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lundi 30 juin 2014

L'Apssis publie un premier vade mecum sur les objets connectés de santé

L'Association pour la promotion de la sécurité des systèmes d'information de santé (Apssis) vient de publier unvade mecum sur les objets connectés de santé dont le but est d'informer, de sensibiliser et de "faire réfléchir". Ainsi, il propose un commentaire sur plus de 120 objets connectés comme MobiUS, une application qui permet de visionner une échographie avec un smartphone, des vidéos capsules pour explorer le côlon, le robot Da Vinci qui permet de bénéficier d'une chirurgie précise mini-invasive ou encore Tarkett, un sol intelligent et connecté pour prévenir les chutes. Ce document, en libre accès, apporte aussi des éléments sur les usages ainsi que sur le ressenti des usagers mais aussi des médecins et des experts, indique l'association.

En introduction, Isabelle Landreau, avocate au barreau de Paris, rappelle que l'utilisation des objets connectés en santé appelle à la sécurisation des données, afin d'éviter une "manipulation à distance de ces données et une marchandisation par le secteur privé", ainsi qu'au "respect des données à caractère personnel". Omar Yahia, avocat au barreau de Paris, spécialiste en e-santé, ajoute de son côté qu'il faut "envisager le cycle de vie de l'objet connecté sous le signe de la sécurité". 
Appelé en tant qu'expert à apporter son point de vue, le Dr Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom) en charge des technologies numériques, souligne que les professionnels de santé ne peuvent ignorer ce monde émergent des objets connectés dont est en train de s'emparer une majorité de citoyens. Ils doivent alors "accompagner le déploiement du "monde numérique" appliqué à la santé et en intégrer eux-mêmes les aspects utiles et bénéfiques dans leurs pratiques médicales".

Le Cnom doit d'ailleurs prochainement publier un livre blanc sur ce sujet en s'attardant sur : la fiabilité des objets, l'exploitation des données par le patient et le médecin, la responsabilité médicale, le statut des données collectées, les modèles économiques, l'hébergement des données, la préservation du caractère confidentiel des données ou encore l'impact de la géolocalisation sur les libertés individuelles. Le médecin précise aussi que ce sont les usages qui arbitreront le côté "gadget" de certaines applications. Par ailleurs, des objets communicants existent déjà (tensiomètre, pèse-bébé, glucomètres...), la question essentielle est donc de savoir quelle plus-value médicale apporte la connexion via le web.
Géraldine Tribault 


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