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lundi 2 janvier 2017

Les psychoses, la schizophrénie et la psychothérapie institutionnelle (suite)

L'Orient-Le Jour .

LIBAN 

LA PSYCHANALYSE, NI ANGE NI DÉMON

29/12/2016






Depuis l'origine, l'histoire de la psychiatrie est liée à « l'appareil de contrôle social de l'État » et des autres institutions.
Dans l'article précédent, nous avons fait un passage « obligé » par l'outrage fait à la psychiatrie par les pouvoirs en place en URSS dans les années staliniennes et post-staliniennes. L'utilisation de la classification psychiatrique, particulièrement la schizophrénie comme moyen pour interner les dissidents, au-delà de l'horreur subie par ces derniers, témoigne de la faiblesse scientifique des concepts psychiatriques. La « fiabilité » et la « validité » des concepts restent liées à l'idéologie, l'influence socioculturelle et la subjectivité de l'examinateur.
Si comme on le voit, le collectif est opposé au subjectif afin de contraindre le sujet à la soumission, si le « nous » est opposé au « il » ou au « je » pour stigmatiser les positions subjectives extrêmes et leur opposer une politique de ségrégation, la seule réponse possible est la révolte. Qui sera elle-même sanctionnée comme étant pathologique.
Par contre, quand le « nous » émerge comme étant le droit d'un groupe, contre la volonté destructrice d'un individu, l'individu s'y plie sans opposer une grande résistance.






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