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lundi 24 octobre 2016

La Cour suprême pakistanaise confirme qu'on peut exécuter un schizophrène

Amnesty International a protesté vendredi contre une décision "répréhensible" de la Cour suprême pakistanaise, qui a estimé que la schizophrénie n'est "pas une maladie mentale permanente" mais "curable", donnant ainsi son feu vert à l'exécution d'un homme malade.
Les avocats et défenseurs des droits de l'Homme estiment qu'Imdad Ali, un homme condamné pour meurtre et diagnostiqué comme schizophrène pendant son séjour en prison en 2012, ne peut être exécuté car il ne comprend ni son crime ni son châtiment.
Néanmoins, la Cour suprême a estimé, dans une décision rendue jeudi, que la schizophrénie était un "déséquilibre" exacerbé par le stress, qui pouvait se soigner. S'agissant donc d'une "maladie curable", et non d'un trouble psychique permanent, son état ne peut être évoqué pour retarder l'exécution de Mr Ali.
Celle-ci pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine.
Des organisations de défense des droits de l'Homme ont critiqué cette décision, qualifiée par Amnesty de "développement très inquiétant".
"Cela serait complètement répréhensible si cette décision de la Cour suprême menait à l'exécution d'Imdad Ali, qui a été clairement diagnostiqué comme malade psychique", a souligné Champa Patel, directrice d'Amnesty pour l'Asie du Sud.

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