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jeudi 25 juin 2015

Au Vinatier, l’hôpital psychiatrique gère la crise

  • par Laurent Burlet  24 juin 2015
« Danger grave et imminent ». Par deux fois, les 15 et 23 juin, la CGT de l’hôpital psychiatrique du Vinatier a activé cette procédure d’alerte concernant les urgences du principal HP de Lyon.
Le 15 juin, on comptait 27 patients accueillis. A minima, 20 patients sont soignés en permanence aux urgences alors que la capacité est de 11 lits. Une alerte de ce type avait déjà été déclenchée à la fin du mois de janvier 2015 par la CGT qui réclame toujours une augmentation des effectifs.
Nous republions notre article du 13 février 2015.
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« Série noire », « tensions »… Les médias locaux usent de termes très sombres pour évoquer la situation du principal hôpital psychiatrique lyonnais, le Vinatier. L’agression d’un infirmier fin janvier suivi des suicides de deux patients et d’un infirmier a déclenché la colère des équipes qui étaient appelées à faire grève ce jeudi 12 février.
La direction de l’établissement plaide une concomitance malheureuse des faits. Mais ces suicides et cette agression ont conduit au grand déballage des problèmes de l’hôpital psychiatrique qui, plus que jamais, gère la crise.
Le 12 février, les agents du Vinatier étaient appelés à faire grève et à se réunir devant l'ARS. ©LB/Rue89Lyon
Le 12 février, les agents du Vinatier étaient appelés à faire grève et à se réunir devant l’ARS. Un autre mouvement grève est également annoncé pour le 16 février ©LB/Rue89Lyon
Communication de crise
Après la Une du Progrès de ce mercredi 11 février sur le suicide d’un infirmier de l’unité « Usip »
dimanche dernier, le directeur du Vinatier a organisé en hâte une conférence de presse. Surtout pour corriger l’erreur du Progrès : l’infirmier d’une cinquantaine d’années qui s’est suicidé n’est pas celui qui avait décroché le patient pendu quelques jours plus tôt. Cet infirmier ne travaillait pas ce jour-là. La CGT maintient toutefois que, même s’il avait de gros problèmes personnels, cette pendaison dans le service et des conditions de travail dégradées peuvent expliquer ce passage à l’acte.
A l’hôpital psychiatrique, les soignants travaillent au quotidien avec des patients suicidaires. Certains passent à l’acte et parviennent à se donner la mort.

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