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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

mardi 5 décembre 2017

Hôpital Psychiatrique de Cadillac en Gironde : «Chaque jour, on se demande qui va se faire taper !»

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REPORTAGE Au sein de l’unité Charcot de l’hôpital de Cadillac, le personnel est à bout, pointant un manque de moyens humains et une dégradation de ses conditions de travail depuis quelques mois…

Elsa Provenzano
 

  • Après une grève d’une semaine fin septembre, pointant des dégradations des conditions de travail, les soignants estiment aujourd’hui que la situation est toujours dangereuse pour la sécurité des soignants et des patients.
  • La Direction n’envisage pas d’augmenter les moyens humains mais réfléchit à d’autres modes d’organisations pour soulager le personnel d’une partie de ses tâches administratives.
Derrière les belles façades classiques et les arbres centenaires du parc, tout n’est pas rose pour le personnel soignant du centre hospitalier de Cadillac, situé à une quarantaine de kilomètres de Bordeaux. Dans ce centre de prise en charge de la maladie mentale, une grève d’une semaine a eu lieu fin septembre pour interpeller la direction, en particulier sur la réduction de l’effectif du pool de nuit. Plus de deux mois après cette mobilisation, dans cet hôpital qui a une capacité d’accueil de 488 lits et emploie plus de 1.300 agents, on est toujours sur « un risque majoré » et « un état de crise permanent », si on en croit Laurent Laporte, secrétaire général au syndicat CGT de l’hôpital de Cadillac.

Le pool de nuit au cœur des revendications

L’unité Charcot, qui prend en charge des patients hospitalisés sans leur consentement, accueille 22 patients, pour une capacité d’accueil de 18. Si on croise des mines hagardes de malades dans les couloirs, le service est plutôt calme ce lundi matin. Mais les équipes soignantes sont constamment sur le qui-vive car en psychiatrie les crises font partie du travail, y compris la nuit, lorsqu’elles sont en effectif plus réduit. Or à partir du 1er janvier, le pool de nuit ne comptera plus qu’un seul aide soignant par nuit (soit deux en tout contre cinq auparavant).

Premier bilan encourageant pour la « salle de consommation à moindre risque » de Strasbourg

Denis Durand de Bousingen
| 04.12.2017


Ouverte il y a tout juste un an, le 7 novembre 2016, à Strasbourg, la seconde « salle de consommation à moindre risque » française, a répondu, selon la municipalité et l’association qui la gèrent, aux objectifs de santé publique que s’étaient fixés ses initiateurs.

Visions béatiques et apparitions miraculeuses

03/12/2017

Mais que regardent-ils, les yeux au ciel ? Apparitions ? Visions divines ? Voici quelques pistes pour suivre ces représentations par les plus grands peintres italiens de la Renaissance
Couverture de l'ouvrage
Couverture de l'ouvrage Crédits : Éditions Actes Sud (2017)

Des quartiers déshérités de Paris et Londres ont le plus de psychoses

 Par afp, le 6/12/2017


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Les habitants de quartiers ayant une forte diversité ethnique sont moins susceptibles de développer une psychose, selon des chercheurs / AFP/Archives 

Des quartiers déshérités de Paris et Londres présentent les taux de troubles psychotiques les plus élevés parmi six pays étudiés, ce qui paraît conforter le rôle de la pauvreté et de l'exclusion sociale dans ces problèmes. 

Les scientifiques, dont les conclusions sont parues mercredi dans le Journal of the American Medical Association, Psychiatry, se sont concentrés sur dix-sept zones situées en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et au Brésil.

lundi 4 décembre 2017

PSYCHIATRIE Unis sur le terrain mais pas à l’assemblée

Par Anne Kanaan | 


Une proposition de loi de François Ruffin vise à allouer plus de moyens à la psychiatrie.
Le texte fédère des parlementaires de tous bords. Mais pas LREM. Barbara Pompili s’explique.

Bon. Voilà notre première proposition de loi. Sur le financement de la psychiatrie, donc. On est partis, vraiment, sur le minimum. Un truc qui, pour tous les soignants rencontrés, pour les associations contactées, apparaît comme une évidence. Du simple bon sens. En un mot : que le budget des hôpitaux psychiatriques augmente comme les hôpitaux classiques. Alors que, pour l’instant, discrètement, leur dotation est chaque année coupée. C’est tout. »

Si la proposition de loi sur la psychiatrie déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, mercredi 29 novembre par le député de la France Insoumise de la 1ère circonscription de la Somme, François Ruffin, semble évidente pour un certain nombre de ses confrères appartenant à des groupes politiques variés (LR, Modem, PS, Les Constructifs…), elle ne l’est pas forcément pour la République En marche.
En effet, le député LFI n’a obtenu aucune signature de la majorité. «  Ils ont des menottes aux poignets, s’exclame le député LFI, ils n’ont pas le droit de signer une proposition qui émane d’un autre parti. Je sais que ma proposition ne sera pas votée, mais elle a pour objectif d’attirer l’attention  », lance François Ruffin.

Hôpital Pinel : Thierry, papa d'un patient autiste, témoigne





Par Célia Mascre
© France 3 Hauts-de-France
© France 3 Hauts-de-France

Diminution des effectifs, personnel en détresse, patients laissés pour compte... La situation de l'hôpital psychiatrique Pinel se détériore chaque jour davantage. Thierry, parent d'un patient autiste, peut en témoigner. 

Tandis que le député de la Somme François Ruffin vient de proposer une loi sur le financement de la psychiatrie suite à sa visite à l'hôpital Pinel d'Amiens, nous avons rencontré Thierry, le père d'un patient autiste interné à Amiens depuis 11 ans.
Régulièrement, Thierry se rend à l'hôpital pour raser et couper les cheveux de son fils tandis que le nombre de soignants diminue de manière constante depuis des années. "Le manque de personnel est criant", témoigne-t-il.

Mon fils n'a jamais été condamné par personne. La seule chose qui l'ait condamné, c'est sa maladie

Mais si Thierry vient voir son fils, c'est aussi pour qu'il puisse intéragir avec quelqu'un. "Il est enfermé toute la journée dans sa chambre, il ne voit personne et ne fait rien du tout", déplore le papa. Sans aucune activité, le fils de Thierry a régressé au fil des années. "C'est désolant de voir ça [...] L'État doit s'occuper de ses enfants, des enfants de la République, mais il n'y a personne" .


Un tatouage "ne pas réanimer" : le cas qui fait cogiter les urgentistes français

Dr Nicolas Evrard
| 04.12.2017


Tatouage "Do not resuscitate"
The New England Journal of Medicine

L'article publié le 30 novembre dernier dans le New England Journal of Medicine, portant sur un patient de 70 ans avec un tatouage "Ne pas réanimer" a fait le buzz ! « Ce matin nous avons beaucoup parlé de cette affaire entre nous », confie le Pr Frédéric Lapostolle, directeur médical adjoint du Samu 93.

Des hôpitaux refusent d'ajuster le salaire de 250 infirmières françaises

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04 décembre 2017

QUEBEC

Jugée «inéquitable», la rémunération de plus de 250 infirmières françaises pratiquant au Québec est en train de devenir «une pomme de discorde internationale entre la France et le Québec», convient le ministre de la Santé Gaétan Barrette.


Elisabeth Roudinesco : « Après l'affaire Weinstein, attention à ne pas tout confondre »

Pierre de Gasquet   01/12/2017

Historienne, biographe de Lacan et de Freud, Elisabeth Roudinesco donne son point de vue de psychanalyste sur les différents types de harcèlement, et l'évolution du féminisme. Elle vient de publier son « Dictionnaire amoureux de la psychanalyse ».

Comment voyez-vous le problème de l'omerta dans l'entreprise par rapport à l'onde de choc de l'affaire Weinstein à Hollywood ?

On a connu le même problème avec les femmes battues. Regardez le cas de Jacqueline Sauvage. Il faut des années avant qu'elles ne portent plainte. Ces femmes sont dominées psychiquement par leurs bourreaux dans toutes les classes de la société. Ce qui a changé aujourd'hui, c'est que les réseaux sociaux réclament de la transparence. Sur cette question de harcèlement, je reste prudente car on a tendance à confondre le crime qu'estle viol, le harcèlement qui est un délit et la main sur le genou qui est un geste déplacé. Il faut apprendre aux enfants dès le plus jeune âge à se défendre contre toute atteinte à leur corps. Maintenant on mélange tout, le cas de Roman Polanski n'a rien à voir. Les faits remontent à plus de quarante ans, ce n'était pas un véritable viol et la victime ne veut plus en attendre parler. On ne persécute pas quelqu'un qui a changé de vie et qui a fait amende honorable, comme s'il s'agissait d'un crime imprescriptible.

Animal thérapeute : leur bien-être à l’étude

Les animaux utilisés dans des programmes de thérapie en souffrent-ils ? Le sujet commence à être exploré.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO  | Par 

Interdira-t-on un jour les thérapies avec les animaux ? A l’heure où cirques et élevages sont vivement critiqués, où des militants dénoncent toute forme d’exploitation animale, la question pourrait se poser. En tout cas, le bien-être animal est l’une des préoccupations grandissantes des professionnels de la médiation. Une séance de thérapie génère-t-elle du stress pour le cheval ? Comment aménager l’emploi du temps d’un chien ? « Ces réflexions font écho à une évolution de la population, toujours plus sensible à la cause animale. Elles sont nécessaires pour que ces pratiques gardent leur place dans la société », estime Véronique Servais, professeure à l’université de Liège.

SUISSE LES COÛTS DE LA PSYCHIATRIE ONT EXPLOSÉ EN 10 ANS


04/12/2017

Les coûts de la psychiatrie ont atteint 1,31 milliard de francs en 2016. Ce montant représente une augmentation de 54,9% depuis 2006. Cette progression des coûts est légèrement inférieure à celle observée pour l'assurance obligatoire des soins dans son ensemble (secteur hospitalier et cabinets en ambulatoire), a indiqué lundi le Conseil fédéral en réponse à une interpellation de Laurent Wehrli (PLR/VD). Dans ce secteur, la hausse est de 58,9% sur dix ans.


Hôpitaux psychiatriques : une impossible mais nécessaire mission

La loi impose qu’un juge statue sur la régularité des hospitalisations sans consentement. Comme le montre Raymond Depardon dans « 12 jours ».

LE MONDE  | Par 

Une image extraite du documentaire de Raymond Depardon, « 12 jours », tourné à l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Lyon.
Une image extraite du documentaire de Raymond Depardon, « 12 jours », tourné à l’hôpital psychiatrique du Vinatier à Lyon. WILD BUNCH DISTRIBUTION

Le juge judiciaire a fait irruption dans l’hôpital psychiatrique en 2011. Mais le malaise créé par ces audiences un peu spéciales n’est toujours pas dissipé. La loi demande au juge des libertés et de la détention (JLD) de statuer sur la régularité de l’hospitalisation sans consentement d’une personne avant douze jours (le délai de quinze jours prévu par la loi de 2011 a été ramené à douze en 2013) et sur sa prolongation.

A l’origine de cette procédure, une censure du Conseil constitutionnel du 26 novembre 2010 affirmant que l’hospitalisation à la demande d’un tiers sans regard d’un juge judiciaire était contraire à la Constitution. Le droit devait entrer dans ces lieux où des personnes sont privées contre leur gré de la liberté d’aller et venir. En 2016, les JLD ont été saisis de 78 193 demandes en matière d’hospitalisation sous contrainte, soit 10 % de plus en deux ans. Dans près de 9 % des cas, le juge a décidé une mainlevée, c’est-à-dire une mise en liberté.

« En Afrique, les malades mentaux meurent dans l’indifférence générale »

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Enchaînement, maltraitance, abandon... Le psychiatre Pierre Sans appelle les Etats à leurs responsabilités dans la prise en charge des pathologies psychiatriques.

Dans l’unique hôpital psychiatrique du Gabon, à Melen, en mai 2016.
Dans l’unique hôpital psychiatrique du Gabon, à Melen, en mai 2016. CRÉDITS : CELIA LEBUR / AFP

« Dans plusieurs pays d’Afrique, les personnes atteintes de handicaps psychosociaux sont parfois perçues comme possédées par des esprits malins ou des démons, écrit l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié en octobre. En raison de ces superstitions et du manque de services locaux de santé mentale, certaines familles enchaînent les malades à leur domicile ou les abandonnent dans des camps, où ils restent parfois attachés à des arbres pendant des années. »

Même si la situation des malades mentaux tend à s’améliorer dans certains pays comme le Ghana, où, selon l’ONG, « le gouvernement devrait financer de manière adéquate les services de santé mentale pour mettre fin à la pratique de l’enchaînement », il n’y a souvent pas – ou très peu – de structures pour les accueillir.
Pierre Sans, psychiatre à la retraite, a exercé en libéral et dans le service public, notamment à l’hôpital Saint-Jacques de Nantes et dans les hôpitaux de Rodez et de Carcassonne. En tant que psychiatre bénévole, il a effectué plusieurs séjours en Afrique (Bénin, Madagascar…) et a publié en 2016 ses mémoires de médecin dans Chroniques d’un psychiatre libertaire (éd. CSIPP).


Programme d’accompagnement justice-santé mentale : un modèle unique d’engagement communautaire

La Nouvelle Union et L'Avenir de l'Érable

QUEBEC

29 novembre 2017

Programme d’accompagnement justice-santé mentale : un modèle unique d’engagement communautaire

Ayant vu le jour sous forme de projet pilote en avril 2016, le Programme d’accompagnement justice-santé mentale (PAJ-SM) à la chambre criminelle de la Cour du Québec à Trois-Rivières a été lancé officiellement aujourd’hui. Des acteurs impliqués et des partenaires étaient présents, soit le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), le milieu de la justice (Direction des poursuites criminelles et pénales, juge à la Cour du Québec), de la sécurité publique (Direction de la police de Trois-Rivières, Sûreté du Québec, Direction des services professionnels correctionnels) et les organismes communautaires Point de Rue et le Centre Le Havre.


Du réel au virtuel et retour

pratiques

Incluant deux séances du cours de J-A Miller intitulées : « Point de capiton » et « L’inconscient à venir », ce numéro 92 de la revue de l’École de la Cause Freudienne qui vient de paraître, intitulé Internet avec Lacan, amplifie et enrichit le débat qui se donne libre cours dans le dernier numéro 79 de Pratiques au titre non moins polarisé « santé connectée ». Il s’agit donc d’une confrontation commune, mais sans partage, où la relation vs lien social est interrogée dans sa conjugaison à la connexion. Une relation ici particularisée, puisque fondée sur le transfert. Le numérique, à ce propos, en est un analyseur.

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