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Articles, témoignages, infos sur la psychiatrie, la psychanalyse, la clinique, etc.

mercredi 12 décembre 2012


Saint-Alban-sur-Limagnole Journée de rencontres et d'échanges pour la filière de psychiatrie adulte

Correspondant
08/12/2012
Le bilan des ateliers a été dressé par les professionnels présents.
Le bilan des ateliers a été dressé par les professionnels présents. (© D.R)
C'est au centre hospitalier François-Tosquelles que le directeur, Francis Signac accueillait les représentants des structures hospitalières et médico-sociales du département pour une journée de rencontres et d'échanges, visant à restituer le projet d'établissement élaboré en 2010 avec un certain nombre de partenaires. Pour Francis Signac, "ce que l'on a souhaité c'est qu'après la mise en œuvre de ce projet, les partenaires puissent nous faire un retour sur expérience car ces partenaires sont essentiellement les structures médico-sociales, que ce soit dans le domaine des handicapés où des personnes âgées." Cette journée était une première qui s'adressait à la filière de psychiatrie adulte.

Alcoolo-dépendance : 62 % des patients sous baclofène améliorés deux ans après

Assises des CHU : Touraine cajole le secteur public

La ministre de la santé a prononcé un discours flatteur pour le secteur public hospitalier, en ouverture desXIIIe assises nationales desCHU, ce jeudi, à Bordeaux.
Promettant de tourner le dos aux « attaques permanentes » qui ont ciblél’hôpital public ces dernières années, Marisol Touraine a rappelé que les CHU restent « la pierre angulaire » de l’offre de soins en France. Elle a ajouté vouloir « rompre avec la logique de cloisonnement » qui oppose l’ambulatoire et l’hospitalier, les CH et lesCHU, le secteur public et le secteur privé.

Souffrance psychique des sans-abri
vivre ou survivre

Résumé

Un psychiatre engagé dans une unité mobile de soins et d'accès aux soins pour les personnes démunies présente une réflexion sociale sur les enjeux du soin psychique pour ceux qui vivent dans la rue.

Des chaînes de solidarité pour sortir de l’isolement


Autour de la souffrance des soignants, la solidarité entre pairs s’organise. Ces dernières années des réseaux d’écoute téléphonique et de traitement se sont mis en place ici et là, souvent à partir d’initiatives ordinales et syndicales. Dans ce contexte, Pasteur Mutualité lance ce mois-ci une « consultation prévention » dispensée par des confrères généralistes et psychiatres spécialement formés.

À force d’en parler, la question du burn out n’est plus aussi taboue qu’il y a quelques années. Pourtant, beaucoup de médecins hésitent encore, pour de multiples raisons, avant d’aller consulter. Pour les aider à sortir de l’isolement, des chaînes de solidarité ont vu le jour, ces derniers mois. Dernière en date, l’initiative du Groupe Pasteur Mutualité qui lance ce mois-ci une « consultation de prévention » pour les médecins surmenés. Une ligne dédiée (mais aussi une adresse mail) fait le lien entre des consultants dédiés et leurs confrères en détresse.

Un lieu, un temps pour accueillir la folie
Une expérience de communauté thérapeutique

François de Coninck



« Là où la folie se perd, un lieu peut faire repaire... Un repaire, oui, mais pas comme lieu d'écart, de retrait, un repaire comme lieu d'ouverture, mais aussi un lieu d'investissement sur la cité. Un repaire, donc, qui, dans le fil du mouvement de la psychothérapie institutionnelle, vise l'ouverture au possible, l'ouverture de possibles. » Ce livre est le récit d’une expérience de communauté thérapeutique (pour adultes le plus souvent psychotiques), s'inspirant de quelques principes essentiels de la psychothérapie institutionnelle. Il vise à en défendre la pertinence et l'actualité, à contre-courant de la psychiatrie actuelle, dominée par le savoir de la biologie et des techniques comportementales et cognitivistes.

Des vidéos pour inciter les filles à faire des sciences

Le Monde.fr | 
Une équipe parisienne a remporté un concours européen de clips videos destinés à encourager les jeunes filles à faire des études scientifiques. Leur video d'une minute à base de croquis dessinés en accéléré et commenté en voix off insiste sur les biais en faveur des hommes dans la science : les crash-tests se font avec des corps d'hommes, les doses de radioactivité sont estimés sur des rats mâles... Il pointe également l'anomalie qui fait que la part des femmes diminue au fur et à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie scientifique. Le dernier bilan social du CNRS confirme d'ailleurs cette anomalie : il n'y a que 11 % de femmes au grade le plus élevé (Directeur de rechecrhe de classe exceptionnelle) et 26 % de femmes directrices de recherche, au niveau juste en dessous. Et 32.5 % des chercheurs sont des femmes, toute catégorie confondue.
« Place de la psychothérapie dans le traitement des addictions (Alcoolisme) avec le Baclofène » 

Extrait du Colloque "Baclofene : quoi de neuf?" du 17 novembre 2012. Organisation : Association Baclofene.

L'Espace Dolto vient d'ouvrir ses portes


Publié le vendredi 07 décembre 2012
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Désormais, les enfants et adolescents nécessitant une prise en charge en psychiatrie sont accueillis dans de nouveaux locaux baptisés Espace Dolto. Ils ont été inaugurés hier après-midi, quai Notre-Dame.

LORSQUE l'État a mis en vente le bâtiment qui abritait son Agence de service de paiement en Champagne-Ardenne, situé quai Notre-Dame, à deux pas du tribunal ; une belle opportunité s'est alors présentée pour l'EPSMM (Établissement public de santé mentale de la Marne) qui cherchait des locaux plus adaptés, destinés à la psychiatrie infanto-juvénile.

Fini donc les mètres carrés loués impasse de Malte peu repérables.
Aussi, l'hôpital psy a déboursé 670 000 euros auxquels 120 000 euros de travaux se sont ajoutés afin que l'Espace Dolto puisse voir le jour en centre-ville. Hier, de nombreuses personnalités ont ainsi fait le tour du propriétaire et découvert un bâtiment classieux développant deux étages. Belle bâtisse où sont désormais regroupées les activités de CAP'Ado (Centre médico psychologique et Centre d'accueil thérapeutique à temps partiel pour ados) et du Centre d'activités thérapeutiques à temps partiel enfants. Sur place et en un même lieu, les professionnels : pédopsychiatres, psychologues, infirmiers, psychomotricienne et éducateurs accueillent maintenant dans 660 m2 rénovés, les enfants (4-12 ans) au 2e étage, et les ados (12-18 ans) nécessitant une consultation ou une prise en charge.
La peur du fou
Publié le 03/12/2012
La vogue du « politiquement correct » (où les nains deviennent des « personnes d’un standard de taille inférieur » et les ivrognes des « sujets avec addiction à l’alcool ») remplace les termes « fous », « aliénés », « forcenés » par l’évocation « aseptisée » de « malades mentaux », mais elle ne change rien au rejet de la figure du fou dans l’imaginaire populaire. Consacrant une étude à cette question de la stigmatisation de la folie dans la population, une équipe australienne s’intéresse en particulier à la « croyance dans la dangerosité des malades mentaux », à travers l’analyse (via les bases de données bibliographiques PubMed et PsycINFO) de plus de mille articles (publiés entre 1970 et 2011) sur l’évaluation de la perception de cette dangerosité par le public.
Parmi les enseignements de cette recherche, on constate notamment que la croyance dans la dangerosité des aliénés :
16ème Journée Nationale de l’HAD : l’engagement de l’Etat en faveur du développement de l’HAD
Consacrée au thème des territoires et des inégalités de santé, la 16èmeJournée Nationale de l’HAD a aussi été l’occasion pour la DGOS d’exprimer l’engagement de l’Etat pour favoriser le développement de l’HAD dans les années à venir.

Nouvelle marée blanche à Madrid


"La santé ne se vend pas, elle se défend": derrière ce cri inscrit sur une banderole, des milliers de médecins et infirmières en blouse blanche ont encore défilé dimanche à Madrid après une première "marée blanche" le 18 novembre. Les 75.000 professionnels de la santé de la région mènent depuis deux semaines des mouvements de grève accompagnés de manifestations contre l'austérité et "la privatisation" de la santé. Dimanche, ils ont agitaient encore des pancartes où était écrit le fameux "NO", coupé d'une paire de ciseaux pour dire "non" aux coupes budgétaires pour 2013 décidées par la région de Madrid. Venus des hôpitaux et de centres de santé de Madrid et de sa région, ils dénoncent la privatisation prévue de six hôpitaux et 27 dispensaires, sur les 270 de la région.

ENSA de Limoges

JOURNÉES D’ÉTUDES N°8 : PSYCHANALYSE ET INDUSTRIES CULTURELLES

Les 17 et 18 décembre 2012, les J.E. n° 8  « Psychanalyse et industries culturelles (1) Cinéma, Télévision, Radio ».
« La psychanalyse témoigne d’une avancée de la civilisation sur la barbarie. Elle restaure l’idée que l’homme est libre de sa parole et que son destin n’est pas limité à son être biologique » E. Roudinesko
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la figure de S. Freud, puis à partir des années 60, celle de J. Lacan, occupent une place particulière dans la sphère intellectuelle, dans l’enseignement et dans les pratiques thérapeutiques. Les industries culturelles se sont emparées de la pensée freudienne, de son lexique et de ses images. Aujourd’hui la psychanalyse s’affiche dans les médias et tous s’emparent de ce phénomène.

Dans ce premier volet, les dimensions politiques, sociales et historiques de la psychanalyse seront abordées par le biais de leurs relations avec l’écriture cinématographique et audiovisuelles (TV et Radio) que nous tenterons de déplier pour mieux dépister les enjeux qui traversent ces domaines.
Un second volet (JE 10) explorera la dimension politique au travers des relations psychanalyse et littérature / psychanalyse et jeux. 

Intervenants :

  • Jean Cooren, Psychiatre, Psychanalyste, auteur de L’ordinaire de la cruauté, Hermann, 2009
  • Irène Langlet, Professeur de littérature contemporaine, FLSH, Université de Limoges.
  • Richard Madjarev, Critique et Historien du cinéma, Vice-président de la cinémathèque régionale du limousin.
  • Geneviève Vergé Beaudou, Professeur ENSA Limoges.

Le 3e plan autisme sera annoncé début 2013

lequotidiendumedecin.fr 06/12/2012
La ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a annoncé aujourd’hui, lors d’un colloque sur l’autisme au Sénat, que l’annonce formelle du 3e plan interministériel aura lieu au début de l’année prochaine. « Il est temps de faire de l’autisme un exemple de bonnes pratiques », a-t-elle souhaité devant de nombreux parents impatients de voir mettre en œuvre des actions notamment en faveur d’une prise en charge adaptée.

mardi 11 décembre 2012

Un diurétique pour améliorer les enfants autistes

Le bumétanide (Burinex) permettrait de diminuer la sévérité des troubles autistiques, selon une étude conduite chez 60 enfants autistes et Asperger âgés de 3 à 11 ans et coordonnée par Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire INSERM de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée, et le Dr Éric Lemonnier, pédopsychiatre au CHRU de Brest. Près des trois quarts des enfants testés ont été améliorés par ce diurétique, tellement « plus présents » que « les parents ayant arrêté le traitement ont voulu le reprendre », commente le Dr Lemonnier. Les enregistrements vidéo attestent des progrès des enfants, qui cherchent plus facilement le contact par le regard et s’engagent davantage dans les activités. « Même s’il ne peut pas guérir de la maladie, le diurétique diminue la sévérité des troubles autistiques de la plupart des enfants », insiste Yehezkel Ben-Ari.

Parallèle avec l’épilepsie

Cette approche surprenante n’aurait pas eu cours si le duo de chercheurs ne s’était pas rencontré au hasard des congrès. Alors que Yehezkel Ben-Ari présentait ses travaux de recherche sur le rôle du gradient de chlore intracellulaire et les effets paradoxaux du Valium dans l’épilepsie, le Dr Lemonnier a immédiatement fait le rapprochement dans l’autisme. « On ne prescrit pas non plus de Valium aux enfants autistes, car il peut y avoir des réponses paradoxales d’agitation et de nervosité », explique le psychiatre. Comme dans l’épilepsie, l’autisme pourrait être expliqué par une concentration intracellulaire de chlore trop élevée au niveau du cerveau.
La tentation des diagnostics précoces

Publié le 07/12/2012
Avec le phénomène de « disease mongering »[1], on a reproché notamment à certains psychiatres de « se faire de nouveaux clients » en prêtant au DSM une quasi-infaillibilité, malgré les incertitudes sur sa validité scientifique, pour construire de façon fallacieuse des affections arbitraires : attention deficit hyperactivity disorder (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité : TDAH), oppositional defiant disorder (trouble oppositionnel avec provocation : TOP)[2], etc.
Cette démarche suscite un débat où les politiciens ont parfois la tentation de se reposer sur les psychiatres pour « étouffer la délinquance ou la marginalité dans l’œuf », c’est-à-dire dépister le plus tôt possible (dès la maternelle ou avant) les futurs « déviants » à « rééduquer », dans une perspective digne de Minority Report[3], le célèbre film de science-fiction de Steven Spielberg (d’après la nouvelle éponyme de Philip K. Dick). Orthophonistes et psychothérapeutes risquent alors, bien malgré eux, d’être convoqués au service d’une société dont ils devraient servilement promouvoir les valeurs, pour assurer son immuabilité, sous l’empire incontesté d’une « norme », en affublant les « asociaux » d’étiquettes nosographiques…
Des maths pour la psy ?
Publié le 05/12/2012
Malgré les progrès thérapeutiques, les troubles mentaux demeurent « les principales affections chroniques chez les jeunes », déplore Ian Goodyer, professeur de psychiatrie infanto-juvénile à l’Université de Cambridge (Royaume-Uni). Pour progresser en la matière, il lui paraît « essentiel d’améliorer désormais la validité de la psychiatrie descriptive », une mission à laquelle devraient concourir des « approches mathématiques » pouvant apporter une meilleure « caractérisation des phénotypes cliniques » et une contribution « à la fois à la recherche des causes et des solutions thérapeutiques. »
Les modèles mathématiques sont déjà « largement utilisés » dans maints domaines de la biologie, mais encore peu mobilisés pour « la classification des maladies mentales et des syndromes comportementaux. » Leur finalité serait d’aider à construire « une meilleure taxonomie clinique », au service des connaissances étiologiques et des avancées thérapeutiques. Le principe de ces modèles consiste à procéder à une analyse statistique des données (venues de la clinique ou d’examens complémentaires, comme les investigations génétiques) pour s’assurer que le regroupement des informations permet « une représentation optimale » de la maladie considérée dans un système nosographique.

lundi 10 décembre 2012

CET à l’hôpital : les règles fixées par décret pour le personnel non médical

Un décret a été publié au« JO » du 8 décembre qui introduit de nouvelles règles d’utilisation des comptes épargne temps (CET) dans la fonction publique hospitalière. Seuls les agents non médicaux sont concernés (les médecins n’ont pas le statut de fonctionnaire, un autre texte devrait les concerner spécifiquement).
Chaque agent a l’obligation, chaque année, de poser un minimum de 20 jours de congés payés. Le complément peut être stocké sur le CET, de même que les jours de RTT et les heures supplémentaires n’ayant fait l’objet d’aucune compensation, ni horaire, ni financière. Un maximum de dix jours par an peut être épargné sur le CET. Le plafond global de jours pouvant être maintenus sur un compte épargne temps est fixé à 60 jours, précise un arrêté également paru le 8 décembre.
Les agents dont les CET dépassent ce seuil de 60 jours peuvent se faire racheter des jours à un tarif allant de 65 à 125 euros brut (selon la catégorie de personnel concernée). Un maximum de quatre jours peut être racheté chaque année. Les fonctionnaires peuvent aussi opter pour un abondement en points d’épargne retraite additionnelle. Le texte paru impose aux hôpitaux publics de prévoir les provisions nécessaires pour chaque jour épargné. Dernier point : lorsqu’un agent change d’hôpital, il conserve les droits acquis au titre du CET. Le passif financier est alors transféré d’un établissement à l’autre.
lequotidiendumedecin.fr 11/12/2012

"Il est plus facile de pirater un ordinateur qu'un cerveau"

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 
Le professeur Steven Laureys, neurologue et chercheur, dirige le Coma Science Group à Liège (Belgique). Les travaux de son équipe portent principalement sur l'étude de la conscience et de ses altérations.
Vous utilisez des interfaces cerveau-machine avec électroencéphalogramme (EEG) chez vos patients atteints de lésions cérébrales. Dans quelles indications ? Ces dispositifs, qui sont étudiés depuis longtemps par les neuroscientifiques, peuvent être utiles pour démontrer l'existence de signes de conscience chez certains individus et pour communiquer avec eux. C'est par exemple le cas lors de troubles moteurs majeurs comme le locked-in syndrome[pseudocoma par atteinte du tronc cérébral] ou la sclérose latérale amyotrophique évoluée, où les patients sont incapables de réaliser le moindre mouvement alors qu'ils ont toutes leurs facultés cognitives.
En fait, l'électroencéphalogramme est l'une des méthodes, parmi les moins invasives, qui nous aident à décoder l'activité neuronale. Celle-ci peut être alors enregistrée, analysée, puis traduite en une commande. Avec ces systèmes, qui permettent de court-circuiter leurs lésions cérébrales, des malades peuvent ainsi retrouver un moyen de communiquer avec les médecins et leurs proches ; ils peuvent aussi contrôler un appareil - ordinateur ou fauteuil par exemple - par la pensée.
Décoder l'activité neuronale par électroencéphalogramme pourrait-il permettre de voler les pensées de quelqu'un ? C'est un grand fantasme, mais il est plus facile de pirater un ordinateur qu'un cerveau.

Vos secrets les mieux gardés trahis par les ondes cérébrales ?

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 

Enregistrements de différentes ondes cérébrales par électroencéphalographie.
Enregistrements de différentes ondes cérébrales par électroencéphalographie. | Thomas Ros/Université de Genève
L'arrivée des casques électroencéphalographes (EEG) grand public et l'apparition de sites de téléchargement proposant des jeux adaptés à cette nouvelle interface ont déjà alerté la communauté des experts en sécurité informatique. Ils y voient une nouvelle menace pour le respect de la vie privée des utilisateurs - mais cette fois, les pirates iraient voler des informations confidentielles directement dans leur tête.
Les premiers travaux dans ce domaine ont été menés cette année à l'initiative d'un informaticien, Ivan Martinovic, qui a aussi des notions de neurosciences car c'est un ami proche du neuroscientifique Tomas Ros (université de Genève) : "Quand nous étions étudiants, Tomas se servait de moi comme cobaye pour ses expériences d'interface cerveau-ordinateur."
A partir du printemps 2011, les deux amis conçoivent une série d'expériences. Elles furent réalisées par une équipe de l'université de Californie à Berkeley, où Ivan Martinovic travaillait à l'époque, sur des volontaires portant des casques achetés 300 dollars (230 euros) sur Internet. L'objectif était de mesurer un signal cérébral baptisé P300-B, émis par certains neurones quand le cerveau identifie une information qu'il connaît déjà, et qu'il juge pertinente pour résoudre un problème ou répondre à une question. L'émission d'un signal P300-B est un réflexe a priori incontrôlable.

Le ciel dans tous ses états

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 

On dit qu'Amma, pour créer le sene na, premier de tous les végétaux, a raclé sa gorge, ce qui a fait de la terre ; sa salive est devenue de l'eau ; il a respiré en remontant au ciel, c'est le feu ; il a soufflé fort, c'est le vent. Il n'a pas mélangé les éléments, mais les a superposés : il a posé la terre, puis l'eau, puis le feu, puis l'air." Ainsi apparut la Terre selon la tradition des Dogon, un peuple du Mali.
Cet extrait poétique n'est qu'une illustration du foisonnement littéraire rassemblé dans cet ouvrage qui résume, à travers le temps et les civilisations, les différentes manières de représenter la Terre, le ciel ou l'Univers. L'éditeur et le coordinateur, l'astrophysicien Jean-Philippe Uzan, ont demandé à la fine fleur de la cosmologie ou de l'astronomie moderne (et pour la plupart des Français) de sélectionner des textes "classiques" et de les commenter.

Les origines de l'écriture

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 

A l'heure où Internet, avec Google et Wikipédia, met à notre portée immédiate toutes les connaissances du monde ou presque, comment ne pas être effleuré par la question de la vacuité de l'effort de mémorisation qui a jusqu'ici été la marque de l'enseignement ? Cette externalisation de la mémoire, qui atteint aujourd'hui un paroxysme, est en fait en marche depuis plus de cinq mille ans. Depuis qu'en Mésopotamie la constitution de riches cités s'est traduite par un besoin d'inscrire dans le temps les échanges commerciaux. C'est là qu'est née l'écriture, comme le rappelle ce passionnant petit ouvrage qui livre les derniers résultats des recherches sur son origine à Sumer, mais aussi en Egypte et en Chine. Dans une introduction éclairante, le philosophe Roland Schaer rappelle que cette double prothèse, de la parole et de la mémoire, présente une ambivalence fondamentale : l'écriture peut induire "aussi bien l'esprit d'orthodoxie, la sacralisation du texte que l'esprit critique, la discussion, qui met le texte à distance et le discute".
Viviane Alleton, Jaroslaw Maniaczyk, Roland Schaer, Pascal Vernus (Le Pommier-Universcience Editions, 224 p., 10 €).

Saint-Alban-sur-Limagnole Journée de rencontres et d'échanges pour la filière de psychiatrie adulte

Correspondant
08/12/2012
C'est au centre hospitalier François-Tosquelles que le directeur, Francis Signac accueillait les représentants des structures hospitalières et médico-sociales du département pour une journée de rencontres et d'échanges, visant à restituer le projet d'établissement élaboré en 2010 avec un certain nombre de partenaires. Pour Francis Signac, "ce que l'on a souhaité c'est qu'après la mise en œuvre de ce projet, les partenaires puissent nous faire un retour sur expérience car ces partenaires sont essentiellement les structures médico-sociales, que ce soit dans le domaine des handicapés où des personnes âgées." Cette journée était une première qui s'adressait à la filière de psychiatrie adulte.

Détentions : il faut un numerus clausus

LE MONDE | 
Jeudi 6 décembre, Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté, a dressé un bilan effarant de l'état de cet établissement pénitentiaire : les rats et cafards pullulent, les cellules aux fenêtres brisées sont d'une saleté repoussante, des détenus, faute d'eau courante, boivent celle des toilettes. La prison est surpeuplée, l'inactivité forcée, les règlements de comptes et le racket généralisés. De fait, la privation de liberté n'y a plus aucun sens, car elle produit des enragés plus violents encore à la sortie qu'à l'entrée. Personne ne peut feindre la surprise. Le premier rapport accablant sur les conditions de détention à la prison des Baumettes, établi par le Comité européen de prévention de la torture, remonte à 1991.
20 minutes

à Corbas, on se suicide plus qu'ailleurs

Créé le 07/12/2012

La prison de Corbas fut construite pour tre un modle d'tablissement pnitentiaire.
La prison de Corbas fut construite pour être un modèle d'établissement pénitentiaire.  C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Des associations manifestent samedi pour avoir des éclaircissements sur ces décès

C'est une tradition du 8 décembre. Comme chaque année, plusieurs associations manifesteront samedi après-midi devant la maison d'arrêt de Corbas afin que « la lumière soit faite sur les décès en détention ». Un rassemblement qui aura d'autant plus d'écho que Corbas est l'établissement pénitentiaire de France ayant connu le plus de suicides en 2011, selon l'Observatoire national de la délinquance. 8 détenus se sont donné la mort, soit deux fois plus qu'à Fresnes et aux Baumettes. « Ce chiffre ne dit pas le nombre réel de suicides, car il ne comprend pas les personnes qui décèdent à l'hôpital des suites de leurs blessures », précise une source. « Il y a dans ces nouveaux établissements pénitentiaires plus de suicides que dans les anciennes prisons, note Jean-Marie Delarue, contrôleur général des lieux de privation de liberté. Ces structures sont déshumanisantes. Elles engendrent un isolement et une absence de lien social. »