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lundi 30 avril 2018

Faut-il instaurer un droit au sommeil ?

DU GRAIN À MOUDRE par Emilie Chaudet
25/04/2018
38 MIN


Obésité, stress, hypertension, diabète… Le manque de sommeil a des conséquences nocives pour notre corps et notre cerveau et pourtant, les français dorment entre 1h et 1h30 de moins qu’il y a 40 ans. Le sommeil est-il en voie de disparition ? Comment restaurer un sommeil de qualité ?

Faut-il généraliser la sieste au travail ?
Faut-il généraliser la sieste au travail ? Crédits : NICOLAS ASFOURI - AFP

Le monde moderne a enfermé les hommes dans les bureaux des usines. Entre l’asphalte des routes et le ronronnement désordonné des machines, comme dans une prison hostile et assourdissante de laquelle il faudrait tôt ou tard s’évader.
Il y a tout dans ces lignes du petit livre d’Adriano Olivetti intitulé « On rêve du silence » L’entrepreneur italien qui dans les années 60 essaie de penser l’usine comme un espace de travail autant que de détente. C’est un bon point de départ pour penser notre relation au travail, et au sommeil, plus de 50 ans après la parution de ce texte.  
Car c’est bien cela que pointe différents chercheurs et médecins dans quelques récentes tribunes parues dans la presse. Nous ne dormons pas assez.  Le travail, l’école, le bruit, l’omniprésence des écrans, et les injonctions incessantes à l’activité permanente nous en empêchent. Résultat, il y a un mois, l’institut national du sommeil et de la vigilance a publié une enquête selon laquelle nous dormons entre une heure et une heure et demie de moins qu’il y a quarante ans. 
Un sujet trop peu abordé dans l’espace de l’entreprise, et dont la politique ne s’empare pas assez selon les spécialistes du sujet. Et pourtant il y a dans la question du manque de sommeil, le germe à toute sorte d’inégalité, lieu de vie, travail, santé. 
"Faut il instaurer un droit au sommeil ?"
En France, on ne met pas du tout d’argent sur la prévention. On préfère guérir les malades plutôt que d’empêcher les gens de tomber malades. Aujourd’hui c’est en train de changer, on va davantage prendre en compte la prévention sur l’alimentation, le sommeil et l’activité physique. Pascale Hebel

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