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vendredi 16 septembre 2016

L’euthanasie au détour des Jeux paralympiques de Rio

LE MONDE  | Par Luc Vinogradoff

L’athlète paralympique belge Marieke Vervoort pose avec sa médaille, le 11 septembre.
L’athlète paralympique belge Marieke Vervoort pose avec sa médaille, le 11 septembre. Leo Correa / AP

L’athlète belge Marieke Vervoort a ajouté une ligne à son déjà riche palmarès, en obtenant, ce week-end, la médaille d’argent du 400 m (T52), la première de son pays, aux Jeux paralympiques de Rio. A 37 ans, elle possède désormais trois titres mondiaux, une médaille d’or olympique et désormais deux médailles d’argent, avant l’épreuve du 100 m, la semaine prochaine.
Ce sera sa dernière course, comme elle l’avait raconté avant la compétition à l’agence Belga. La maladie dégénérative musculaire incurable avec laquelle elle vit depuis son adolescence s’est aggravée et l’empêche de continuer les entraînements rigoureux nécessaires à la pratique du sport à haut niveau :
« Ma maladie dégénérative progresse et il n’y a aucune chance que cela s’améliore […]. Je sens que mon corps n’en peut plus. J’adore être sur mon fauteuil, mais je perds souvent conscience pendant les entraînements, en raison de la douleur. Mon corps me dit : Arrête ça”. »
Bien avant les JO, Marieke Vervoort avait exposé ses projets de vie post-carrière sportive : voyager, écrire un deuxième livre, peut-être ouvrir un musée pour raconter son histoire. Et, quand les souffrances ne seront plus supportables et que son corps sera proche de la rupture, se faire euthanasier.

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