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samedi 26 novembre 2016

Il faut imaginer les médecins heureux

 26/11/2016

La lecture des communiqués syndicaux et de certains reportages a tôt fait de provoquer un sentiment de désarroi mêlé d’inquiétude quant au moral des médecins libéraux. Burn out, malaise, déplaquage : les termes utilisés dessinent une profession qui ne semble tenir qu’en raison du sentiment d’une responsabilité vis-à-vis des patients. Les enquêtes se multiplient démontrant que les médecins ne recommanderaient pas cette vocation à leurs enfants. L’urgence est réelle. Bientôt, le poids des tâches administratives, du harcèlement des caisses, les exigences trop marquées des malades étoufferont toute vocation, tandis que les pouvoirs publics ne font qu’aggraver encore les difficultés. L’absence de reconnaissance et les contraintes de l’exercice se referment en étau sur des médecins déjà au bord de l’asphyxie. Le point de non retour n’est pas loin.

« Le libéral, c’est de la folie »

De nombreux médecins (une majorité ?) ne se reconnaissent pas dans ces descriptions outrées. Bien sûr, la paperasse s’accumule. Il faut parfois multiplier les appels aux centres de sécurité sociale et garder sa patience face à certaines exigences ubuesques des malades. Mais les praticiens continuent à aimer leur métier. Leur cabinet. De nombreux médecins sont encore heureux. Tel est le sens des témoignages réunis depuis plusieurs mois sur le blog Jeunes généralistes et heureux de l’être (créé par le syndicat ReAGJIR,  Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants). Ouvert pour répondre à certains poncifs tels que « Le libéral, c’est de la folie » ou encore « Les jeunes médecins n’ont pas la vocation », voire « Le seul moyen c’est de les obliger », ce blog reçoit les posts de jeunes praticiens installés en ville (et souvent à la campagne) qui prennent la parole pour décrire leur quotidien et leur satisfaction.

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