par LIBERATION et AFP. publié le 30 avril 2024
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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.
par LIBERATION et AFP. publié le 30 avril 2024
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Le rapport remis ce mardi 30 avril à Emmanuel Macron voudrait voir interdire les ordinateurs et téléviseurs dans les crèches et les classes maternelles. (Jan Haekan Dahlstroem/Plainpicture)
par Elsa Gambin
La santé mentale des enfants et des adolescents se détériore. Anxiété et dépression touchent beaucoup de jeunes. Les services de psychiatrie sont débordés, mais des praticiens développent des réponses pour aider les jeunes à aller mieux.

En cinq ans, la santé mentale des jeunes s’est considérablement dégradée. C’est le constat dressé en avril par Santé publique France après une étude auprès de 9300 lycéen·nes et collégien·nes. Un quart des lycéen·nes interrogé·es indiquent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois, qui concernent bien plus de filles que de garçons. Une étude Ipsos publiée début 2024 (et menée en 2023), observe de son côté que la moitié des 11-15 ans souffre d’anxiété. A l’automne précédent, un rapport de l’Unicef constatait une tendance similairechez l’ensemble des enfants et adolescents dans le monde. La Cour des comptes, dans un rapport de 2023, estimait que, sur 14 millions d’enfants et adolescents de moins de 18 ans vivant en France, 1,6 million souffre d’un trouble psychique, dont la moitié connaissent une « dépression sévère » ou des troubles majeurs. Ces constatations affolantes s’accumulent, dans l’apparente indifférence du gouvernement
mardi 30 avril 2024
SAINTE-MARIE

Dernièrement, au domaine de Fond Saint-Jacques, onze patients de l'hôpital de jour de Trinité et élèves de l'atelier théâtre du CATTP (centre d'activités thérapeutiques à temps partiel) ont proposé un spectacle composé des pièces répétées, durant six mois, avec le comédien et formateur, Nestor Mijéré.Lire la suite ...
Ecrit le 25 avril 2024
Des révoltes urbaines de l’été 2023 à l’actualité dramatique de ces derniers jours, le gouvernement pointe du doigt la violence de la jeunesse, omettant pourtant d’autres drames – ceux des décès récents de Lily et Myriam, confiées à l’Aide sociale à l’enfance – pour lesquels la responsabilité doit être assumée collectivement.
Soutenir que les jeunes seraient de plus en plus violents est un postulat qu’aucun chiffre ne vient étayer. Au contraire, d’après les statistiques du ministère de la justice, une baisse de 24 % du nombre de mineurs mis en cause a été observée entre 2019 et 2022, et, si la proportion de poursuites est restée stable sur cette période, le nombre de mineurs jugés devant les tribunaux a baissé de plus de 30 %.
Il est également erroné de soutenir que de nombreux mineurs demeurent impunis : le taux de réponse pénale à leur égard est de plus de 90% ; elle intervient donc de manière plus systématique mais aussi plus vite que pour les majeurs. De plus, contrairement à l’idée véhiculée d’une justice laxiste vis à vis des mineurs, le caractère répressif de cette justice ne fait que gagner du terrain : l’emprisonnement est la peine la plus souvent prononcée et sa durée ne fait que s’accroître (elle est en moyenne de 9 mois en 2020 contre 5,5 mois en 2010). Ces chiffres ont pour conséquence une hausse de 19 % du nombre d’enfants détenus entre le 1er janvier 2023 (614) et le 1er janvier 2024 (732) et illustrent les limites de ce modèle répressif.
BILLET DE BLOG 29 AVRIL 2024
Laura* avait douze ans quand son père a été incarcéré. Huit ans plus tard, elle évoque le lien complexe qu’elle entretient avec lui et l’impact de cet événement sur sa vie.
« Quand mon papa est parti en prison, l’affaire a fait les gros titres pendant deux semaines. Dans le collège où j’étais, tout le monde était au courant, mais je n’ai jamais été harcelée par rapport à ça. De toute façon, je l’avais dit tout de suite à mes amis. Une fois, seulement, quelqu’un est venu me dire : “Laura, il y a des rumeurs sur toi, des gens disent que ton papa est en prison, qu’il a fait ci et ça…” J’ai répondu que c’était vrai, et ça s’est arrêté là. On m’avait tout de suite dit que je n’y étais pour rien, alors je n’ai jamais eu trop honte, je n’ai jamais trop menti… Je n’en parle pas non plus à tout le monde, parce que je sais que ça va entraîner plein de questions, et c’est toujours la même conversation. Mais si on me demande ce que font mes parents, je réponds : “Ma maman est professeure des écoles, et mon papa est en prison.”
On est une fratrie de quatre et je suis la deuxième, la seule fille. Les gens portent parfois un jugement sur le fait qu’on soit encore en contact avec mon père : “Oh, vous lui parlez encore, alors que c’est une mauvaise personne !” Une fois, à la fac, une fille m’a demandé : “Ça ne détonne pas trop avec tes valeurs féministes, d’aller voir ton papa en prison ?” Ce sont de petites remarques, de la part de gens qui ont leurs deux parents auprès d’eux, qui ont habité la même maison toute leur vie… Mais bon, il ne faut pas trop essayer de les convaincre. Personne ne peut vraiment comprendre ce qu’on vit.
« Le premier parloir m’a beaucoup marquée »
Au début, on communiquait beaucoup par courrier avec mon père. Il y a eu un moment où il nous écrivait peut-être deux lettres par semaine, à mon grand frère et moi. Il recopiait des livres pour enfants en nous racontant l’histoire chapitre par chapitre, semaine après semaine... Mais maintenant, on ne s’écrit presque plus, on s’appelle. Et il commence à avoir des permissions.

Mardi 30 avril 2024
Provenant du podcast
Avec philosophie
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Élève de Roland Barthes et grande lectrice de Jacques Lacan, Julia Kristeva impose des concepts nouveaux pour penser le geste littéraire. Comment tous ces outils de réflexion, sémiologiques, psychanalytiques, s’articulent-ils pour penser le « ça parle » qui est à l’œuvre dans l’usage du langage ?
Avec
Julia Kristeva Écrivaine, psychanalyste, professeure émérite à l’Université de Paris et membre titulaire et formateur de la Société Psychanalytique de Paris
Isabelle Alfandary Professeure de littérature américaine et de théorie critique à l'université Sorbonne-Nouvelle, philosophe et psychanalyste
Dominique Ducard Sémiologue et linguiste, professeur émérite en sciences du langage à l’université Paris-Est Créteil, membre du laboratoire Céditec
"Avec Philosophie" propose une série d'émissions consacrée à Julia Kristeva. Dans ce premier épisode, Géraldine Muhlmann et ses invités s'intéressent à ses concepts sémiologiques et psychanalytiques.
Lire la suite et écouter le podcast ...
par François-Xavier Gomez publié le 30 avril 2024
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Pedro Sánchez annonce lundi 29 avril 2024 qu'il renonce à démissionner. (Albert Gea/Reuters)
Mercredi dernier, le Premier ministre espagnol évoquait sa possible démission après l’ouverture d’une enquête judiciaire contre sa femme. Le lendemain, une participante de la douzième saison de Masterchef, sur la chaîne publique RTVE, annonçait son départ volontaire du concours. Les deux événements n’ont aucun lien et sont sans commune mesure : on ne met pas sur un pied d’égalité la gestion d’un pays de 48 millions d’habitants et la course à la victoire dans un programme de téléréalité. Mais les deux protagonistes ont avancé le même motif : la nécessité de protéger leur santé mentale dans un contexte de fortes pressions. La question a trouvé un écho immédiat dans la société espagnole : quel prix faut-il payer pour atteindre un objectif ? Peut-on réussir sans sacrifier son bien-être et celui de ses proches ?
Les reproches adressés après ces deux annonces ont été étonnamment similaires : tant le chef du gouvernement que l’apprentie cheffe savaient avant de s’engager que, placés sous l’œil de l’audience télé, de l’opinion publique ou de l’opposition, ils seraient cibles de critiques. Mais les messages de soutien ont été plus nombreux encore.
Par Eliane Contini - Avec Serge Lebovici (psychanalyste au service des enfants) - Réalisation André Mathieu
Publié le 29 avril 2024
SUISSE
A Genève, un jeune sur sept a des idées suicidaires. Un taux élevé mais comparable à celui mesuré avant la pandémie de Covid-19, selon une étude publiée dans la revue Swiss Medical Weekly. L’étude menée entre décembre 2021 et juin 2022 est basée sur la cohorte de jeunes de SEROCoV-KIDS, un suivi populationnel conçu pour évaluer l’impact de la pandémie de coronavirus sur la santé et le développement des jeunes du canton de Genève.
Publié le
Dans un avis, le Comité éthique de la Fédération hospitalière de France insiste sur l’importance cruciale du consentement du patient, et identifie les défis de sa mise en œuvre. Il souligne la nécessité d’adaptations, particulièrement dans des contextes complexes comme les altérations du jugement ou les pathologies cognitives et invite à privilégier un processus de coconstruction.
Dans son Avis sur le consentement aux soins, le Comité éthique de la FHF souligne l’importance du consentement du patient, mais relève des défis dans sa mise en œuvre, notamment son abord impersonnel et peu adapté à la singularité du patient, comme évoqué dans l’avis 142 du Conseil Consultatif National d’Ethique (juillet 2021). Il précise l’impératif d’adapter cette démarche, surtout dans des situations complexes telles que les altérations du jugement ou les pathologies cognitives, en considérant la réversibilité et la nécessité d’un temps plus long pour obtenir un consentement libre et éclairé en prenant soin de délivrer l’information juste.
« L’intérêt d’une bonne compréhension des enjeux de la codécision et la mise en condition favorable du patient pour le recueil de sa volonté sont de nature à promouvoir l’alliance thérapeutique. »
par Charles Delouche-Bertolasi publié le 30 avril 2024
La Drug Enforcement Administration, l’agence fédérale en charge des stupéfiants, a prévu de faire passer la plante de l’annexe 1 à l’annexe 3 de son tableau des drogues, selon Associated Press. Un tournant après des décennies de guerre à la marijuana.
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Du cannabis présenté aux clients du Marijuana Paradise, le 19 avril 2024 à Portland, dans l'Oregon, où l'usage récréatif de la plante est autorisé. (Jenny Kane/AP)
Vers un changement historique au pays de la guerre à la drogue ? Selon un article publié ce mardi 30 avril par l’agence Associated Press (AP), la Drug Enforcement Administration (DEA), la célèbre agence fédérale américaine chargée de lutter contre le trafic et de la distribution de drogues aux Etats-Unis, a prévu de reclasser le cannabis dans son tableau des stupéfiants. Selon AP, ce projet de reclassement reconnaîtrait les utilisations médicales du cannabis en statuant que cette substance présenterait moins de risques d’abus que certaines des drogues les plus dangereuses du pays, telles que le Fentanyl ou encore la Xylazine.
Serge Cannasse 8 févr. 2024
L’Enquête nationale en collèges et lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) a été réalisée entre mars et juin 2022 auprès de 9 566 élèves du secondaire au moyen d’un questionnaire en ligne. Conduit régulièrement depuis 2010, ce type d’enquête permet de suivre l’évolution de leurs consommations de drogues licites ou illicites (principalement alcool, tabac, cannabis). Les résultats de 2022 ont été publiés.
Une évolution encourageante des usages
Pour la plupart, ils sont encourageants. Depuis 2010, on observe une baisse continue des usages de drogues à l’adolescence (moins d’expérimentations, moins d’usages réguliers) et un recul important des âges d’initiation. Cette baisse ne signifie pas la disparition de ces usages.
Les proportions d’élèves ayant expérimenté l’alcool, le tabac et/ou le cannabis augmentent continuellement au cours de la scolarité, en lien avec le passage progressif à l’adolescence. La transition de la 3ème à la 2nde est un moment charnière.
Par Harry Bellet (Rome (Italie)) Publié le 30 avril 2024
L’Académie de France à Rome présente quelque 180 œuvres d’artistes considérés comme marginaux, issues de la collection Bruno Decharme.

« Vous remarquerez que les petites filles nues dessinées par Henry Darger ont des zizis. Tout simplement parce qu’il n’en avait jamais vu autrement qu’habillées, et pensait qu’elles étaient faites comme les petits garçons. Voilà qui devrait suffire à éteindre les polémiques sur ses prétendues obsessions sexuelles… » Désarmant, Bruno Decharme : en trois phrases, il recadre son auditoire. L’art brut, dont il est un des plus importants collectionneurs au monde, n’est pas comme les autres.
Pourtant, il l’introduit au milieu d’un temple, comme on place le loup dans la bergerie : à l’Académie de France à Rome, la Villa Médicis, avec une exposition intitulée « Epopées célestes », 180 œuvres (il en a accumulé plusieurs milliers, dont 961 ont été données en 2021 au Centre Pompidou). Et, tout en étant réticent – avec raison – à définir l’art brut, il tente cependant une classification dans son exposition et le catalogue qui l’accompagne : « Journaux du monde » ; « Anarchitectures » ; « Rencontres avec les fantômes » ; « Hétérotopies scientifiques » ; « “Je” est un autre » ; « Cartographies mentales » sont les six sections d’une exposition dont l’accrochage n’a pas dû être simple, placée qu’elle est dans l’escalier latéral de la villa, qui fut conçu pour être gravi à cheval…
Par France Bleu Occitanie
De Sophie Constanzer

30 avril 2024
Le Sénat a lancé une mission d’information sur la santé périnatale. L’objectif : dresser un état des lieux de la prise en charge des femmes enceintes et des jeunes parents et de leur bébé en France. Le 29 avril, les membres de la mission entendaient des professionnels de santé sur le sujet de la santé mentale au moment de la grossesse et après l’accouchement.
Revivez leurs échanges.
Lire la suite et voir la vidéo ...
Christophe Gattuso 18 mars 2024
Fondée il y a trois ans, la Maison de l’innovation et de la médecine spécialisée (Mims) a annoncé le lancement des sept premiers cabinets médicaux 2030® à Valenciennes, Paris-Saclay et Poitiers. Avec ces cabinets d’un nouveau genre, innovants par leur organisation et le recours au numérique, la Mims a l’objectif d’améliorer la qualité de vie des praticiens et d’accueillir davantage de patients.
Avec Mims, le cabinet médical souhaite changer de paradigme et répondre aux problématiques actuelles en termes de perte d’attractivité du métier de médecin et d’insatisfaction des patients.
Pour être reconnu cabinet médical 2030®, il faut répondre aux besoins des territoires, favoriser l’accès aux soins, assurer la permanence des soins, s’inscrire dans une démarche de développement durable, et assurer le bien-être des professionnels de santé Dr Stéphane Landais
ARC INFO
24 avr. 2024
SUISSE
[OPINION] Psychiatre-psychothérapeute FMH à La Chaux-de-Fonds, le Dr Lê Quang Duc tient à soutenir ses collègues du Centre neuchâtelois de psychiatrie qui ont adressé une lettre ouverte aux autorités. Il explique pourquoi leurs doléances sont recevables.

L’appel du collectif des 21 médecins et psychologues du Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP) depuis les murs où l’âme est mise en exil, le dernier fusible avant le chaos, mérite toute notre attention.
A y regarder de près, par-delà les atermoiements d’une gouvernance tiraillée entre des enjeux d’économicité (rentabilité reprochée), de sécurité (gardiennage critiqué), de santé (surmédication dénoncée), de bon fonctionnement du personnel (arrêts maladie et démissions en nombre inquiétant), les craintes d’un collapsus annoncé par le collectif révèlent la faillite de la fonction de contenance du CNP.
Publié le
Jean-Pierre Betuing (assis, 2e en partant de la droite), le nouveau délégué départemental de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam 22), en compagnie de bénévoles de l’association. | OUEST-FRANCE
Ça bouge à l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam 22). En mars 2024, le local de l’association a déménagé de Guingamp à Saint-Brieuc, au 12, rue de Brest. « C’est un lieu plus central dans le département et nous avons davantage d’espace pour nos activités », explique Jean Pierre Betuing, le nouveau délégué départemental.
Publié le
Auditionnés le 23 avril dernier par la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée d’examiner le projet de loi sur la fin de vie, les représentants des ordres des professionnels de santé ont salué une réforme qui répond aux attentes de la société. Ils ont toutefois fait part de leurs préoccupations sur plusieurs points du texte présenté par le gouvernement. La nouvelle présidente de l’ordre national des infirmiers, Sylvaine Mazière-Tauzan, a notamment rappelé l’importance de l’accès universel sur l’ensemble des territoires aux soins palliatifs ainsi que de la formation des citoyens sur les droits des patients en fin de vie.