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samedi 13 août 2016

L'Anap propose un outil d'autodiagnostic des parcours en psychiatrie et santé mentale




Après l'outil d'autodiagnostic en consultations externes ou encore enstérilisation (lire ci-contre), l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements sanitaires et médico-sociaux (Anap) met en ligne ce mois de juillet un outil d'autodiagnostic des parcours en psychiatrie et en santé mentale. Concrètement, il permet "de vérifier le niveau d'acceptation et d'engagement à s'inscrire comme intervenant actif dans le parcours de vie des personnes vivant avec des troubles psychiques chroniques".

L'outil est composé de soixante-douze questions. Elles permettent d'interroger le positionnement de l'établissement, du service ou du pôle. Celles-ci sont réparties autour de "cinq portes d'entrée où sont constatés les risques de rupture les plus fréquents dans le parcours".
À savoir : l'accès au diagnostic et aux soins psychiatriques, les situations inadéquates, l'accès aux accompagnements sociaux et médico-sociaux, l'accès aux soins somatiques et la prévention et la gestion des situations de crise. Un point porte également sur les relations avec les usagers. Dans cette partie de dix-sept questions, les établissements sont interrogés sur, par exemple : existe-t-il une équipe mobile en charge des interventions à domicile ou en structures médico-sociales ? Avez-vous mis en place des actions de communication sur l'accès aux soins vis-à-vis des partenaires du territoire ? Avez-vous mis en place un service d'accueil pour les patients le week-end ?

Pour chaque item, précise l'Anap, "les réponses apportées par l'établissement, le service ou le pôle sont analysées sous l'angle de la communication, des pratiques professionnelles et du pilotage". Ainsi, l'outil se positionne comme une aide pour objectiver les organisations, assurer une prise en compte de la personne dans sa globalité, mieux gérer les situations de crise et préparer et réussir la sortie du patient, détaille l'agence. L'établissement, grâce à une visualisation sous forme de radar, pourra identifier ses points forts et faibles et ainsi mettre en place des mesures correctrices.
Géraldine Tribault


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