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lundi 26 décembre 2016

Évaluations psychiatriques : pas question de faciliter l’hospitalisation forcée

RADIO CANADA QUEBEC

Un couloir de l'Institut Philippe-Pinel, à Montréal (archives)

EXCLUSIF – Après l'affaire Frédérick Gingras et d'autres drames semblables, certaines personnes ont demandé qu'on facilite le traitement et l'hospitalisation contre leur gré des gens victimes de maladie mentale, un processus d'exception balisé par les tribunaux. Mais tout assouplissement de la loi qui encadre ces procédures semble écarté.
Un texte de Davide Gentile
Le cadre de référence de cette loi, attendu depuis presque six ans et dont Radio-Canada a obtenu copie, va plutôt dans le sens du maintien des balises actuelles et de l'uniformisation des procédures d'évaluation.
Ce cadre de référence, un document qui n’est pas rendu à sa version finale, découle de deux rapports sur le sujet publiés en 2011 par le ministère de la Santé et le Protecteur du citoyen. Ce dernier précisait qu'il était « urgent que des mesures soient prises pour corriger les manquements à la loi P-38 ».
Plusieurs organisations communautaires, l'Association des médecins psychiatres et deux ministères participent à la rédaction de ce cadre de référence. On y réitère que toute hospitalisation forcée doit « n'être envisagée qu'en dernier recours ». Les auteurs constatent aussi des disparités importantes dans l'application de la loi et proposent des mesures pour remédier à ce problème.

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