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vendredi 16 juin 2017

Derrière le rebondissement de l’affaire Grégory, l’aide d’une intelligence artificielle


Le logiciel ANB (Analyst’s Notebook) a permis aux enquêteurs de réorganiser la masse de données accumulées en trente-trois ans d’enquête, pour mieux en déceler les manquements.

LE MONDE 
Conférence de presse du général de la gendarmerie nationale Olivier Kim, du procureur de Dijon Jean-Jacques Bosc et du colonel Dominique Lambert, le 15 juin.
Conférence de presse du général de la gendarmerie nationale Olivier Kim, du procureur de Dijon Jean-Jacques Bosc et du colonel Dominique Lambert, le 15 juin. ROBERT PRATTA / REUTERS

Dans une affaire aussi ancienne que celle du petit Grégory, retrouvé mort noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984, nulle mémoire d’homme n’est suffisante pour lister les innombrables pièces de ce dossier hors norme, qui obnubile la France depuis trente-trois ans. C’est notamment avec l’aide d’une intelligence artificielle que l’enquête a connu un nouveau rebondissement, mercredi 14 juin, avec le placement en garde à vue de trois membres de la famille Villemin.

Ce coup de pouce informatique, c’est le logiciel ANB (Analyst’s Notebook) qui l’a fourni. Développé à partir d’une suite de logiciels créés il y a une dizaine d’années par la société I2, rachetée depuis par la société IBM, ANB est aujourd’hui utilisé dans la plupart des dossiers d’homicides. Il permet, en effet, de centraliser l’ensemble des données d’une enquête et de les mettre en regard pour en déterminer les pistes de travail et les hiérarchiser.


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