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lundi 28 septembre 2015

Comment les anti-avortement pratiquent la désinformation sur le Web

Le Monde.fr | Par 





En ce lundi 28 septembre, Journée mondiale pour le droit à l’avortement, le gouvernement a lancé un numéro vert pour renseigner sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le 0800 08 11 11, associé à un site officiel, ivg.gouv.fr et à une campagne de communication. Car sur ce sujet sensible, l’information sur Internet est pléthorique mais loin d’être neutre.

Tapez « IVG » ou « avortement » sur un moteur de recherche, et vous trouverez, parmi les premiers liens, des sites comme ivg.net ou encore ecouteivg.org En apparence, ce sont des sites d’information ou d’aide pour des femmes confrontées à la question de l’avortement. Pour certains, c’est bel et bien le cas, et l’information, plus ou moins abondante, est fournie de manière neutre. Mais, comme l’a découvert l’AFP, qui a enquêté longuement sur le sujet, relayée par LeFigaro.fr, ce n’est pas le cas de tous, loin de là. 
Derrière l’apparence de l’information se cache en fait une manipulation.

Prenons ivg.net. Le site apparaît en troisième place dans le moteur Google, lorsque l’on recherche « IVG ». Il propose un numéro vert d’écoute, des rubriques « droit », « santé », « que faire »... et un lien vers un « centre de documentation médicale sur l’avortement ». De quoi orienter une femme ou une jeune fille en quête de réponses sur ces questions douloureuses. Mais en réalité, ce site, que tout présente comme objectif et neutre, ne l’est pas : il est conçu et animé par une association baptisée « SOS détresse » et un certain René Sentis, par ailleurs auteur d’ouvrages chrétiens sur l’amour et la fécondité. 


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