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vendredi 13 mai 2016

Face au psy, le patient n’est pas un enfant

  11 mai 2016




Dans «Si votre psychothérapie n’avance pas…», Alain Gérard, psychiatre, réhabilite le patient dans son droit à poser des questions. Mieux, il donne des clés à chacun pour choisir la thérapie la plus appropriée à ses difficultés

Dans une psychothérapie, le patient n’est pas un enfant. A tout moment, il doit pouvoir poser des questions, énoncer un inconfort, repréciser les termes du contrat. Evident? Pas tant que ça.
Dans «Si votre psychothérapie n’avance pas…», Alain Gérard, psychiatre, démontre que si beaucoup de traitements ne donnent pas de résultats, c’est que, souvent, le patient est ou se sent maintenu dans un état d’infériorité qui l’empêche de participer à sa propre guérison. La preuve? Les «brèves de thérapie» que le psychiatre a recueillies durant sa pratique et qui constituent la base de cet ouvrage édifiant.
«Il ne m’écoute pas, il m’éduque.» «Il m’a dit, c’est le médicament ou moi.» «Il me reçoit avec un sablier dans la tête.» «Il est obsédé par les lapsus et les rêves.» «Il n’est pas dans la réalité, il est dans les nuages», etc. A travers plus de cinquante plaintes auxquelles il répond, le médecin dresse une carte éclairante des frustrations et de leurs solutions.
Ce n’est pas tout. Soucieux de donner une réelle autonomie dans le choix d’une thérapie, Alain Gérard rappelle, en début d’ouvrage et dans des termes simples, les fondamentaux des trois grandes méthodes aujourd’hui à disposition. La psychanalyse freudienne ou les psychothérapies d’inspiration psychanalytique, basées sur le langage et la libre expression de l’inconscient. Les thérapies comportementales et cognitives, les TCC, qui, par des exercices modifiant les schémas de pensée, permettent de se débarrasser rapidement de symptômes gênants. Et, nées plus récemment, les stratégies méditatives, dont l’objectif n’est plus de réduire les symptômes, mais de les apprivoiser et de les accepter.

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