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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

mardi 21 janvier 2014

Comment je suis devenu un fils indigne

CÉDRIC TERZI


TRIBUNE
Le débat sur le suicide assisté est lancé. A titre personnel, j’ai toujours été favorable à ce que les personnes en fin de vie puissent choisir une mort digne, accompagnées de leurs proches. La discussion laisse une large place aux témoignages des uns et des autres. En revanche, l’expérience de ceux qui refusent d’assister un parent dans son projet de suicide reste inaudible. Les lignes qui suivent entendent occuper cette position inconfortable. J’espère ainsi éclairer quelques aspects du suicide assisté, tel qu’il est pratiqué en Suisse, pays connu pour sa législation progressiste en la matière.
Mon témoignage est celui d’un fils qui reste sidéré par le suicide de sa mère. A la fin du mois de janvier 2009, ma mère s’est tuée en ingérant le poison que lui a procuré une association d’aide au suicide. Ma mère n’était pas en fin de vie et elle ne souffrait pas d’une maladie fatale. Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir de bonnes raisons de vouloir en finir. Ce n’est pas à moi d’en juger.

«Il y a parent naturel et parent capable»

MARIE-JOËLLE GROS

«Au fil du temps, les devoirs imposés aux parents n'ont cessé de se densifier», estime la sociologue.
«Au fil du temps, les devoirs imposés aux parents n'ont cessé de se densifier», estime la sociologue. (Photo Radek Mica. AFP)

INTERVIEW

Pour Marie-Clémence Le Pape, être parent n’est plus une question de donner naissance mais une histoire de compétences.

«
Carrières parentales», «compétences», «talents» : être parent est presque devenu un métier à part entière. Dans les pays anglo-saxons, des logiciels, de vrais outils techniques, sont apparus dans les années 2000, tout comme des stages de formation parentale, raconte la sociologue Marie-Clémence Le Pape (1), qui animait la semaine dernière à Paris une conférence sur «l’art d’être un bon parent» à l’EHESS. Bombardée de normes, de méthodes, de bonnes pratiques, l’éducation doit, presque comme dans une logique d’entreprise, atteindre des objectifs. En ce moment, un «bon parent» doit (liste non exhaustive) : être disponible ; travailler car c’est mieux que l’inactivité, mais pas trop pour pouvoir passer du temps avec ses enfants ; avoir engendré après mûre réflexion et pas par hasard ; s’être lancé dans la parentalité après avoir fondé un couple stable ; assurer par son comportement le bien-être de sa descendance en la préservant des situations à risque ; veiller à ce que son environnement soit sain (sans plomb, bisphénol A, ondes, etc.) ; doser le temps passé devant des écrans ; façonner un être équilibré qui ne cherchera pas la fuite dans des consommations addictives. Et puis tout faire pour la réussite sociale de son enfant, le nourrir de façon saine et variée pour que son poids ne soit jamais un problème, etc. Mais d’où vient cette pression qui enserre de plus en plus les parents ?

L’Académie nationale de médecine appelle au don post-mortem de cerveau

Jean-Jacques HAUW *
La réunion FRANCE-QUÉBEC, organisée pour la deuxième fois par l’Académie le 21 Octobre 2013, avec l’aide de la Délégation Générale du Québec à Paris, avait pour thème la recherche sur le vieillissement cérébral et les maladies neurodégénératives. Les présentations ont permis de faire le point sur de multiples avancées par rapport aux données acquises exposées lors de la première réunion [6]. Il est possible de noter, par exemple, l’importance des systèmes GABA-Glutamatergiques, du mécanisme de transconformation de type « Prion », des modulateurs de phosphorylation de la protéine tau, des micro-ARN, d’oligomères du peptide Ab, des facteurs environnementaux… Cependant, quelle que soit la piste explorée, la recherche bute aujourd'hui sur un obstacle majeur: la pénurie de cerveaux à étudier induite par la disparition programmée de l'autopsie scientifique en France [3]. Seuls 0,11 % seulement des décès en 2911 avaient été suivis d’une autopsie médicale. Les espoirs mis dans l’autopsie virtuelle par échographie, scanner X, ou imagerie par résonance magnétique (IRM) pour remplacer l’autopsie médicale n’ont pas, jusqu’ici, été exaucés du fait du grand nombre  de discordances (32 à 42%) et de l’ impossibilité des études de biologie moléculaire [4]. Or, sans les autopsies, même rares - notamment celles pratiquées hors de France - on n’aurait pas montré, par exemple, que
  • contrairement à ce que laisse supposer un excès de langage, la maladie d’Alzheimer ne représente qu'une partie des démences dégénératives et que la fréquence des démences « mixtes », notamment dégénératives et vasculaires, a été largement sous-estimée,
  • certaines des lésions qui caractérisent plusieurs démences dégénératives surviennent dès l’enfance ou l’adolescence [6]. 

Comment apprendre à apprendre ?

François Taddéi (Wikipédia@francoistaddei) est biologiste de formation. Il est le cofondateur duCentre de recherche interdisciplinaire (CRI). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industrielce promoteur de l’interdisciplinarité est venu évoquer son obsession : comment innover dans l’éducation, comment apprendre à apprendre…
Quand Garry Kasparov a perdu contre Deep Blue, The Economist titrait “si votre métier ressemble aux échecs, il faut vous préparer à changer de métier”. L’évolution du jeu d’échec est devenue une métaphore du futur, estime François Taddéi. Après avoir perdu contre Deep Blue, Kasparov s’est lancé dans le jeu d’échec avancé, c’est à dire une modalité où homme et machine jouent ensemble et pour Kasparov, les sessions de jeu sont devenues beaucoup plus intéressantes. Son plus célèbre adversaire, Karpov a également tenté une partie seul contre le reste du monde, qu’il a largement dominé. Mais dans une version améliorée de cette partie, où des éditeurs humains sélectionnaient parmi tous les coups que proposaient des centaines de joueurs d’échecs le meilleur coup, Kasparov a gagné mais a été impressionné. Pour lui, c’était là la plus intéressante partie qu’il ait jamais jouée, preuve qu’un collectif d’humain, organisé par une machine pouvait largement mettre en défaut l’expert…
“Aujourd’hui, notre système éducatif sélectionne ses éléments sur leur capacité à mémoriser des leçons. Pas sûr que ce soit une bonne méthode, puisque n’importe quel ordinateur est plus doué que nous…”, rappelle François Taddéi sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel. La technologie transforme chaque jour un peu plus le monde en laboratoire. La Nasa est allée sur la lune avec un ordinateur qui était moins puissant que n’importe lequel de nos smartphones. Désormais, l’intelligence est dans chacune de nos mains, une simple lentille qui coûte seulement quelques euros peut transformer n’importe quelle caméra de ces appareils en un microscope plus puissant que ceux dont on se sert en cours.

Accès à l’IVG : le CNGOF dénonce surtout un manque de moyens

21/01/2014

En pleine controverse sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dont une disposition du projet de loi pour l’égalité femmes-hommes vise à en conforter l’accès, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) veut aller au-delà de la sémantique.
L’article du texte, qui devrait être débattu au plus tôt mercredi soir, prévoit qu’une femme puisse demander une IVG si elle « ne veut pas poursuivre une grossesse » et non plus parce que « son état (la) place dans une situation de détresse », comme le stipule actuellement la loi Veil.

Les médecins hospitaliers s’opposent à un statut de PH pour les sages-femmes

 21/01/2014

L’évolution du statut des sages-femmes vers davantage d’autonomie risque de « déstructurer » les salles d’accouchement et de mettre en danger les patientes, alertent ce mardi 21 janvier cinq intersyndicales de praticiens hospitaliers (SNAM-HP, INPH, CPH, CMH, Avenir Hospitalier) et le SYNGOF, syndicat de gynécologues obstétriciens.
La profession formule cette mise en garde à la veille d’une nouvelle réunion au ministère de la Santé sur le statut des sages-femmes, en grève (70 % de la profession) depuis le 16 octobre. Le Collectif à l’origine de la contestation demande que les sages-femmes hospitalières sortent de la fonction publique et obtiennent un statut sur le modèle de celui des médecins.
Cette nouvelle réunion sera la seconde pour les PH, conviés à la table en tant qu’acteurs hospitaliers par Édouard Couty, qui pilote la réflexion. Entre les deux réunions, dix jours se sont passés. Et clairement, le ton est monté.

IVG, fin de vie : les vœux militants de Marisol Touraine

21/01/2014

Crédit photo : S. Toubon
Commentant ce mardi le projet de loi du gouvernement espagnol sur l’interruption volontaire de grossesse, la ministre de la Santé n’a pas mâché ses mots : « Si ce projet était adopté, il s’agirait d’une régression sans précédent, qui renverrait les femmes à l’âge de la pierre. »
Marisol Touraine, qui s’exprimait dans le cadre de ses vœux à la presse, est aussi revenue sur l’amendement présenté par plusieurs députésUMP dans le cadre du projet de loi sur l’égalité hommes femmes, et proposant la suppression du remboursement de l’IVG en France. « Face à ces positions d’un autre temps, a-t-elle martelé, la gauche a la responsabilité de ne jamais céder. »

Permettre à chacun de mieux mourir

La ministre a invité Jean-François Copé, président de l’UMP, à préciser si cet amendement UMP engageait son parti. « S’il n’engage pas le parti,lui a-t-elle demandé, comment peut-il laisser présenter de telles propositions ?»

L’éducation thérapeutique du patient (ETP), une pièce maîtresse pour répondre aux nouveaux besoins de la médecine

Arnaud BASDEVANT *, Pierre CORVOL *, Claude JAFFIOL *, BERTIN Eric ; REACH Gérard

Les députés adoptent la réforme du congé parental

PATXI BERHOUET

L’Assemblée nationale a adopté lundi soir la loi sur le congé parental, mesure phare du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes«Un pari» pour Sébastien Denaja, le rapporteur du projet. L’enjeu consiste à réduire de 6 mois le congé du premier parent après la naissance du deuxième enfant, de 36 à 30 mois, pour inciter le deuxième parent à prendre les 6 mois restants.

Israël aux petits joints pour ses malades (1/3)

CORINNE BENSIMON ENVOYÉE SPÉCIALE EN ISRAËL

De chaque côté de l’avenue Ben-Gourion, qui descend droit vers la mer à l’exact aplomb du temple Bahaï et de ses jardins persans, des rennes tirent leur traîneau, tout en guirlandes lumineuses, sous le soleil de décembre. C’est là, dans l’un de ces cafés du quartier arabe chrétien de Haïfa, à l’ombre d’un immense père Noël gonflable, qu’on a retrouvé Barak Abutbul - blouson, cheveux courts - et sa sœur aînée, Sivan. Elle lui tiendra la main, parfois, lorsqu’il suspendra son récit, la gorge nouée.«Longtemps, je n’ai pas pu raconter», dit-il. Barak a 24 ans, des éclats de mortiers dans le bras gauche et un syndrome de stress post-traumatique. Il est l’un des 11 000 Israéliens détenteurs d’une autorisation de consommation de cannabis à titre médical.

Attaqué par un employeur, un médecin du travail reçoit un avertissement et fait appel

20/01/2014


Le Dr Dominique Huez. - Crédit photo : DR
Le Dr Dominique Huez vient d’être condamné à une peine d’avertissement par la chambre disciplinaire du conseil de l’Ordre des médecins de la région Centre. En cause, un certificat que ce médecin du travail, qui exerce sur le site EDF de la centrale nucléaire de Chinon (Indre-et-Loire), avait rédigé fin 2012 à un salarié de la société ORYS, document utilisé par ce dernier dans le cadre d’une plainte prud’homale.
La décision de l’Ordre régional n’a « pas surpris » outre mesure le Dr Huez. « La chambre disciplinaire n’a retenu aucun de mes moyens de droit, explique-t-il au « Quotidien » : ni l’irrecevabilité d’une plainte d’employeur, ni le fait que l’encadrement des plaintes pour les médecins du travail relève du service public. L’Ordre n’a même jamais rencontré le patient ni entendu son témoignage. »

L'intérim de direction à l'EPSM de Saint-André-lez-Lille sera mis à profit pour lancer des projets

Après les soubresauts intervenus fin 2013 concernant le départ à la retraite du directeur de l'Établissement public de santé mentale de l'agglomération lilloise (EPSMAL) à Saint-André-lez-Lille, l'ARS Nord-Pas-de-Calais a confié l'intérim depuis le 1er janvier et pour a minima six mois à Brigitte Delboët. Un intérim dont elle compte profiter pour lancer différents projets. En premier lieu, la directrice souhaite maintenir le cap au niveau financier puisque l'établissement a terminé l'exercice 2013 à l'équilibre. Autre dossier qui a secoué l'actualité de l'EPSMAL, celui du rapprochement avec l'EPSM Lille-Métropole à Armentières qui pour le moment est suspendu, a indiqué à Hospimedia Brigitte Delboët. Ce projet doit en effet passer entre les mains du nouveau directeur général de l'ARS, Jean-Yves Grall, qui ne sera peut-être pas forcément sur la même ligne que son prédécesseur au niveau de la politique territoriale. Pour le moment, aucune information n'a été donnée à l'EPSMAL, précise la directrice.

Près de la moitié des bénéficiaires du minimum vieillesse se déclare en mauvaise santé

Les bénéficiaires du minimum vieillesse interrogés en 2012 ont, dans une grande majorité, travaillé par le passé. Mais leur parcours professionnel se révèle chaotique, marqué par des problèmes de santé, d'invalidité ou de handicap. Les allocataires de l'ASV ou de l'Aspa (Allocation supplémentaire vieillesse - Allocation de solidarité aux personnes âgées) sont également plus fréquemment confrontés aux problèmes de santé que le reste de la population de plus de 60 ans. 

Après s'être penchée sur la corrélation entre la carrière et le niveau de la pension des allocataires du minimum vieillesse, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees) s'intéresse aux parcours et conditions de vie de ces bénéficiaires (lire ci-contre). Il apparaît alors que l'absence de patrimoine vient s'ajouter au faible niveau de leur pension. Un patrimoine pourtant largement répandu chez les plus de 60 ans. "La plupart sont locataires de leur logement, le plus souvent dans le secteur HLM, précise la Drees. Près d'un sur cinq est logé ou hébergé par un tiers, en général par la famille." La situation financière difficile des allocataires du minimum vieillesse les contraint à des privations matérielles "qui affectent directement leurs conditions de vie, leur vie sociale et leur santé", ajoute la Drees. Et près d'un allocataire sur deux est pauvre en conditions de vie. Cet indicateur diffère de la pauvreté monétaire. Un ménage est considéré comme pauvre en conditions de vie s'il rencontre 8 difficultés dans une liste de 27. 

La Sécurité sociale serait à l'équilibre en 2060 mais l'Apa pourrait progresser d'un tiers

Le Haut conseil de financement de la protection sociale a rendu le 17 janvier dernier son rapport au Premier ministre sur le financement à moyen et long terme des régimes de protection sociale.
C'est fait, le Haut conseil de financement de la protection sociale a remis le 17 janvier dernier son Rapport sur les perspectives de financement à moyen-long terme des régimes de protection sociale, commandé en novembre 2013. Ce rapport est en fait une synthèse des projections réalisées par le Conseil d'orientation des retraites (Cor), le Haut conseil de la famille et le Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie (Hcaam). La période considérée pour projeter les perspectives de financement est 2011-2060.

12ème Congrès de l’Encéphale

Par Claire Hédon
A l’occasion de la 12 ème édition du congrès psychiatrique de la francophonie qui se déroule les 22, 23, 24 janvier 2014 au Palais des Congrès de Paris, nous décrypterons l’évolution de la psychiatrie sur des thèmes d’actualité comme les nouvelles parentalités, le harcèlement à l’école, les troubles de l’humeur et de l’anxiété ou les troubles des conduites alimentaires. Quelles sont les nouvelles méthodes et avancées en termes de diagnostic et de traitement ? Comment guider et soutenir les familles ? Quelles sont les problématiques des psychiatres aujourd’hui ?

Le nombre de suicides augmente en Finlande en 2013

2014-01-21

Le nombre de suicides a augmenté de 5 % par rapport à l'année précédente en Finlande en 2013, a rapporté lundi la chaîne de médias finlandaise YLE.

Le nombre de suicides dans la province de Savonie du Nord, dans le centre de la Finlande, a augmenté de 35 % l'année dernière. La Carélie du Nord, province de l'est du pays, est la seule région où le nombre de suicides a légèrement diminué (-1 %).

D'après le professeur en psychiatrie de l'université de Finlande de l'Est, Heimo Viinamaki, les causes des suicides en général pourraient être attribués à des troubles mentaux graves et à des problèmes de consommation de psychotropes.

L'Observatoire de la fin de vie veut changer le regard de la société sur les personnes âgées


Afin d'éviter le "naufrage social" que pourrait constituer la fin de vie des personnes âgées si rien n'est fait, l'Observatoire national de la fin de vie formule dix propositions "concrètes et peu coûteuses" dans son rapport annuel 2013. Un document qui veut aussi via sept trajectoires de fin de vie afficher la réalité de la situation.

Régis Aubry, président de l'Observatoire national de la fin de vie (ONFV), a remis ce 21 janvier à Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et à Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des Personnes âgées et de l'Autonomie, le rapport annuel de l'observatoire consacré à la question de la fin de vie des personnes âgées. Dans un communiqué associé, il entre bille en tête dans la réalité du sujet : "Toutes les 40 minutes, une personne âgée meurt aux urgences", "un suicide sur trois concerne une personne âgée, cela représente 3 000 situations chaque année", "les trois quarts des personnes âgées qui finissent leur vie en Ehpad n'ont pas choisi d'y vivre", "450 euros par mois : c'est la somme moyenne que les personnes âgées en fin de vie doivent dépenser pour financer leur maintien à domicile"... Une réalité qui appelle "des objectifs politiques clairs", afin d'éviter "un véritable naufrage social", estime-t-il.

lundi 20 janvier 2014

Caroline Eliacheff une deuxième fois blâmée par l’Ordre pour ses critiques des généralistes

On ne critique pas impunément la qualité des soins effectués par les généralistes, même dans une chronique radio. Pour la deuxième fois en quatre ans, la pédopsychiatre Caroline Eliacheff l’a appris à ses dépens. Condamnée une première fois en mars 2012 par la chambre disciplinaire régionale de l’Ordre d’Ile-de-France, elle vient de voir confirmée son blâme par la section disciplinaire de l’Ordre national. A l’origine de la saisine, deux généralistes encartés FMF, Philippe Mauboussin, de Normanville dans l’Eure et Pascal Charbonnel, des Ullis en Essonne.

dimanche 19 janvier 2014

On a failli voler (physiquement) Sigmund Freud!

INSOLITE Freud est mort à Londres en septembre 1939 à 83 ans.
Des voleurs ont tenté de dérober une urne antique contenant les cendres de Sigmund Freud, père de la psychanalyse, et de sa femme Martha dans un cimetière du nord de Londres, a annoncé mercredi la police. L'urne grecque, datant du 4e siècle avant Jésus Christ, a été très endommagée lors de cette tentative de vol, selon cette source.
"Entre le 31 décembre et le 1er janvier, des voleurs ont essayé de dérober une urne contenant les restes de Sigmund Freud et de sa femme Martha" au Crématorium de Golders Green dans le nord-ouest de Londres, a indiqué dans un communiqué la police. "C'est un acte abject de la part d'un voleur sans coeur", a déclaré le policier enquêteur Daniel Candler.
"Même sans tenir compte de la valeur financière de cette urne irremplaçable et de l'importance historique" de Freud, "le fait que quelqu'un entreprenne de prendre un objet en sachant qu'il contient les restes d'une personne défie l'entendement", a-t-il dit. La police a appelé toute personne ayant des informations sur cette tentative de vol à se manifester.

« Le Mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » à nouveau libre de diffusion

Le Monde.fr | 
Par 
Le droit à la liberté d'expression a gagné. Jeudi 16 janvier, la cour d'appel de Douai a infirmé le jugement rendu le 26 janvier 2012 par le tribunal de grande instance de Lille, qui avait abouti au retrait sur Internet d'un documentaire intitulé Le Mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme.
Trois psychanalystes apparaissant dans ce film avaient intenté un procès à sa réalisatrice, Sophie Robert, estimant que leurs propos et pensées avaient été dénaturés lors du montage. Le tribunal de Lille leur avait donné raison et avait interdit la diffusion du film en l'état. La cour d'appel de Douai en a jugé autrement.
Tout en reconnaissant que les propos des psychanalystes tels qu'ils apparaissent après montage sont incomplets et parfois dépourvus des nuances d'origine, elle estime toutefois que la réalisatrice n'a pas dénaturé leur pensée au point de constituer une faute. Le délibéré à peine prononcé, le documentaire, dont le but affiché est de contester l'approche psychanalytique de l'autisme au profit des méthodes cognitivo-comportementalistes,était à nouveau en ligne.

Manif anti-IVG : « On souhaite que la France prenne exemple sur l'Espagne »

Le Monde.fr Par 
Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris dimanche pour dénoncer la "banalisation" de l'avortement.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris dimanche pour dénoncer la "banalisation" de l'avortement. | AFP/PIERRE ANDRIEU
Et « viva España » ! Hissés sur le lion de Belfort de la place Denfert Rochereau, à Paris (14ème), dimanche 19 janvier, les manifestants de la « Marche pour la vie » opposés à l'avortementchantonnent à la gloire de Madrid en agitant les drapeaux rouge et or aux côtés d'emblèmes à fleurs de lys.
Le collectif qui mène depuis neuf ans un combat contre l'IVG qualifiée tantôt d'« attentat à la dignité humaine » tantôt de« génocide médical » sent l'« espoir » venu de Madrid : le 20 décembre 2013, le chef du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, a présenté en conseil des ministres une loi restreignant l'avortement aux seuls cas de viols et de mise en danger de physique ou psychique de la femme.
« C'est formidable. C'est l'espérance pour nous », s'enflamme le père Argouarc'h, en tenue de messe, s'apprêtant à « dire le chapelet », en fin de cortège, avec le docteur Xavier Dor, féroce militant anti-IVG.

Forte mobilisation à Cadillac après l’agression d’une infirmière

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Alors que Madame Delaunay, ministre déléguée, chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie, rencontre cet après-midi les infirmiers et agents de l’unité pour malades difficiles (UMD) de Cadillac (Gironde), la mobilisation ne faiblit pas.
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Suite à la grave agression d’une infirmière par un patient dangereux, le 31 décembre, l’intersyndicale a entamé le 14 janvier une grève qui se poursuit avec le blocus de l’UMD.

« Nous assurons l’urgence et le confort des patients. Donc tout ce qui est nécessaire au soin, linge, nourriture, colis pour les patients… », explique Laurent Messier, délégué Sud-Santé à Actusoins.
« Les négociations avec le directeur ont échoué. Aucune de nos trois revendications n’a été prise en compte. Nous demandons le départ immédiat du responsable de l’UMD, le Dr Hervé Gérard que nous tenons pour responsable de la dégradation de la situation. Il y a un vrai malaise depuis la baisse des effectifs en juillet 2012, une forte tension et une hausse de l’insécurité tant pour les soignants que pour les malades », indique cet infirmier.
Selon la direction, le Dr Gérard devrait être maintenu en tant que chef de pôle jusqu’à la fin de l’année.
Deuxième revendication de l’intersyndicale : un retour aux effectifs antérieurs, soit quatre infirmiers par unité fonctionnelle le matin et l’après-midi contre trois actuellement. Deux sont toujours présents la nuit.

Déclarer la grève des utérus

BEATRIZ PRECIADO PHILOSOPHE, DIRECTRICE DU PROGRAMME D'ÉTUDES INDÉPENDANTES MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE BARCELONE (MACBA)


Enfermés dans la fiction individualiste néolibérale, nous vivons avec la croyance naïve que notre corps nous appartient, qu’il est notre propriété la plus intime, alors que la gestion de la plupart de nos organes est assurée par diverses instances gouvernementales ou économiques. Parmi tous les organes du corps, l’utérus est sans doute celui qui, historiquement, a fait l’objet de l’expropriation politique et économique la plus acharnée. Cavité potentiellement gestatrice, l’utérus n’est pas un organe privé, mais un espace public que se disputent pouvoirs religieux et politiques, industries médicales, pharmaceutiques et agroalimentaires. Chaque femme porte en elle un laboratoire de l’Etat-nation, et c’est de sa gestion que dépend la pureté de l’ethnie nationale.