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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

jeudi 17 janvier 2013

La démocratie sanitaire vue par Claude Rambaud

Les patients, agents perturbateurs du système de santé

Invitée par la société de conseil Nile, Claude Rambaud, présidente du LIEN et successeur de Christian Saout à la tête du Collectifinterassociatif sur la Santé (CISS) a tracé les défis de 2013 pour les patients : renforcer l’éducation à la santé et améliorer leur représentation politique.
« SUR LE PAPIER, depuis les lois de 2002 (relative au droit des malades) et 2004 (relative à la politique de santé publique), il y a tout sur la démocratie sanitaire. Mais dans les commissions où siègent 40 personnes, nous, représentants des usagers, sommes parfois un seul, face à des sachants aux allocutions très formatées ». Le ton est moins provocateur que celui de son prédécesseur Christian Saout mais la détermination est la même et ne se drape pas de belle parole. Pour défendre la démocratie sanitaire, Claude Rambaud ne ménage personne, ni institutions, ni corps médical.

Des usagers oubliés.
La démocratie sanitaire doit se comprendre d’abord comme la possibilité pour le patient de participer aux décisions médicales qui le concernent. Claude Rambaud choisit l’exemple très polémique des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) en cancérologie. « Pourquoi les patients qui le souhaitent n’assisteraient pas à la RCP alors qu’on fixe une échéance sur leur vie ? » demande-t-elle. « Cela empêcherait la parole libre des professionnels », répond dans la salle un médecin. Le désaccord semble irréductible.
La démocratie sanitaire s’entend aussi comme l’implication des usagers dans les décisions politiques qui pèsent sur le système de santé. Mais ils sont souvent les grands oubliés. « Une commission a été créée au ministère avec les professionnels sur la pertinence des soins. Le LIEN (qui défend les victimes d’infections nosocomiales et d’accidents médicaux) a dû prendre le train en marche pour se prononcer sur les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Or nous avons d’autres idées », témoigne Claude Rambaud.
Pour Alain-Michel Ceretti, fondateur du LIEN, c’est l’ensemble de la sphère médico-économique qui exclut les usagers. Ses cibles : l’avenant 8 et la convention, « signés dans la consanguinité », selon les termes de sa consœur, l’Union nationale des caisses d’assurance-maladie, ou encore le Haut conseil de la santé publique. La composition du futur observatoire des pratiques tarifaires est attendue au tournant.

Savoir et moyens pour tous.

Pour que la démocratie sanitaire prenne tout son sens, Claude Rambaud plaide d’abord en faveur d’une éducation à la santé qui ne soit pas verticale. Le savoir ne doit plus être l’apanage des « sachants ». L’expertise et le ressenti des patients doivent être reconnus et devraient s’intégrer, estime-t-elle, à l’enseignement des pathologies. « Il y a trop peu de modules universitaires sur la relation soignants-soignés », déplore-t-elle.
En échange, les citoyens ne devraient plus être démunis face à la santé. L’école, mais aussi les collectivités locales et les associations devraient être des courroies de transmissions.
L’autre enjeu majeur réside dans les moyens mis à disposition des usagers et de leurs représentants qui doivent être mieux formés...Mais le système repose essentiellement sur le bénévolat. La dernière loi de finances prévoit une enveloppe de 5 millions d’euros qui devrait être reversée par l’agence régionale de santé d’Ile-de-France, à la direction nationale du CISS. « C’est peu. Nous fonctionnons déjà a minima. Dans les régions, les CISS sont censés toucher 30 000 euros des ARS : c’est le salaire d’une demi-secrétaire. La démocratie sanitaire ne sera effective que si nous avons les moyens », dénonce Claude Rambaud.
Dans son jardin, la présidente du CISS est consciente des efforts attendus : rationalisation des (trop) nombreuses associations et développement des compétences dans les régions. « Le CISS s’est mis en marche en 2005 : c’est un volcan pré-éruptif composé de 40 associations stars. Nous essayons de mieux nous organiser tout en respectant les individualités », conclut-elle, en guise de feuille de route.
› COLLINE GARRÉ
Abonnés 14/01/2013

Psychanalyse des addictions

  • (2e édition revue et augmentée)
  •  

Psychanalyse des addictions
A paraître
Auteur(s) :
 
Gérard Pirlot

Date de parution :
 
23/01/2013



Le terme d’addiction recouvre les conduites de toxicomanie, d’alcoolisme, de tabagisme et toutes celles qui entraînent une dépendance avec ou sans toxiques (troubles du comportement alimentaire, addictions sexuelles, au travail, au sport, aux jeux, etc.). Cette notion permet de fournir ainsi un modèle d’interprétation de pathologies dissemblables, par l’individuation de dimensions psychopathologiques communes.
L’ouvrage montre combien la question des « passions addictives », qui s’enracine dans l’œuvre de Freud, légitime une approche psychanalytique et psychosomatique en phase avec l’approche neurobiologique actuelle. Elle permet de mieux saisir les conflits, souffrances et drames cachés sous-jacents à ces conduites de dépendance, et de mettre à jour les enjeux psychiques et psychosomatiques à l’œuvre dans leurs prises en charge thérapeutiques. Cette deuxième édition, notablement augmentée, introduit de nouveaux thèmes psychopathologiques, comme ceux sur l’adolescence, et développe les travaux psychanalytiques fondateurs ainsi que d’autres plus récents sur le sujet, tant dans le domaine de la métapsychologie que celui de la neurobiologie.

Gérard PIRLOT est professeur de psychopathologie psychanalytique à l’université de Toulouse II, psychanalyste, membre de la Société Psychanalytique de Paris, ancien psychiatre des Hôpitaux, et directeur du Laboratoire Cliniques Psychopathologique et Interculturelle (LCPI, Toulouse II, EA 4591).





Jean-Pierre Winter, 

Transmettre (ou pas ),

Ce livre a retenu mon attention car il traite de la transmission et du transfert, objets que j’ai travaillés récemment dans un cursus de recherche universitaire en psychanalyse  [i]. D’autre part, il est écrit par un auteur qui m’avait déjà beaucoup « transmis » dans ses écrits et interventions. Enfin, ces textes sont l’occasion pour l’auteur de se  livrer  un peu plus sur son parcours intime, ce qui est relativement nouveau. Cinq parties scandent ce texte : une « Introduction », 1:« Qu’est-ce que lire ? », 2 :« Des transmissions paradoxales dans les familles », 3 :« Intermezzo », 4 : « Transmission et religion ».


Les bébés débutent l’acquisition du langage dans l’utérus

Soins psychiatriques : la France en retard par rapport à ses voisins

« Au regard de ses voisins européens, la situation française présente un certain retard en matière d’intégration de la psychiatrie à l’hôpital général, mais aussi et surtout en matière de développement des structures d’hébergement et services d’accompagnement de la psychiatrie à l’hôpital général, mais aussi et surtout en matière de développement des structures d’hébergement et services d’accompagnement de la personne souffrant de troubles psychiques dans sa vie quotidienne », souligne l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) dans une étude récemment publiée portant sur l’évolution des dispositifs de soins psychiatriques en Allemagne, Angleterre, France et Italie.

Les États-Unis lanterne rouge des pays riches en matière de santé


Les Américains sont en moins bonne santé et meurent en moyenne plus tôt que les habitants des autres pays riches, selon un rapport de l'Institut de médecine publié hier mercredi. Pour la première fois, une comparaison a été faite en matière de santé entre les États-Unis et 16 nations riches dont l'Australie, le Canada, le Japon et l'Europe occidentale. Or, dans ce groupe, les États-Unis sont au dernier rang ou presque dans la mortalité infantile, les blessures graves et les homicides, la grossesse des adolescentes, les infections transmises sexuellement, les décès liés à la drogue, l'obésité, le diabète, ou encore le taux de personnes handicapées. Les États-Unis ont par ailleurs le taux de mortalité à la naissance le plus élevé de tous les pays riches ainsi que la plus grande proportion de naissances prématurées et de décès d'enfants avant cinq ans tandis que les adolescents meurent plus fréquemment dans des accidents de la route ou des homicides. Les auteurs de l’étude estiment que près des deux tiers de la différence dans l'espérance de vie entre les États-Unis et les autres pays riches peuvent être attribués à des décès avant l'âge de 50 ans. C’est le paradoxe américain, puisqu’en 2011, le pays a consacré aux dépenses de santé 17,9 % de son PIB (ou 8 700 dollars per capita), soit beaucoup plus que la France (11,6%) et deux fois plus que la moyenne de l'Union Européenne (9 % du PIB). Seul motif de consolation pour les Américains : le rapport souligne qu’ils meurent moins d'attaque cérébrale et de cancer.
A l'hôpital de Chartres, des "biographies thérapeutiques" pour retisser sa vie
LE MONDE | 

M. Gilles, patient de l'hôpital Louis-Pasteur à Chartres, avec la biographe Valéria Milewski.
M. Gilles, patient de l'hôpital Louis-Pasteur à Chartres, avec la biographe Valéria Milewski. | Benjamin Leclercq

Monsieur Gilles promène à petits pas sa perfusion à roulettes dans le large couloir, entre dans ce qui ressemble à une chambre d'hôpital, s'assoit, réajuste ses bretelles et braque un regard impatient vers son interlocutrice. Au portemanteau, une blouse blanche, et face à lui, une biographe.
Point de blouse ni d'examens médicaux, juste un stylo et un grand cahier bleu. Point de maladie non plus, ce n'est pas le sujet. M. Gilles, 68 ans, "papi trois fois", est là pour son "petit bouquin", comme il l'appelle. Tous les quatorze jours, c'est le même rituel. Une fois lancée la séance de chimiothérapie, il file à son tête-à-tête avec Valéria, pour ajouter quelques pages de plus à son récit de vie, et faire grandir le petit bouquin.
Depuis 2007, le service de cancérologie du centre hospitalier Louis-Pasteur de Chartres propose aux patients en situation non curative d'écrire l'histoire de leur vie, récit à une voix, celle du malade, et à deux mains, celles de Valéria Milewski, biographe. Une démarche qui tient en un proverbe, griffonné sur le tableau de son bureau : "Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens." Le fil conducteur d'un complément à la médecine allopathique : "Bâtir avec ces personnes morcelées un tuteur sur lequel ils peuvent se reposer, au moment où les circonstances de leur vie font émerger un fort besoin de spiritualité, de transmission, de bilan", témoigne la biographe.

L'argent fait (un peu) le bonheur

Le Monde.fr | 
Le bien-être dépend-il de la seule taille du portefeuille ? Le rapport de la Commission sur la mesure des performances et du progrès social, dit "rapport Stiglitz", du nom de son directeur, Prix Nobel d'économie, mettait déjà en évidence en août 2009 la nécessité de ne pas s'arrêter aux simples feuilles de salaire et à la couleur de la carte bancaire pour mesurer le bien-être d'une personne. 

Cela semble aller de soi, et pourtant les indicateurs économiques mis à la disposition des évaluateurs de politiques publiques, que ce soit le PIB par habitant ou l'indicateur de développement humain échouaient jusqu'alors à en rendre compte.

Pour pallier ce vide, l'Insee a publié, mardi 8 janvier, les résultats d'une étude visant à mesurer l'impact sur le bien-être de plusieurs indicateurs de qualité de vie mentionnés par le rapport Stiglitz. L'étude, réalisée en 2011 sur un échantillon de dix mille Français de métropole âgés de plus de dix-huit ans, rapporte que "les adultes vivant en France métropolitaine évaluent leur sentiment général de bien-être, sur une échelle de 0 à 10, à un niveau moyen de 6,8". Dans la cohorte étudiée, les "faiblement satisfaits" sont somme toute peu nombreux : seuls 7 % des personnes interrogées ont déclaré un niveau de bonheur inférieur à 5, tandis que 13 % ont donné une note supérieure à 8.
La téléconsultation souffle sa première bougie en Picardie

10/01/13 - Priorité des pouvoirs publics, la télémédecine est vue comme un remède à la désertification médicale. Le Quotidien du médecin cite la région Picardie, où la densité médicale est la plus faible de France, comme la bonne élève dans le domaine. Le CHU d'Amiens a mis en place à partir de décembre 2011 des téléconsultations avec plusieurs établissements publics et privés de la région et du Nord-Pas-de-Calais, qui permettent de pallier le manque de praticiens et de gagner du temps dans le transport pour les patients mais aussi pour les nombreuses réunions de concertations pluridisciplinaires. "Confrontée à l'insuffisante attractivité de la région, l'ARS a eu la conviction qu'il fallait trouver une alternative", explique le directeur du groupement de coopération sanitaire (GCS) e-santé de Picardie, porteur du projet. "La télémédecine est un complément à la médecine de proximité". Environ 1 000 patients sont pris en charge tous les mois par une centaine de professionnels de santé grâce à la plateforme spécifique dont les établissements se sont dotés. Ces consultations à distance concernent actuellement la dermatologie programmée, la diabétologie (suivi du pied diabétique) et le dépistage de la rétinopathie. Le GCS e-santé prévoit de développer la téléconsultation dans les prisons de Picardie mais aussi dans des maisons et pôles de santé, des cliniques et des EHPAD. Le principal frein au déploiement du dispositif concerne les modes de rémunération des professionnels libéraux qui nécessitent un éclaircissement juridique. 
Une histoire de l'éducation
LE MONDE TELEVISION | 



mercredi 16 janvier 2013

Fronde médicale contre 150 millions de coupes sombres à l’AP-HP

Nouveau coup de chauffe entre les médecins et la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), en raison du tour de vis budgétaire qui se profile en 2013. Le retour à l’équilibre financier du premier hôpital de France, non atteint en 2012, devra l’être en 2014 : ainsi en ont décidé les tutelles. Pour tenir l’objectif, le CHU francilien doit comprimer ses dépenses tous azimuts.

L’isolement social fait autant souffrir que les contraintes financières

Les contraintes financières ne sont pas les seules à peser négativement sur le sentiment de bien-être ressenti des Français. D’autres aspects de la qualité de vie comme la faiblesse des liens sociaux ou le stress dans la vie courante jouent autant, sinon davantage, comme le montre l’enquête de l’INSEE réalisée en mai 2011 auprès de 10 000 personnes de plus de 18 ans vivant en métropole.

Le gouvernement veut gagner la bataille de l’IVG... sur Internet !


Alors que l’IVG est désormais remboursée à 100 %, depuis la publication au Journal officiel (juste avant les vacances de Noël) du PLFSS 2013, la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem réfléchit à un site web et une ligne téléphonique dédiés pour pallier le manque d’information sur le sujet.

Infirmiers et aides-soignants refusent d'être des "pigeons"

Le Monde.fr avec AFP | 
Un collectif d'infirmiers et aides-soignants baptisé "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes" lancé sur Facebook pour dénoncer les conditions de travail de ces professions appelle à des rassemblements lundi 7 janvier dans plusieurs villes de France.

La psychiatrie en péril. Il faut supprimer la HAS et la loi HPST

Lundi 7 janvier 2013

Entretien avec Thierry Najman, psychiatre des hôpitaux, chef de pôle (Hôpital psychiatrique de Moisselles), co-auteur de Malaise dans la famille (érès, 2006). Propos recueillis par Guy Benloulou
Revue LIEN SOCIAL n°1084 - 29 novembre 2012


Selon certains collectifs (collectif des 39, la Nuit sécuritaire, etc.) la psychiatrie aujourd’hui semble être en situation « de dépérissement ». Est-ce également votre analyse de la situation ?

Absolument. Deux lois votées durant le précédent quinquennat ont fait basculer la psychiatrie publique dans un autre registre. La loi Hôpital patient santé et territoire (HPST) de décembre 2009 a profondément modifié l’organisation interne des hôpitaux en entérinant le modèle de l’entreprise privée pour l’hôpital. Cette loi sous-entend que la santé est une marchandise comme une autre. Les hôpitaux sont désormais soumis à des contraintes semblables aux entreprises privées, en particulier en matière budgétaire, sans avoir par ailleurs les prérogatives du privé, puisqu’en même temps, les hôpitaux sont soumis à des directives fortes de l’Etat. En réalité, ce système n’a qu’un seul objectif de nature financière.

Les médecins du Mozambique en grève pour leurs salaires

Les médecins du Mozambique ont lancé ce lundi matin un mouvement de grève national de cinq jours pour exiger une revalorisation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail.
« Nous sommes en grève pour cinq jours renouvelables, jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos demandes », a déclaré à l’AFP le président de l’Association des médecins mozambicains, Jorge Arroz.
« La grève est le derniers recours pour que les médecins se fassent entendre, même si nous nous assurons que les services d’urgence fonctionnent. Nous n’allons pas descendre dans la rue, nous resterons chez nous », a-t-il ajouté.

Revendication salariale

En réponse à l’appel à la grève, le ministère de la Santé avait indiqué dimanche qu’aucune loi n’autorisait les employés d’un service public essentiel à faire grève. Les médecins demandent un salaire minimum de 90 000 meticals (2 300 euros), alors que le gouvernement propose entre 20 000 et 38 000 meticals (510 à 970 euros), selon la presse.
Le Mozambique compte 1 200 médecins dans les secteurs public et privé, soit seulement un praticien pour 22 000 habitants. En 2011, les Nations unies ont placé le Mozambique au 184e rang sur 187 dans leur classement du développement humain dans le monde.
La rédaction (avec AFP)
 07/01/2013
L'éducation à la française, un modèle outre-Atlantique

Dans un livre, une Américaine s'enthousiasme pour ces petits Français «si bien élevés».

Foin de la morosité ambiante et des critiques récurrentes visant les parents français, «qui ne savent plus tenir leurs enfants», et autres affirmations dont nous aimons nous autoflageller. Les Américains, eux, scrutent avec envie l'éducation à la française. Le livre de la journaliste Pamela Druckerman intitulé French Children Don't Throw Food («les enfants français ne jettent pas leur nourriture») paru ce mois-ci suscite moult commentaires et controverses dans les journaux anglo-saxons.

mercredi 19 décembre 2012

"Entre la justice et la psychiatrie, la confiance est rompue"

Créé le 18-12-2012 
Par 

Le président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), Jean-Claude Pénochet, réagit à la condamnation d'une psychiatre dont le patient avait commis un meurtre.

Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné mardi 18 décembre à un an de prison avec sursis pour homicide involontaire une psychiatre dont le patient avait commis un meurtre. Une première en France. Et un dangereux précédent selon Jean-Claude Pénochet, président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH).
Comment réagissez-vous à la décision du tribunal correctionnel de Marseille à l'encontre de Danièle Canarelli ?


A Marseille, la psychiatre d'un patient meurtrier condamnée à un an de prison avec sursis

Le Monde.fr avec AFP | 
Danièle Canarelli, 58 ans, psychiatre à l'hôpital marseillais Edouard-Toulouse, poursuivie pour homicide involontaire.
Danièle Canarelli, 58 ans, psychiatre à l'hôpital marseillais Edouard-Toulouse, poursuivie pour homicide involontaire. | AFP/ANNE-CHRISTINE POUJOULAT
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné mardi 18 décembre à un an de prison avec sursis Danièle Canarelli, 58 ans, psychiatre à l'hôpital marseillais Edouard-Toulouse, poursuivie pour homicide involontaire après le meurtre commis par l'un de ses patients schizophrène.

La psychiatre et l'assassin : un jugement courageux

LE MONDE | 

Le jugement rendu, le 18 décembre, par le tribunal correctionnel de Marseille mérite que l'on s'y arrête. Dans cette affaire, un meurtrier, Joël Gaillard, avait été considéré comme pénalement irresponsable de l'assassinat qu'il avait commis en 2004. En réaction au non-lieu prononcé, logiquement, par les juges, le fils de la victime a porté plainte. Et la psychiatre, Danièle Canarelli, médecin du futur assassin, vient d'être déclarée coupable d'homicide involontaire et condamnée à un an de prison avec sursis.
"L'impunité de principe ne saurait exister, l'opinion publique ne le supporte pas", a rappelé le président du tribunal de Marseille. Chaque fait divers mettant en cause un malade mental ou un condamné récidiviste en fournit la démonstration : l'opinion a besoin de désigner un responsable. Surtout lorsqu'un tel drame est exploité politiquement.