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lundi 26 décembre 2016

Les psychoses, la schizophrénie et la psychothérapie institutionnelle (suite). L’internement des dissidents en URSS

LIBAN


LA PSYCHANALYSE, NI ANGE NI DÉMON

Le lecteur peut se demander pourquoi j'insiste autant sur le rapport entre la schizophrénie et la psychothérapie institutionnelle. En effet, nous en sommes à six articles au moins qui traitent de cela. Si nous considérons, comme cela se fait maintenant, que « la schizophrénie est une maladie du cerveau », nous n'avons aucun besoin d'étudier les expériences alternatives qui, dans les années 60/70, ont approché différemment la schizophrénie. Mais nous ne pouvons pas considérer que la schizophrénie est une maladie du cerveau parce que la clinique et les symptômes qu'elle produit sont en rapport avec l'entourage du schizophrène. D'une part, cela est le fruit de notre expérience quotidienne, comme nous avons eu l'occasion de le montrer dans les articles précédents.
D'autre part, les expériences alternatives sont nées dans un contexte sociopolitique particulier, celui des années 60 et ce qu'elles ont amené avec elles de révolte, de rébellion et de remise en cause du Système. Le système exclut, bannit et produit de la ségrégation, particulièrement quand il s'agit de folie. Le pouvoir soviétique entre les années 30 et 70 a utilisé la psychiatrie pour interner les dissidents avec l'apparence de la maladie mentale.

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