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mercredi 18 juin 2014

Vilaines filles ou mauvais garçons ?

21/06/2014




New-York, le samedi 21 juin 2014 - Pour de futurs parents, désirer une fille est encore parfois une incongruité. 

Une enquête réalisée aux Etats-Unis auprès de 2000 personnes  par Harris Poll pour la société Yodlee Interactive et relayée par le Time, prend le contrepied des préjugés de certains et démontrerait qu’il serait en réalité plus avantageux d’avoir une fille qu’un garçon. 

Des avantages d’avoir une fille

Ces avantages seraient de trois ordres. Elles quitteraient plus tôt le foyer familial, seraient plus rapidement indépendantes financièrement et viendraient plus facilement en aide à leurs parents devenus âgés.

Ainsi, selon ce sondage, parmi les 18-34 ans, les trois quart de ces messieurs disent recevoir de l'argent de leurs géniteurs contre 59 % de ces demoiselles et chez les 34-45 ans, 35 % des hommes dépendent (totalement ou en partie) de leurs parents alors que les femmes ne sont plus que 18 % à réclamer de l'aide.

Même différence en ce qui concerne l’hébergement.  Dans la catégorie 18-34 ans il y aurait 32 % de Tanguy contre 25 % de ‘Tanguette’. Une charge non négligeable quand on sait qu'aux États-Unis, on évalue le coût d’un « enfant » de plus de 18 ans entre 8000 et 18 000 dollars par an.

Et, encore une fois, la différence s’accentue avec l’âge ainsi chez les 35-44 ans : 32 % de ces grands gaillards sont retournés vivre ou vivent encore sous le toit de leurs parents contre seulement 9 % pour les représentantes de l’autre sexe. Les motifs de leur retour sont également différents. Ils sont plus altruistes pour elles (qui expliquent vouloir s'occuper de leurs parents), quand les mâles évoquent une période difficile financièrement…

Enfin, quand vient le temps de devenir les parents de ses parents, elles se montrent beaucoup plus attentionnées que leurs homologues masculins. Elles sont 60 % à soutenir leurs parents vieillissants en les appelant ou en leur rendant visite régulièrement alors qu’ils ne sont qu’un peu moins de 30 % à le faire. 
Mais paradoxalement il semblerait que l’aide financière soit plus le fait des sondés que des répondantes.  

Discrimination ? …positive !

Là où certains mauvais esprits auraient pu voir ici la simple expression de qualités féminines remarquables, les sociologues de notre temps y voient plutôt la manifestation d’une discrimination… Ainsi Louis Maurin, président de l’observatoire des inégalités, s’exprimant auprès du Figaro livre l’analyse suivante de cette « étude » : « C'est le fruit d'une inégalité homme-femme qui persiste. Ce phénomène s'accentue en fonction des revenus : plus on est dans des milieux sociaux défavorisés, plus les femmes assurent ces tâches à l'égard de leurs ascendants (…). C'est plutôt aux filles à qui on apprend à entretenir le lien social avec la famille, les beaux-parents, etc. Non pas qu'elles soient plus douées pour la ‘correspondance’, mais c'est l'éducation qui veut ça. Cet écart de rôle est assimilé dès le plus jeune âge ». 

Faut-il pour autant espérer une stricte répartition de l’égoïsme ?
FH

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