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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

vendredi 2 février 2018

Pour reprendre votre vie en main, n'hésitez pas à consulter

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18 janvier 2018


Aujourd'hui, on prend rendez-vous chez le psy !
Peut-être qu’en ce début d’année, vous avez envie de reprendre votre vie en main. Et peut-être enfin de franchir le pas et d’oser aller chez le psy ! Ce n’est plus du tout tabou ! Avant on confiait "difficilement" que l’on "voyait quelqu’un". Aujourd’hui, c’est beaucoup plus répandu. Et sur ce sujet-là aussi, la parole s’est un peu libérée. Les chiffres le prouvent d’ailleurs. Selon un sondage Yougov pour le magazine Psychologie publié en Juin 2017, en 2001, les Français n’étaient que 5% à suivre une psychothérapie. En 2017, ils sont 31 % à avoir fait appel à un psy pour eux-mêmes, pour leurs enfants ou pour leur couple. Bon, même si la démarche est un peu dédramatisée, ne nous voilons pas la face, le psy, on y va quand même quand ça va mal et quand on ne voit pas d’issue à notre souffrance psychique. On y va rarement pour "essayer de mieux se connaître" ou "être en meilleure forme".

Sur le blog de Luc Périno Curages internes

26.01.2018

Et si nous étions trop propres ? L'auteur des « Humeurs médicales » revient cette semaine sur les méfaits que peuvent engendrer le lavage compulsif des mains, le toilettage intime, le coton-tige ou encore la « brosse à langue ».
Lire le billet de Luc Périno

Dire « Secoue-toi un peu » à une personne déprimée, ça ne sert à rien

The Conversation
25 janvier 2018


Inutile de dire à un proche « Secoue-toi » s'il souffre de dépression. 
Matheus vinicius/Unsplash

« Fais un effort ! » Ou encore : « Si tu n’essayes pas de te secouer un peu, comment veux-tu t’en sortir ? » De telles recommandations sont adressées quotidiennement aux personnes souffrant de dépression et se déclinent sous de nombreuses formes.
Ce type d’échange avec l’entourage est rapporté si souvent par les patients que les psychiatres ont fini par lui donner un petit nom. Ils l’appellent le « syndrome orangina », allusion au slogan de la marque de boisson gazeuse, « Secouez-moi – sinon la pulpe elle reste en bas ».

Les dermatologues, Messieurs Jourdain de la télé-dermatologie

12/01/2018





On connaît l’étonnement de Monsieur Jourdain se découvrant prosateur. De même, tous les dermatologues doivent savoir qu’ils sont des télé-dermatologues. Un parent, un ami, un patient, leur a envoyé une photo d’une lésion, et le plus souvent (pas toujours), ils ont rapidement posé un diagnostic qui a rassuré, évité déplacements et inquiétudes, ou parfois au contraire hâté une prise en charge.

Finlande : le taux de suicide diminue chez les dépressifs

Pourquoi Docteur
par Mégane Fleury  03.02.2018

Le taux de suicide des personnes dépressives qui suivent un traitement psychiatrique a diminué de moitié depuis le début des années 1990 en Finlande, le pays le plus touché par les suicides. La conséquence de plusieurs améliorations dans le domaine de la psychiatrie et dans l'accompagnement des personnes dépressives. 


La Finlande est l’un des pays européens où l’on observe le plus fort taux de suicide. Il était de 16,8% en 2016. En décembre dernier, le parlement finlandais a annoncé la création d’un nouveau programme de prévention contre le suicide. Des programmes similaires ont déjà été lancés et ont fait leurs preuves. L’Université d’Helsinki a réalisé une étude sur l’évolution du taux de suicide parmi les patients dépressifs qui ont suivi un traitement psychiatrique. Ce taux a largement diminué depuis les années 1990. 


«Nager avec les piranhas»: le naufrage intellectuel de Michel Onfray en Guyane

Maxime Brousse — 

Cumulant approximations, fantasmes et erreurs, le philosophe français a manqué de rigueur dans son «carnet guyanais».

En novembre 2017, Michel Onfray publiait chez Gallimard Nager avec les piranhas, un «carnet guyanais» bourré d’approximations et d’erreurs, tiré de son expérience en Guyane et de son très bref passage dans le village amérindien de Taluen. En quatre-vingts pages, l’écrivain aux quatre-vingt-dix ouvrages méprise toute l’anthropologie française, mais aussi les efforts de nombreux professionnels en poste en Guyane. Surtout, il fait ce qu’aucun intellectuel sérieux n’ose plus faire depuis des années: parler au nom d’un peuple à qui il ne donne jamais la parole. Car de la pléiade d’erreurs qui constellent l’ouvrage –pourtant paru dans la collection «Blanche», présentée comme la plus prestigieuse de la maison d’édition– ce qui ressort, c’est surtout que Michel Onfray sait ce qu’il faut faire des Amérindiens de Guyane, mais n’a pas pensé à leur demander leur avis.


Après sa brouille avec Caen, Onfray prend un bide à Chalon-sur-Saône

23 Jan 18

Le débat qui devait opposer le philosophe de Caen Michel Onfray au polémiste Eric Zemmourn le 25 janvier 2018 à Châlon-sur-Saône, est annulé faute de participants. (©Gérard Piwtorak)
Est-ce la fin de notre civilisation ? C’était le thème retenu par les organisateurs de la rencontre-débat entre Eric Zemmour et le philosophe de Caen Michel Onfray. Cette conférence au sommet, sous la houlette de Franz-Olivier Giesbert, était prévue le jeudi 25 janvier 2018. Pour l’accueillir, c’est le Parc des Expositions de Chalon-sur-Saône qui avait été choisie. Mais cette rencontre n’aura pas lieu.

Un quart des places vendues 

Sur les 2000 places disponibles qu’offre le Parc des expositions de Chalon-sur-Saône, seuls 500 ont été vendues. 
Pour Le Journal de Saône-et-Loire, qui révèle l’info :  » Les Chalonnais s’en fichent.  » Affichées de 26 à 38 euros, les places n’étaient pas hors de prix. Et l’affiche aurait pu convaincre, dans cette ville connue pour être un haut lieu de débats.
Pourquoi les Chalonnais se sont-ils désintéressés de l’affiche ? Mystère…

L’accompagnement spirituel, un outil pour se mettre à l’écoute de l’Esprit

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Pour le Père Alain Mattheeuws, jésuite -auteur de L’Accompagnement spirituel, mode d’emploi (1) -, l’accompagnement spirituel doit être offert à tous les baptisés. Propos recueillis par Adrien Bail.

Que vise l’accompagnement spirituel ?

Père Alain Mattheeuws :
À chercher comment mieux correspondre à la volonté de Dieu, à grandir en sainteté. C’est pourquoi il est ouvert à tous les baptisés – pas uniquement à des prêtres, des religieuses ou à certaines catégories sociales. Parce qu’ils ont soif de Dieu, des chrétiens demandent un guide. Ce peut être à l’occasion d’une décision importante (trouver sa vocation) ou bien parce que la vie nous interpelle (après un échec, à l’approche de la mort)que l’on éprouve le désir d’une parole qui éclaire, d’une écoute plus profonde pour discerner les appels de Dieu, distinguer le bien, le mal, le mieux.
[...] Quelle différence avec du coaching ou une psychothérapie ?
P. A. M. : L’accompagnateur n’est pas un expert. Dans le coaching, il y a un but à atteindre et des critères objectifs d’évaluation. Dans l’accompagnement, on n’évalue pas la relation selon un critère d’efficacité mais selon sa fécondité dans le plan de Dieu. La psychothérapie s’attache à identifier des mécanismes de peur, des blessures, des recherches d’identité. L’accompagnement ne vise pas directement la guérison mais la sanctification.

Perturbateurs endocriniens : le rapport-choc de l’IGAS

Le document, que « Le Monde » a pu consulter, est l’un des premiers textes officiels décrivant en langage non technique les problèmes posés par ces substances, qui interfèrent avec le système hormonal des êtres vivants.

LE MONDE  | Par 

L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), le Conseil général de l’environnement et du développement durable et le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux ont remis à leurs ministères de tutelle, courant janvier, un rapport d’évaluation de la stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens commandé en août 2017 par le gouvernement.

Très attendu, le texte, que Le Monde a pu consulter, n’est pas encore rendu public ; il est singulièrement percutant. S’il dresse un bilan positif de l’action de l’Etat engagée depuis 2014 dans ce domaine, il en souligne de nombreuses limites au regard des enjeux, qualifiés de « majeurs pour la santé et l’environnement ». Les rapporteurs se montrent aussi, en creux, très critiques vis-à-vis de l’action conduite au niveau européen, notamment par la Commission de Bruxelles, et s’interrogent sur la « crédibilité » de l’action communautaire.

Pourquoi pas un robot androïde pour aider les patients autistes

25/01/2018






Depuis le film de Fritz Lang, Metropolis (1927), jusqu’à celui de John Hughes, Weird Science (Une créature de rêve, 1985)[1], l’idée d’un robot androïde (gynoïde) comme «compagne » de substitution a fait son chemin. Et elle est en passe de devenir une réalité au Japon (où l’équipe du Pr Hiroshi Ishiguro présente ainsi des « Geminoïdes »)[2] et en Chine[3] (où la pénurie de vraies femmes devient un grave problème de société)... Or The American Journal of Psychiatry évoque un débouché a priori inattendu de ces créatures directement sorties de la science-fiction, moitié-bioniques et moitié-mécaniques : l’assistance aux personnes avec autisme !

L’accueil thérapeutique regroupe ses moyens

 

Epigénétique : l’antidépresseur du futur ?

29/01/2018

Les psychiatres font déjà de l’épigénétique sans le savoir. C’est en tout cas ce que prétend le Dr Raoul Belzeaux. En effet, les traitements que nous utilisons ont un effet sur la régulation de l’expression des gènes d’intérêt dans la physiopathologie des troubles mentaux. Ainsi, dans un modèle murin de dépression, il est démontré que l’imipramine corrige la diminution de la méthylation de la région promotrice du gène du Cortisol Releasing Factor (CRF), ce qui est probablement en lien avec l’amélioration du phénotype dépressif.

Des folates pendant la grossesse pour prévenir l’autisme ?

18/01/2018

Une supplémentation en acide folique avant et pendant la grossesse est recommandée et en pratique très largement proposée afin de prévenir le risque de malformations du tube neural. La question demeure de l’intérêt éventuel de cette médication sur la prévention d’autres pathologies liées au développement cérébral, et cette question a été posée en particulier pour l’autisme. Dans ce domaine, on dispose essentiellement de deux publications : l’une, norvégienne, a pu montrer une diminution du risque d’autisme tandis que l’autre, danoise, n’a pas retrouvé d’effet bénéfique d’une supplémentation pour prévenir ce trouble. Quittons la Scandinavie, et voyons ce qu’il en est dans cette grande étude israélienne qui sera publiée bientôt dans JAMA Psychiatry.

L'heure du bilan de santé annuel pour l'hôpital

30/01/2018





Martine Guibert, respectivement directeur et présidente du conseil de surveillance, ont radioscopé l’établissement, et livré des pistes pour l’avenir.
Après une année 2017 agitée, marquée par le mouvement de grève en psychiatrie et le changement à la tête du conseil de surveillance, Martine Guibert ayant remplacé Pierre Jarlier, cette dernière, et le directeur Serge Garnerone, ont présenté leurs vœux hier. En évoquant peu cet événement, Martine Guibert glissant juste que « si certaines réorganisations en chirurgie et en psychiatrie avaient pu être mal comprises, elles étaient nécessaires. » Pour plutôt se concentrer sur le positif de l'année écoulée, et les objectifs à venir.
Une activité en hausse. « Nous approchons de la barre des 15.000 passages aux urgences (14.459), une barre symbolique pour l'Agence régionale de santé (ARS), a indiqué le directeur. C'est positif et il faut continuer dans cette voie. » Par contre, la maternité, elle, voit le nombre de naissances encore baisser, et passer sous la barre des 300 (296 exactement).

On a testé «The Inpatient», le jeu dont la VR a le pouvoir de vous faire parler

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Jean-François Morisse
 

Un jeu d’ambiance avant tout

L’atmosphère de The Inpatient est oppressante à souhait. Si l’on sursaute à quelques rares reprises c’est surtout par son ambiance sinistre et inquiétante que le jeu se distingue tout en surfant sur le thème de la folie. On songe à des films comme L'Antre de la folie de John Carpenter ou bien Shutter Island de Martin Scorsese. Je l’avoue, je n’ai pas toujours fait mon fier à Blackwood Pines… tout en parlant à la télévision. Comme quoi, vu de l’extérieur en tout cas, la maladie (mentale) n’était jamais très loin.

jeudi 1 février 2018

Une enquête a découvert des passages censurés étendus dans les protocoles d’essais financés par le secteur pharmaceutique

Univadis

  • Mary Corcoran    
  • 31 janv. 2018

    Une nouvelle étude a mis en doute la justification qui sous-tend la censure de passages de protocoles de certains essais médicamenteux financés par le secteur pharmaceutique, ses auteurs avertissant que la méfiance à l’encontre de ces essais ne changera pas tant que le secteur pharmaceutique ne donnera pas le plein accès aux informations sur les essais.
    Même s’il est considéré que les protocoles d’essais sont nécessaires pour une évaluation adéquate de la véracité des rapports d’essais médicamenteux, il peut être difficile d’y avoir accès. Il est habituellement affirmé que ces protocoles contiennent des données sensibles sur le plan commercial.
    Dans une nouvelle étude ayant eu recours à la loi d’accès à l’information (Freedom of Information), des chercheurs ont demandé l’accès à des protocoles d’essais approuvés par des comités d’éthique de recherche locaux au Danemark entre octobre 2012 et mars 2013. 

    Psychiatrie : un webdoc pour favoriser les diagnostics précoces

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    Dépression, sentiment de persécution, anxiété… Un webdocumentaire propose aux plus jeunes et à leur entourage des informations sur la santé mentale, sous forme bienveillante et ludique. 

    Psychiatrie : un webdoc pour favoriser les diagnostics précoces
    Psychiatrie : un webdoc pour favoriser les diagnostics précoces (©stakkiproduction)


    "Nous n’en pouvions plus de voir arriver en consultation des jeunes adultes qui présentent des troubles mentaux depuis quelques fois 10 ans et qui n’ont jamais été pris en charge", explique Violette Vanoye, psychologue en psychiatrie à l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Avec une de ses collègue, elle aussi psychologue, elle a porté à bout de bras pendant près de 3 ans un projet de webdocumentaire dédié à la santé mentale des jeunes.Epsykoi, pensé et réalisé de bout en bout en collaboration avec de jeunes patients, est en ligne depuis le 10 janvier dernier.  Organisé autour de quatre thèmes (la dépression, l'angoisse, les addictions et le sentiment de persécution), traité sur un ton décalé, Epsykoi propose des témoignages de jeunes malades et de leurs familles, des éclairages de psychiatres ainsi que des petites fictions et animations. Le but : dédramatiser et favoriser la prise en charge précoce, pour améliorer le pronostic des patients.

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    Quel bel homme !

          


    Petite chronique inattendue d'une vieillesse sans tabou
    Petit garçon, ma mère n’était pas du genre à me couvrir de baiser, à me câliner. Des rapports aimants et rudes, pour m’aguerrir sans doute ; émigrée d’europe de l’est, elle savait ce qu’était la lutte pour la survie dans un environnement hostile, faire sa place, ne donner sa confiance qu’avec parcimonie, mais arracher sa liberté pas à pas.
    Adulte, nos rapports avaient conservé cette distance et cette façon d’être ensemble ; nous avions un lien fort, ce n’était pas ma copine. Sa vieillesse n’avait en rien brisé cette force de caractère et ce rapport rugueux, mais elle avait gardé sa générosité et sa bienveillance.
    Puis vint la maladie.