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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

lundi 28 décembre 2015

Ne rien faire… le bonheur


Par  — 28 décembre 2015 à 17:41

Se soustraire aux affaires sérieuses, aux raisons efficaces, à l’enchaînement morne du quotidien ne serait-ce qu’un jour, ne serait-ce qu’une heure, pour retrouver le goût de cette liberté qui nous rappelle à la vie.

Je vais partir. Couper mes ponts. Larguer ce qui m’encombre. Je vais enfin exercer mon pouvoir de ne pas faire. Exercer un pur désœuvrement, contrairement à ce qu’on attend de moi, contrairement à ce qu’on attend de nous, soumis tous autant que nous sommes à l’injonction incessante de faire et de faire et de faire et de remplir jusqu’à la gueule nos vies d’affairements pour avoir l’air vivants.
Je vais être enfin dans le désœuvrement, qui n’est pas l’apathie dépressive où je tombe parfois, ni le dégoût hautain du «à quoi bon», ni l’aboulie je ne fous rien, encore moins la presque mort du mélancolique. Qui n’est pas non plus le désormais fameux «lâcher prise» dont se sont engoués nos nouveaux managers, devenus agents d’ambiance, dans l’idée de faire davantage trimer les trimeurs mais sans qu’ils s’en aperçoivent.

Trois syndicats de psychiatres publics demandent des aménagements "substantiels" à la loi de Santé

 - HOSPIMEDIA
L'Intersyndicale de défense de la psychiatrie publique (Idepp), le Syndicat des psychiatres d'exercice public (Spep) et le Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH) estiment que certaines dispositions de la loi de modernisation de notre système de santé, définitivement votée le 17 décembre dernier (lire ci-contre), "nécessitent des aménagements substantiels lors de la discussion de ses décrets d'application". Ils font ainsi entendre leurs "plus vives préoccupations" dans un communiqué commun, le 29 décembre. Plus précisément, ils réitèrent leur "positionnement ferme" pour la constitution des groupements hospitaliers de territoire (GHT) spécifiques en psychiatrie, "le cas échéant par dérogation". 

La simplification des normes en cliniques psychiatriques est saluée par la Fehap et l'UNCPSY

 - HOSPIMEDIA
Le décret simplifiant les conditions techniques de fonctionnement des établissements privés de psychiatrie est paru au Journal officiel. Les fédérations hospitalières concernées, la Fehap et l'UNCPSY, ainsi que la Fnapsy, association d'usagers, saluent cet assouplissement des normes qui devrait faciliter les innovations thérapeutiques.

Mort du psychiatre américain Robert Spitzer

27 décembre 2015



Mort du psychiatre américain Robert Spitzer
© Capture d'écran vidéo

Mort à l'âge de 83 ans, il était notamment connu pour avoir participé à la déclassification de l’homosexualité comme maladie mentale dans les années 1970.  


Le moral des seniors toujours au beau fixe

DOMUSVI 17-12-2015 

Ils sont 71 % à se déclarer heureux (un point de plus depuis le précédent baromètre). Découvrez le 2e baromètre du moral des seniors BVA-DomusVi, réalisé par téléphone du 20 novembre au 5 décembre 2015 auprès d’un échantillon de 666 personnes, représentatif de la population française âgée de 65 ans et plus.

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La communauté hospitalière sera vigilante à la mise en œuvre du plan Soins palliatifs

Le plan Soins palliatifs 2016-2018, présenté le 3 décembre dernier par la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine, était attendu de la communauté hospitalière depuis son annonce un an auparavant par le président de la République. La communauté salue donc sa sortie, qui renforcera l'offre de soins et soutiendra les professionnels dans leurs projets au bénéfice des patients. Mais elle se déclare aussi attentive au déploiement concret des différentes mesures et en concertation avec les équipes de terrain.

Substitution aux opiacés : vingt ans d’hypocrisie

— 27 décembre 2015

Malgré la généralisation des traitements de substitution, la plupart des professionnels de santé restent réticents à remplir leurs obligations de prescription et de délivrance, refoulant les usagers de drogues dans une semi-clandestinité. Cette situation souligne le manque de cohérence d’une politique de réduction des risques.

Après un long parcours institutionnel, la nouvelle loi de santé publique vient enfin d’être votée, légalisant, pour la première fois dans notre pays, les salles de consommation à moindre risque. Cette disposition, qui s’inscrit clairement dans l’approfondissement de la politique de réduction des risques liés à l’usage des drogues (RDR), va concerner tout au plus quelques centaines d’usagers dans l’Hexagone. Or, derrière le théâtre d’ombres des «salles de shoot», propice aux postures vertueuses, une pièce beaucoup moins connue se joue en coulisse. Il s’agit du dossier sulfureux des traitements de substitution aux opiacés, une tragicomédie mise en scène depuis vingt ans dans une indifférence pour le moins suspecte.

dimanche 27 décembre 2015

Terroristes français : une géographie sociale accablante

Par  — 

De Mohamed Merah à Amedy Coulibaly en passant par les frères Abdeslam, ces jihadistes viennent de communes pauvres et surtout de zones urbaines sensibles.

De l’«apartheid social» après les attentats de janvier, au«aucune excuse sociale, sociologique et culturelle» après ceux de novembre, le Premier ministre a balayé le champ des questions posées à la nation par les attentats de 2015. Mais, s’il ne faut pas pardonner, il reste à expliquer et là, le désarroi est grand. Fin novembre, le président du CNRS, Alain Fuchs, a adressé à tous les chercheurs de France un appel à propositions pour mieux comprendre. Les propositions de recherches complémentaires, qui remonteront de cette consultation, porteront sans doute sur le rôle du wahhabisme dans l’émergence de l’islamisme, sur le suivisme géostratégique européen à l’égard des Etats-Unis et notre complaisance à l’égard de l’Arabie Saoudite, ou encore sur l’européanisation nécessaire des services de sécurité.

Aide à domicile Les Ssiad d'Auvergne s'interrogent sur l'éventuelle "sélection" des patients selon leur profil


Afin de mesurer les marges de progression restantes en matière de répartition et de fonctionnement de ses Ssiad, l'ARS Auvergne s'est engagée dans un diagnostic territorial. Au regard de l'évolution des profils des personnes âgées, un rapport plaide pour l'accélération des expérimentations et la révision du mode de tarification des services.

Confrontée à la réduction du nombre d'infirmiers libéraux et à la lourdeur et la complexification du travail de maintien à domicile, l'ARS Auvergne s'est engagée dans un large travail d'analyse de ses services de soins infirmiers à domicile (Ssiad). Alors que cent nouvelles places attendent d'être créées pour renforcer l'offre sur le territoire, l'agence s'est tournée vers l'observatoire régional de la santé (ORS) — dont un rapport vient de sortir — pour identifier les pistes pour une répartition et un fonctionnement adéquats de ces futurs dispositifs sur le territoire. Avec en trame de fond un objectif final : "tracer les contours de ce que pourrait être le Ssiad de demain". Une série de préconisations ont été formulées en ce sens.

samedi 26 décembre 2015

Des technologies pour nous aider à retrouver le sens de la vie ?

Le Monde Blogs 
Le designer Sebastian Deterding (@dingstweets), spécialiste de la gamification, était il y a peu invité par le groupe de travail Advancing well-being (sur le bien-être "avancé") du Media Lab du MIT (vidéo). Il y livrait une très intéressante reformulation d’une présentation faite il y a un an sur le bien-être à l’heure des nouvelles technologies, permettant de mettre un peu de perspective sur les enjeux des systèmes socio-techniques qui sont les nôtres - on en profitera pour se souvenir de sa remarquable présentation lors de Lift 2012.

Pourquoi concevons-nous des technologies pour nous accabler ?

Alors que les technologies étaient censées nous libérer, nous nous sentons de plus en plus accablés, surmenés, rappelle le designer. Nous sommes dépendants à la distraction que produisent les technologies. Nous vérifions en moyenne 150 fois par jour notre smartphone. Nous sommes entrés dans ce que le game designer et théoricien des médias Ian Bogost appelle l’hypertravail : nous passons notre temps à gérer les notifications de nos systèmes techniques, à surfer sur le flux constant des sollicitations qui nous accablent. Nous sommes cernés par nos dépendances et notre seul recours consiste à être sommé de nous déconnecter, de battre en retraite, pour mieux les affronter.

Or, souligne Deterding, qui construit ces systèmes socio-techniques dans lesquels nous nous débattons ? Ceux-là mêmes qui en souffrent. “La contradiction éthique fondamentale qui est au coeur de l’industrie numérique est que les gens qui souffrent le plus et s’organisent contre cette accélération numérique sont les mêmes que ceux qui en tirent avantage”. Nous sommes nos propres “voleurs de temps” et sommes les premiers concepteurs de ces expériences utilisateurs. Nous créons les formes addictives, ces interfaces qui renforcent nos dépendances,comme l’expliquait Natasha Schüll.

Schibboleth the date ! Séminaire : "Le sujet face au réel"


séminaire 2015-2016

Le sujet face au réel


prochaine séance Jeudi 4 janvier 2016 Le sujet, le réel et la transmission I : processus, mémoire, filiation, représentations, identifications à partir du film Bon papa, un homme sous l’occupation, de Leïla Férault-Lévy
Sous la direction de Michel Gad Wolkowicz
Argument Général
Après les « Figures de la cruauté », la clinique du contemporain menée par Schibboleth – Actualité de Freud – se poursuit cette année par l’étude de la psychopathologie du sujet, individuel et collectif, dans ses rapports au réel, dans sa construction et ses avatars, suivant qu’il décline névrose, psychose ou perversion.
Nous sommes en effet confrontés aux réalités de l’actualité ; et nous y réagissons en fonction de notre économie psychique ; mais nous sommes aussi confrontés à la façon dont cette actualité est traitée, médiatisée, par les intellectuels, les médias, qui nous font souvent halluciner tant y abondent dénis de réalité, échanges de rôles, inversions en miroir bourreaux-victimes, dévoiements sémantiques, discrédits unilatéraux, clivages projectifs diabolisation/angélisation, collant aux pré-constructions idéologiques, se réclamant « du bien, de la morale, des droits de l’homme, de l’antiracisme, de la paix »… qui dans la forme et dans le fonds autant que par effet de masse et de mode justifient et encouragent la barbarie meurtrière.
Ce sera l’objet de la 1ère séance, l’histoire et les postures des intellectuels en France, la complaisance, aveuglement, fascination, complicité, dans le rapport aux dictatures, aux idéologies totalitaires, océans de certitude. « Mieux vaut avoir tort avec Sartre qu’avoir raison avec Aron. »

Des arrêtés fixent une contraction budgétaire pour la psychiatrie et les SSR en 2015

28/12/15


Deux arrêtés parus au Journal officiel (JO) du 27 décembre actent une contraction budgétaire en 2015 pour le secteur de la psychiatrie et des soins de suite et de réadaptation (SSR), en application notamment des dispositions votées dans la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2016. En effet, un arrêté fixe l'objectif de dépenses d'assurance maladie à 6,111 milliards d'euros (Md€) environ au titre des activités de SSR et 8,907 Md€ au titre des activités de psychiatrie. Enfévrier dernier, cet objectif était fixé à 6,169 Md€ au titre des activités de SSR et 8,986 Md€ pour les activités de psychiatrie. Pour les établissements privés lucratifs, l'objectif quantifié national est fixé pour 2015 à 2,198 Md€ au titre des SSR et 695,9 millions d'euros pour la psychiatrie, selon un autre arrêté. Cet objectif était fixé en février 2015 respectivement à 2,205 Md€ et 698,3 millions pour ces deux secteurs d'activité. 
La rédaction 

Tous droits réservés 2001/2015 — HOSPIMEDIA

vendredi 25 décembre 2015

Pour un étudiant infirmier, la règle, c’est «jamais la première fois sur un patient»

28/12/2015


Pouvoir s’entraîner dans des conditions proches de la réalité, c’est un vrai plus pour les étudiants de l’Institut de formation aux soins infirmiers. Depuis 2013, un centre de simulation leur permet d’expérimenter les gestes techniques sur des mannequins. Vous pourrez le visiter lors des portes ouvertes du 23 janvier.





La simulation, c’est une évidente plus-value dans le cursus d’apprentissage des étudiants en soins infirmiers. Elle repose sur un principe éthique qu’on peut résumer par « Jamais la première fois sur un patient ». Pour se faire la main dans les gestes les plus techniques de leur futur métier, ils disposent de mannequins tout ce qu’il y a de coopératif ! Ainsi dans la chambre de simulation, deux vrais faux humains « haute fidélité » mettent en situation réelle les apprenants. Ils sont pilotés par un ordinateur simulant les fonctions respiratoires, la parole, les constantes telles que tension artérielle ou pouls…


Si « Le Généraliste » était paru en décembre 1898 Quand on étouffait entre deux matelas les malades de la rage…

28.12.2015


Dans les départements du centre (Nièvre, Cher, Indre, Loiret), le peuple commence à connaître les bienfaits du traitement de Pasteur contre la rage, mais il était de croyance courante, il y a quinze ans, que l'on étouffait encore entre deux matelas les individus enragés. Je souligne à dessein étouffait entre deux matelas, ce sont les termes mêmes dont les gens se servaient. Si l'on se rend dans ces départements, pour vérifier le dire, il n'y a qu'à interroger un paysan de 50 ou 60 ans, il aura la même réponse. (Dr X…)
- Vous avez encore vos parents ?

- Mon père vit, ma mère est morte.
- De quelle maladie est morte votre mère ?
- On l'a tuée…
- Tuée, comment ?
- On l'a étouffée entre deux matelas. Elle avait été mordue par un chien enragé et…
- Elle avait un accès de rage ?
- Non, mais elle aurait pu devenir enragée…

Si « Le Généraliste » était paru en décembre 1900 Deux exemples de la montée du féminisme médical

14.12.2015


Aujourd’hui, il est beaucoup de familles où, lorsque la mère, l’enfant, voire même le père est malade, on n’hésite pas à faire appel à une doctoresse. Elle soigne et guérit avec plus de soin, de dévouement, sinon plus de science que tout autre médecin.
Cependant, nul n’avait encore songé que l’on put demander une femme pour assister, en qualité de médecin à un duel. C’est ce qui vient de se passer en Allemagne. Il y a quelques jours, en effet, à Berlin, un duel au sabre eut lieu entre deux étudiants ; une doctoresse était là qui surveillait les coups et pansait les blessures.

Pour progresser, il faut suivre l'accès aux soins psychiatriques requis, disent les psychiatres

CANADA 


OTTAWA, le 8 déc. 2015 - Le rapport publié aujourd'hui par l'Alliance sur les temps d'attente (ATA) nous rappelle malheureusement que, pour la septième année consécutive, aucun progrès visible n'a été fait quant à la mesure de la capacité du système de santé à répondre aux besoins psychiatriques des Canadiens. Le rapport, qui note les progrès réalisés par les provinces et les territoires au chapitre de la réduction des temps d'attente, est muet lorsqu'il s'agit de l'accès aux soins dans les cas de dépression majeure, de premier épisode de psychose et de manie. Aucune province ne fournit de données publiques, transparentes et comparables à l'échelle nationale pour ces problèmes de santé mentale.


New Maternity Beds Will Revolutionize Hospitals For Mothers Forever

A Dutch hospital is revolutionizing maternity care with its unique, clip-on, baby bassinets. Gelderse Vallei’s extended stay webpage explains that, if mothers need to stay at the hospital longer, the hospital will make every effort to keep the mother and child together. These special cribs make the stay that much more comfortable.
“Mother and child are thus close together and can touch each other without the intervention of a nurse,” the hospital website explains. “Breastfeeding is easier because the baby is nearby. Especially after a cesarean delivery, if the mother is not very mobile for a few days, the manger has great advantages. The mother can not help the baby to take with them and put them back.”

A Dutch hospital is revolutionizing maternity care with its unique, clip-on, baby bassinets

Comment s'est déroulée la rencontre entre les services hospitaliers de Blois en grève et le député Denys Robiliard ?

26/12/2015

« Mardi 22 décembre, durant près de deux heures d'entretien, des représentants grévistes des Ehpad, de la psychiatrie et du bloc opératoire du centre hospitalier de Blois ont rencontré le député Denys Robiliard, annonceThierry Fromont, de la CGT hôpital qui soutient les salariés en grève, dont certains le sont depuis plusieurs mois.Tous ont pu exprimer leur malaise dans leur service respectif, notamment des problèmes d'effectif insuffisant pour travailler dans de bonnes conditions.


Psychose des villes et psychose des champs, à l’aune du mariage

21/12/2015


Issue d’une collaboration entre des chercheurs de Chine et des États-Unis, une étude compare l’incidence de la psychose sur le statut matrimonial, considéré comme une « composante-clef » de l’intégration sociale des sujets souffrant d’une psychose, surtout dans la Chine rurale où le mariage constitue presque une « règle universelle chez les sujets non psychotiques. » Dans un « vaste échantillon représentant 12 % de la population de Chine », les auteurs ont retenu au hasard près de 70 000 adultes et identifié parmi eux, 393 patients avec une psychose (dont « 112 jamais traités »), puis recouru à des modèles statistiques (régression de Poisson) pour comparer le statut matrimonial des citadins (96 personnes) et des habitants de la campagne (297 sujets).

Le Bercail, entre soins, enseignement et éducation

SUISSE Sophie Dupont 29 décembre 2015
Camdiluv - CC

VAUD • Première institution psychiatrique dévolue aux enfants, le Bercail a fait figure de pionnier. Un ouvrage retrace ses 75 ans d’existence.
Le Bercail, «la maison pour enfants nerveux», a ouvert ses portes en 1938 à Lausanne, à une époque où la prise en charge psychiatrique des enfants en était à ses balbutiements. «Le monde médical commençait à se rendre compte que les enfants avaient des besoins qui ne pouvaient être pris en charge ni par la psychiatrie pour adulte, ni par la pédiatrie», rapporte Taline Garibian, auteure d’un ouvrage sur l’histoire de établissement. Directrice de l’Hospice de l’enfance, institution privée lausannoise, Sœur Frommel conçoit alors un projet pour accueillir ces enfants à besoin spéciaux, qui ne pouvaient être traités à l’hôpital.

La médecine psychédélique Le pouvoir thérapeuthique des hallucinogènes

Olivier Chambon

"Les psychédéliques sont de retour, mais cette fois dans les laboratoires et les hôpitaux, et pour leurs indications thérapeutiques. Dans le monde entier, de nombreux scientifiques s’intéressent à ces substances hallucinogènes pour étudier leur action sur certaines pathologies résistant aux traitements psychiatriques, notamment les dépressions chroniques, la dépendance alcoolique, le stress post-traumatique. 

Dans le monde entier, mais pas en France où ces substances sont assimilées à des drogues, ce qu’elles ne sont pas. La plupart des soignants ne connaissent pas ces recherches. Parler de LSD, de MDMA (ou ecstasy), d’ayahuasca, d’iboga, ou de champignons à psilocybine vous apparente à un dangereux dealer plus qu’à un médecin. Qui sait que la recherche légale sur l’intérêt médical et psychologique des psychédéliques a repris depuis les années 1990 ? 

Le but premier de ce livre est de rassembler une information sérieuse, rigoureuse et dépassionnée sur ces substances afin d’informer le grand public comme les professionnels. Il ne s’agit pas de prôner une révolution culturelle. Mon objectif est de changer le point de vue du public, des médias, des hommes politiques et des législateurs, vis-à-vis de ces substances au potentiel thérapeutique extrêmement puissant, qui ont été dévoyées dans leur utilisation, puis stigmatisées et diabolisées, avant d’être pénalisées et totalement interdites.