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lundi 2 janvier 2017

L'économiste Nicolas Bouzou réclame un débat sur le panier de soins

Henri de Saint Roman
En matière de protection maladie, qui doit prendre en charge le gros et le petit risque ? Pour l'économiste Nicolas Bouzou, directeur du cabinet de conseil Asterès, le choix doit plutôt se faire entre solidarité et assurance.
| 04.01.2017


Invité des rencontres du « Café Nile », ce mercredi, le cofondateur du Cercle de Belém estime que François Fillon, candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle, a eu au moins le mérite de verser ce sujet dans le débat public.
Mais il fait valoir qu'il faut déjà s'entendre sur ce que sont le petit et le gros risque. « S'agit-il d'un risque économique, d'un risque thérapeutique ? », s'interroge-t-il, rappelant qu'un petit risque économique peut se transformer à terme « en gros risque thérapeutique » et inversement.

Un accident de ski relève-t-il de la solidarité ?
Il vaut mieux, selon lui, poser la question de savoir ce qui relève de la solidarité (assurance-maladie obligatoire) et ce qui revient à l'assurance (complémentaires). Nicolas Bouzou veut « lever un tabou » : pour lui, les complémentaires devraient se concentrer sur le risque assurable. Est-il normal que l'assurance-maladie prenne en charge un accident de ski ou de cheval, lance-t-il en exemple à la cantonade ?
L'économiste appelle de ses vœux un débat national sur les périmètres respectifs de l'assurance-maladie obligatoire et complémentaire. « En France, regrette-t-il, les complémentaires santé sont la voiture-balai de la solidarité nationale, elles prennent en charge ce que l'assurance-maladie ne rembourse pas. »

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