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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 18 janvier 2019

Wendy Bouchard - Aujourd’hui : pourquoi les malades mentaux sont-ils aussi nombreux dans nos rues ? Les psychiatres s’alarment

le 17 janvier 2019


Plus de 100 psychiatres ont signé une lettre adressée à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, pour dénoncer l'insuffisance de la prise en charge des personnes atteintes de maladies mentales, due notamment à des problèmes de budgets. Depuis plusieurs mois, les grèves se multiplient dans les établissements psychiatriques.

[...] Invités :

Antoine Pelissolo, psychiatre, chef du service de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne). Auteur de “Retrouver l'espoir (abécédaire de la psychiatrie positive)”, chez Odile Jacob. C’est lui qui a remis la lettre à Agnès Buzyn, signée par plus de 100 professionnels, sur le problème des budgets
Florent Babillote, témoignage d'un schizophrène, devenu aide-soignant
Jocelyne Viateau, bénévole à l'Unafam, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques
Pierre-Michel Llorca, chef du service psychiatrie au CHU de Clermont-Ferrand. Co-auteur de “Psychiatrie : l'état d'urgence”, chez Fayard (septembre 2018)

Yves Vanderveken – L’inconscient témoigne d’un réel qui lui est propre



8 janvier 2019

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Lacan pouvait regretter le lien sémantique trop proche du mot inconscient à la conscience. Il considérait qu’on pouvait s’emparer de cette proximité pour effacer ce qu’il a pu qualifier de « soc tranchant de la vérité » de la découverte freudienne.
Il a fallu le geste de l’invention de la psychanalyse par Freud, pour arracher à la neurologie le champ des symptômes dont il recueillait la causalité, en donnant la parole aux sujets qui en souffraient.
Il fallut que Lacan renouvelle ce geste pour arracher la dimension de l’inconscient, once again, à son ravalement psychologique à laquelle les postfreudiens l’avaient à nouveau réduit.
Par son thème, L’inconscient et le cerveau : rien en commun, le congrès PIPOL 9 convoque et marque le temps revenu de la nécessaire réinvention perpétuelle du geste de la psychanalyse. Pour éviter ce que Lacan attribuait comme une des propriétés de l’inconscient : sa pente à la fermeture.

«L'humour et les injures sexistes bénéficient d'une grande tolérance sociale»

Par Virginie Ballet — 
Défilé contre les violences sexistes et sexuelles, le 25 novembre 2018.
Défilé contre les violences sexistes et sexuelles, le 25 novembre 2018. Photo Cyril Zannettacci pour Libération


Le Haut Conseil à l'égalité rend public ce jeudi un état des lieux très fourni du sexisme en France et appelle à la mise en place d'un vaste plan de lutte contre ce fléau.

C’est un mal sournois, qui semble solidement implanté, sans que l’on sache précisément dans quelle mesure. Dès lors, comment l’endiguer ? Jusqu’à ce jeudi, il était difficile de mesurer l’ampleur du sexisme en France. Voilà qui est désormais réparé : le Haut Conseil à l’égalité (HCE) vient de rendre public le premier état des lieux de ce fléau. Non qu’il vienne tout juste de débouler dans l’Hexagone (loin de là), mais aussi surprenant que cela puisse paraître, aucune disposition législative ne contraignait à pareil examen, jusqu’à la loi relative à l’égalité et la citoyenneté du 27 janvier 2017. A titre de comparaison, la lourde tâche d’évaluer l’ampleur du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie dans le pays a été confiée depuis 28 ans déjà à la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Il était donc grand temps d’agir.

Des étudiantes soignent leurs troubles alimentaires grâce à Instagram

De nombreuses jeunes femmes mettent en scène leurs repas et activités physiques sur le réseau social, qui favorise, selon elles, « les échanges » et « l’entraide ».
Par Eric Nunès Publié le 17 janvier 2019
Le compte Instagram de leefoodict.
Le compte Instagram de leefoodict. Eric Nunès / Le Monde
« Quatre-vingts grammes de flocons d’avoine, 20 centilitres de lait, une pomme coupée, de la cannelle, du sirop d’érable et des amandes râpées. On verse le porridge dans un bol… La pomme coupée, la cannelle et un peu d’eau dans une casserole. On attend que cela cuise quelques minutes. » Voilà le petit déjeuner énergétique que Morgane, Brestoise de 18 ans et étudiante en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Elle le partage, photo à l’appui, avec les 14 000 abonnés de son compte Instagram. Encadrant l’image de son repas matinal, figurent deux autres photos de ses séances d’entraînement sportif, où la jeune karatéka démontre les bienfaits de son régime alimentaire. Elisa, 22 ans, apprentie professeuse des écoles à Bordeaux, publie de son côté des photos des pancakes banane-chocolat ou de porridge chocolat-fruits rouges, parmi quelques clichés de sessions sportives.
Aujourd’hui, les repas ne se partagent plus seulement autour d’une table. Sur les réseaux sociaux, petits plats et grandes bouffes circulent par milliers parmi les jeunes femmes qui mettent en scène et rendent public leur rapport à l’alimentation.

« Motivations hédonistes »

« Ce réseau social est très prisé par les jeunes, qui y partagent des visuels, échangent des commentaires autour de leur repas, de recettes culinaires dans lesquels se laissent voir des motivations hédonistes », analysent Lamia Sadoun, Pascale Ezan et Valérie Hemar-Nicolas, enseignantes-chercheuses à l’université du Havre et de Paris Sud, dans une étude sur la mise en scène de l’alimentation sur Instagram. Cete mise en scène peut devenir une source de bien-être, d’équilibre, par le biais d’une forme d’approbation sociale.

Exposition aux écrans : « Qui défend-on, les enfants ou l’industrie du numérique ? »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels de la santé infantile s’inquiète de l’explosion des troubles intellectuels et cognitifs et estime urgent de lutter contre la surexposition précoce aux écrans.
Par Collectif Publié le 17 janvier 2019
Tribune. Comme chaque année, l’éducation nationale publie le nombre d’enfants scolarisés souffrant de handicap (repères et références statistiques 2018 de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance). Les chiffres ont progressé de façon extrêmement importante. Les résultats sont frappants : le nombre de nos enfants scolarisés entre 2 et 11 ans souffrant de troubles intellectuels et cognitifs, de troubles du psychisme ou de troubles du langage est en très forte augmentation alors que les chiffres des troubles visuels, auditifs, viscéraux et moteurs n’ont pas bougé.

Une idéologie de flou furieux

Par Simon Blin — 

ISTOCK. GETTY IMAGES

Quand le discours critique de gauche se retrouve récupéré par l’extrême droite, les repères politiques se brouillent. Résultat, l’émergence d’un «confusionnisme» où des revendications démocratiques légitimes alimentent un répertoire complotiste au bénéfice de l’extrême droite.

Deux signaux ont donné l’alerte. Début décembre, l’éditeur d’extrême gauche Eric Hazan déclare dans Mediapart à propos de l’extrême droite : «Les ennemis de mes ennemis ne sont pas vraiment des amis, mais un peu quand même.»Deux semaines plus tard à peine, le député insoumis François Ruffin fait sursauter jusque dans ses propres rangs lors de sa défense d’une proposition de loi visant à instaurer le référendum d’initiative citoyenne, le fameux RIC, en citant Etienne Chouard, professeur d’économie et de droit en lycée à Marseille et blogueur militant controversé pour ses liens avec la fachosphère, notamment l’idéologue antisémite Alain Soral et le complotiste Thierry Meyssan. En pleine crise des gilets jaunes, de telles occurrences de la droite extrême chez deux des personnalités influentes de la gauche radicale interrogent. Comment deux théories fondamentalement incompatibles se sont-elles mises soudainement à coopérer ?
Cette étrange alliance des contraires est symptomatique de «l’extension du confusionnisme idéologique», selon le politologue Philippe Corcuff, qui définit la notion en «des passages rhétoriques stabilisés entre l’extrême droite et l’extrême gauche».La formation de cet improbable arc idéologique peut expliquer le brouillage des lignes politiques ces dernières années, sur fond de montée en puissance du nationalisme identitaire. Aux dépens de la gauche radicale libertaire qui, depuis une vingtaine d’années, se fait grignoter son patrimoine idéologique par la droite. «Les néoconservateurs volent à la gauche en général et à la gauche radicale en particulier une bonne part de leurs postures et de leurs mots», analyse Corcuff. Critique des banques, de la mondialisation et des médias, reprise des mots «peuple» et «social» sont autant de rapts sémantiques grâce auxquels l’ultradroite dans son ensemble crée des zones d’«intersections confusionnistes». En France, cette anomalie idéologique a été précipitée par l’échec du communisme, les déceptions de la social-démocratie, la libération publique d’une xénophobie sécuritaire sous l’ère sarkozyste et l’entreprise de dédiabolisation de l’extrême droite lepéniste.

La grève continue et s’amplifie aux urgences de l’hôpital de Saint-Malo



Publié le 17 Janvier 2019

Le personnel des urgences de l'hôpital de Saint-Malo continue son mouvement de grève pour réclamer davantage de moyens, avec le soutien d'autres services.

Le personnel des urgences de l'hôpital de Saint-Malo en grève manifeste tous les jours, de 13 h à 15 h, sur la chaussée devant le centre hospitalier.
Le personnel des urgences de l’hôpital de Saint-Malo en grève manifeste tous les jours, de 13 h à 15 h, sur la chaussée devant le centre hospitalier. (©Le Pays Malouin)
Le personnel des urgences de l’hôpital de Saint-Malo poursuit son mouvement de grève ce jeudi 17 janvier 2019. Débutée lundi dernier, cette grève devrait continuer au moins jusqu’à mardi prochain (sauf le week-end). Le personnel veut alerter sur la situation très dégradée de ses conditions de travail, en raison de moyens humains insuffisants et de locaux qui ne sont plus adaptés.

Le "populisme" est-il dangereux pour la médecine fondée sur la science ?

Rome, le lundi 7 janvier 2019 – L’arrivée au pouvoir de partis politiques classés comme "populistes" est souvent observée avec une certaine réserve, pour ne pas dire avec inquiétude par le monde scientifique, notamment ces dernières années. La concurrence organisée par ces groupes politiques entre l’expertise scientifique et l’expertise populaire, au nom d’une prétendue égalité des opinions, ne peut qu’être redoutée par ceux qui fondent leur discours sur les preuves et refusent les raccourcis faciles. Sans atteindre le chaos parfois trop vite prédit, de nombreux exemples des entraves que peuvent dresser les pouvoirs "populistes" face à la science ont pu être repérés ces derniers mois. C’est ainsi par exemple que le monde scientifique américain doit désormais composer avec l’imprévisibilité d’un Donald Trump, qui n’hésite pas à propager des "fake news" médicales et scientifiques et qui a recommandé aux National Health Institute (NIH) de ne plus utiliser la formule "fondé sur les preuves".

"Des vaccins trop nombreux, inutiles et nocifs"

En Italie, l’une des premières décisions du Mouvement cinq étoiles et de la Ligue, arrivés au pouvoir en juin dernier a été de revenir sur l’obligation vaccinale qui concernait les jeunes enfants et qui était une réponse à l’affaiblissement de la couverture vaccinale et à ses conséquences déjà visibles : la résurgence de la rougeole dans la péninsule (obligation vaccinale que l’on voit en France contestée par certains groupes à l'idéologie proche). Loin de s’inscrire uniquement dans une vision philosophique refusant le recours à la contrainte, ce choix a également été dicté par des présupposés contraires à l’ensemble des données scientifiques sur les vaccins. Le vice-président du Conseil, Matteo Salvini, a ainsi affirmé qu’il considérait « en tant que père » que les vaccins étaient « trop nombreux, inutiles et nocifs ». Pour le docteur Walter Ricciardi, qui était jusqu’à fin décembre le président de l’Institut supérieur de la santé (ISS) (un centre équivalent à l’INSERM français), cette déclaration illustre, parmi d’autres, le caractère non pas seulement « non scientifiques » mais « anti-scientifiques » des positions du gouvernement. C’est cette sortie de Matteo Salvini et d’autres orientations du gouvernement qui l’ont conduit fin décembre à démissionner de l’ISS, bientôt imité par d’autres responsables de l’institution.


Dépenses publiques et CICE: ces scénarios qui pourraient inspirer l'exécutif

Par Lilian Alemagna — 
Un des scénarios de France Stratégie propose de «s’autorise[r] à toucher aux dépenses de santé marchande» en allant plus loin qu’une simple «maîtrise».
Un des scénarios de France Stratégie propose de «s’autorise[r] à toucher aux dépenses de santé marchande» en allant plus loin qu’une simple «maîtrise». Photo FRANCK FIFE. AFP  

Cette semaine, deux notes d'organismes proches de Matignon ont proposé de nombreuses pistes de réformes qui pourraient être reprises par le gouvernement.

Seize petites pages d’un côté, douze de l’autre. Cette semaine sont parues deux «notes» publiées par des organismes proches de Matignon qui devraient beaucoup intéresser Bercy en pleine recherche d'économies pour ne pas (trop) aggraver le déficit public et la dette française. Lundi, c'est le Conseil d’analyse économique (CAE), dont le président délégué, Philippe Martin, est proche d'Edouard Philippe, qui s’est livré à une critique remarquée sur la politique coûteuse pour peu de résultats de «baisses de charges» menées par les précédents gouvernements. Jeudi, c'est France Stratégie, think tank placé sous l’autorité du Premier ministre, qui a livré plusieurs scénarios pour «réduire le poids de la dépense publique». Retour sur ces deux études qui pourraient inspirer les futures décisions de l’exécutif… et confirmer certains orientations déjà choisies par Emmanuel Macron.

L'étranger qui vient

 


Auteur Michel Agier
Éditeur Le Seuil

“Comment fait-on de l’étranger un hôte, ou bien un ennemi ?” Cette question posée par Kant ne manque pas de nous interpeller, alors que les réfugiés sillonnent la planète. Un récit relatant l’accueil d’un étranger et deux essais tentent d’y répondre.


Attention, cabaret brut au théâtre de la Renaissance !

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Poursuivant sa mission de soutenir les jeunes compagnies qui s'aventurent sur le terrain du théâtre musical, la spécialité maison du théâtre de la Renaissance, celui-ci co-produit la dernière création de L'arbre Canapas, formation de musiques improvisées installée à Bourg en Bresse ???, Je ne suis pas une bête sauvage.
Guillaume Bailliart est grand amateur de projets atypiques. Le fondateur du groupe Fantomas n'aime rien tant que s'égarer sur des sentiers non balisés. Pas étonnant à ce compte-là qu'il ait accepté la proposition du collectif musical L'arbre Canapas.

Un spectacle autour et sur Adolf Wölfli, figure majeure de l'art brut qui passa l'essentiel de son existence en asile psychiatrique, ne pouvait qu'exciter sa curiosité. D'autant que l'oeuvre de l'artiste suisse est tellement foisonnante et protéiforme, obsessionnelle et profuse qu'il suffit de s'y plonger pour découvrir un univers absolument singulier.

Après la rue, le défi du retour à une vie « normale »

En 2017, 27 500 sans-abri ont pu disposer de nouveau d’un toit, souvent grâce aux associations.
Par Isabelle Rey-Lefebvre Publié le 18 janvier 2019
Violette, après plusieurs années dans la rue, profite de la vue depuis son appartement à Paris, le 27 décembre 2018.
Violette, après plusieurs années dans la rue, profite de la vue depuis son appartement à Paris, le 27 décembre 2018. LUCAS BARIOULET POUR "LE MONDE"
La rue n’est une place pour personne. Chaque année, des milliers de femmes et d’hommes qui y ont galéré durant un temps plus ou moins long finissent par retrouver un toit et une vie presque normale. En 2017, ils étaient ainsi 27 500 à emménager, souvent avec le soutien d’associations, dans un logement social et à disposer enfin d’un espace à soi, sécurisé, premier pas indispensable au retour à une existence sociale quasi insérée. Las. Cette vie d’après la rue n’est cependant pas simple car l’expérience, même si elle a été de courte durée, marque à jamais.

jeudi 17 janvier 2019

"Printemps de la psychiatrie". Pour un renouveau des soins psychiques

Nous avons rédigé ce Manifeste "Printemps de la psychiatrie". Il parait à la veille de la Manifestation nationale du 22 janvier à Paris à laquelle nous participerons et appelons à participer. Ce Manifeste est proposé à la signature de chacune et chacun. Il est un appel à réinventer une psychiatrie émancipatrice du sujet.
La psychiatrie et la pédopsychiatrie n’en peuvent plus. Depuis déjà plusieurs décennies, ceux qui les font vivre ne cessent de dénoncer leur désagrégation et de lutter contre le déclin dramatique des façons d’accueillir et de soigner les personnes qui vivent au cours de leur existence une précarité psychique douloureuse. En vain le plus souvent. Ce qui est en crise, c'est notre hospitalité, l’attention primordiale accordée à chacun et à un soin psychique cousu-main, à rebours du traitement prêt-à-porter standardisé qui se veut toujours plus actuel. Les mouvements des hôpitaux du Rouvray, Le Havre, Amiens, Niort, Moisselles, Paris… ont su bousculer l’indifférence médiatique et rendre visible au plus grand nombre le chaos qui guette la psychiatrie. Pour percer le mur du silence, il n’aura fallu rien de moins qu’une grève de la faim …

Le 22 janvier, à Paris dans la rue, avec les Pinel d'Amiens

Journée nationale de la psychiatrie. "Nous sommes très heureux de vous inviter à nous rejoindre pour cette journée nationale de la psychiatrie, à Paris, le 22 janvier. La mobilisation s'annonce très suivie, de nombreux hôpitaux en lutte, associations, collectifs et organisations seront présents."

Préavis de grève pour le 22 janvier 2019

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15 janvier 2019

Madame Agnès BUZYN
Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé 
14 Avenue Duquesne
75350 PARIS 07 SP

Malakoff, le 15 janvier 2019

Objet : préavis de grève

Madame la Ministre,

La brutalité de la politique gestionnaire depuis des décennies entraînant la déshumanisation et la perte de sens de nos pratiques est intolérable.

Malgré votre juste constat initial, nous laissant espérer de meilleures orientations (lettre ouverte du 16 janvier 2018), le mépris du pouvoir est maintenu voire renforcé depuis 18 mois.

Au contraire les velléités de standardisation et d’homogénéisation des pratiques, de liquidation de la politique de secteur dans ses fondements se poursuivent (feuille de déroute de la psychiatrie du 16 juillet 2018).


mercredi 16 janvier 2019

SDF : A la Cité des dames, «elles savent porter notre fardeau»

Par Virginie Ballet, Photos Cha Gonzalez — 
Le 8 janvier, dans le lieu cogéré par l’Association pour le développement de la santé des femmes et l’Armée du salut.
Le 8 janvier, dans le lieu cogéré par l’Association pour le développement de la santé des femmes et l’Armée du salut. Photo Cha Gonzalez

Depuis début décembre, ce centre du XIIIe arrondissement de Paris accueille les femmes précaires, qui peuvent s’y installer pour quelques jours ou plus, avoir accès à des produits d’hygiène et se reposer.

Assise sur un siège fuchsia en simili-cuir, bonnet vissé sur la tête malgré la chaleur ambiante, une septuagénaire tricote, concentrée sur sa pelote de laine rouge. A côté d’elle, une autre, la vingtaine, casque sur les oreilles, ne quitte pas son portable des yeux. Certaines somnolent, d’autres conversent autour d’un café, tandis que les bénévoles s’agitent pour finaliser la décoration, à grands renforts de plantes et autres pendules. Ouverte début décembre, la Cité des dames, dans le XIIIe arrondissement de Paris, est l’un des trois lieux uniquement dédiés aux femmes en situation de grande précarité récemment ouverts dans la capitale. Outre la Halte femmes, accueil de jour implanté dans les environs de la gare de Lyon depuis de nombreuses années déjà, deux salles de l’Hôtel de Ville sont depuis la mi-décembre mises à disposition des plus fragiles nuit et jour, tandis que la mairie du Ve arrondissement devrait elle aussi bientôt proposer une initiative similaire. En parallèle, des bains-douches exclusivement féminins devraient voir le jour dans le XIIe arrondissement, grâce à une campagne de financement participatif lancée par le Samu social.