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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 10 juillet 2020

Violences faites aux femmes : les mécanismes de l'emprise

LA GRANDE TABLE D'ÉTÉ
par Maylis Besserie

LE 10/07/2020

Suite au grenelle des violences conjugales, la notion d'emprise est entrée dans la loi, témoignant d'une volonté des pouvoirs publics de lutter contre ce phénomène qui échappait jusque-là à la justice. Nos invitées abordent leurs expériences respectives et leurs luttes contre l'emprise.
Couverture de la bande-dessinée "Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur", de Sophie Lambda
Couverture de la bande-dessinée "Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur", de Sophie Lambda

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Neurosciences : les études sont-elles vraiment fiables ?

FUTURA SANTE

Céline Deluzarche   Publié le 09/07/2020

Les expériences d'imagerie montrant l'activation d'une zone du cerveau lors de l'exécution d'une tâche s'avèrent impossibles à reproduire. Expliquer et prédire les comportements des individus sur cette base serait donc foncièrement fallacieux, selon une méta-étude.

Scanners montrant la cartographie fonctionnelle du cerveau pour trois types d’activité mentale (émotion, récompense, exécution d’une tâche) sur deux jours différents. Les couleurs chaudes (en haut) montrent la cohérence des niveaux d'activation moyenne au sein d’un groupe de personnes. Les couleurs froides (en bleu) montrent la faible reproductivité chez les individus. © Annchen Knodt, Université de Duke

[...] Le cerveau des psychopathes est insensible à l’empathie. On peut lire les cauchemars dans le cerveau de dormeurs. Vous avez certainement déjà lu des articles relatant l'implication de telle ou telle zone du cerveau lors d'une activité mentale. Ce pan des neurosciences utilise l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour observer les variations de l'activité locale du cerveau d'un individu lorsque celui-ci entreprend une action, entend un son ou qu'il est soumis à une émotion.


Un biomarqueur détecte la maladie d’Alzheimer plus de 20 ans avant l’apparition des symptômes

RTFLASH
09/07/2020 

Deux nouvelles études suggèrent que l’augmentation des niveaux d’une protéine cérébrale particulière, appelée neurofilament à chaîne légère (NfL) et détectable dans le sang et le liquide céphalo-rachidien, pourrait constituer le premier signe avéré de maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Huntington, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ou la maladie de Charcot.

Une avancée contre le cancer du cerveau

RTFLASH 

09/07/2020.   

Une avancée contre le cancer du cerveau
Le glioblastome est la principale forme de cancer du cerveau et reste très difficile à soigner. Les lymphocytes T jouent un rôle capital dans la réponse immunitaire. Présents dans le sang, ils sont capables de cibler et de détruire les cellules infectées par un virus ou une tumeur. Ces cellules malades présentent en effet des antigènes mutés, distincts de ceux produits par « le soi ». Un autre type de cellule immunitaire (la cellule présentatrice de l'antigène, ou CPA)  « met en garde » le lymphocyte T contre ces intrus via une structure appelée complexe majeur d'histocompatibilité (CMH). Une fois les présentations faites, le lymphocyte est alors capable de reconnaître les antigènes indésirables et d'anéantir les cellules qui les portent.



La question du maintien de l’ordre, l’ultime décision du Défenseur des droits

Dans un document que « Le Monde » a pu consulter, Jacques Toubon formule huit recommandations inédites pour mettre fin à des pratiques qui ne respectent pas les droits des citoyens.
Par  Publié le 10 juillet 2020
Lors d’une manifestation contre les violences policières, place de la République, à Paris, le 13 juin.
C’est à la fois l’épilogue d’un mandat marquant et un cadeau de bienvenue empoisonné. Jacques Toubon a rendu, jeudi 9 juillet, son ultime décision en tant que Défenseur des droits ; elle porte sur la question du maintien de l’ordre.
Dans un document de vingt-trois pages, que Le Monde a pu consulter, et qui a été remis directement sur le bureau du nouveau ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, il formule huit recommandations inédites aux forces de l’ordre pour mettre fin à des pratiques qui ne respectent pas les droits des citoyens. Il en rappelle quatre autres déjà faites ces derniers mois, à commencer par l’interdiction du lanceur de balles de défense (LBD) dans un contexte de maintien de l’ordre.

Bande à part. Godard en 1964 ...

Bande à part (Jean-Luc Godard, 1964) - La Cinémathèque françaiseBande à part - Film (1964) - SensCritique
Bande à part (1964, Jean-Luc Godard) | French films, Film ...Bande à part de Godard | Nouvelle vague, Cinéma et Film

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Jacques Toubon : « Sur la CMU et l’AME, les médecins ne peuvent pas s’exonérer de l’égalité de traitement »

PUBLIÉ LE 09/07/2020



Crédit photo : S. Toubon

Alors qu’il s’apprête à quitter ses fonctions de Défenseur des droits, Jacques Toubon a répondu à vos questions au cours d’un Live chat de plus d’une heure. IVG, Secret médical, discriminations dans l’accès aux soins, confinement et libertés individuelles… il a précisé la position du Défenseur des droits sur de nombreux sujets et invité les médecins à prendre part à la protection des droits fondamentaux et à préserver l’égalité de traitement.

  • Journaliste QDM (SL)
    Bonjour à toutes et à tous.
    Le Live chat va bientôt commencer. Nous accueillons aujourd’hui Jacques Toubon, Défenseur des droits. Au cours de son mandat, il a pris position sur de nombreux sujets dans le domaine de la santé. Alors qu’il s’apprête à quitter ses fonctions, Jacques Toubon fera le bilan de son action et répondra à vos questions pendant toute la durée de ce Live chat.
    • Encore quelques minutes avant le début de ce Live chat. Merci de votre patience.
      • Jacques Toubon vient à la rédaction. Le Chat va commencer...
        • Bonjour Jacques Toubon. Nous sommes ravis de vous accueillir dans les locaux du « Quotidien ». Merci d’avoir accepté notre invitation
          Jacques Toubon
          Je suis extrêmement heureux de me retrouver dans les locaux du « Quotidien du Médecin » et de pouvoir répondre à toutes les questions de ce « chat », comme on dit en français.
          • Pensez-vous qu’il soit tolérable que des personnes âgées résidentes dans les EHPAD soient encore interdites de sorties ? Que faire et vers quelle autorité se tourner face à un refus de la direction de l’EHPAD de laisser sortir une personne âgée pour une visite dans sa famille alors qu’elle en est capable physiquement ? Pouvons-nous admettre une telle privation de liberté 
            Jacques Toubon
            J'ai traité cette question dès le début de l'année et pendant l'épisode de pandémie de manière ponctuelle. À l'automne, je pense que la Défenseure des droits publiera une décision cadre relative aux droits fondamentaux des personnes hébergées dans les EHPAD et autres formes d'hébergement collectif. Cette décision, à laquelle j'attache beaucoup d'importance, n'a été retardée que par la surcharge de travail qu'a entraîné aux juristes la situation depuis le mois de mars. 
            Jacques Toubon
            Naturellement, à côté de cette décision cadre, nous traiterons toutes les réclamations individuelles que nous recevrons, comme nous avons commencé à le faire. 
            Jacques Toubon
            De manière plus générale, la liberté d'aller et de venir, est un des principes fondamentaux que la peur, la volonté de sécurité, tendent à compromettre à travers les deux états d'urgence successifs, mais aussi simplement, par la manière dont sont traités certains patients, par exemple, dans les établissements psychiatriques, comme la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté l'a montré récemment,  certains pensionnaires d'établissements médico-sociaux (et pas seulement les personnes âgées) et aussi par les atteintes qui sont portées à la liberté de manifester. 

          Coronavirus : 50 % des transmissions surviennent avant le début des symptômes

          PAR 
          BÉNÉDICTE GATIN
          -  
          PUBLIÉ LE 09/07/2020

          « Près d’un quart des infections par le SARS-CoV-2 restent asymptomatiques et environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du patient source ». Si au début de l’épidémie le poids des infections asymptomatiques par le Sars-cov-2 et la probabilité de transmissions en phase pré-symptomatique étaient jugés négligeables, plusieurs publications sont venues depuis rectifier le propos.
          Dans une « synthèse rapide » publiée mercredi, Santé publique France fait un état des lieux en s’appuyant sur une recherche sélective et non exhaustive des données disponibles dans la littérature au 2 juin 2020.

          jeudi 9 juillet 2020

          REPAIRE DE JUMELLES

          Par Clémentine Mercier —  Photo Benedicte Kurzen. NOOR. Sanne De Wilde
          Dans l’Amour la poésie de Paul Eluard, la Terre est bleue comme une orange mais, dans cette photographie, la Terre est rose comme la peau d’un litchi, une framboise ou un gros radis… Deux fillettes, Deborah Kehinde (qui signifie en yoruba, «la première née») et Célestine Taiwo (littéralement, «celle arrivée après l’autre»), sortent tout juste d’une célébration religieuse. Très fières, elles posent sur un monticule fuchsia, le regard vers l’infini, telles deux déesses auréolées de charlottes blanches - la tenue d’apparat pour cette cérémonie à laquelle on se rend traditionnellement pieds nus. Les sœurs jumelles habitent à 80 kilomètres de Lagos, dans le sud-ouest du Nigeria, plus précisément dans le village d’Igbo-Ora, surnommé la ville des jumeaux. Là, les grossesses gémellaires sont plus nombreuses que dans le reste du monde.

          Le confinement a fortement impacté les adolescents

          Medscape Logo

          Stéphanie Lavaud  1er juillet 2020

          France Parlera-t-on d’une génération Covid comme il y a il y a eu une génération SIDA, profondément marquée par l'apparition d'une nouvelle maladie ? Ces jeunes, que l’on a désigné à un moment donné comme vecteurs majeurs de la maladie et qui ont été stoppé dans l’élan de leur jeunesse par le confinement, vont probablement garder des séquelles de cette période, même si tous n’ont pas été égaux devant le confinement. A-t-on pris en charge la souffrance de ceux qui étaient confinés dans des espaces étroits, parfois prisonniers d’ambiances familiales délétères ? D’une façon plus globale, a-t-on écouté ce qu’ils avaient à nous dire car finalement leur parole n’a été que peu entendue pendant et après le confinement. Enfin, quid des jeunes migrants ou de parents migrants, leurs familles ont-elles bien compris les enjeux du confinement ? Comment l’ont-ils vécu ? Autant de sujets sur lesquels le Pr Marie-Rose Moro, pédopsychiatre et spécialiste de psychiatrie transculturelle, qui dirige la Maison de Solenn à l’hôpital Cochin (Paris), nous donne son point de vue.

          Medscape édition française : Comment l’épidémie de Covid et le confinement ont-ils impacté la vie des adolescents ?

          Pr Marie Rose Moro : Le point commun à tous les adolescents, c’est qu’à cet âge-là, on a besoin du monde extérieur. La vie sociale et amicale est très importante. On a besoin de s’identifier aux autres, d’échanger avec des adultes autres que ses parents. A l’adolescence, le monde s’élargit, on parle d’ailleurs « d’espace psychique élargi ». On sort du modèle parental, on s’identifie à d’autres, à des valeurs du monde extérieur et d’autres manières de faire, de penser, etc.