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samedi 1 août 2015

L'analyse statistique de la fonction publique s'affine avec la nomenclature de familles de métiers

 - HOSPIMEDIA
Jusqu'à présent, les nomenclatures de métiers existant à l'Insee ou la Dares n'offraient pas une parfaite connaissance statistique de la fonction publique. Depuis quelques mois, la DGAFP a donc mis sur pied sa propre nomenclature avec treize grandes familles de métiers. Une démarche qu'elle explique dans un document mis en ligne ce 27 juillet.
La Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a mis en ligne le 27 juillet un document détaillant la nomenclature de familles de métiers de la fonction publique (FaPFP). Celle-ci date de l'automne 2014, ayant d'ailleurs été utilisée pour le rapport annuel de la fonction publique de l'an dernier, mais a été enrichie dans cette publication estivale par le département statistique, précise le ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique à Hospimedia. Comme le rappelle la DGAFP, l'intérêt de cette nomenclature est de faciliter les études portant sur les trois versants de la fonction publique : l'Hospitalière, la Territoriale et l'État. "Dans le cadre du dialogue social (...), les organisations syndicales comme les employeurs publics ont souligné le besoin de statistiques par familles de métiers, notamment en ce qui concerne la santé et sécurité au travail pour les trois versants de la fonction publique", souligne ainsi la direction ministérielle.

"Aucune harmonisation" des répertoires existant

Mais pourquoi s'être décidée à créer cette nomenclature propre à la fonction publique ? Avant tout parce que les nomenclatures existant jusqu'alors étaient, "dans leur format agrégé, peu adaptées à des études détaillées de la fonction publique", souligne la DGAFP. C'est le cas pour les professions et catégories sociales (PCS) à l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et pour les familles professionnelles (Fap) à la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), qui sont les deux nomenclatures les plus couramment utilisées.
  • La PCS "présente certaines difficultés pour décrire les emplois de la fonction publique", agrégeant des situations hétérogènes (en classant en "professions intermédiaires" des agents de catégories A et B), et ne prend pas en compte les requalifications opérées pour certains corps. Conséquence : il n'existe donc pas de correspondance stricte entre cette PCS et les catégories A, B ou C de la fonction publique.
  • La Fap regroupe effectivement des métiers qui font appel à des compétences communes et des "gestes professionnels" proches, se rapprochant en cela de la FaPFP. Toutefois, cela ne l'empêche pas de parfois compiler des métiers de la fonction publique assez différents. La DGAFP cite l'exemple de la Fap "santé, action sociale, culturelle et sportive", très présente dans la fonction publique et qui réunit effectivement des profils d'agents et de métiers extrêmement hétérogènes.

Quant aux répertoires administratifs de métiers existant dans chacun des trois versants de la fonction publique, notamment pour la FPH sonrépertoire des métiers de la santé et de l'autonomie (lire ci-contre) et sa nomenclature des emplois hospitaliers (NEH), ils présentent eux aussi "des similarités mais aucune harmonisation".


L'encadrement bientôt mieux pris en compte

La nomenclature FaPFP se veut un outil "complémentaire" à celles de l'Insee et de la Dares, indique la DGAFP. Treize grandes familles de métiers y sont inscrites (voir la cartographie). L'une concerne naturellement très majoritairement la FPH (83%) : celle des "soins". Elle comprend avant tout les aides-soignants (33% des agents), les infirmiers en soins généraux (31%) et les praticiens hospitaliers sans activité libérale (11%). Quatre autres familles touchent dans une moindre mesure la FPH : "action sociale" (34%, assistants de service social, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants...), "services à la personne" (22%, aides à domicile, auxiliaires de puériculture, cuisiniers...), "entretien et maintenance" (18%, agents de service hospitaliers...) et "administration" (13%, ensemble des personnels administratifs des catégories A, B et C). Cette nomenclature "est amenée à évoluer et pourra être affinée pour prendre en compte les fonctions d'encadrement", glisse la DGAFP. De fait, "elle pourrait idéalement à terme être clairement articulée" avec les répertoires administratifs de métiers des trois fonctions publiques.
Thomas Quéguiner 
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