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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

jeudi 30 juin 2022

Santé : le cri d’alarme des infirmières en psychiatrie dans le privé

Par Boris MASSAINI   le 30 juin 2022

Des infirmières et infirmiers en psychiatrie dans le Nord Franche-Comté alertent sur leurs conditions de travail, leurs salaires plus faibles qu’à l’hôpital public et s’inquiètent des nombreuses démissions que subit chaque année l’Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté.

Le centre de psychiatrie Jean Messagier à Montbéliard fait partie des structures gérées par l’Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté. Photo ER /Lionel VADAM

Ils sont infirmières, infirmiers en psychiatrie dans le Nord Franche-Comté. Dans des structures qui dépendant de l’Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté (AHBFC), comme Jean-Messagier (Montbéliard) , Pierre Engel (Bavilliers) ou encore le centre de psychiatrie générale d’Héricourt. Ils ont décidé de se faire entendre, de dénoncer leurs conditions de travail. De crier leur sentiment de ne plus avoir le temps de s’occuper de leurs patients, dans un secteur où la relation avec le patient est importante. Et, c’est la goutte d’eau, ils crient à l’injustice concernant leurs salaires dans ce contexte d’inflation.

300 euros de moins pour une infirmière

« Dans le privé [N.D.L.R. : il s’agit de privé non lucratif], nous touchons 300 euros de moins que des infirmiers du public », alertent-ils. « Mais on trime autant que les autres. »

Problème, leur direction applique à la lettre la convention en vigueur de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés solidaires (Fehap).

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Pro life, pro choice ou pro soin ?

Serge Cannasse   29 juin 2022

Andrea Prudente était enceinte de 16 semaines lorsqu’elle a perdu les eaux après une importante métrorragie. Les médecins ont diagnostiqué un décollement placentaire partiel et conclu à la non viabilité de son fœtus. Ils ont pourtant refusé l’interruption de grossesse par crainte de poursuites pénales, bien que la santé de la mère était en danger. En effet, l’histoire se passe à Malte, où l’avortement est strictement interdit tant que le fœtus est présumé vivant. Malte fait partie de l’Union européenne. La mésaventure d’Andrea Prudente a fait grand bruit aux Etats-Unis : elle est américaine et a dû être transférée en Espagne pour qu’il soit mis un terme à sa grossesse. C’est en effet un scénario semblable qui guette des millions d’Américaines après la décision de la Cour Suprême de revenir sur l’arrêt Roe vs Wade. Du moins en principe, car pour changer d’Etat si elles en habitent un qui restreint drastiquement l’accès à l’avortement, il leur faudra réunir des moyens financiers et humains dont beaucoup ne disposent pas. La conséquence profondément perverse en sera que pour sauver un être humain hypothétique, il soit loisible d’en mettre en danger un autre bien réel.


Histoire Léon Gambetta : une histoire gravée dans les membres

par Sylvain Venayre  publié le 30 juin 2022 

Le bras, la tête, l’intestin… Dans «la Mise en pièces de Gambetta, autopsie d’un corps politique», Ann Carol reconstitue le cadavre du tribun découpé et éparpillé au gré de décisions politiques ou scientifiques.

Il est mort, le tribun. On n’entendra plus sa grosse voix tonner à l’Assemblée nationale. On n’admirera plus ses talents oratoires, la violence avec laquelle il se déchaînait contre ses adversaires, la passion qu’il mettait dans tous ses combats politiques, son endurance aussi, qui lui avait fait parcourir la France entière pour convertir le peuple à la République – lui qui aurait certainement pu dire : «La République, c’est moi.» Et la nation, c’était lui aussi, d’ailleurs.

LES FEMMES PORTENT LE MONDE : L'EXPOSITION PHOTO DE LEKHA SINGH AU MUSÉE DE L'HOMME

Par Cécile D  Publié le 28 juin 2022 

Les femmes portent le monde : l'exposition photo de Lekha Singh au musée de l'Homme, nos photos

Le musée de l'Homme nous propose de découvrir les œuvres de Lekha Singh, une photographe qui a parcouru le monde, à la rencontre des femmes qui portent le monde. A découvrir du 29 juin 2022 au 2 janvier 2023.

Les femmes portent le monde : l'exposition photo de Lekha Singh au musée de l'Homme, nos photos

Dans les champs, les marchés, les villages et les villes, sur les routes du monde entier, on les voit : ces femmes qui portent des charges spectaculaires pour survivre, et tenter d'offrir une meilleure vie à leurs proches. Loin d'être larmoyante, cette exposition est un hommage à la force de ces femmes, une célébration de leur courage. 

Asie, Afrique, Amérique : quelle que soit leur origine, leur âge, leur couleur de peau, les vies de ces femmes se ressemblent. Lekha Singh dénonce également le réchauffement climatique,l’avancée de la désertification, les guerres, la mondialisation ou l’inégalité des chances qui empêchent ces femmes de sortir de leur situation, malgré tous les efforts.

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"L'homosexualité ne peut être considérée comme une maladie", rappelle la Société libanaise de psychiatrie

 le 29 juin 2022

Une personne tenant un drapeau arc-en-ciel estampillé du Cèdre du Liban, lors d'une marche contre l'homophobie à Beyrouth en 2013. Photo d'archives AFP / JOSEPH EID

Le mufti de la République Abdellatif Deriane dénonce "la légalisation et la protection des dérives sexuelles".

Une évidence qu'il fallait malheureusement rappeler. "L'homosexualité ne peut être considérée comme une maladie qui nécessite un traitement", a affirmé mercredi la Société libanaise de psychiatrie, alors que le Liban a traversé un week-end marqué par l'homophobie, notamment après la publication par le ministère de l'Intérieur d'une note adressée à la Sûreté générale et aux Forces de sécurité intérieure, appelant les agents de l’ordre à empêcher les regroupements qui "font la promotion des relations sexuelles contre nature".

Alors que les réseaux sociaux se sont emparés de la question et que les déclarations se sont multipliées sur le sujet, la Société libanaise de psychiatrie a relevé dans un communiqué que "certaines de ces déclarations ont abordé le sujet en utilisant des mots liés aux domaines de la médecine et de la santé mentale. Beaucoup d'entre elles prétendent à tort être fondées sur la science et diverses preuves. En tant que psychiatres, nous tenons à préciser que l'homosexualité ne peut être considérée comme une maladie qui nécessite un traitement", déclare la société, qui souligne que cela "est conforme à un consensus qui prévaut dans la communauté médicale depuis des décennies". 

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Science forensique

L’analyse scientifique de cas, appelée par calque de l'anglais science forensique ou la forensique1,N 1, regroupe l'ensemble des différentes méthodes d'analyse fondées sur les sciences (chimiephysiquebiologieneurosciencesinformatiquemathématiqueimageriestatistique) afin de servir au travail d'investigation de manière large2. 

Cette analyse scientifique a pour but « la découverte de faits, l'amélioration des connaissances ou la résolution de doutes et de problèmes. Concrètement, il s'agit d'une recherche poussée d'informations, avec le but de l'exhaustivité dans la découverte des informations inconnues au début de l'enquête et parfois la volonté de publication des informations collectées »1. 

Elles englobent les méthodes de police scientifique, de juricomptabilité, d'informatique forensique, de médecine légale (analyse physiologique et psychiatrique), d'intelligence stratégique et de renseignement.

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Force des caractères Ervé, sans-domicile-fixe: mémoires de guigne

par Ramsès Kefi  publié le 26 juin 2022

Dureté des foyers dans l’enfance, vie de galère à la rue plus tard, rencontres… «Libération» s’est entretenu avec le SDF de 50 ans, qui a publié en avril «Ecritures carnassières», un premier livre dans lequel il arpente son passé. 

Quand les smartphones n’étaient pas encore de ce monde, Ervé regardait l’heure sur les horodateurs. «Ah, il est 4 h 30.» Plus que deux heures trente avant l’ouverture du café. «Oh putain.» Il dit que cette attente dans l’obscurité, sans toquante au poignet, se rapproche le plus de ce qu’on appelle la solitude. «Le seul bruit que tu entends, ce sont tes pas.» Une petite lumière s’allume ici ou là. «Ah, quelqu’un se lève… Il doit travailler dans les bureaux.» Il observe tout. «Ah, il est 5 h 30.» Paris dort, Ervé marche. C’était régulier : tuer deux heures et demie dans la nuit, en attendant le premier kawa, un sac sur le dos pesant la moitié d’un homme. «C’est un temps long, qui se dilate.» Quand il l’enquille enfin, ce n’est pas pour se réveiller. Mais pour consoler sa fatigue.

Manon Garcia : « Le droit à l’avortement ne fait pas obstacle à la façon dont la misogynie s’exprime dans la culture française »

 




TRIBUNE

Manon Garcia Philosophe

Publié le 28 juin 2022

Si la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de remettre en cause le droit à l’avortement est gravissime, la philosophe Manon Garcia invite, dans une tribune au « Monde », les pouvoirs publics à lutter contre la culture du viol en France, et à assurer une réelle accessibilité à l’IVG.

La Cour suprême des Etats-Unis a décidé, vendredi 24 juin, de mettre fin à l’autorisation fédérale de recourir à l’avortement. Cette décision est une catastrophe pour les femmes et pour toute personne qui possède un utérus, et qui pourrait avoir besoin d’une interruption volontaire de grossesse (IVG) dans ce pays, car elle ouvre la porte à la pénalisation de l’avortement dans la moitié des Etats (selon l’institut Guttmacher, vingt-six Etats pourraient l’interdire).

Elle est aussi catastrophique pour la démocratie américaine. Noah Feldman, professeur de droit constitutionnel à l’université Harvard, la qualifie même de « suicide institutionnel » de la part de la Cour suprême, tant elle remet en cause sa légitimité : au lieu de garantir les droits des individus contre d’éventuelles intrusions étatiques, elle s’occupe désormais de priver les personnes de droit. Il ne fait pas beaucoup de doute, de ce côté de l’Atlantique, que cette décision est une extrême mauvaise nouvelle à tout point de vue.

mercredi 29 juin 2022

«Je suis en thérapie car mon mec ne veut pas en faire une»

Delphine Dauvergne — Édité par Thomas Messias    

Nombreuses sont les femmes à consulter un psychologue pour régler leurs problèmes de couple ou ceux de leur partenaire qui lui, refuse d'y aller.

«À cause de la construction sociale des genres, les hommes sont souvent assez déconnectés de leurs émotions et de leurs ressentis.» | angga aditya via Unsplash
«À cause de la construction sociale des genres, les hommes sont souvent assez déconnectés de leurs émotions et de leurs ressentis.» | angga aditya via Unsplash

«Après la naissance de notre premier enfant, ma psy m'a fait remarquer qu'on passait de plus en plus de séances à parler de problèmes que j'avais avec mon conjoint. En confinement, on a atteint un pic où quasiment chaque séance virtuelle servait à ça.» Comme tant d'autres femmes en couple hétérosexuel, Emma* consacre beaucoup de temps chez sa psychologue à parler de son conjoint qui aurait, selon elle, lui aussi besoin de consulter quelqu'un. Les problèmes non résolus de son compagnon ont des impacts sur leur relation et sur elle.

Situation similaire pour Leïla*: «Je passe environ 80% de mes séances avec ma psychologue à parler de ses problèmes, de nos problèmes: son manque de communication, la charge mentale qui me revient pour la gestion de l'appartement, sa manière immature de réagir lors de nos conflits… J'essayais de trouver avec ma psy des stratégies, pour mieux communiquer et comprendre ses réactions. Du temps qui ne sera pas utilisé pour parler de mes problèmes à moi.»

Paolina Caro, psychologue sociale et psychothérapeute féministe, le constate: «Les femmes sont nombreuses à venir en consultation parce que leur conjoint n'a pas accepté de faire une thérapie de couple, alors elles viennent seules pour essayer de préserver leur couple, mais je n'ai jamais vu l'inverse avec un homme.»

Les séances de psychothérapie servent dès lors à la fois à aborder ses difficultés dans le couple et à analyser le comportement du conjoint. «Je parle régulièrement à ma psy des disputes fréquentes que l'on peut avoir avec mon conjoint sur la répartition des tâches ménagères. J'explique comment il fonctionne et comment il réagit, elle me donne des conseils pour mieux communiquer et lui faire comprendre mon ressenti», décrit Camille*, 29 ans.

Parfois, le mal-être de l'autre est trop dur à porter. «Le fait que mon ancien compagnon aille mal me rendait mal aussi, alors j'ai fait plusieurs séances avec une psychologue. On parlait beaucoup de lui, mais sans pouvoir mettre en place des choses, puisque cela doit venir de lui. Je ne lui demandais pas de guérir de sa dépression car c'est long et compliqué, mais d'être en chemin, de commencer à construire le fait d'aller mieux. Il a vu plusieurs psys mais cela ne lui convenait pas. Il faisait des efforts de temps en temps en retentant avec un autre, mais plus pour se donner bonne conscience par rapport à moi que pour vraiment essayer de régler ses problèmes», relate Claire*, 32 ans.

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Data du jour Les ménages ont le moral dans les chaussettes


par Anne-Sophie LechevallierAlice Clair et Julien Guillot  publié le 28 juin 2022


L’indicateur de confiance des ménages de l’Insee baisse encore en juin, pour le sixième mois d’affilée. Un pessimisme qui n’atteint pas que la France. 

Il est de ces petits signaux qui peuvent en dire long sur la situation économique d’un pays. Depuis six mois, la confiance des ménages français dégringole dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et le retour d’une inflation durable entretenue par la flambée des prix de l’énergie. Avec un niveau de 82 en juin constaté par l’Insee, elle s’étiole encore de trois points par rapport au mois précédent. Surtout, elle reste bien en-deçà, de 18 points précisément, de sa moyenne de longue période (100 entre 1987 et 2021). Un si faible niveau n’avait même pas été constaté pendant les différents confinements ni pendant la crise des gilets Jaunes. Il faut plutôt se référer à la crise financière de 2008 ou à celle des dettes souveraines en zone euro en 2013 pour retrouver de tels étiages. Même l’élection présidentielle, traditionnel moment de regain de confiance, n’a eu cette année aucun effet.

Dégradation des conditions de travail en psychiatrie : Charlotte, infirmière, témoigne

Anne-Gaëlle Moulun  28 juin 2022

Infirmière dans un centre hospitalier de psychiatrie adulte de la région parisienne depuis 7 ans, Charlotte* observe une dégradation de ses conditions de travail, en particulier depuis la pandémie. Alors que lessyndicats tirent la sonnette d’alarme et ont appelé à la grève ce jour, elle a accepté de témoigner pour Medscape, sous couvert d’anonymat.

Medscape édition française : Comment ont évolué vos conditions de travail depuis que vous exercez en psychiatrie ?

Cela fait 7 ans que je travaille en psychiatrie, en intra-hospitalier. Je suis dans un service ouvert, c’est-à-dire que les portes de l’unité sont ouvertes de 10h à 18h, puis fermées pour la nuit. Ça c’est la théorie, car en réalité nous sommes amenés à fermer l’unité très régulièrement, car nous recevons de plus en plus de patients autistes ou atteints de démence, qui pourraient se mettre en danger s’ils se retrouvaient à l’extérieur de l’unité. Il est de plus en plus courant que nous recevions des publics non adaptés à la psychiatrie.

Nous recevons de plus en plus de patients autistes ou atteints de démence. 

En parallèle, les conditions de travail se sont beaucoup détériorées avec le Covid. Avant, il nous arrivait d’être en difficulté au niveau du personnel, mais c’était sur une période assez courte. Depuis le Covid, il y a beaucoup de départs et les recrutements sont rares : personne ne se présente. L’effectif a baissé par rapport à l’avant Covid, nous sommes environ 5 aides-soignant.es et une douzaine d’infirmièr.es pour une trentaine de patients et quatre dans l’équipe de nuit.

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Les psychiatres appellent à la grève le 28 juin

Anne-Gaëlle Moulun  27 juin 2022

 « L’effondrement est proche », alertent les psychiatres, qui déplorent « ne plus être en capacité d’assumer les missions de services publics qui sont les nôtres ». Face à la gravité de la situation, l’Intersyndicale de la Défense de la Psychiatrie Publique (IDEPP), le Syndicat des Psychiatres d’Exercice Public (SPEP), le Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH) et l’Union Syndicale de la Psychiatrie (USP) appellent à une journée de mobilisation le 28 juin prochain. Un rassemblement aura, notamment, lieu devant le ministère de la Santé à 14 heures. Une délégation, sans les présidents de syndicats, sera reçue par un "professionnel du ministère" à 14h30, indique le SPH.

La Dr Marie-José Cortès, présidente du SPH et la Dr Delphine Glachant, présidente de l’USP, tirent la sonnette d’alarme et s’en expliquent à Medscape.

Journée d’action et de grève le 28 juin prochain 

« Il est rare que la psychiatrie se mobilise de cette façon », reconnaît le Dr Marie-José Cortès, psychiatre à l’hôpital de Mantes-la-Jolie (Yvelines) et présidente du Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH). « Si nous le faisons, c’est parce que nous considérons que nous avons atteint une limite qui, si elle était dépassée, ne permettrait plus d’assurer la sécurité des soins ».

Quatre syndicats ou intersyndicales de psychiatres appellent à une journée d’action et de grève le 28 juin prochain, pour réclamer de meilleures conditions de travail.

« Je suis cheffe d’un pôle qui compte 50 lits d’hospitalisation classique et 6 lits de crise et de négociation de soins. J’ai seulement 7 postes occupés sur 15,3 ETP* ! », pointe le Dr Cortès.

*équivalent temps plein

Départs massifs sans retour

Pour elle, les conditions de travail sont assez variables selon les établissements, en fonction notamment des ressources humaines. « Elles dépendent du nombre de professionnels qui peuvent être mobilisés et mis à disposition pour répondre aux missions de service public sans devenir maltraitants, c’est-à-dire sans mettre en place de plans blancs, sans supprimer des congés aux professionnels de santé et sans les obliger à faire sans cesse des heures supplémentaires. La grande crise de la psychiatrie c’est une difficulté à maintenir le sens du travail dans des conditions dégradées. Cela conduit à des départs massifs sans retour », estime-t-elle.

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mardi 28 juin 2022

A l'hôpital Daumézon de Fleury-les-Aubrais, les soignants en psychiatrie au bord de la rupture

Par  France Bleu Orléans   
Lundi 27 juin 2022

Ils se sont mobilisés lundi 27 juin pour demander aux pouvoirs publics de réagir. A l'hôpital de Santé Mentale Georges Daumézon, 17 lits en unité de crise vont fermer en août, manque de personnel. Les soignants, à bout de force, demandent de meilleures conditions de travail.

Ils étaient une trentaine de grévistes devant l'hôpital Daumézon

Ils étaient une trentaine de grévistes devant l'hôpital Daumézon © Radio France - Perrine Roguet

"A chaque fois, on alerte, et à chaque fois je me dis que c'est de pire en pire", Stéphane est infirmier depuis 28 ans et n'a jamais connu une situation aussi critique "on manque de tous les personnels". 


Décryptage Petite enfance : les crèches orphelines de personnel

par Elsa Maudet   publié le 27 juin 2022

Bas salaires et conditions de travail éreintantes ont entraîné le départ de nombreuses professionnelles de la petite enfance, perturbant les capacités d’accueil des établissements. Les acteurs du secteur appellent à une refonte en profondeur.

Pour Ivone Antonio, «c’est la crèche de la dernière chance». Depuis un an, cette titulaire d’un CAP petite enfance a changé cinq fois de structure, dans les Hauts-de-Seine, et peine à trouver un lieu de travail qui lui convienne pleinement. «Je commence à fatiguer. Si je ne prends pas un poste de direction [après une formation, ndlr], je vais quitter le monde de la petite enfance», lâche-t-elle. Son métier, elle l’aime. Mais les conditions d’exercice finissent par trop lui peser. «Parfois j’arrive à 7h45, je dois finir à 15h45, mais je termine à 19 heures parce qu’il n’y a personne. On fait des journées sans pause. Le lendemain, on ne connaît pas nos horaires, égrène cette mère célibataire de 35 ans, dans le métier depuis six ans. Quand on est en arrêt maladie, on vient quand même travailler pour ne pas laisser les collègues en galère.»

Edito Pénurie de personnel en crèche: de bonnes raisons de s’inquiéter

par Lauren Provost   publié le 27 juin 2022

Plutôt que de places dans les structures, c’est de la place des enfants et des professionnelles les accompagnant qu’il faut parler.

Apprendre que l’on attend un enfant en France, c’est se demander dans les heures qui suivent la nouvelle : «A partir de quand doit-on s’y prendre pour la place en crèche ?» Comment en vouloir aux futurs parents angoissés quand on sait que la France ne dispose que de 21 places en crèche pour 100 marmots ? S’ils demandent une place, seuls la moitié d’entre eux obtiendront le précieux sésame. Et s’ils en décrochent une, tout va bien ? Détrompez-vous ! C’est peut-être à partir de ce moment-là que les ennuis commencent.

Summer of Revolution

réalisé par : Anne Richard












L'été 1971 ne sera pas comme les autres pour Annette, 25 ans. La jeune femme part avec ses amies du tout nouveau Mouvement de Libération des Femmes pour une virée féministe chez les "sisters" américaines. De Washington à San Francisco, ensemble, elles veulent découvrir les expériences les plus radicales du pays – contre le patriarcat, pour la libération sexuelle, les luttes anti-sexistes ou anti-impérialistes – à bord d'un vieux bus scolaire jaune. 

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Saint-Malo. Dans le cadre de leur thérapie, ils grimpent dans les arbres


 


Publié le 

​L’activité est proposée au centre Dolto du groupement hospitalier de Saint-Malo depuis plusieurs années. Les jeunes suivis par le pôle pédopsychiatrie grimpent aux arbres pour leur bien-être.

Clément Brisset, infirmier en pédopsychiatrie et Anne-Sophie Limon, éducatrice spécialisée, tous deux à l’initiative de l’atelier.

Clément Brisset, infirmier en pédopsychiatrie et Anne-Sophie Limon, éducatrice spécialisée, tous deux à l’initiative de l’atelier. | DR

Depuis 2018, des jeunes suivis par le centre Françoise-Dolto, au Rosais, bénéficient d’un atelier particulier… Dans le cadre de leur suivi par le pôle pédopsychiatrie du groupement hospitalier de Saint-Maloces jeunes grimpent aux arbres.

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Chronique «Aux petits soins» Pour les patients atteints du cancer du pancréas, les résultats encourageants de l’activité physique adaptée

par Eric Favereau   publié le 28 juin 2022 

Une étude menée par l’institut Curie montre les bienfaits cliniques d’un suivi encadré pour les personnes atteintes de cette maladie, pour lesquelles les chances de survie sont faibles.

Quoi de neuf sur le front du cancer après le congrès de l’Asco (American society of clinical oncology), grand-messe annuelle où d’ordinaire se font quelques annonces spectaculaires ? Il y a bien eu la présentation d’un essai, le premier à montrer les effets bénéfiques d’un traitement sur les personnes souffrant d’un lymphome non hodgkinien. Mais aussi quelques avancées concernant les cancers du sein, avec des essais prometteurs dans de nombreux profils tumoraux, ainsi que pour les cancers digestifs. Il a également été question de nouvelles stratégies dites «agnostiques» ou «pan-tumorales», fondées sur des traitements établis en fonction d’une anomalie génétique.