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lundi 22 juillet 2019

Tarbes. La dépression n'épargne pas les personnes âgées

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Lors de sa 4e soirée de rencontres interdisciplinaires à destination des professionnels de santé, le CODTS (Collectif pour l'Organisation et la Défense Du Territoire de Santé Psychiatre) des Hautes Pyrénées a abordé la dépression et les troubles cognitifs chez la personne âgée. Un thème qui a suscité un bel intérêt puisqu'une quarantaine de médecins ont répondu à l'invitation d'assister à l'intervention du Professeur Christophe Arbus (chef du pôle psychiatrie au CHU de Toulouse) et du Dr Monika Patacq (CH de Lourdes).
Médecins généralistes, psychiatres, psychologues, gériatres ou encore neurologues ont pu ainsi échanger autour du diagnostic différentiel des troubles de l'humeur de la personne âgée, de la maladie neurodégénérative, du pronostic, des traitements, etc. Un vaste sujet mais surtout un enjeu de santé publique quand on sait que «la dépression touche 3 millions de personnes en France (121M dans le monde) dont seuls 50 % sont diagnostiquées alors même que la mort par suicide, première complication de la dépression, augmente avec l'âge», a pointé le Pr. Arbus, avec une nuance tout de même.

«En Ehpad, 50 % des résidents sont considérés comme déprimés mais ce qui est très fréquent chez les personnes âgées, ce sont les dépressions mineures. La dépression caractérisée ne touche que 1 à 2 % de cette tranche d'âge», a-t-il précisé.

De la neurologie à la psychiatrie :

Et si «chez les personnes âgées, le risque suicidaire est 20 fois supérieur à la population générale, il augmente d'autant plus lorsqu'il existe une comorbidité organique, dont les pathologies neurologiques dégénératives qui représentent, elles, plus d'1 million de patients en France (Alzeihmer, Parkinson, scléroses latérales,…)», a souligné le Pr. Arbus.
Exemples à l'appui, le Dr Patacq a ainsi développé «les ressorts neuro-anatomiques et fonctionnels sous-jacents aux pathologies aux confins de la neurologie, de la gériatrie et de la psychiatrie».
Reste donc à améliorer le diagnostic pour une prise en charge adaptée.
«Grâce à la réforme du 3e cycle de formation, qui prévoit une option «Psychiatrie de la personne âgée», on devrait avoir des psys formés d'ici quelques années», a indiqué le professeur.

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