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vendredi 8 avril 2016

Sex addict : où placer la frontière entre hyperactivité sexuelle et pathologie ?

9 Avril 2016

Jean-Claude Matysiak


Jean-Claude Matysiak est psychiatre, directeur médical du centre hospitalier du Littoral à Villeneuve-Saint-Georges. Il a publié de nombreux livres, dont Les Pathologies de l’excès (Lattès, 2006) et Le Désir malade (Lattès, 2011) avec la collaboration de Marc Valleur. Il participe régulièrement à des émissions de radio et de télévision, et est également sollicité par la presse écrite.

Cet essai se propose de mettre à jour les dérives d’une récupération excessive, par la médecine et la psychiatrie, de certaines de nos conduites sexuelles, même excessives, qui ne sont en rien une maladie. Être hypersexuel ne signifie pas être déviant ou malade inéluctablement. Extrait de "Fantasmes et réalités sur les Sex addicts", de Jean-Claude Matysiak, publié chez JC Lattès (1/2).
Bien sûr, la masturbation devant un site pornographique n’a rien d’une maladie, pas plus que des relations sexuelles multiples. Avoir une vie sexuelle riche et variée peut être un facteur positif d’équilibre psychologique. Mais où peut-on tracer la frontièrere entre hyperactivité sexuelle et maladie ? Il me semble très compliqué et hasardeux de la délimiter, car empreinte d’une relativité, et variabilité, personnelle incontestable. Ainsi, je crois que seule la souffrance individuelle ou les conséquences néfastes de ces excès peuvent, dans un premier temps, être un élément de démarcation entre normalité et addiction.

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