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vendredi 15 juillet 2016

Rhume : du frais sur le rôle favorisant du froid

Dr Irène Drogou
| 13.07.2016  














































Rhume et frimas vont de pair, et certaines années même en été… L'une des raisons à la saisonnalité du rhume tient aux défenses affaiblies de l'hôte. Mais comment le froid agit-il précisément sur le système immunitaire local ?
C'est à cette question que travaille une équipe de l'université de Yale sous la direction du Pr Akiko Iwasaki. Après avoir identifié en 2015 le blocage des interférons au niveau du nez, les chercheurs décrivent dans la revue « PNAS » comment deux autres mécanismes de défense contre les infections à rhinovirus sont moins efficaces par temps froid.

Après le rôle de l'interféron nasal…
Il est connu de longue date que le rhinovirus se multiplie plus vite quand la température du nez passe en dessous de 37 °C. Lors d'une précédente étude, les chercheurs de Yale ont constaté qu'à une température nasale descendue à 33 °C, la voie des interférons est neutralisée. Le blocage de cette voie immunitaire facilite la reproduction virale ainsi que la dissémination aux cellules des voies aériennes.
Ici, les scientifiques ont travaillé non pas sur les cellules nasales mais sur les cellules des voies aériennes humaines, qui produisent naturellement peu d'interférons en réponse au rhume. Compte tenu du fait que ces cellules arrivent à contrôler le virus malgré tout, il y avait lieu de penser qu'il existe d'autres mécanismes de défense indépendants des interférons.
Deux autres défenses optimales à 37 °C
C'est ce qu'ils ont élucidé en constatant qu'à température du corps, les cellules infectées meurent plus vite, ce qui empêche la réplication virale. De plus, il existe une enzyme anti-virale (en anglais RNAseL), dont l'activité de dégradation est meilleure à température élevée.
« Il y a deux mécanismes additionnels en jeu, en plus de l'interféron, explique Akiko Iwasaki.Tous sont optimaux à 37 °C. » Ces résultats, qui viennent appuyer le rôle de la température sur le système immunitaire, suggèrent deux nouvelles approches potentielles en thérapeutique contre le rhume, notamment chez les sujets asthmatiques à risque d'exacerbation. 

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