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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

samedi 8 octobre 2022

Reportage Crack à Paris : le square Forceval évacué, «ils vont juste déplacer le problème»

par Benjamin Delille et Charles Delouche-Bertolasi   publié le 5 octobre 2022

Après plus d’un an à Porte de la Villette, dans le nord de Paris, le camp de consommateurs de crack était en cours de démantèlement mercredi matin. Le ministre de l’Intérieur a annoncé le déploiement de 1 000 policiers.

Tard mardi soir, la rumeur s’était répandue. Tôt mercredi, elle est devenue réalité : le square Forceval est évacué. Dans la nuit noire, aux abords de la Porte de la Villette, les consommateurs de crack s’activent. On attrape ses affaires et on quitte cette enclave de verdure où, depuis septembre 2021, quelque 400 usagers de crack vivent au quotidien. Beaucoup espèrent partir avant l’arrivée des forces de l’ordre.

Une usagère, la quarantaine, grosse doudoune, sac sur l’épaule, s’apprête à partir. «Les assos nous ont dit que la police arrivait. Ils vont séparer ceux qui ont des papiers et ceux qui n’en ont pas, liste-t-elle. On va se remettre ailleurs. Peut-être sur les quais de Seine…»

vendredi 7 octobre 2022

L'OMS lance une campagne de prévention du suicide en Afrique

Pascal Mulegwa   06.10.2022

- L'Afrique "abrite six des dix pays ayant les taux de suicide les plus élevés au monde", affirme l’OMS

Congo, The Democratic Republic of the

La région Afrique enregistre le taux le plus élevé de décès par suicide au monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui a lancé, jeudi, une campagne de prévention. 

« Environ 11 personnes sur 100 000 se donnent la mort dans la région africaine, ce qui est supérieur à la moyenne mondiale de neuf cas de suicide pour 100 000 habitants », précise dans un communiqué le bureau régional de l'OMS pour l'Afrique.

L'Afrique « abrite six des dix pays ayant les taux de suicide les plus élevés au monde », affirme l’agence onusienne, expliquant que les moyens les plus utilisés sont « la pendaison, l’intoxication par des pesticides et, dans une moindre mesure, la noyade, l’utilisation d’une arme à feu, le plongeon dans le vide ou le surdosage de médicaments ».



Cette situation s'explique, en partie, par les « moyens d’action limités disponibles pour traiter et prévenir les facteurs de risque, notamment les troubles mentaux qui touchent en ce moment 116 millions de personnes, contre 53 millions en 1990 », ajoute le rapport de l’OMS.

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À la maison comme à l’école, les écrans sont une catastrophe

Par Celia Izoard   19 septembre 2022

Des enfants devant un écran. 

Le trop-plein d’écrans sur les enfants a des conséquences catastrophiques. Et pourtant, l’État investit massivement dans le numérique à l’école, dénonce notre chroniqueuse.

Celia Izoard est autrice et journaliste. Elle vient de publier un recueil sur les usines du numérique (La Machine est ton seigneur et ton maître, Xu Lizhi, Yang, Jenny Chan, éd. Agone, 2022). Elle a traduit et préfacé1984, de George Orwell (Agone, 2021). Elle est aussi chroniqueuse pour Reporterre.



Pourquoi les enseignants sont-ils si nombreux et nombreuses à démissionner aujourd’hui ? Certes, les salaires n’ont jamais été aussi bas et les classes aussi surchargées, bon nombre sont épuisés ou dégoûtés par la gestion des mesures sanitaires à l’école. Mais il y a un autre problème. Les profs subissent de plein fouet les dégâts causés par l’industrie du numérique sur les enfants.

En moyenne, les élèves qui commencent leur scolarité ces jours-ci passent trois fois plus de temps sur les écrans qu’il y a dix ans. Selon un sondage Ipsos [1], les enfants de un à six ans consacrent au moins six heures par semaine à regarder des vidéos sur internet, quatre heures aux jeux vidéo et six heures à la télévision. Dans les écoles, Anne-Lise Ducanda, médecin de la Protection maternelle et infantile, constate les effets de cette consommation exponentielle. « De plus en plus d’enseignants déplorent l’augmentation du nombre d’enfants incapables de se concentrer en classe », relate-t-elle dans Les tout-petits face aux écrans (éd. Du Rocher, 2021). « Des enfants qui ne peuvent pas rester assis sur une chaise ou focalisés sur une activité plus de deux minutes ; des enfants qui ne sont attentifs ni à leurs pairs qui les sollicitent ni à l’adulte qui s’adresse à eux. Dans les cas les plus extrêmes, certains sont en proie à une agitation permanente : de façon compulsive, ils s’emparent de tous les objets à portée de main, renversent les caisses de matériel, jettent les jouets, déchirent les livres. »

En fait, les capacités cognitives et sociales des jeunes enfants sont en train de s’effondrer. De plus en plus d’élèves entrent à l’école incapables de parler, de comprendre, de manipuler des objets, de se lier aux autres. Ils répètent des couleurs, des chiffres ou des suites de mots en anglais tout droit sorties de ces applis éducatives conçues pour rendre les enfants précoces et bilingues. À l’âge de la maternelle, rapporte le DrDucanda, certains se lèvent en pleine nuit pour aller chercher le smartphone des parents et regarder des vidéos en cachette.

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La revanche des belles-mères

par Catherine Cusset, Ecrivaine  publié le 6 octobre 2022 

Omniprésentes, acariâtres, toxiques… grâce au film de Rebecca Zlotowski «les Enfants des autres», les clichés n’ont plus cours. Comment fait-elle, la belle-mère, pour trouver sa place et la bonne distance? Magicienne et équilibriste, il s’agit pour elle de transmettre sans être mère, estime l’écrivaine Catherine Cusset.

Remercions Rebecca Zlotowski d’attirer l’attention sur la figure mal considérée de la belle-mère.

La langue française ne dispose même pas d’un mot propre pour désigner la deuxième épouse du père, celle qu’en anglais on appelle «stepmother», à la différence de la «mother-in-law» la mère de son épouse ou de son mari (à laquelle j’ai consacré mon roman Un brillant avenir). Stepmother vient du vieil anglais steop qui veut dire «perte», «deuil». C’est la mère de substitution pour les orphelins, que les Américains proposent maintenant d’appeler«bonus-mother» le divorce étant aujourd’hui plus fréquent que le deuil. Cet euphémisme, comme le français «belle-mère» (du vieux français biau, à la fois «beau» et «bon») semble vouloir conjurer un pouvoir néfaste. Mais la langue est vaincue par l’usage : car la belle-mère, loin de désigner quelque chose de beau et de bon, évoque tout de suite la marâtre, la méchante. Figure spécifiquement féminine. On ne parle jamais d’un «parâtre», et pourtant les beaux-pères existent aussi.

Les maladies chroniques frappent davantage les personnes modestes

Publié le 

Selon une étude de la Drees sur les maladies chroniques, les personnes les plus modestes développent beaucoup plus souvent des maladies chroniques. Le risque d’en déclarer une est aussi très variable entre les groupes socioprofessionnels. Si le diabète est plus inégalitaire chez les femmes, les maladies psychiatriques le sont chez les hommes. Enfin les maladies chroniques accentuent les inégalités sociales en matière d’espérance de vie.

Entre 2016 et 2017, les 10 % les plus modestes de la population française développent plus souvent une maladie chronique que les 10 % les plus aisés, à âge et sexe comparables : 2,8 fois plus de diabète, 2,2 fois plus de maladies du foie ou du pancréas, 2 fois plus de maladies psychiatriques, 1,6 fois plus de maladies respiratoires chroniques, 1,5 fois plus de maladie neurologiques ou dégénératives et 1,4 fois plus de maladies cardio-neurovasculaires. En revanche, les personnes les plus modestes développent relativement moins de cancers. Ce constat ne tient cependant pas compte des éventuelles inégalités sociales devant le recours au dépistage et des différences selon le type de cancer (graphique).

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Un vétéran de la psychiatrie tourné vers les jeunes d’ici et d’ailleurs

     
  • MYLÈNE TREMBLAY   le 6 octobre 2022

QUEBEC

Vincenzo Di Nicola

S’inspirant de son vécu d’immigrant, le pédopsychiatre Vincenzo Di Nicola a créé le modèle de la thérapie familiale culturelle, qui élargit le cadre de la famille à sa culture.

Le Dr Vincenzo Di Nicola est né en Italie d’une mère célibataire, a grandi à Hamilton dans la langue de Shakespeare et pratique aujourd’hui à Montréal en français à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Il l’affirme d’entrée de jeu: son parcours professionnel est intimement lié à son histoire personnelle. Voilà pourquoi, à 69 ans, il se dévoue encore et toujours à la cause des enfants et de leur famille. 

«Mon regard d’étranger m’a aidé à concevoir des outils pour mieux comprendre les personnes à travers le prisme de leur culture, de leur pays et de leur langue», souligne Vincenzo Di Nicola, professeur titulaire de clinique au Département de psychiatrie et d’addictologie de l’Université de Montréal et président de la World Association of Social Psychiatry.

Cette philosophie, qui a donné naissance à la thérapie familiale culturelle (TFC), se reflète dans son travail au quotidien. Seul pédopsychiatre actuellement en poste à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr Di Nicola se présente comme un modèle d’adaptation pour les enfants issus de l’immigration. Il insiste sur l’importance de parler français pour s’intégrer à sa terre d’adoption, sans se couper de ses racines pour autant.

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«L’aide active à mourir» est encore une opposition à la mort, par Frédéric Worms

par Frédéric Worms, Professeur de philosophie à l’Ecole normale supérieure, auteur de l'ouvrage : «Pour un humanisme vital» (Odile Jacob)  

publié le 6 octobre 2022

Ouvrir la voix à «l’aide active à mourir», comme le propose désormais le Comité consultatif national d’éthique, n’est pas une démission face à la mort. Car elle répond au contraire à la décision profonde d’un vivant, à l’épreuve d’une souffrance incurable et insupportable.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) vient de justifier, à certaines conditions, ce qu’il appelle désormais «l’aide active à mourir». Or, chacune et chacun sent qu’on atteint avec cette notion l’une des tensions extrêmes de la vie humaine. Car on sent qu’il peut y avoir dans cette notion une contradiction avec un principe éthique qui est et qui doit rester fondamental : l’opposition des humains à la mort, sous toutes ses formes. Mais on sent aussi que l’aide active à mourir ne concerne dans ces discussions que certains cas extrêmes qui (à certaines conditions) ne seront pas des contradictions à notre opposition à la mort, mais plutôt une manière d’affronter les tensions terribles que celle-ci peut rencontrer dans la vie humaine, venant donc non pas affaiblir mais renforcer ce principe. C’est en effet le cas, mais il faut le démontrer.

Sauter le petit-déjeuner augmente le risque de troubles psychosociaux chez les enfants

Lundi, 03/10/2022

Sauter le petit-déjeuner augmente le risque de troubles psychosociaux chez les enfants

Une étude espagnole a examiné si le petit-déjeuner, les habitudes autour de ce repas et le lieu où il est consommé, étaient associés à des troubles psychosociaux chez les jeunes. Pour les besoins des recherches, l’équipe a analysé les données d’une enquête réalisée en 2017. Cette dernière comprenait des questionnaires sur les habitudes de petit-déjeuner et sur la santé psychosociale des enfants, plus précisément sur des caractéristiques comme l'estime de soi, l’humeur et l'anxiété. Ce sondage portait sur 3.772 jeunes espagnols âgés de 4 à 14 ans, mais ce sont leurs parents et leurs tuteurs légaux qui ont rempli les questionnaires.

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jeudi 6 octobre 2022

"Vous direz, dans votre article, qu’en psychiatrie, vous avez rencontré des gens intelligents? Qu’on n’est pas des fous?": immersion dans un café philo qui aide les personnes en souffrance psychique

Nancy Cattan  Publié le 04/10/2022

L’initiative est unique dans la région. Psychologue hospitalière à Cannes, Sonia Gérard propose aux personnes en situation de souffrance psychique de participer à des cafés philo. Immersion.

L’initiative est unique dans la région. Photos N. C.

"Vous direz, dans votre article, qu’en psychiatrie, vous avez rencontré des gens intelligents? Qu’on n’est pas des fous?" "On dit de nous qu’on est des malades, il y a même des gens qui ont sonné ici (à l’hôpital de jour associé au service de psychiatrie de l’hôpital Simone Veil à Cannes, Ndlr) pour demander: est-ce qu’il y a des gens dangereux?" Les mots de Véronique, Nathalie, Kader et Jacqueline, qui participent ce jour où nous les rencontrons à un café philo organisé par Sonia Gérard, docteure en psychologie (lire ci-dessous), disent le poids des stéréotypes associés à la maladie psychique. Et la prison dans laquelle ils enferment ceux qui en sont atteints, peu importe le diagnostic. "Ici je me sens libre. Libre notamment de dire que partout ailleurs je ne suis pas libre. Que je n’ai jamais été libre", témoignera ainsi Véronique au cours des échanges.

"La femme est là pour l’homme"

La liberté, une notion particulièrement importante pour ces patients soumis à de nombreuses injonctions, médicales, familiales, sociales... La liberté ou la possibilité d’agir selon sa propre volonté. En sortant du cadre très fermé, dessiné par cette maladie psychique qui tend à les définir. C’est à cette réflexion que Sonia Gérard essaie de conduire les personnes qui participent au café philo qu’elle a lancé il y a quelques mois. Et, ce mardi, comme à l’accoutumée, elle commence par inscrire sur le grand tableau blanc une formule célèbre d’un philosophe. Aujourd’hui, ce sera "L’existence précède l’essence", du philosophe Jean-Paul Sartre (1). Sonia se tourne ensuite vers la petite assemblée. "Quelle est, selon vous, la signification du mot 'essence'?" Silence. Chacun réfléchit. La question n’est pas aisée, Sonia en est bien consciente et elle va doucement guider le groupe. "En philosophie, l’essence, c’est la définition de quelque chose. Ce serait quoi l’essence d’un être humain? À quoi est-il destiné?" Les réponses sont timides. "À vivre, se nourrir?", propose Kader. D’autres lui emboîtent le pas, avec des suggestions diverses que Sonia commente avec bienveillance. Et elle va continuer d’accompagner les réflexions. "Et l’essence plus précisément d’une femme?" C’est un peu l’embarras.

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Marseille : le pôle psychiatrie de l'hôpital de La Conception bloqué par une action de la CGT

Écrit par Louise Beliaeff    Publié le 

Ce mouvement fait suite au préavis de grève des adjoints administratifs.

Ce mouvement fait suite au préavis de grève des adjoints administratifs. • © CGT APHM

La CGT AP-HM bloque le bureau des entrées du pôle psychiatrie de La Conception à Marseille depuis ce mardi. Le syndicat dénonce le manque de personnel habilité pour certaines tâches spécifiques.

Le pôle psychiatrie de La Conception, à Marseille, est bloqué depuis ce mardi matin. Ce mouvement fait suite au préavis de grève des adjoints administratifs car depuis six mois, leurs missions ont changé.

"La psychiatrie est un milieu médical spécifique avec des tâches spécifiques notamment au niveau juridique, explique Pascale Jourdan, secrétaire générale AP-HM. Comme par exemple lorsque l'on a besoin de mettre une contention à un patient. Ce n'est pas la mission des adjoints administratifs".

C'est comme si on demandait à une infirmière au bloc d'opérer à la place du chirurgien.

Pascale Jourdan, secrétaire générale CGT AP-HM

Le syndicat demande du personnel habilité à faire ce genre de tâches, "des secrétaires médicales habilitées"

Parution d'un nouveau décret

Cette situation dure depuis le mois de mars, avec la parution d'un nouveau décret (n°2022-419). Ce dernier modifie "la procédure applicable devant le juge des libertés et de la détention en matière de contrôle de l’isolement et de la contention dans le cadre des soins sans consentement".

La contention consiste à l'immobilisation ou le maintien du patient ayant recours à la force physique. Elle peut être manuelle ou mécanique avec du matériel ou des vêtements. 

"La contention nécessite une démarche administrative judiciaire spécifique", précise Pascale Jourdan. "Depuis mars, nous parlons de ce problème et nous ne sommes pas entendus."

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Santé mentale dans les quartiers Nord: l’accès aux soins devenu impossible

Par :Yoram Melloul  Publié le : 

Le personnel de santé au travail à l'Hôpital de La Timone, à Marseille, en 2020. (Image dillustration)

Le personnel de santé au travail à l'Hôpital de La Timone, à Marseille, en 2020. (Image dillustration)  © Christophe SIMON / AFP

Dans le nord de Marseille, la psychiatrie est en souffrance. En manque de médecins, et depuis peu de soignants.. Édouard Toulouse, le seul hôpital psychiatrique des quartiers Nord a de plus en plus de mal à remplir correctement sa mission. Mal desservi et loin du centre-ville, le nord de Marseille n’a rien à envier aux déserts médicaux de la ruralité française… Et au final, ce sont les patients qui en pâtissent dans une zone où se trouvent certains des quartiers les plus pauvres de France.


MATIÈRES | BRUT

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Description

Bruno Decharme et Maurice Renoma, dans un geste de mécénat artistique et animés par une fascination commune pour l’art brut, s’associent pour rendre cet art accessible au plus large public à travers un choix d’œuvres exceptionnelles du 15 septembre au 4 novembre 2022 à l’Appart Renoma (129bis rue de la Pompe, Paris 16e).


MATIÈRES l BRUT est une exposition qui témoigne de la passion des deux amis pour les créations issues de la rue, des productions d’autodidactes, de marginaux, d’âmes en errance, ceux que Jean Dubuffet nommait « l’homme du commun à l’ouvrage ». Des femmes et des hommes qui n’ont que leur création pour survivre.

Cette exposition réunit 34 artistes, certains connus, d’autres découverts récemment.
Parmi les figures de référence, seront exposés : Aloïse Corbaz, Henry Darger, Janko Domsic, Madge Gill, Miguel Hernandez, Augustin Lesage, Judith Scott, Harald Stoffers, Adolf Wölfli. Une attention particulière sera réservée à Achilles Rizzoli, avec Mother in Metamorphosis Idolized (encre sur papier), montrée au public pour la première fois.

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Merdier éthique Winter Family, le «Patriarcat» mis en pièce

par Ève Beauvallet  publié le 29 septembre 2022

Pendant plusieurs mois, Ruth Rosenthal a enregistré les micro-agressions verbales lancées par son conjoint. Ensemble, avec leur fille de 14 ans, ils en ont fait la bande-son ordurière et drôle d’une pièce qui entend sonder la violence ordinaire du patriarcat dans un couple progressiste.

Les maux et les phrases



Des histoires de psychiatrie et d'amitié, une certaine dinguerie, des institutions qui vont bien, d'autres au bord de la rupture, des histoires d'écriture et de rencontre : des maux remis en ordre pour faire des phrases porteuses de sens.

À travers une série de courtes nouvelles on entend tour à tour un psychologue qui écrit sa colère à l'Aide sociale à l'enfance, un jouet qui parle depuis le fond d'un tiroir, une jeune femme qui se réapproprie sa langue grâce à l'écriture, les déambulations et tribulations d'un clochard céleste, un groupe de slameurs qui part en tournée dans un hôpital psy... L'ensemble de ces textes forme un tableau aux couleurs contrastées qui évoque l'urgence de remettre l'altérité et le soin au cœur de nos préoccupations.

Tolten est psychologue clinicien et rimailleur. Il se produit régulièrement sur scène pour proposer ses croquis sonores. Il anime des ateliers d’écriture et de slam dans différentes institutions (hôpitaux psychiatriques, prisons, milieu scolaire, etc.) et intervient au DU d'animateur/animatrice d'ateliers d'écriture à l'université d'Aix-Marseille

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PARISIENNES CITOYENNES !

Engagements pour l’émancipation des femmes (1789-2000)

Exposition du 28.09.2022 au 29.01.2023

23 rue de Sévigné 
75003 Paris 

Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h.
Fermeture des caisses à 17h15.

Fermeture les lundis.
 

Pierre Michaud, 6 oct 1979 Marche des femmes, Groupe de femmes assises faisant le signe « féministe », 1979 

Le musée Carnavalet présente une synthèse inédite sur l’histoire et la mémoire des luttes pour l’émancipation des femmes en se concentrant sur l’histoire des féminismes à Paris.
Aux côtés de certaines figures incontournables, d’Olympe de Gouges à Gisèle Halimi, une large place est faite aux Parisiennes moins connues ou anonymes : citoyennes révolutionnaires de 1789, de 1830, de 1848, Communardes, suffragettes, pacifistes, résistantes, femmes politiques ou syndicalistes, militantes féministes, artistes et intellectuelles engagées, travailleuses en grève, collectifs de femmes immigrées…

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Spéciale #MeToo : 5 ans après, une nouvelle grammaire des relations femmes-hommes

Mercredi 5 octobre 2022

Provenant du podcast

L'Invité(e) des Matins

Les messages #Moi aussi et #Balancetonporc sur la main d'une manifestante lors d'une action contre les violences sexistes et sexuelles à Paris en octobre 2017 ©AFP - BERTRAND GUAY

Résumé

Depuis 5 ans, le mouvement contre les violences sexistes et sexuelles #MeToo a contribué à inaugurer de nouvelles relations entre les femmes et les hommes. Plus respectueuses, moins toxiques, celles-ci évolueraient sous un jour nouveau.


avec :

Irène Théry (Sociologue spécialisée dans la sociologie du droit, de la famille et de la vie privée, directrice d'étude à l'EHESS).


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TONNERRE | SALLES OBSCURES, ÉCLAIRAGES FÉMINISTES

 


TONNERRE #2 ⚡ ENTRE LES VAGUES


TONNERRE | SALLES OBSCURES, ÉCLAIRAGES FÉMINISTES

LE CINÉ-CLUB D’ELVIRE DUVELLE-CHARLES

Rendez-vous le jeudi 20 octobre à 20h au Majestic Bastille pour la deuxième édition de notre Ciné-Club féministe : TONNERRE.


TONNERRE, c’est le nouveau rendez-vous ciné et féministe que je vous propose au Majestic Bastille (Paris 11ème).  Une fois par mois, venez découvrir un film écrit et/ou réalisé par une femme, suivi d’une discussion avec cette dernière et une experte venue pour apporter un éclairage féministe.


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mercredi 5 octobre 2022

CheckNews Explosion des gestes suicidaires des adolescentes depuis le Covid : un phénomène sans frontière qui demeure inexpliqué

par Florian Gouthière  publié le 4 octobre 2022 

Du Canada à l’Australie en passant par Hongkong, on constate, comme en France, une très forte croissance des gestes suicidaires recensés pour les filles de 10 à 19 ans depuis fin 2020. Alors que la hausse a été faible ou inexistante chez les adolescents. Les chercheurs restent prudents dans les hypothèses avancées pour expliquer ce phénomène.

Début 2022, Libération avait révélé que la hausse des gestes suicidaires enregistrée en France chez les adolescents et les jeunes adultes depuis fin 2020 était essentiellement portée par une progression inédite chez les adolescentes et les jeunes femmes(+27,7 % d’hospitalisations pour lésions auto-infligées chez les femmes âgées de 10 à 19 ans sur la période couvrant septembre 2020 à août 2021 comparée à l’année 2019). Fin septembre, un rapport de la Drees est venu confirmer les éléments que nous avions alors présentés.

Une très forte augmentation des pensées suicidaires et des tentatives de suicide chez les seules adolescentes et jeunes femmes avait déjà été rapportée aux Etats-Unis. Les centres de prévention des maladies avaient en effet observé «un bond de 50 %» des hospitalisations hebdomadaires pour tentatives de suicide chez les adolescentes entre février 2021 et mars 2021, par rapport la même période en 2019. Alors que le nombre d’hospitalisations pour les mêmes causes chez les adolescents demeurait stable sur la même période.