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vendredi 25 août 2017

Des professionnels de l'urgence médico-psychologique français sont aux côtés des victimes à Barcelone


Le Quai d'Orsay a réalisé un bilan actualisé des victimes françaises des attentats de Catalogne, dont douze personnes toujours hospitalisées à Barcelone. Trois sont dans un état grave. Il a signalé que des professionnels français du dispositif d'urgence médico-psychologique et de l'aide médicale urgente sont présents aux côtés de ces victimes.

Des professionnels français du dispositif d'urgence médico-psychologique et de l'aide médicale urgente sont présents aux côtés des victimes des attentats terroristes survenus les 17 et 18 août en Catalogne (Espagne), a informé le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères lors d'un point presse ce 22 août à Paris. Un bilan actualisé des victimes françaises a été présenté à cette occasion. On recense ainsi à ce jour 32 blessés, dont quatre enfants, a indiqué le directeur adjoint du Centre de crise et de soutien du Quai d'Orsay, Éric Lavertu. Douze de ces blessés sont encore hospitalisés dans les établissements de santé de Barcelone, dont trois "dans un état grave". C'est-à-dire "dont le pronostic vital est engagé", a précisé Élisabeth Pelsez, déléguée interministérielle aux victimes, récemment nommée. 


Dès l'annonce des attentats, le Quai d'Orsay a mis en place une "cellule de crise" dédiée, constituée notamment de membres de son centre de crise permanent, de responsables de la Croix-Rouge française et de l'Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) et de bénévoles associatifs pour l'aide aux victimes. Très vite, outre la mise en place d'un numéro d'urgence, une délégation a été envoyée à Barcelone, comprenant des membres de la cellule de crise et une dizaine de professionnels de santé, notamment issus du Samu et de la cellule d'urgence médico-psychologique (Cump) de Toulouse (Haute-Garonne), a indiqué le directeur adjoint. Les médecins et soignants font la visite des victimes hospitalisées mais elles ont aussi rencontré des Français au consulat général, où avait été mis en place un espace d'accueil et de consultation d'urgence. 

Alors qu'il est difficile d'évaluer précisément à ce jour les besoins de prise en charge médico-psychologique ultérieurs — puisque des victimes non blessées physiquement sont sans doute déjà rentrées en France et/ou ne sont pas encore signalées —, il s'agit désormais d'assurer le suivi de l'aide aux victimes, dans la durée. C'est ce à quoi va s'employer la délégation interministérielle, a appuyé Élisabeth Pelsez, annonçant la réunion dans les prochaines semaines d'un comité interministériel sur la question. Il s'agit d'assurer la transition entre les prises en charge téléphoniques via le numéro d'urgence ouvert par le ministère — qui a reçu près de 4 000 appels — et un accompagnement plus pérenne des victimes et de leurs familles. 


Le ministre de l'Intérieur insiste sur les racines "psychologiques" du terrorisme

Dans le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation (FSPRT), "nous considérons qu'à peu près un tiers [des personnes] présentent des troubles psychologiques", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur RMC-BFMTV ce 22 août. Après les attentats de Catalogne, le ministre avait déclaré vouloir mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres "pour identifier les profils qui peuvent passer à l'acte" (lire notre article). "Il est clair que le secret médical, c'est quelque chose de sacré mais en même temps, il faut trouver le moyen [pour] qu'un certain nombre d'individus, qui effectivement souffrent de troubles graves, ne puissent pas commettre des attentats", a insisté ce jour Gérard Collomb. Citant le cas de l'homme qui a tué le 21 août une personne et blessé une autre à Marseille (Bouches-du-Rhône) en fonçant sur deux abribus avec une camionnette, qui "sortait de clinique psychiatrique", le ministre a évoqué un "certain nombre d'esprits faibles" qui voudraient imiter les terroristes. "C'est ce contre quoi il faut se prémunir, ce contre quoi nous voulons travailler avec ma collègue la ministre de la Santé mais également avec l'Ordre des médecins, les psychiatres [...] Nous ne voulons pas faire cela dans notre coin [mais] trouver le juste équilibre", a-t-il poursuivi.
Caroline Cordier

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