
Mercredi 22 mars 2023
Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

Mercredi 22 mars 2023
Par Véronique Lorelle Publié le 22 mars 2023
Fini, les pictogrammes genrés, souvent simplistes sinon sexistes, sur les portes des W.-C. ? Lentement, une révolution design est en cours dans les petits coins. Décryptage d’un toilettage.

Elles n’ont plus de couettes. Ni de jupettes. Côté filles, les pictogrammes des toilettes publiques vivent une lente révolution silencieuse. Depuis plusieurs mois, les designers graphistes s’attellent à gommer les différences entre les sexes pour plus d’égalité, au point que certaines personnes s’y perdent. Est-ce ici les toilettes des dames ou des messieurs ?
Serge Cannasse 6 mars 2023
L’épidémie de Covid-19 est-elle bientôt derrière nous ? Le site CovidTracker, qui propose données brutes et analyses de l’épidémie depuis le début de celle-ci, se montre plutôt optimiste, mais reste prudent. Optimiste, parce que les courbes pertinentes pour suivre l’évolution du SARS-CoV-2 dans la population continuent à descendre : nombre des nouveaux cas quotidiens, incidence des hospitalisations et des entrées en réanimation, nombre des décès quotidiens.
par Christian Lehmann, médecin et écrivain publié le 21 mars 2023
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A l'hôpital de la Timone à Marseille, en janvier 2022. (Nicolas Tucat/AFP)
Ce mercredi 15 mars a eu lieu la première journée de sensibilisation internationale au Covid long, ce syndrome protéiforme qui touche dans le monde des millions de personnes présentant, au-delà de la phase aiguë, une altération de leur état de santé après un ou plusieurs épisodes de Covid.
Publié

L'argent dépensé par la France dans le domaine de la pédopsychiatrie - trois milliards d'euros par an - n'est pas excessif mais mal utilisé, d'après un rapport de la Cour des comptes consulté mardi 21 mars par franceinfo.
Les magistrats estiment qu'il faut réorganiser tout le secteur de la pédopsychiatrie en recrutant notamment de nouveaux médecins spécialisés pour s'occuper de tous les enfants et adolescents souffrant d'un trouble psychique. Avec la crise du Covid, les besoins ont fortement augmenté mais l'offre de soin reste inadaptée, d'après la Cour, qui recommande donc de valoriser la filière pour attirer les étudiants en médecine.
par Nathalie Raulin publié le 21 mars 2023
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Au service des urgences pédiatriques du CHU de Nantes, en juin. (Théophile Trossat/Libération)
L’offre de soin de pédopsychiatrie est «inadaptée» aux besoins d’une jeunesse sortie affectée de la crise du Covid. Dans un rapport étoffé rendu public ce mardi, la Cour des comptes ne mâche pas ses mots. «Remédier aux faiblesses de l’organisation de soins de pédopsychiatrie, aux carences de la politique de prévention et à une gouvernance des politiques de santé peu efficiente est un enjeu prégnant de santé publique», martèle son président, Pierre Moscovici.
Par Thomas Dusseau Publié le 20/03/2023

La conférence se déroulera à l’Athénée municipal de Bordeaux. © Crédit photo : Archives Claude Petit/ « Sud Ouest »
À l’heure où de nombreux soignants expriment leur épuisement et leur souffrance au travail, le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours interviendra à l’invitation de l’association Capsy sur la façon de redonner du plaisir et de l’attrait à ce travail de soins en psychiatrie et dans le médico-social
BRUT
Publié le 20/03/23
Travailleur social, Jean-Michel fait, depuis dix-huit ans, partie des « EMPP » (équipes mobiles psychiatrie précarité). Son équipe compte des infirmières, des médecins et d’autres travailleurs sociaux et leur but est de venir en aide aux personnes en situation de précarité ou d’exclusion sociale qui se trouvent en souffrance psychique.
Son rôle, c’est aussi d’accompagner les SDF dans la recherche d’une place en centre d’hébergement, de les conduire à l’hôpital, de les aider à renouveler leurs pièces d’identité ou, tout simplement, de leur parler.
par Eric Favereau publié le 21 mars 2023
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Un entrepôt de l'Agence générale des équipements et produits de santé des hôpitaux publics de Paris, en banlieue parisienne, en mars 2021. (Joel Saget/AFP)
En voilà une surprise (ou un scoop)… Alors que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn avait la réputation d’être proche de l’industrie pharmaceutique, elle fait des déclarations pour le moins directes sur ce sujet dans un livre tout juste paru – Chantage sur ordonnance (1). «Quand je vois tous les cadeaux faits à l’industrie pharmaceutique ces deux dernières années, cela me met hors de moi», dit-elle à la journaliste de Mediapart Rozenn Le Saint. Et elle poursuit sans hésiter ses critiques vis-à-vis des firmes comme du président de la République : «J’ai été folle de tout ce qu’ont obtenu les industriels avec ces aides à la relocalisation… Quand je pense à tout ce qu’ils ont gagné avec les vaccins contre le Covid. Ils viennent pleurer auprès de Bercy, font miroiter des créations d’emplois, mettent en avant des investissements dans la recherche et le développement… C’est très dur pour le ministre de la Santé de résister.»
par Nathalie Raulin publié le 20 mars 2023
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Le ministre de la Santé, François Braun, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 7 mars 2023. (Virginie Haffner /Hans Lucas / AFP)
Tordre le cou aux doutes qui reviennent en force. Fait exceptionnel, le cabinet du ministre de la Santé, François Braun, a organisé vendredi au pied levé un point d’étape à destination des médias. Objectif ? Réaffirmer la détermination du ministre d’«en finir avec les médecins mercenaires» et donc de mettre en œuvre la loi Rist sur le respect du plafond de rémunération de l’intérim médical selon le calendrier annoncé. C’est répété : à compter du 3 avril, tout établissement public de santé qui acceptera de verser aux médecins intérimaires des rémunérations supérieures au plafond réglementaire de 1 170 euros brut pour une mission de vingt-quatre heures de travail continu ne sera plus remboursé par le comptable public.
Une équipe de spécialistes de la formation* met gratuitement à la disposition des soignants en psychiatrie une application web innovante pour mieux structurer, organiser et exploiter leurs observations cliniques.

Au cœur de la relation avec des personnes en souffrance psychique, les soignants reçoivent de nombreuses informations sur le comportement, le discours, la pensée, ou encore les affects des personnes qu’ils accompagnent. Mais comment retranscrire cette observation clinique sans perdre toute sa richesse et sa pertinence? Comment structurer, préciser et relayer ses observations après un entretien, une activité thérapeutique ou un accompagnement ? Ce besoin inhérent à leur pratique a incité une équipe de recherche du GRIEPS, organisme de formation pour les professionnels de santé, à concevoir un outil numérique gratuit de sémiologie psychiatrique. A savoir une application web pour aider les soignants dans le champ de la psychiatrie à structurer et organiser leurs observations cliniques, et à renforcer leur connaissance du vocabulaire scientifique propre à leur discipline. Après deux ans et demi de travail, Semio8G® a ainsi vu le jour donnant notamment accès à des centaines de définitions et mots référencés, vidéos, documents et liens utiles... Benjamin Villeneuve, président de l’ADRpsy (Association pour le développement de la recherche en soins en psychiatrie) et l’un des initiateurs de ce projet nous en explique la teneur et les enjeux.
Publié le :
Une étude avancée par le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge tire la sonnette d’alarme : la consommation chez les enfants de médicaments psychotropes comme les antidépresseurs a doublé en dix ans. Faut-il y lire le signe d’une société plus anxieuse ou une dramatisation des troubles psychiques ? France 24 est allé à la rencontre de ces jeunes, de leurs parents, de psychologues, psychiatres et autres spécialistes des souffrances juvéniles.
Lundi 20 mars 2023 (première diffusion le mardi 1 octobre 2019)
Provenant du podcast
Les Pieds sur terre

Patrick, 53 ans a vécu une relation d’emprise pendant une dizaine d’années avec une personne rencontrée sur son lieu de travail et qui deviendra sa cheffe mais aussi la mère de leur enfant.
Loin de rester une curiosité médicale, l’hystérie étudiée par Charcot, à la fin du XIXe siècle, a passionné le grand public pendant quarante ans. Elle a même inspiré les artistes populaires, des « chanteuses épileptiques » des cafés-concerts aux premiers films burlesques.

En ce dernier quart du XIXe siècle, tout le monde en parle. On accourt du tout-Paris, voire de l’Europe entière, jusqu’à la Salpêtrière pour voir Jean-Martin Charcot présenter ses malades. L’hystérie (dérivé de « utérus », en grec), était un terme fourre-tout pour cataloguer les troubles nerveux ou mentaux dont souffraient les femmes. La « Grande » hystérie est la forme identifiée par Charcot, celle qu’il peut provoquer, moduler et stopper sous hypnose, et qui tirerait son origine du cerveau et non de l’entrejambe. Une petite révolution qui facilitera le diagnostic d’hystérie pour les hommes aussi.

Les grandes hystériques passent par quatre phases : épileptoïde (convulsive), clownesque (théâtrale et grandiloquente), passionnelle, délirante. Comme on n’assiste guère à ce genre de phénomènes hors de la Salpêtrière, certains, à Nancy autour du Dr Bernheim, soupçonnent fort ces femmes de se soumettre aux suggestions de Charcot en développant artificiellement leurs symptômes. En tout cas, elles font sensation auprès de l’auditoire. Peintes avec moult détails par les journalistes alléchés, prises en photo, le grand public les connaît: des centaines d’articles leur sont consacrés dans la presse populaire entre 1875 et 1890.
Séminaire “Lire les grands textes”
Cycle sur la schizoanalyse
Animé par Frédéric Baitinger, philosophe et psychanalyste
Avec Florent Gabarron-Garcia psychologue, psychanalyste, Florent Gabarron-Garcia est Maître de conférences à Paris 8 au département de sciences de l’éducation (EXPERICE) où il enseigne la psychanalyse. Florent Gabarron-Garcia est également membre de la revue Chimères, fondée par Deleuze et Guattari.
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Publié le
Ce séminaire de la Chaire de Philosophie à l’hôpital propose de mobiliser les ressources historiques et conceptuelles de la philosophie pour interroger à nouveaux frais la notion de « santé mentale ». Le 16 mars prochain la pensée de Michel Foucault occupera les débats.
L’enjeu de ce séminaire coordonné par Eva Liévain, enseignante de philosophie au lycée, vise à chercher en quoi les philosophes de la tradition, bien que précédant la révolution freudienne, peuvent fournir des outils susceptibles de venir nourrir la psychiatrie contemporaine, mais aussi de sonder les raisons pour lesquelles la « santé mentale » n’avait pas chez ces penseurs la forme que nous lui connaissons. S’adressant aussi bien aux soignants qu’aux patients, aux philosophes qu’aux non philosophes, la visée de ce séminaire sera aussi de nouer un dialogue fécond avec le personnel soignant et son expérience de terrain en espérant que les ressources de la philosophie puissent contribuer à l’autoréflexion des pratiques médicales et aider à ressaisir collectivement les enjeux que ces pratiques soulèvent, tant médicalement que socialement et politiquement.
Le prochain cours aura lieu le 16 mars et portera sur Foucault et sera délivré par Philippe Fontaine, maitre de conférences en philosophie à l’université de Rouen. Les deux cours suivants seront consacrée à la psychiatrie phénoménologique (les 20 avril et 25 mai).
Par Lisa Guillemin et Margot Brunet Publié le
Bonjour, Louise ! Vous nous avez demandé pourquoi il existe peu de médicaments adaptés pour les enfants atteints de certains troubles mentaux, notamment les dépressions. Le sujet a été mis sur la table en début de semaine par un rapport du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA), paru lundi 13 mars, qui alerte sur l’explosion des prescriptions de psychotropes pour les enfants. Entre 2014 et 2021, le taux de consommation d'antidépresseurs chez les moins de 20 ans a augmenté de 62,58 % et celui d’hypnotiques et sédatifs de 155,48 %. Si bien qu’en 2021, près de 2 millions de jeunes de 0 à 19 ans sur les 16 millions que compte la France ont reçu une ordonnance de psychotropes.
Serge Cannasse 14 mars 2023
L’Assurance maladie est bien déterminée à parvenir à son objectif de stopper une hémorragie de 500 millions d’euros due aux « fraudes, activités fautives et pratiques abusives » dès 2024. Engagé depuis 2005, ses actions se sont accélérées ces dernières années1. Ainsi en 2022, elle a détecté et stoppé un montant de fraudes jusqu’alors inégalé : 315,8 millions d’euros, soit +44% comparé à 2021 (219,3 millions d’euros) et +10% par rapport à 2019, année qui affichait à ce moment-là le montant le plus élevé jamais enregistré (286,8 millions d’euros). Seul infléchissement : l’année 2020, marquée par l’épidémie de Covid-19, avec seulement 127,7 millions d’euros de préjudices détectés.
Près des trois quarts de ces préjudices ont porté sur des frais de santé. Ils sont essentiellement constitués de facturations abusives par des professionnels de santé (consultations, actes, remboursements de soins et de médicaments, etc). L’année 2022 a été marquée par des escroqueries portant sur des délivrances de tests antigéniques aux professionnels de santé par des pharmacies d’officine, pour un montant de plus de 58 millions d’euros.
Les assurés ont également leur part. Les fraudes ont été mises en évidence lors de contrôles réalisés sur les prestations en espèces (indemnités journalières, pensions d’invalidité), pour un montant de 35,7 millions d’euros, ainsi que pour l’obtention de droits (protection maladie universelle, complémentaire santé solidaire) pour un montant de 21,1 millions d’euros.
Le 20 mars 2023
De la lassitude à la détresse : les troubles psychiatriques affectent ceux qui en souffrent et leur entourage. Que l’on soit aidant ou malade, un atelier permet de libérer la parole et de se relaxer, de soulager le corps et l’esprit.

Les participants s’installent sur des tapis de sol, avec oreiller, face à la thérapeute Anna et à André Bonvallet. L’important est d’être à l’aise, de se sentir bien, en confiance. Photo Le DL
La prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques est un parcours long, tortueux, chaotique. Une épreuve que leurs proches – conjoints, parents, enfants –, endurent aussi au quotidien. Pour les aider à faire face, à tenir, à supporter ce poids douloureux, il existe des soutiens. Au premier rang desquels figure l’Unafam (Union nationale des amis et familles de malades mentaux), une association dont les bénévoles font preuve de disponibilité, d’écoute, prodiguent des conseils et offrent un soutien moral précieux. Mais pas seulement. D’autres formes d’aides existent.
par Marc Escola Publié le

Édition établie sous la direction de François Ewald et Alessandro Fontana, par Jacques Lagrange, revue par Elisabetta Basso pour la présente édition.
L’Histoire de la folie à l’âge classique (1972) faisait l’archéologie du partage par lequel, dans nos sociétés, s’opère la séparation du fou et du non-fou. Le récit s’achève sur la médicalisation de la folie au XIXe siècle.