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vendredi 22 janvier 2016

Affaire Barbot. Psychologue et psychiatres en désaccord

  • Karine Pontchateau, présidente de la cour d'assises, entourée de ses assesseurs de la cour.
    Karine Pontchateau, présidente de la cour d'assises, entourée de ses assesseurs de la cour. | Franck Dubray

Didier Barbot, jugé pour l'assassinat de sa femme Anne, avec sa maîtresse Stéphanie Livet, est-il un pervers manipulateur ou un lâche qui a préféré le meurtre à la vérité?

En désaccord total avec les conclusions de l'expert psychologue Dominique Bichon, Me Franck Boëzec a demandé et obtenu le retour d'un des experts psychiatres. Après le Dr Thomas, mardi 19 janvier, l'un des avocats de Didier Barbot, jugé avec sa maîtresse Stéphanie Livet pour l'assassinat de sa femme, a obtenu l'audition de son collègue et cosignataire du rapport, le Dr Alric.

« Pas 36 solutions en psychiatrie »

Le psychiatre commence par distinguer sa spécialité de la psychologie. « Le terme de perversion n'est pas le même en psychiatrie et en psychologie. » Pour lui, « il n'y a pas 36 solutions en psychiatrie. » Les patients peuvent être névrosés, psychotiques ou pervers. Mais, insiste-t-il, « le terme pervers, il faut le dissocier de perversité qui est le fait de tordre la réalité, l’arranger. Le pervers n’est pas sociable. Pour lui, l’autre n’existe pas : il est rangé au rang d’objet. Le pervers n’a pas de désir, il n’a que des besoins. » Il considère ainsi qu'il ne pose « pas de diagnostic au sens médical, mais au sens commun, oui. »

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