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mercredi 1 juin 2016

"La Dame de Saint-Lunaire". « Sa maison était une œuvre d'art »

01/06/2016  par samso9

Agathe Oléron, qui a écrit et réalisé « La Dame de Saint-Lunaire », s'est prise d'affection pour l'héroïne de son film, Jeanne Devidal. Un personnage hors normes à qui elle entend redonner sa place dans notre Histoire. Interview.

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Comment avez-vous fait connaissance avec l’histoire de Jeanne Devidal ?
Tout est parti d’une classe de mer à Saint-Lunaire, en CE1, avec mon école de Montfort/Meu. J’avais déjà entendu parler de cette maison, que certains appelaient « la maison de la folle ». On racontait beaucoup d’histoires sur Jeanne Devidal. Je m’attendais à voir le Palais idéal du Facteur Cheval (œuvre d’art brut dans la Drôme). Finalement, j’ai été très déçue en découvrant avec mes yeux d’enfant ce qui me semblait être un château de sable géant qui allait s’effondrer sur nous quand la mer allait monter.
Jeanne Devidal était là. Elle est sortie, car elle aimait beaucoup les enfants. Dans l’ombre que projetait sa capuche sur sa tête, avec son sourire et ses yeux qui brillaient, elle ressemblait à une sorcière. Elle avait 77 ans, j’en avais 7. Le personnage m’a vraiment fait peur. Mais en même temps, il m’a marqué, il m’a fasciné. Et il ne m’a plus jamais quitté.
Pourquoi en faire un film trente ans plus tard ?
Le but de ce film est de faire découvrir la constructrice, la personne qui se cachait derrière les murs de cette incroyable maison. De lever aussi une partie du voile qui entoure Jeanne Devidal mais en laissant une part du mystère persister. On en apprend plus mais tout n’est pas révélé. Déjà parce qu’il aurait été impossible de le faire en 52 minutes mais aussi parce que je ne voulais pas casser le mystère Jeanne Devidal. Ce serait briser son histoire et tout ce qui nous fascine chez elle.


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