaires (voir le numéro en fin d’article).
Aucun chiffre sur le nombre de suicides
Pour la MSA, il s’agit de répondre à un besoin. Pourtant, aucun chiffre sur le nombre de suicides chaque année dans la Nièvre. La MSA ne recense que le nombre d’agriculteurs détectés par sa cellule de prévention au niveau régional : un peu plus de huit cents en 2013.
Selon une étude de l’Institut national de veille sanitaire (InVS), entre 2007 et 2009, le suicide était la troisième cause de mortalité (15 % des décès) chez les hommes agriculteurs après le cancer et les problèmes cardio-vasculaires.

18 et 19 novembre 2014 : 4èmes journées Cinéma et Psychiatrie du Vinatier

 Publié le 

Pour sa 4ème édition les journées Cinéma et Psychiatrie du Vinatier vous invitent à un voyage au-delà de nos frontières vers « Les psychiatries d’ailleurs » à travers des films documentaires ou de fiction provenant d’Afrique, d’Asie, d’Europe ou d’Amériques.








jeudi 13 novembre 2014

L’inexorable croissance carcérale

LE MONDE | Par 
Infographie "Le Monde".
Ce n’est pas une surprise, mais la population détenue a augmenté à une vitesse vertigineuse : 37 000 personnes en 1980, 67 000 en 2014 ; et la hausse s’accélère, avec une augmentation du nombre de prisonniers de 38 % depuis 2002. Les bons esprits répondent à raison que la population a augmenté, à tort que la délinquance a explosé. Elle a certes changé de visage, mais la répression n’a jamais été aussi sévère : le taux de détenus était en 2004 de 95 pour 100 000, il est aujourd’hui de 102, et « il faut remonter au XIXe siècle pour trouver des taux de détention plus élevés », relèvent les démographes Florence de Bruyn et Annie Kensey dans le dernier et très complet numéro des Cahiers d’études pénitentiaires et criminologiques. Ce qui donne une idée assez nette du supposé laxisme des juges.

Des malades mentaux derrière les barreaux

13/11/2014







Dans les années 1840, explique l’éditorialiste de The American Journal of Psychiatry, la militante américaine Dorothea Dix[1] dénonça le « sort inadmissible » réservé aux prisonniers (aux États-Unis) et exhorta notamment les autorités à construire des hôpitaux pour les personnes incarcérées avec des troubles psychiatriques. Une quarantaine d’années plus tard, les États-Unis disposaient de 75 hôpitaux psychiatriques, et on estimait alors que « moins de 1 % » des détenus souffraient d’une maladie mentale. Dans les décennies suivantes, il était « largement admis » que les malades mentaux devaient relever du secteur hospitalier, plutôt que de l’univers carcéral. Mais ensuite, patatras, « tout s’est défait » : en 1955, la psychiatrie publique aux États-Unis pouvait compter environ sur 560 000 lits, et aujourd’hui, près de soixante ans plus tard, ce nombre est tombé à 35 000 (soit seize fois moins), alors que les troubles mentaux n’ont pas diminué dans la même proportion, bien au contraire !

Prémontré : les hospitaliers au bord de la crise de nerfs [VIDEO]

Par ERIC JONNEAU 13/11/2014

Pour la première fois, syndiqués et médecins ont fait cause commune ce jeudi matin pour dénoncer l’état de délabrement des services hospitaliers psychiatriques dans l’Aisne. Réunis à Prémontré, ils promettent des manifestations le jeudi 20 novembre. Le Dr Yves Kaufmant dénonce ici devant ses collègues soignants « une politique de démolition systématique de la psychiatrie ».










C’est un événement dans l’histoire de la psychiatrie. « Cela fait 28 ans que je suis ici, c’est la première fois que je vois les médecins appeler les syndicats de soignants à les rejoindre », explique Jean-Luc Durand, représentant du syndicat UNSA à Prémontré, où se trouve le centre névralgique du dispositif psychiatrique du département de l’Aisne.

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Enquête pénibilité à l’hôpital : plus de 4 000 PH ont répondu, 43 % se déclarent exposés

13/11/2014

Les cinq intersyndicales de praticiens hospitaliers viennent de rendre public une enquête d’envergure sur la pénibilité de leur travail à l’hôpital.
L’objectif de ce travail de fourmi, auquel ont contribué 4 038 PH (1) le mois dernier, est double : établir un diagnostic des spécialités exposées à des facteurs de pénibilité (à l’heure où le gouvernement met en place un compte pénibilité pour les salariés du privé) et alerter les pouvoirs publics sur la réalité du terrain.
Depuis plusieurs mois en effet, les cinq intersyndicats de praticiens militent pour que les PH aient accès au compte personnel de prévention de la pénibilité, mesure phare de la réforme des retraites. En vain.

Jeune et parano

04/11/2014







Le jeune rappeur français Julien Marie (alias Jul) est révélé en 2014 avec le titre Dans Ma Paranoïa. Mais cette pathologie concerne classiquement la psychiatrie de l’adulte. Pour une équipe britannique, toutefois, cette problématique de « suspicion excessive à l’égard d’autrui » serait «beaucoup plus fréquente qu’on ne le croyait auparavant » et nos connaissances sur la paranoïa chez l’adulte devraient être actualisées pour la pédopsychiatrie et pour d’autres cultures. C’est l’objectif d’une étude menée parallèlement au Royaume-Uni (1 086 participants) et à Hong Kong, en Chine (1 412 participants) chez des jeunes de 8 à 14 ans auxquels on a demandé de remplir un questionnaire évaluant l’anxiété, l’estime de soi, l’agressivité, les traits de « dureté et d’indifférence » (callous–unemotional traits), et un questionnaire plus spécifique explorant le thème de la méfiance.

Fin de vie : les points qui font consensus... et les autres

Ce document constitue le rapport du Comité Consultatif National d’Ethique qui rend compte du débat public concernant la fin de vie, débat public initié il y a plus de deux ans, avec la mise en place en juillet 2012, par le Président de la République, de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France présidée par Didier Sicard.

"LA SANTÉ MENTALE DANS TOUS SES ÉTATS : ÉVALUER POUR MIEUX INTERVENIR"

Santé Mentale.fr

VISIONNEZ LA CONFÉRENCE "LA SANTÉ MENTALE DANS TOUS SES ÉTATS : ÉVALUER POUR MIEUX INTERVENIR"


Visionnez les conférences du Symposium en santé mentale au Québec : évaluer pour mieux intervenir

Le 4 novembre 2014, le congrès annuel de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a consacré un symposium à la santé mentale sur le thème : « La santé mentale dans tous ses états : évaluer pour mieux intervenir. »
La vidéo de ces conférences et leurs supports sont disponibles sur le site 
:

Les médecins pourront signer d’une croix

Sur le blog de Luc Perino  14.11.2014

Payer les médecins pour faire un diagnostic est un concept assez original, sinon fantaisiste, qui ne pouvait jaillir que d’un cerveau britannique. Le ministère de la Santé anglais vient d’émettre le projet de verser 55 livres (70 €) aux médecins à chaque nouveau diagnostic d’Alzheimer ou de démence quelconque, provoquant une réaction très négative des praticiens d’outre-Manche. Mais qu’ont-ils donc ces médecins qui refusent de l’argent facile ? Peut-être se sont-ils simplement rendus compte que 70 €, même multipliés par cent ou deux cents diagnostics incertains, ne pourront jamais suffire à assurer leur formation à une bonne connaissance de la pré-démence !


Paimbœuf Le licenciement de l'infirmier "misogyne" n'était pas illégal

13/11/2014


La cour administrative d’appel de Nantes a débouté un ancien infirmier de nuit du site de Paimbœuf, qui réclamait 75.000€ à l’hôpital intercommunal du Pays de Retz après son licenciement pour motif disciplinaire en août 2010.
Cet homme, qui était alors à quatorze mois de la retraite, avait été sanctionné en raison de son “harcèlement moral” sur des aides-soignantes, dont deux avaient dû être mises en arrêt-maladie. Il lui était également reproché de bloquer les portes des patients susceptibles de déambuler dans les couloirs, et d’avoir tenu des “propos déplacés et humiliants à l’égard des patients âgés”, selon le rapporteur public.

“Des propos blessants”

L’ancien infirmier -qui était à ce poste depuis 1982 et qui avait reçu par le passé la médaille du travail pour ses trente-six années de carrière- ne contestait pas les faits, mais estime que sa sanction était “disproportionnée”. La cour administrative d’appel ne l’a pas suivi :
Il ressort des pièces du dossier (…) que le comportement du requérant se caractérisait par des propos volontairement blessants et misogynes, une attitude agressive et le dénigrement constant du travail des agents de nuit, plus particulièrement de celui des aides-soignantes chargées de la toilette et des soins des personnes âgées.

Une enfance sous surveillance

Le Monde Pixels 12-11-14

Les dispositifs permettant de suivre ses enfants à la trace sont à la mode. Non sans poser de lourdes questions pédagogiques, éthiques et juridiques.
Les parents balisent. Des applications permettaient déjà de scruter, depuis son téléphone portable, celui de ses  enfants. Les objets physiques se multiplient désormais pour les suivre à la trace, sous la forme d’un innocent porte-clef ourson à géolocalisation, d’un manteau connecté lancé par Gemo ou d’un bracelet électronique.
Comment ne pas faire le rapprochement avec le bracelet qui permet aux prisonniers de ne pas être enfermés derrière des barreaux ? Pucer un enfant permet-il de le sortir de l’emprise de parents devenus des geôliers surprotecteurs, comme le souligne Nadia Daam sur Slate ? En le laissant quelques mètres sans une main dans la sienne, mais avec un fil à la patte.

Des ateliers de « valorisation parentale » pour éviter la maltraitance

29/10/14 

Par petits groupes, les parents vivant une séparation très conflictuelle vont tenter de « baisser les armes » pour le bien de leur enfant.

COMMENT EST NÉE CETTE INITIATIVE ?

Lancé après deux ans de réflexion, le projet vise à pacifier les relations entre les parents afin de préserver l’équilibre de leur enfant. La plupart des séparations se stabilisent dans les deux à trois années suivant la rupture. Dans 10 % des cas cependant, le niveau de conflit ne baisse pas, voire s’aggrave, au détriment de l’enfant.
L’enfant se trouve alors malgré lui au centre du conflit et toutes les décisions quotidiennes le concernant donnent lieu à des litiges. Le versement de la pension alimentaire, le choix des dates de vacances, le droit de garde sont autant de prétextes à querelles et rejaillissent sur la prise en charge de l’enfant. Dans le Nord-Pas-de-Calais, on estime à un millier le nombre d’enfants qui pâtissent d’une séparation à « haut niveau de conflit ».
« Bien souvent, le parent est tellement centré sur sa propre souffrance qu’il ne repère pas la souffrance de son enfant, analyse Nathalie Hamadi, directrice du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles de Valenciennes. Il faut l’aider à faire le deuil de son couple pour mettre l’enfant à l’abri du conflit. »

Faut-il craindre la psychiatrie thouarsaise ?

Deux-Sèvres - Thouars - Santé 13/11/2014

Depuis cet été, Chantal et Jacques Marchand alertent les autorités sanitaires sur le cas de leur mère. Mais le relationnel bute un peu… - Depuis cet été, Chantal et Jacques Marchand alertent les autorités sanitaires sur le cas de leur mère. Mais le relationnel bute un peu…Depuis cet été, Chantal et Jacques Marchand alertent les autorités sanitaires sur le cas de leur mère. Mais le relationnel bute un peu…
Depuis cet été, Chantal et Jacques Marchand alertent les autorités sanitaires sur le cas de leur mère. Mais le relationnel bute un peu…
Chantal et Jacques Marchand dénoncent l’attitude d’obstination d’un médecin thouarsais à propos du traitement psychiatrique mal vécu par leur mère.
On a cru que notre maman allait mourir ! Il s'en est fallu de peu. Entre les larmes et la colère, la sœur et le frère, Chantal et Jacques Marchand, ne digèrent pas l'aventure qui est arrivée à leur mère, Thérèse, âgée de 83 ans.
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Baisse inédite du nombre de césariennes en France

LE MONDE | Par 
La Haute Autorité de santé (HAS) se garde de crier victoire, mais la tendance est inédite. Le nombre de césariennes programmées à terme – quand l’opération est décidée à l’avance – est en baisse pour la première fois en France. L’organisme, qui a pour tâche d’améliorer la qualité et la sécurité des soins, et le ministère de la santé ont lancé en 2012 des recommandations nationales et une expérimentation visant cet objectif dans 165 maternités volontaires, soit un tiers des établissements français.

mercredi 12 novembre 2014

De STOP DSM à POST DSM

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014

DE 14H00 À 19H00

À PARIS

De STOP DSM à POST DSM 
Il y a 4 ans nous appelions à en finir avec le carcan du DSM et à son boycott.
Nos critiques concernaient l’hégémonie de ce système unique, l’illusion de scientificité sur laquelle il repose, les scandaleux conflits d'intérêts, la régression de la pensée et l’appauvrissement de la clinique qu’il génère, sur fond de croyances et de préjugés moraux débouchant sur une nouvelle normativité sociale et comportementale qui touche tout le monde et spécialement les enfants.

mardi 11 novembre 2014

Communiqué de presse

6 novembre 2014


Meeting du 1er novembre 2014 en présence de 700 personnes.
Le premier novembre 2014, à la Maison de l’arbre à Montreuil, le Collectif des 39 a organisé un meeting afin de fédérer les résistances pour une hospitalité suffisamment bonne pour la Folie,  continuer la réflexion critique au cours de forums et proposer des actions concrètes.

Les 700 participants sont repartis  enthousiastes et réconfortés après cette intense journée d’échanges et de débats.
Le Fil conducteur a participé au meeting. Cet espace de parole émanant de l’atelier  “familles” des Assises citoyennes pour la psychiatrie et le médicosocial est un collectif associant des proches de malades, des patients et des professionnels, tous concernés par la place des familles dans l’accompagnement de la personne malade.

Le matin, une introduction polyphonique et une table ronde sur les enjeux et réalités ont décrit la dégradation actuelle des conditions d’hospitalité, de soins et d’accompagnement de la Folie et les nécessaires résistances.
Sept cents personnes, des professionnels, des patients, des familles ont  participé  aux forums de l’après-midi (fonction soignante et pratiques du Collectif,  continuité du lien et de la relation, pédopsychiatrie), afin d’échanger leurs points de vue et leur vivance dans le compagnonnage avec la folie. Les prises de parole ont été très nombreuses et engagées, parfois très émouvantes, sensibles et combatives. 

Cette possibilité de débattre, des disputes dans l'écoute et l'accueil des points de vue diversifiés ont donné une tonalité stimulante très appréciée. 
Le discours simplificateur des tenants de la seule causalité biologique a été fortement critiqué, tant il inspire  décisions politiques et  lois qui produisent un démantèlement de la psychiatrie en attaquant la continuité du lien et de la relation, mettant à mal les patients, les familles et les professionnels. 

Avec la participation de nombreuses associations professionnelles, de syndicats et d’organisations politiques engagés à nos côtés, des actions ont été adoptées pour stopper tout nouveau processus législatif sans qu’au préalable se tienne un grand débat national : l’organisation d’une conférence de presse commune est en préparation.  
Le meeting s’est conclu  par l’ appel du 1er Novembre: « ÇA SUFFIT ! », lu et adopté à l’unanimité des participants  avec l’engagement de continuer  les débats lors des prochains forums en région et à Paris organisés par le Collectif des 39 pour élargir la résistance à la dégradation de l’organisation des soins psychiatriques et au manque de moyens dont les patients subissent les conséquences.


L’indécrottable retour de la vieille école

CATHERINE MALLAVAL


La craie qui crisse. Les plumes Sergent-Major qui glissent de l’encrier au cahier ; les leçons de choses à observer les cotylédons d’un haricot ; les fleuves et les montagnes qui se détachent sur les cartes de Paul Vidal de La Blache ; et puis aussi les bons points, l’instituteur, ce «combattant du savoir» façonné par Jules Ferry, qui pose, fier, avec sa classe de garçons.
Comme un jet de sépia lancé sur des centaines de pages, les ouvrages qui revisitent l’école d’hier défilent. Ainsi, a-t-on pu, cette année, réviserles Méthodes de lecture de notre enfance (de Philippe Simon), enchaîner avec une histoire deLycéens (de Marie-Hélène Westphalen), prolonger encore récemment avec Une si belle école, nous l’avons tant aimée (de Christian Signol), initialement un roman, qui a cartonné dans les 200 000 ventes. A peine le temps de le refermer que déjà paraissait la Vraie Histoire des instits, signé Olivier Magnan. Que des beaux livres. Un sacré sillon que celui du passé, souvent mâtiné de nostalgie. Creusé, labouré, magnifié par des clichés de gosses dont on inspectait les ongles et les cheveux, qui se tenaient bien en rang avant d’être studieusement penchés sur leurs cahiers, qui savaient lire, compter, décrocher le fameux certif…

L’école, c’est pas sexe

MARIE-JOËLLE GROS

Les parents sont de grands naïfs. Capables de croire que des enseignants vont apprendre à leur enfant à se masturber en salle de classe ou en les traînant dans des expositions déviantes, telle le «zizi sexuel» de Zep à la Cité des sciences à Paris. S’il y a pourtant bien une pratique sexuelle qui ne nécessite pas de démonstration, c’est celle-là.