- 23/06/2017
- On compte différentes voies pour s’accepter davantage. Les thérapies par la parole, les méthodes de relaxation pour être en accord avec son schéma corporel ou même rire de soi... sont autant de méthodes qui ont fait leurs preuves.Toute psychothérapie vise d’une certaine façon à restaurer l’estime de soi, ou à tout le moins à ce que le patient puisse vivre avec ses limites, ses imperfections, ses complexes. Des narcissiques imbus d’eux-mêmes, les professionnels confient en voir assez peu. Ce sont surtout les victimes de ces séducteurs qui consultent. Timidité, difficulté à faire des choix, addiction à l’alcool ou au travail, dépendance affective… Nous l’avons vu, l’expression de la maltraitance envers soi peut prendre de multiples formes. Voici trois approches parmi les plus efficaces.
Psychothérapies verbales
Oser mettre en mots son mal-être, dire combien l’on se mésestime et plus précisément là où «le bât blesse» est l’axe central de toutes les psychothérapies d’inspiration psychanalytique, ainsi que d’autres écoles telles que l’analyse transactionnelle, la gestalt-thérapie... Pour Freud, c’est la qualité du lien avec l’analyste - appelée transfert - qui permet à un patient de «rejouer» dans le présent des relations frustrantes de son enfance. Car c’est l’attachement que l’on a eu avec son père, sa mère qui détermine le regard que l’on pose sur soi: «Comment a-t-on été aimé pour pouvoir s’aimer et aimer au moment d’être parent?», résumait la psychanalyste Elsa Cayat dans son ultime essai La Capacité de s’aimer (Ed. Payot). Avec son psychanalyste, le patient revient sur son histoire familiale, les événements marquants de sa vie et comment ceux-ci ont pu entacher la vision qu’il a de lui-même aujourd’hui.
Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.
vendredi 23 juin 2017
Un visage pour les 100 personnes les plus pauvres de la planète
23.06.2017
• Crédits : Fund for Peace
Le recensement est a priori impossible, tant les personnes en situation de misère sont nombreuses dans le monde. Mais une campagne de communication de l'ONG américaine Fund for peace, avec l'agence Havas Sydney, a pris le contrepied des classements des plus grandes fortunes mondiales.
• Crédits : Fund for Peace
Comment réussir encore à sensibiliser à la fracture sociale et à la pauvreté et à recueillir des dons pour y remédier ? L'ONG américaine Fund for peace a choisi, avec l'aide de l'agence Havas Sydney, l'image; et une référence, par opposition aux traditionnels classements des plus riches sur Terre, notamment celui des célébrités établi par le magazine Forbes. L'ONG détourne cette référence pour donner visage, et par là-même dignité, aux invisibles et aux plus démunis, comme les magazines prestigieux le font pour les plus puissants.
Les ados français premiers fumeurs de joints en Europe
Camille Roux
| 23.06.2017
Les jeunes français consomment plus de tabac et d'alcool que la moyenne de leurs voisins européens, mais surtout plus de cannabis. C'est ce que démontrent les résultats du Baromètre santé 2016 de Santé publique France, publié par l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). En effet, ces nouvelles données mettent en exergue une consommation de cannabis très importante chez les adolescents français. L'hexagone se classe même au premier rang européen des pays consommateurs sur 35 pays interrogés. Quasiment un jeune de 16 ans sur deux (48 %) a déjà expérimenté le cannabis au cours de l'année 2014. Parmi eux, 9 % sont des fumeurs réguliers.
Allaiter réduirait les risques cardiovasculaires
Roxane Curtet
| 23.06.2017
L’allaitement ne serait pas seulement bénéfique pour le bébé, cela diminuerait également le risque d'infarctus du myocarde ou d'AVC pour la mère plus tard au cours de sa vie. C’est ce que suggère une étude chinoise publiée dans the Journal of the American Heart Association (JAHA), la revue de l’Association américaine de Cardiologie.
Le suicide à l’hôpital ne doit plus être un tabou
Sylvie Ducatteau 23 Juin, 2017
La CGT de l’AP-HP a anticipé la réunion du CHSCT extraordinaire consacrée aux suicides dans les hôpitaux de l’Assistance publique, vendredi 23 juin, pour dénoncer l’explosion de la souffrance au travail dans les établissements parisiens.
Les responsables des cinquante six syndicats CGT des hôpitaux de l’AP-HP ont décidé de « camper » toute la journée, devant le siège de l’Assistance publique, avenue Victoria à Paris, où se déroule, ce vendredi, un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) consacré au suicide. En février dernier, un infirmier s’était défenestré du 8e étage de l’hôpital européen George Pompidou, comme l’avait fait quatorze mois plus tôt, un cardiologue, le professeur Megnien. En mars, un mois plus tard, le 7 mars, une ex infirmière, s’était pendue dans son bureau de l’hôpital Cochin. Pour chacun, le lien de leur geste fatal avec le travail faisait peu de doute.
Cinquante nuances de faux
L’expertise universitaire, l’exigence journalistiq
ue
Où est la différence entre le vrai et le faux ? Thomas Hawk,
21 juin 2017
L’expression « faits alternatifs » est apparue récemment dans un contexte politique, mais nous autres psychiatres sommes depuis longtemps familiers du concept puisque nous entendons en permanence nos patients exposer des formes de réalité alternative…
Nous éprouvons tous le besoin de faire la différence entre le réel et l’imaginaire dans tous les aspects de notre existence. Mais comment classer les idées et les croyances qui nous paraissent bizarres, infondées, incroyables ou tout bonnement délirantes ?
Cette femme vous donne un petit cours (non négligeable) sur le clitoris et c’est absolument génial !! (vidéo)
QUEBEC
[...] Dans ce petit court-métrage documentaire, la réalisatrice et scénariste canadienne Lori Malépart-Traversy oriente les projecteurs sur le clitoris, explique ce qu'on en sait, ce à quoi il sert et comment il fonctionne à travers une série d'animations adorables ...
Lire la suite et voir la vidéo ...
64 % des cadres hospitaliers estiment que les GHT vont dégrader leurs conditions de travail
Anne Bayle-Iniguez
| 22.06.2017
Le Syndicat des managers publics de santé (SMPS) a dévoilé ce jeudi, à l'occasion de son 70e congrès, une étude sur la perception des groupements hospitaliers de territoire (GHT) par les directeurs, cadres et ingénieurs de la fonction publique hospitalière. Cette enquête* révèle le scepticisme du secteur sur la mise en application d'une réforme pourtant très attendue. À ce stade, les managers ne sont pas convaincus à 100 % du bien-fondé de la démarche.
Les gynécologues s'inquiètent de la désaffection « historique » pour le dépistage du cancer du sein
Dr Brigitte Blond
| 22.06.2017
Si le dépistage organisé est perfectible, il reste bien sûr indispensable. Face à la désinformation, les gynécologues jouent la carte de la contre-information en lançant une campagne* qui s’adresse aux femmes individuellement : « Et vous ? Pour vos seins, qu’en pensez-vous ? »
Une baisse du taux de participation de 60 % à 52 %
Le déclic pour cette contre-offensive ? Une désaffection « historique » vis-à-vis du dépistage du cancer du sein dans le département autrefois pilote du dépistage organisé, le Bas-Rhin (dès 1989, 2004 pour la France entière) : « Le taux de participation atteignait 60,2 %, il chute à 52 % cette année selon les tout derniers chiffres », se désole le Pr Carole Mathelin, responsable de la commission sénologie du Collège national des gynécologues et obstétriciens français et chef du service de sénologie du CHU de Strasbourg.
TRAVAIL : BONNE FIGURE ET TRISTE MINE
Par Anaïs Moran — 22 juin 2017
La sociologue américaine Arlie R. Hochschild a étudié la façon dont on occulte nos émotions au boulot. Récemment traduit, son ouvrage résonne alors que dans l’économie de service, garder la face est une exigence professionnelle.
Image issue de la série «Pan Am Flies Again»,
de Mike Kelley.Photo Mike Kelley .
Atlanta, début des années 80. Au quartier général de la compagnie Delta Airlines, un pilote instructeur se tient face à une dizaine de nouvelles recrues. «Mesdames, votre sourire est votre plus gros atout. Souriez comme si vous étiez vraiment heureuses.» Arlie R. Hochschild est assise au cinquième rang et observe. Depuis des mois déjà, la sociologue américaine mène des entretiens avec les hôtesses de l’air, suit leur recrutement, voyage dans les airs en leur compagnie. «J’avais une idée assez précise des sentiments que ce sourire pouvait cacher : l’anxiété, la peur, l’ennui, la rancœur», expliquera-t-elle à ses lecteurs dans une note éditée en 2012. «C’est cette demande d’authenticité formulée par le pilote qui m’a conduite à griffonner "travail émotionnel" sur mon cahier.» Voilà pour l’anecdote. Quelques mois plus tard, la chercheuse de l’université de Berkeley rédige The Managed Heart : The Commercialization of Human Feeling (The University of California Press), qui décrit - entre autres - l’émergence des emplois de service et formule une nouvelle théorie : « Ces nouveaux emplois requièrent des travailleurs de faire du travail émotionnel, c’est-à-dire de déclencher ou refouler une émotion dans le but de maintenir extérieurement l’apparence attendue par le public et/ou leur employeur.»
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