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vendredi 21 octobre 2016

Conférence de Kamel Daoud au 35e congrès franco-maghrébin de psychiatrie «Guérir le lien à la femme»

ALGERIE  20.10.16 

Quand un polémiste de la trempe de Kamel Daoud aborde la question de la femme dans les pays musulmans, il faut s’attendre à un pamphlet sur l’absurdité de la condition de l’homme dans la société dite «arabe».


Vraisemblablement loin de tout exercice de sublimation, Kamel Daoud a donné une conférence, vendredi passé, à l’occasion du 35e congrès franco-maghrébin de psychiatrie. C’est bien sûr avec un soupçon de scepticisme qu’on appréhende un tel rendez-vous, tant la forme paraît peu conventionnelle, quand on sait qu’il s’agit d’un événement professionnel où se côtoient des laboratoires pharmaceutiques des plus prestigieux et… des psychiatres.
Mais la gymnastique intellectuelle fut aisée pour l’auteur de Meursault, contre-enquête, à qui, il a suffi de placer le «désir» au centre du débat pour amorcer une profondeur certaine à l’intitulé du texte qu’il a lu en une dizaine de minutes : Guérir le lien à la femme. Ainsi, les  spécialistes et délégués médicaux n’assistaient plus à un talk de distraction qui suppléerait les habituels groupes de jazz ou de musique andalouse, mais c’est une conférence tout aussi profonde que le mal diagnostiqué dans une société malade et piégée par un tas de principes qui se confondent avec des valeurs tout aussi caduques.
Et Kamel Daoud sait le dire : «Quand la femme est enfermée, tous les hommes sont malades.» Les psychiatres présents n’ont pas manqué d’interroger le conférencier sur le «remède à préconiser pour guérir ce lien à la femme». «Je ne suis pas psychologue ni sociologue, je suis polémiste et j’agis en tant que tel. Aussi en tant que journaliste j’observe (…) j’essaye de comprendre ce qui se passe et d’expliquer pourquoi nous sommes malades de l’objet de notre désir. Nous vivons mal notre désir et notre rapport à la femme», a lancé Kamel Daoud.

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