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mercredi 11 décembre 2019

Entre les murs… 2 : Plaidoyer pour le soin

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PUBLIÉ LE 9 DÉCEMBRE 2019

Entre les murs… 2 : Plaidoyer pour le soin

Le Dr BB répond aux détracteurs du soin en revenant sur certains principes fondamentaux qui ont orienté l’organisation des institutions psychiatriques et en essayant d’analyser les motifs de leur mise à mal dans les discours et les pratiques.

Lors de mon précédent billet, j’évoquais certaines attaques récurrentes contre les institutions soignantes. Dès lors, ce discrédit systématique véhiculé par les médias à l’égard des acteurs du soin devrait nous interpeller car, quand on veut tuer son chien, on l’accuse effectivement de la rage. Mais quels sont donc les enjeux sous-jacents ? Qui mène cette charge idéologique et avec quels profits ? Quels intérêts peuvent ainsi chercher à démanteler toutes les institutions publiques ?
Face à cette remise cause, il m’a paru également indispensable de pouvoir revenir sur la dimension du soin. Qu’est-ce que soigner signifie ? Qu’est-ce qu’un « établissement » thérapeutique ?
La question de l’autisme étant particulièrement sensible, elle nous servira de fil conducteur : dans un premier temps, il s’agira de se polariser sur des questions globales concernant les évolutions actuelles des dispositifs de soins. Puis, il sera important d’aborder plus concrètement, à l’occasion d’un prochain billet, les questions pratiques autour de la prise en charge de l’autisme, en essayant notamment de répondre de façon explicite à certains enjeux polémiques.
Commençons donc par cette affirmation péremptoire assénée ad nauseam : « Il faut fermer tous les établissements car il n’y a pas de bonne institution. »
Derrière cette revendication se profilent certains postulats :
  • Un déni de la souffrance : en effet, l’argumentaire ressassé consiste à balayer d’un revers de la main la détresse et les empêchements au niveau de la personne incarnée – ainsi d’ailleurs que les possibilités réelles d’évolution à l’échelle individuelle …– pour prôner uniquement une transformation sociale. Cette « transition inclusive » suffirait magiquement à faire disparaitre toute forme d’affliction et d’incapacité.
  • Un refus du singulier : ce discours de surplomb ne s’abaisse pas à considérer les spécificités de chaque situation. On préfère brandir des mots d’ordre publicitaires, assaisonnés à la novlangue politiquement correcte, pour en atténuer la dimension autoritaire et l’insipide artificialité.
  • Une représentation simpliste de l’institutionnel, qui ne serait lié qu’à la présence de murs et de clôtures : il convient cependant de rappeler qu’une institution est un système de relations sociales organisé par des règles, orienté vers une fin, dotée d’une certaine stabilité temporelle garantie par des modes spécifiques de régulation. L’école est une institution, le mariage ou les réseaux sociaux numériques également ; de même que les réformes néolibérales. Paradoxalement, on pourrait dire que le mouvement de désinstitutionnalisation est aussi un processus institutionnel…Dans les années 60, Michel Foucault et Erwing Goffman ont effectivement pu décrire respectivement des institutions disciplinaires et totales, visant à produire des normes reproductibles, prévisibles et contrôlées de comportement. Or, c’est justement ce à quoi aspirent les pourfendeurs du soin, en imposant une solution unique pour tous, en exhortant chacun à mener « une vie agréable sur la base de l’égalité avec les autres ». Quels impératifs normatifs, quels préjugés sur ce que serait une « bonne existence » ce type d’affirmations charrie-t-il ? Hors les murs, il peut y avoir des grilles bien plus asservissantes qu’au sein d’espaces circonscrits pour accueillir la différence…
  • Un désaveu de l’hospitalité et du droit d’asile : offrir l’hospitalité revient à donner quelque chose de soi pour accueillir l’étranger, au-delà de la simple prestation de service. Néanmoins, il ne s’agit pas d’intégrer ou d’inclure ; une certaine distanciation est nécessaire pour préserver l’altérité de l’accueilli, pour partager une manière de vivre ensemble qui puisse respecter les différences. Dans la Grèce Antique, le refus de l’hospitalité constituait un blasphème à l’égard des Dieux potentiellement incarnés dans cette figure de l’étranger. Quant à l’asile, il consistait en un lieu inviolable, préservé, où l’on pouvait trouver refuge ; un havre de paix pour se protéger des persécutions de l’extérieur
  • Une destruction des communs : démanteler ainsi les institutions d’accueil reviendrait à mettre à mal cet impératif de soins inconditionnels, qui constitue le fondement même de notre solidarité collective, une conquête sociale issue notamment du programme du conseil de la résistance. Ainsi, la protection sociale et les services publics sont toujours dans le collimateur quand il s’agit de proposer une privatisation lucrative des interventions à destination des personnes vulnérables, en détricotant insidieusement toutes les organisations collectives accessibles à l’ensemble de la population sur l’intégralité du territoire.
  • Une libéralisation forcée : l’instauration de subventions directement versées à la personne handicapée, censée être libre de choisir ses prestations, à la place du financement des institutions publiques, revient finalement à considérer l’individu comme une monade déconnectée de ses ancrages sociaux, comme un autoentrepreneur devant rentabiliser et optimiser ses investissements en termes de capital santé, sur un marché concurrentiel de l’offre et de la demande. Au fond, c’est une anthropologie néolibérale qui cherche ainsi à s’imposer, avec le double bénéfice de ratiboiser les dépenses publiques et d’ouvrir des marchés, tout en se parant des vertus de la bonne conscience charitable et libératrice.
  • Une perversion de la fonction médicale : La remise en cause du soin suppose évidemment une transformation du positionnement du praticien. Voici quelques citations extraites de différentes versions du serment d’Hippocrate qui rappellent les obligations traditionnelles du médecin : « J'utiliserai le régime pour l'utilité des malades, suivant mon pouvoir et mon jugement ; mais si c'est pour leur perte ou pour une injustice à leur égard, je jure d'y faire obstacle. » « Dans toutes les maisons où je dois entrer, je pénétrerai pour l'utilité des malades, me tenant à l'écart de toute injustice volontaire ». « Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. » « Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. » « Au service de mes patients, je favoriserai leur santé et soulagerai leurs souffrances. » « J’utiliserai de manière responsable les moyens que la société met à disposition et j’œuvrerai pour des soins de santé accessibles à tous. » « Même sous la pression, je n’admettrai pas de faire usage de mes connaissances médicales pour des pratiques contraires à la dignité humaine. » Or, il est de plus en plus demandé au médecin d’exercer une fonction anthropotechnique, c’est-à-dire de le sommer avant tout de reconnaitre, de valider et de catégoriser, en établissant un diagnostic censé entériner un préjudice social. Dès lors, il ne s’agit plus de soigner, d’accompagner, de traiter, etc. mais de permettre l’ouverture de droits en officialisant l’appartenance à une catégorie discriminée ou à un statut de victime, du fait d’une constitution corporelle considérée comme inamovible, en rapport avec son infrastructure génétique, ou neurologique, ou autre. Ainsi, le substrat biologique de l’existence tendrait à être appréhendé comme une destinée, sans ouverture ni pas de côté à envisager. 

Mayenne : une nouvelle unité pour mieux accueillir les patients en souffrance psychique au centre hospitalier

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L'équipe est composée de 14 soignants comme Marc-André Haas, cadre de santé, renforcée par les médecins dont Mathilde Six, psychiatre cheffe de pôle santé mentale au CHNM. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul
Au centre hospitalier du Nord-Mayenne (CHNM), les patients qui ont besoin de soins intensifs en psychiatrie ne sont désormais plus obligés d'être complètement hospitalisés et de rester dans une chambre d'hôpital pendant des jours ou des semaines.  Ils peuvent être soignés la journée et rentrer chez eux le soir, grâce à une nouvelle unité de soins intensifs de jour (USIJ). Elle se distingue de l'hôpital de jour, qui soigne les patients dont les symptômes sont plus atténués.
Ouverte depuis deux mois, l'USIJ a été inaugurée mercredi 4 décembre. Elle dispose de vingt places et accueille tous les jours de la semaine, même le week-end et les jours fériés. Les patients peuvent y trouver des chambres pour se reposer ou faire une sieste, des salles d'activités ou encore un self. L'équipe est quant à elle composée de quatorze soignants

Pour permettre l'ouverture de cette unité de jour, dix-huit lits ont été supprimés. Mais les soignants insistent : c'est un choix bénéfique pour les patients"Le principal avantage est d'offrir une palette de soins à la carte, explique Mathilde Six, psychiatre et cheffe de pôle santé mentale au CHNM. Les soins s'adaptent davantage aux souhaits du patient."

Santé mentale : un dispositif de soins innovant à Dijon

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Le 10 décembre 2019

La Plateforme d’orientation psychiatrique (POP) a été inaugurée ce lundi 9 décembre au centre hospitalier La Chartreuse, à Dijon, en présence de Jean-Yves Pian, président du Conseil de surveillance du centre hospitalier La Chartreuse, François Martin, directeur du centre hospitalier La Chartreuse, Dr Gérard Milleret, psychiatre et président de la Commission médicale d’établissement, Dr Yves Beauvalot, psychiatre référent de la POP et Edith Puglierini, représentante de l’Agence régionale de santé. Remplaçant l’UMAHCO (Unité médicale d’accueil, d’hospitalisation courte et d’orientation), avec structure renforcée, passant de 500 à 945m2, la nouvelle Plateforme d’orientation psychiatrique (POP) devient la véritable porte d’entrée de l’hospitalisation en psychiatrie. Elle a pour mission d’accueillir et de répondre aux besoins de soins psychiatriques du bassin de population de la Côte d’Or.

La Plateforme d’orientation psychiatrique (POP) a été inaugurée ce lundi 9 décembre au centre hospitalier La Chartreuse, à Dijon. Photo LBP/Philippe BRUCHOT


Psychiatrie : le gouvernement finance près de 80 projets à hauteur de 30 millions d'euros

PAR 
COLINE GARRÉ
-  
PUBLIÉ LE 09/12/2019

Crédit photo : S. Toubon
Le ministère de la Santé a rendu publique la liste des lauréats de deux appels à projets nationaux pour l'accompagnement et le soutien de l'offre en santé mentale. Ces appels à projets s'inscrivent dans le cadre de la feuille de route Santé mentale, et sont financés à hauteur de 30 millions d'euros, en plus des 80 millions déjà délégués début 2019 pour développer l'offre de psychiatrie dans les territoires, précise le ministère.

Feuille de route pour la psychiatrie : quelles sont les avancées ?

09.12.19

À l'occasion du congrès français de psychiatrie, la ministre de la Santé a précisé plusieurs avancées de la feuille de route dédiée à la discipline. Elle a notamment évoqué le succès rencontré par deux appels à projets nationaux, sur l'innovation d'une part et la pédopsychiatrie d'autre part, dont la liste des lauréats a été publiée dans la foulée.
Attendue à l'ouverture du congrès français de psychiatrie à Nice, Agnès Buzyn s'est finalement exprimée ce 6 décembre par visioconférence depuis son ministère des Solidarités et de la Santé. Alors que le congrès porte justement comme thème "la crise", la ministre a souligné que la psychiatrie n'échappe pas à la crise de la médecine française et aux besoins croissants des Français vis-à-vis du système de santé. Elle a néanmoins concédé que les professionnels de la psychiatrie, qui est mal connue, stigmatisée, vivaient une crise particulière. L'enjeu, c'est aussi de vous aider à apparaître comme une discipline indispensable, une psychiatrie plus moderne, au parcours de soins global des patients" pour que "vous ne soyez pas toujours à part.

Schizophrénie : Quelles nouvelles pistes et outils en 2019 pour optimiser la continuité des soins ? Le rôle clé du pharmacien

Publié le 09/12/2019



Introduction

La prise en charge des troubles psychiatriques est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique en France.

Les autorités de santé ont défini une nouvelle feuille de route 2018-2023 dans laquelle les besoins de collaboration multidisciplinaires apparaissent comme prioritaires1.

L’engagement historique de l’Alliance Otsuka & Lundbeck s’inscrit dans ce projet national d’amélioration de la prise en charge et de la qualité de vie des patients souffrant de schizophrénie. Dans ce contexte, le projet - « LINK » de réunions pluridisciplinaires a été initié en 2017.

8 rencontres ont eu lieu sur tout le territoire national (lien vers l’annexe 1), regroupant 61 experts : psychiatres, médecins généralistes, pharmaciens, infirmier(e)s, psychologues, acteurs sociaux et représentants d’association de patients, de familles et de proches (lien vers l’annexe 2).

La synthèse de ces travaux de réflexion nous permet de souligner l’importance du rôle du pharmacien dans la prise en charge globale de la schizophrénie, aux côtés d’autres professionnels, et surtout, elle propose des outils et des pistes d’amélioration.

"Parlons Psy": des "solutions concrètes" pour améliorer la santé mentale

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 le 09 décembre 2019 par AFP

Et si tous les Français se formaient aux "premiers secours en santé mentale", pour savoir comment réagir face à une personne en crise? Cette "solution concrète", et de nombreuses autres, ont été présentées lundi à Paris, au cours d'un forum réunissant les acteurs de la psychiatrie.
L'événement, "Parlons Psy", est l'aboutissement de plusieurs mois d'ateliers organisés dans toute la France, à l'initiative de la Fondation de France et de l'Institut Montaigne.
"On entend beaucoup parler de la psychiatrie sous un angle négatif. Nous avons voulu faire entendre un message d'espoir en donnant la parole aux acteurs de terrain: qu'est ce qui marche et qui mériterait d'être généralisé?", a dit à l'AFP Karine Pouchain-Grépinet, responsable programme maladies psychiques à la Fondation de France.
"De nombreuses expérimentations positives se déroulent déjà, mais de manière isolée, sans publicité ni diffusion", constate la fondation.

Limites et psychiatrie : enjeux éthiques

Calenda  - Le calendrier des lettres et sciences humaines et sociales

Publié le lundi 09 décembre 2019 par Céline Guilleux

RÉSUMÉ
Ce colloque a pour but de promouvoir, dans la pluridisciplinarité, la réflexion éthique dans le champ de la psychiatrie afin d’améliorer la qualité des pratiques de soin et humaniser les relations entre les divers protagonistes du système de santé. Ce projet, en plaçant la thématique des limites au cœur des préoccupations scientifiques, médicales et sociétales, nous interroge sur les enjeux éthiques de ces notions dans l’orientation de nos choix thérapeutiques tant au niveau de la clinique singulière, que des actions institutionnelles et sociétales.

La semaine du droit de la santé

Wolters Kluwer
Présentation des dispositifs des arrêts publiés au Bulletin civil de la Cour de cassation, en droit de la santé, la semaine du 2 décembre 2019.
https://webservices.wkf.fr/editorial/medias/images/actu-78754-la-semaine-du.jpg

Soins psychiatriques sans consentement – mainlevée de la mesure – expertises requises par la loi
 « Selon l'ordonnance attaquée, rendue par le premier président d'une cour d'appel (Paris, 18 septembre 2018), et les pièces de la procédure, le 29 avril 2015, le tribunal correctionnel a reconnu l'irresponsabilité pénale de Monsieur X, poursuivi du chef d'agression sexuelle, et ordonné son admission en soins psychiatriques sans consentement, sur le fondement des articles 122-1 du Code pénal et 706-135 du Code de procédure pénale.

[...] Soins psychiatriques sans consentement – irrégularités soulevées – décision définitive
« Selon l'ordonnance attaquée, rendue par le premier président d'une cour d'appel (Paris, 16 novembre 2018), et les pièces de la procédure, Monsieur X a été admis en soins psychiatriques sans consentement le 21 octobre 2018, sur décision du représentant de l'État dans le département, en application de l'article L. 3213-1 du Code de la santé publique
(…) Vu l'article 563 du code de procédure civile et les articles L. 3211-12 et L. 3211-12-1 du code de la santé publique :
Il résulte de la combinaison de ces textes qu'il incombe au juge qui statue sur une mesure de soins psychiatriques sans consentement de répondre à l'ensemble des moyens, même soulevés pour la première fois en cause d'appel, à la seule exception des irrégularités antérieures à une instance où il a été statué sur une précédente demande.


« L’exploitation de données de santé sur une plate-forme de Microsoft expose à des risques multiples »

TRIBUNE  

Publié le 10 décembre 2019

COLLECTIF

Tribune. Le gouvernement français propose le déploiement d’une plate-forme nommée Health Data Hub (HDH) pour développer l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Le HDH vise à devenir un guichet unique d’accès à l’ensemble des données de santé.
Les données concernées sont celles des centres hospitaliers, des pharmacies, du dossier médical partagé et les données de recherche issues de divers registres. La quantité des données hébergées est amenée à exploser, notamment avec l’émergence de la génomique, de l’imagerie et des objets connectés. Il est prévu que ces données soient stockées chez Microsoft Azure, cloud public du géant américain Microsoft. Ce choix est au centre de nos inquiétudes.
Les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les start-up et même les assureurs pourraient accéder aux données de santé et au pouvoir financier qu’elles représentent, si ces entreprises démontrent que leurs projets de recherche peuvent avoir un usage pour « l’intérêt public », un concept relativement flou.
En outre, l’utilisation de Microsoft est encadrée par des licences payantes. Même si des discussions sont menées pour assurer la réversibilité de la plate-forme américaine, il paraît difficile d’en changer. Nous connaissons les risques d’une captivité numérique, avec notamment les contrats passés entre Microsoft et les hôpitaux.

La pudeur sous perfusion

LES CHEMINS DE LA PHILOSOPHIE par Adèle Van Reeth
10/12/2019
58 MIN

À l'hôpital, le corps devient un objet. Cette expérience est un choc qui amène à repenser notre rapport au corps dans son dévoilement à autrui. Comment restaurer l'intimité dans un lit d'hôpital ? Comment penser une hospitalisation éthique ?
Valentine Godé Darel dans son lit d'hôpital, peinte par Ferdinand Hodler en 1914
Valentine Godé Darel dans son lit d'hôpital, peinte par Ferdinand Hodler en 1914 Crédits : Wikicommons
Le lit n’est pas toujours le cocon douillet que l’on quitte à regret quand sonne l’heure du réveil. C’est aussi le lieu où l’on souffre, le lieu intime qui soudain devient public dans une chambre partagée avec d’autres corps malades, la position horizontale forcée, l’immobilité contrainte, la maladie, la fin de toute pudeur.
Le lit d’hôpital est-il un attentat à la pudeur ?

L'invité du jour :

Eric Fiat, professeur de philosophie à l'Université Paris-est, reponsable d'un master d'éthique médicale et hospitalière appliquée


mardi 10 décembre 2019

Événements indésirables graves : la HAS répertorie les risques... mais regrette le trop peu de déclarations

PAR 
ANNE BAYLE-INIGUEZ -  
PUBLIÉ LE 10/12/2019

Crédit photo : S. Toubon
La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu public son deuxième rapport annuel sur les événements indésirables graves associés aux soins (EIGS). L'instance a analysé 820 déclarations pour 2018 (sur 3 536 initiées au total auprès des ARS, mais incomplètes), un chiffre jugé encore « trop timide » lié à une « sous-déclaration » de ces EIGS et à la qualité inégale de ces déclarations. 
Les déclarations proviennent pour l'essentiel des établissements de santé (82 %, dont 492 déclarations à l'hôpital public et 115 en clinique), du secteur médico-social (14 %, dont 12 % en EHPAD) et, plus marginalement, de la ville (4 %).

Dyspraxie : une expertise collective INSERM pour améliorer le diagnostic et la prise en charge

PAR 
ELSA BELLANGER
PUBLIÉ LE 10/12/2019

Crédit photo : PHANIE
C’est d’abord un état des lieux sur le trouble développemental de la coordination (TDC) ou dyspraxie que propose le pôle Expertise de l’INSERM, mandaté par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Une douzaine de chercheurs a planché pendant deux ans sur plus de 1 400 articles internationaux et a auditionné une dizaine de spécialistes. L’équipe en a tiré une série de recommandations pour un meilleur diagnostic et une meilleure prise en charge de ce trouble encore méconnu, qui touche environ 5 % des enfants.