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samedi 5 juillet 2014

Les problèmes psy n’aident pas à garder son emploi, surtout quand est un homme

05.07.2014

On a plus de risques de perdre son travail quand on est en dépression que quand on est en pleine possesion de ses moyens psychiques. Ce constat posé par la dernière étude du service recherche et statistiques du ministère de la Santé -la DREES- n’a en soi rien d’étonnant. Tout le mérite des chercheurs de l’avenue de Ségur est néanmoins de le quantifier et de mettre des chiffres sur des maux. Du moins, ils ont tenté de le faire. Puisqu’après avoir évalué à 12% et 6% la proportion respective de femmes et d’hommes qui déclarent un trouble anxieux généralisé (TAG) ou un épisode dépressif caractérisé (EDC), ils nuancent aussitôt leur découverte en se demandant si les hommes ne seraient pas "amenés à sous-déclarer ces troubles en raison de normes et représentations sociales fortes."


A cette réserve méthodologique près, l’étude nous apprend qu’entre 2006 et 2010, seuls 86% des femmes et 82% des hommes déclarant un trouble mental ont conservé une activité professionnelle contre respectivement 92% et 93% en population saine. La conclusion est double : TAG et EDC n’aident pas à conserver son emploi, surtout quand on est un homme. Le fait est d’autant plus remarquable qu’à l’inverse pour les problème de santé généraux ou les comportements à risque, les auteurs de la DREES observent que "le taux d’emploi en 2010 apparait légèrement supérieur pour les hommes." S’agissant des troubles psy, on relèvera enfin que l’écart de taux d’emploi hommes-femmes est plus prononcé pour les troubles anxieux généralisés (9 points) que pour les épidodes dépressifs caractérisés (4 points seulement).


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