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mardi 7 février 2017

Beaucoup de britanniques, insomniaques et anxieux depuis le Brexit

07.02.2017

Les Britanniques ne vont pas bien. Selon une étude publiée mardi par la Fondation pour la santé mentale (MHF), beaucoup souffriraient d'anxiété, de problèmes de concentration, ou ont un sommeil perturbé. Huit mois après le référendum, la perspective du Brexit les tracasse : elle est une source d'inquiétude pour 43% des Britanniques, indique un sondage en ligne réalisé par l'institut YouGov, pour le compte de MHF, auprès de 1.714 adultes. Dans le détail, 20% des personnes interrogées confient avoir souffert d'une anxiété d'intensité moyenne ou sérieuse, 23% faisant état d'une anxiété de niveau faible.

Mais ce serait surtout le grand méchant Trump qui les effraient : pas moins d'un Britannique sur deux disant se sentir angoissé à l'évocation du nouveau chef d'Etat américain, 29% parlant d'anxiété moyenne ou sérieuse.
"Il y a un lien entre ce qui se passe dans le monde et la manière dont les gens le ressentent. Il faut le prendre au sérieux", explique le directeur de MHF, Mark Rowland. Autre signe de cette angoisse: les pages du site internet de la fondation consacrées à l'anxiété ont reçu 5 fois plus de visites depuis le référendum du 23 juin.
Chez les personnes concernées, songer à la sortie de l'Union européenne ou à Donald Trump, voire aux deux simultanément, peut se traduire par des "difficultés à se concentrer, à dormir et à contrôler sa respiration", explique Mark Rowland. "Pour certaines personnes, ce seront des expériences lourdes qui rendent plus difficile la poursuite d'une vie normale", ajoute-t-il.
Selon l'étude, les personnes les plus touchées par ce phénomène sont les femmes, les jeunes âgés de 18 à 24 ans, les Londoniens et les personnes issues des classes aisées.  A l'inverse, les classes populaires, les hommes, les personnes de 65 ans et plus et les Ecossais, qui ont pourtant voté en majorité pour rester dans le giron européen, sont eux moins concernés.
Cette anxiété pèse aussi sur les relations sentimentales: une enquête menée l'an dernier auprès de 300 conseillers de l'organisation britannique "Relate", spécialisée notamment dans les thérapies conjugales, a montré que près de 20% des couples venus consulter avaient mentionné le référendum sur l'UE parmi leurs problèmes. "Le fait que notre partenaire puisse avoir des opinions différentes des nôtres peut être assez angoissant", explique Arabella Russell, conseillère de l'organisation "Relate".
(avec AFP)

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