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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

jeudi 23 mars 2023

Pédopsychiatrie : la Cour des comptes estime que l'argent dépensé par la France est mal utilisé et recommande de réorganiser le secteur

Publié 

Il y a environ 1 600 000 enfants et adolescents en France qui souffrent de dépression, d'anorexie ou de schizophrénie.

Dans une unité de pédopsychiatrie de l'hôpital Robert Debré à Paris, le 10 novembre 2020. Photo d'illustration. (ARNAUD JOURNOIS / MAXPPP)

L'argent dépensé par la France dans le domaine de la pédopsychiatrie - trois milliards d'euros par an - n'est pas excessif mais mal utilisé, d'après un rapport de la Cour des comptes consulté mardi 21 mars par franceinfo.

Les magistrats estiment qu'il faut réorganiser tout le secteur de la pédopsychiatrie en recrutant notamment de nouveaux médecins spécialisés pour s'occuper de tous les enfants et adolescents souffrant d'un trouble psychique. Avec la crise du Covid, les besoins ont fortement augmenté mais l'offre de soin reste inadaptée, d'après la Cour, qui recommande donc de valoriser la filière pour attirer les étudiants en médecine.

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Au rapport La Cour des comptes au chevet de la pédopsychiatrie

par Nathalie Raulin   publié le 21 mars 2023

Dans un rapport publié ce mardi, la l’institution dénonce une organisation inefficiente de l’offre de soin de pédopsychiatrie et un empilement de plans peu lisibles.

L’offre de soin de pédopsychiatrie est «inadaptée» aux besoins d’une jeunesse sortie affectée de la crise du Covid. Dans un rapport étoffé rendu public ce mardi, la Cour des comptes ne mâche pas ses mots. «Remédier aux faiblesses de l’organisation de soins de pédopsychiatrie, aux carences de la politique de prévention et à une gouvernance des politiques de santé peu efficiente est un enjeu prégnant de santé publique», martèle son président, Pierre Moscovici.

mercredi 22 mars 2023

Bordeaux : une conférence sur le soin en psychiatrie et le plaisir au travail, samedi 25 mars

Par Thomas Dusseau   Publié le 20/03/2023 

Bordeaux : une conférence sur le soin en psychiatrie et le plaisir au travail, samedi 25 mars

La conférence se déroulera à l’Athénée municipal de Bordeaux. © Crédit photo : Archives Claude Petit/ « Sud Ouest »

À l’heure où de nombreux soignants expriment leur épuisement et leur souffrance au travail, le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours interviendra à l’invitation de l’association Capsy sur la façon de redonner du plaisir et de l’attrait à ce travail de soins en psychiatrie et dans le médico-social


Solidarité : Ils viennent en aide aux sans-abri en souffrance psychique

 BRUT

   Publié le 20/03/23












Travailleur social, Jean-Michel fait, depuis dix-huit ans, partie des « EMPP » (équipes mobiles psychiatrie précarité). Son équipe compte des infirmières, des médecins et d’autres travailleurs sociaux et leur but est de venir en aide aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion sociale qui se trouvent en souffrance psychique.

Son rôle, c’est aussi d’accompagner les SDF dans la recherche d’une place en centre d’hébergement, de les conduire à l’hôpital, de les aider à renouveler leurs pièces d’identité ou, tout simplement, de leur parler.

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Chronique «Aux petits soins» Quand les pouvoirs publics se montrent très complaisants avec les labos pharmaceutiques

par Eric Favereau  publié le 21 mars 2023

Dans «Chantage sur ordonnance», un livre au scalpel, la journaliste Rozenn Le Saint décrit les relations entre les pouvoirs publics et les firmes pharmaceutiques. Des relations qui coûtent une fortune à l’Etat.

En voilà une surprise (ou un scoop)… Alors que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn avait la réputation d’être proche de l’industrie pharmaceutique, elle fait des déclarations pour le moins directes sur ce sujet dans un livre tout juste paru – Chantage sur ordonnance (1). «Quand je vois tous les cadeaux faits à l’industrie pharmaceutique ces deux dernières années, cela me met hors de moi», dit-elle à la journaliste de Mediapart Rozenn Le Saint. Et elle poursuit sans hésiter ses critiques vis-à-vis des firmes comme du président de la République : «J’ai été folle de tout ce qu’ont obtenu les industriels avec ces aides à la relocalisation… Quand je pense à tout ce qu’ils ont gagné avec les vaccins contre le Covid. Ils viennent pleurer auprès de Bercy, font miroiter des créations d’emplois, mettent en avant des investissements dans la recherche et le développement… C’est très dur pour le ministre de la Santé de résister.»

Zouc - Chéri








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La loi, c'est la loi Contre le «mercenariat médical», François Braun ne veut rien lâcher

par Nathalie Raulin   publié le 20 mars 2023

En dépit de la motion de censure transpartisane qui menace le gouvernement, le ministre de la Santé réaffirme sa volonté de plafonner la rémunération des médecins intérimaires à partir du 3 avril. Dans le même temps, la revalorisation des gardes hospitalières devrait être reconduite jusqu’au 31 août.

Tordre le cou aux doutes qui reviennent en force. Fait exceptionnel, le cabinet du ministre de la Santé, François Braun, a organisé vendredi au pied levé un point d’étape à destination des médias. Objectif ? Réaffirmer la détermination du ministre d’«en finir avec les médecins mercenaires» et donc de mettre en œuvre la loi Rist sur le respect du plafond de rémunération de l’intérim médical selon le calendrier annoncé. C’est répété : à compter du 3 avril, tout établissement public de santé qui acceptera de verser aux médecins intérimaires des rémunérations supérieures au plafond réglementaire de 1 170 euros brut pour une mission de vingt-quatre heures de travail continu ne sera plus remboursé par le comptable public.

Semio8G®, une appli pratique et gratuite de sémiologie psychiatrique

PAR 
PUBLIÉ LE 20/03/2023

Une équipe de spécialistes de la formation* met gratuitement à la disposition des soignants en psychiatrie une application web innovante pour mieux structurer, organiser et exploiter leurs observations cliniques.

Sémiologie psychiatrique (@pixabay)

Au cœur de la relation avec des personnes en souffrance psychique, les soignants reçoivent de nombreuses informations sur le comportement, le discours, la pensée, ou encore les affects des personnes qu’ils accompagnent. Mais comment retranscrire cette observation clinique sans perdre toute sa richesse et sa pertinence? Comment structurer, préciser et relayer ses observations après un entretien, une activité thérapeutique ou un accompagnement ? Ce besoin inhérent à leur pratique a incité une équipe de recherche du GRIEPS, organisme de formation pour les professionnels de santé, à concevoir un outil numérique gratuit de sémiologie psychiatrique. A savoir une application web pour aider les soignants dans le champ de la psychiatrie à structurer et organiser leurs observations cliniques, et à renforcer leur connaissance du vocabulaire scientifique propre à leur discipline. Après deux ans et demi de travail, Semio8G® a ainsi vu le jour donnant notamment accès à des centaines de définitions et mots référencés, vidéos, documents et liens utiles... Benjamin Villeneuve, président de l’ADRpsy (Association pour le développement de la recherche en soins en psychiatrie) et l’un des initiateurs de ce projet nous en explique la teneur et les enjeux.


L'explosion des troubles mentaux juvéniles en France, symptôme d’une société post-pandémique

Publié le : 

Une étude avancée par le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge tire la sonnette d’alarme : la consommation chez les enfants de médicaments psychotropes comme les antidépresseurs a doublé en dix ans. Faut-il y lire le signe d’une société plus anxieuse ou une dramatisation des troubles psychiques ? France 24 est allé à la rencontre de ces jeunes, de leurs parents, de psychologues, psychiatres et autres spécialistes des souffrances juvéniles.


mardi 21 mars 2023

Pervers et narcissiques : les mécanismes de l'emprise psychologique

Lundi 20 mars 2023 (première diffusion le mardi 1 octobre 2019)

Provenant du podcast

Les Pieds sur terre

Araignée ©Getty - Marka/Universal Images Group

Clémence et Patrick ont tous deux vécu sous l'emprise de la personne qu’ils aimaient, victimes d’un individu dit "toxique". Voici le récit de cette violence verbale et morale qu’ils ont vécue dans le secret et l’invisibilité pendant des années.

Patrick, 53 ans a vécu une relation d’emprise pendant une dizaine d’années avec une personne rencontrée sur son lieu de travail et qui deviendra sa cheffe mais aussi la mère de leur enfant. 

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Chanteuses épileptiques des cafés-concerts, fin du 19ème siècle

 

Loin de rester une curiosité médicale, l’hystérie étudiée par Charcot, à la fin 
du XIXe siècle, a passionné le grand public pendant quarante ans. Elle a même inspiré les artistes populaires, des « chanteuses épileptiques » des cafés-concerts aux premiers films burlesques.

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En ce dernier quart du XIXe siècle, tout le monde en parle. On accourt du tout-Paris, voire de l’Europe entière, jusqu’à la Salpêtrière pour voir Jean-Martin Charcot présenter ses malades. L’hystérie (dérivé de « utérus », en grec), était un terme fourre-tout pour cataloguer les troubles nerveux ou mentaux dont souffraient les femmes. La « Grande » hystérie est la forme identifiée par Charcot, celle qu’il peut provoquer, moduler et stopper sous hypnose, et qui tirerait son origine du cerveau et non de l’entrejambe. Une petite révolution qui facilitera le diagnostic d’hystérie pour les hommes aussi.

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Les grandes hystériques passent par quatre phases : épileptoïde (convulsive), clownesque (théâtrale et grandiloquente), passionnelle, délirante. Comme on n’assiste guère à ce genre de phénomènes hors de la Salpê­trière, certains, à Nancy autour du Dr Bernheim, soupçonnent fort ces femmes de se soumettre aux suggestions de Charcot en développant artificiellement leurs symptômes. En tout cas, elles font sensation auprès de l’auditoire. Peintes avec moult détails par les journalistes alléchés, prises en photo, le grand public les connaît: des centaines d’articles leur sont consacrés dans la presse populaire entre 1875 et 1890.

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DE LA PSYCHANALYSE À LA SCHIZOANALYSE

Chaire de Philosophie à l'Hôpital 

Séminaire “Lire les grands textes” 

Cycle sur la schizoanalyse







Animé par Frédéric Baitinger, philosophe et psychanalyste

Avec Florent Gabarron-Garcia psychologue, psychanalyste, Florent Gabarron-Garcia est Maître de conférences à Paris 8 au département de sciences de l’éducation (EXPERICE) où il enseigne la psychanalyse. Florent Gabarron-Garcia est également membre de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari. 

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De Charcot à Charlot : mises en scène du corps pathologique

bibliothèque sigmund freud (en-tête) 

Auteurs : Rae Beth GORDON / Pierre JOASSIN , trad.



Présentation de l'éditeur : 

"De Charcot à Charlot : Mises en scène du corps pathologique", publié en anglais en 2001, est le premier livre à proposer une analogie entre le spectacle populaire et l'hystérie à l'hôpital dans le dernier tiers du XIXe siècle. Il met en lumière un rapport direct entre la gestuelle des hystériques et celle des artistes du café-concert et du cinéma burlesque. Chanteurs et comiques s'emparent du langage corporel de l'hystérie avec ses mouvements saccadés, automatiques et convulsifs, rehaussés de tics et grimaces, pour inventer un nouveau répertoire gestuel. De nouveaux genres sont créés : le Chanteur Agité, le Cornique Idiot ou encore la Chanteuse Epileptique (dont Mistinguett). 

Santé mentale, regards de philosophes : rendez-vous le 16 mars 2023 !

Publié le 

Ce séminaire de la Chaire de Philosophie à l’hôpital propose de mobiliser les ressources historiques et conceptuelles de la philosophie pour interroger à nouveaux frais la notion de « santé mentale ». Le 16 mars prochain la pensée de Michel Foucault occupera les débats.

L’enjeu de ce séminaire coordonné par Eva Liévain, enseignante de philosophie au lycée, vise à chercher en quoi les philosophes de la tradition, bien que précédant la révolution freudienne, peuvent fournir des outils susceptibles de venir nourrir la psychiatrie contemporaine, mais aussi de sonder les raisons pour lesquelles la « santé mentale » n’avait pas chez ces penseurs la forme que nous lui connaissons. S’adressant aussi bien aux soignants qu’aux patients, aux philosophes qu’aux non philosophes, la visée de ce séminaire sera aussi de nouer un dialogue fécond avec le personnel soignant et son expérience de terrain en espérant que les ressources de la philosophie puissent contribuer à l’autoréflexion des pratiques médicales et aider à ressaisir collectivement les enjeux que ces pratiques soulèvent, tant médicalement que socialement et politiquement.

Le prochain cours aura lieu le 16 mars et portera sur Foucault et sera délivré par Philippe Fontaine, maitre de conférences en philosophie à l’université de Rouen. Les deux cours suivants seront consacrée à la psychiatrie phénoménologique (les 20 avril et 25 mai).

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Santé mentale : pourquoi prescrit-on aux enfants des médicaments pour adultes ?

Par et   Publié le 

Chaque dimanche, « C’est tout con (science) » répond à l'une de vos questions. Cette semaine, on s’intéresse à celle de Louise : « Pourquoi prescrit-on aux enfants atteints de dépressions ou d'autres troubles mentaux des médicaments pour adultes ? ».


POURQUOI ON SE POSE LA QUESTION ?

Bonjour, Louise ! Vous nous avez demandé pourquoi il existe peu de médicaments adaptés pour les enfants atteints de certains troubles mentaux, notamment les dépressions. Le sujet a été mis sur la table en début de semaine par un rapport du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA), paru lundi 13 mars, qui alerte sur l’explosion des prescriptions de psychotropes pour les enfants. Entre 2014 et 2021, le taux de consommation d'antidépresseurs chez les moins de 20 ans a augmenté de 62,58 % et celui d’hypnotiques et sédatifs de 155,48 %. Si bien qu’en 2021, près de 2 millions de jeunes de 0 à 19 ans sur les 16 millions que compte la France ont reçu une ordonnance de psychotropes.

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Fraudes à l’Assurance maladie : majoritairement des professionnels de santé

Serge Cannasse   14 mars 2023

L’Assurance maladie est bien déterminée à parvenir à son objectif de stopper une hémorragie de 500 millions d’euros due aux « fraudes, activités fautives et pratiques abusives » dès 2024. Engagé depuis 2005, ses actions se sont accélérées ces dernières années1. Ainsi en 2022, elle a détecté et stoppé un montant de fraudes jusqu’alors inégalé : 315,8 millions d’euros, soit +44% comparé à 2021 (219,3 millions d’euros) et +10% par rapport à 2019, année qui affichait à ce moment-là le montant le plus élevé jamais enregistré (286,8 millions d’euros). Seul infléchissement : l’année 2020, marquée par l’épidémie de Covid-19, avec seulement 127,7 millions d’euros de préjudices détectés.

Près des trois quarts de ces préjudices ont porté sur des frais de santé. Ils sont essentiellement constitués de facturations abusives par des professionnels de santé (consultations, actes, remboursements de soins et de médicaments, etc). L’année 2022 a été marquée par des escroqueries portant sur des délivrances de tests antigéniques aux professionnels de santé par des pharmacies d’officine, pour un montant de plus de 58 millions d’euros.

Les assurés ont également leur part. Les fraudes ont été mises en évidence lors de contrôles réalisés sur les prestations en espèces (indemnités journalières, pensions d’invalidité), pour un montant de 35,7 millions d’euros, ainsi que pour l’obtention de droits (protection maladie universelle, complémentaire santé solidaire) pour un montant de 21,1 millions d’euros.

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Psychiatrie : un temps de répit pour alléger l’esprit

Le 20 mars 2023

De la lassitude à la détresse : les troubles psychiatriques affectent ceux qui en souffrent et leur entourage. Que l’on soit aidant ou malade, un atelier permet de libérer la parole et de se relaxer, de soulager le corps et l’esprit.

Les participants s’installent sur des tapis de sol, avec oreiller, face à la thérapeute Anna et à André Bonvallet. L’important est d’être à l’aise, de se sentir bien, en confiance. Photo Le DL

La prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques est un parcours long, tortueux, chaotique. Une épreuve que leurs proches – conjoints, parents, enfants –, endurent aussi au quotidien. Pour les aider à faire face, à tenir, à supporter ce poids douloureux, il existe des soutiens. Au premier rang desquels figure l’Unafam (Union nationale des amis et familles de malades mentaux), une association dont les bénévoles font preuve de disponibilité, d’écoute, prodiguent des conseils et offrent un soutien moral précieux. Mais pas seulement. D’autres formes d’aides existent.


Michel Foucault, Le Pouvoir psychiatrique. Cours au Collège de France (1973-1974)

 par Marc Escola  Publié le 

Michel Foucault, Le Pouvoir psychiatrique. Cours au Collège de France (1973-1974)

Édition établie sous la direction de François Ewald et Alessandro Fontana, par Jacques Lagrange, revue par Elisabetta Basso pour la présente édition.

L’Histoire de la folie à l’âge classique (1972) faisait l’archéologie du partage par lequel, dans nos sociétés, s’opère la séparation du fou et du non-fou. Le récit s’achève sur la médicalisation de la folie au XIXe siècle.

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Reportage Fin de vie : aux Diaconesses, toute une vie dans une biographie

par Lucie Beaugé  publié le 19 mars 2023

Dans cette unité parisienne de soins palliatifs, les patients peuvent faire écrire leur histoire à une biographe. Une façon de laisser une trace de leurs parcours de vies, de leurs expériences, désillusions ou passions, mais aussi de participer à un projet aux effets thérapeutiques concrets.

Une boîte de mouchoirs, des gâteaux secs emballés dans du plastique et un bouquet aux couleurs pastel trônent sur la table. La plupart des fleurs qui le composent (œillets, anémones…) sont, comme dirait un bon jardinier, vivaces : des plantes pouvant vivre plusieurs années, résistant aux rigueurs du gel de l’hiver et à la sécheresse des étés caniculaires. Assise sur une chaise, Françoise (1), 74 ans, a le regard posé sur ce bouquet. Son mari est mort fin novembre d’un cancer. Ce mercredi de janvier, c’est la première fois qu’elle revient à l’hôpital parisien des Diaconesses (XIIe arrondissement). «J’ai un peu peur de ce qu’il a écrit avant de partir», murmure-t-elle. Sophie Bobbé, biographe hospitalière, entre dans la pièce.

Locminé. Ils veulent « déstigmatiser la maladie mentale »

Publié le 

Hier, des élus de la Ville, des patients et leurs accompagnateurs de l’hôpital de jour Locminé EPSM Morbihan se sont donné rendez-vous au marché pour distribuer des pièges à frelon asiatique.

Cette action permet aux patients, qui fabriquent ces pièges,  d’avoir du contact avec des gens et de déstigmatiser la maladie mentale , comme l’indique un infirmier de la structure.

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Du 18 au 25 mars 2023, la 20ème édition des journées de la schizophrénie !

 






Rédigé par Estelle B. et publié le 17 mars 2023

Depuis 20 ans, Positive Minders organise chaque année les journées de la schizophrénie pour sensibiliser le grand public sur cette pathologie mentale particulièrement stigmatisante. Cette année, elles auront lieu du 18 au 25 mars 2023, sur le thème suivant : « sortons des cases qui stigmatisent, parlons des schizophrénies ». L’occasion de faire le point sur les 35 formes de schizophrénies qui touchent plus de 600 000 Français.


« Oui, la schizophrénie se soigne ! »

 



18.03.2023

SUISSE

Les Journées de la schizophrénie s'ouvrent ce samedi 18 mars. Jules Brischoux, jeune père de famille originaire de Moutier, évoque sa vie depuis son diagnostic. Un message teinté d'espoir et d'optimisme


Jules Brischoux, ici avec sa femme et son fils, a été diagnostiqué schizophrène à l'âge de 18 ans. S'en est suivi un long chemin parsemé d'embûches, mais aussi jalonné d'espoir, d'accomplissements et de redécouverte de soi.
Jules Brischoux, ici avec sa femme et son fils, a été diagnostiqué schizophrène à l'âge de 18 ans. S'en est suivi un long chemin parsemé d'embûches, mais aussi jalonné d'espoir, d'accomplissements et de redécouverte de soi.

C’est une maladie psychique qui peut toucher tout le monde, homme ou femme, de toute origine et sans distinction sociale. La schizophrénie concerne plus de 85'000 personnes en Suisse. Les Journées de la schizophrénie, qui débutent ce samedi 18 mars, sont l’occasion de déstigmatiser un trouble encore et toujours la cible de clichés discriminants. Jules Brischoux, un jeune père de famille prévôtois, a été diagnostiqué aux portes du monde adulte. Aujourd'hui stable, il insiste sur l'importance de parler de la maladie, d'attaquer les préjugés tout en distillant espoir et bienveillance. La même bienveillance dont il s'est nourri tout au long de son parcours.