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mercredi 4 mai 2016

Les généralistes, davantage présents que les spécialistes, dans les quartiers prioritaires

03.05.2016
Les quartiers prioritaires abritent 1,5 fois moins de généralistes que leur agglomération. Si ce chiffre montre que les omnipraticiens sont, finalement, relativement présents, il n’en reste pas moins que ces zones souffrent de déficits en matière d’offre de soins ambulatoire. C’est ce qui ressort du rapport 2015 de l’Observatoire national de la politique de la ville (ONPV) dont les résultats ont été publiés mardi. Portant sur 2014, cette étude pointe en effet de grandes difficultés d’accès aux spécialistes libéraux, 3,4 % moins présents dans les quartiers prioritaires que dans les agglomérations environnantes. Un manque que l’ONPV juge, à cet égard, « marqué » quand il le qualifie de « plus modéré pour les médecins généralistes ». Pour 100 000 habitants, l’Insee recensait en effet 72,1 généralistes dans ces quartiers, contre 99,3 à l’échelle nationale.

Cette proportion cache cependant une grande hétérogénéité, « plus d’un tiers des quartiers prioritaires n’accueillent aucun équipement de santé de proximité », note l’ONVP. D’après le rapport, la densité de professionnels de proximité libéraux (généraliste, dentiste, sage-femme, infirmier et kiné) « varie d’une densité inférieure ou égale à 27 professionnels (…) pour 100 000 habitants parmi les 30 % de quartiers prioritaires les moins bien dotés, à une densité supérieure ou égale à 243 pour 100 000 habitants parmi les 30% de quartiers les mieux dotés en la matière ».
La présence des généralistes en termes d’accessibilité géographique a également été observée par l’ONVP. Et elle se semble se confirmer lorsqu’est considéré leur lieu d’installation : près de huit habitants des quartiers populaires sur dix ont un généraliste installé dans celui-ci. Et 19,7 % de ces résidants se trouvent à moins de 500 mètres du cabinet d’un omnipraticien. A titre de comparaison, le rapport rappelle qu’en 2010, 100 % de la population métropolitaine résidait d’entre elle résidait à moins de quinze minutes d’une commune dotée d’un professionnel de santé.
Cette proximité constatée dans les quartiers prioritaires n’est cependant pas exempte d’interrogations : « quelle est la disponibilité de ces professionnels par rapport à la population ? Quel est le recours réel de la population aux soins de premier recours », questionne l’ONPV.

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